Amérique Latine vs France indicateurs fitness — ce que le continent de Messi Neymar et SmartFit enseigne à l'Hexagone

Amérique Latine vs France : 20 indicateurs fitness — ce que le continent de Messi, Neymar et SmartFit enseigne à l’Hexagone

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 16 min · 📅 Publié le 24 mars 2026

Investigation · Amérique latine et France · Activité physique, sédentarité et poids · Ce que disent les enquêtes

Comparer l’Amérique latine et la France, c’est comparer des pays très différents par leur histoire, leurs villes et leur façon de bouger. Les enquêtes nationales permettent pourtant de mettre côte à côte quelques constats : la part d’adultes qui pratiquent une activité de loisir, le temps passé assis, l’activité des enfants et la progression de l’obésité. En France, Santé publique France suit ces indicateurs par son Baromètre et par l’étude Esteban ; au Brésil, au Mexique et dans le cône Sud, des enquêtes comparables existent. Voici ce qu’elles disent, et leurs limites.

Une précision de méthode. Cet article ne cite que des sources que nous avons lues : les pages de Santé publique France consacrées à ses enquêtes, les résumés publiés des études citées et les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé de 2020. Les « 20 indicateurs fitness », les taux de pénétration, les classements, les noms de footballeurs et d’enseignes qui circulaient sans source lisible ne sont pas repris. Les enquêtes n’utilisent pas toutes les mêmes questions ni les mêmes âges : leurs chiffres se lisent côte à côte, pas comme un classement. Aucune personne n’est nommée, hors les auteurs des études.

Une précision de transparence. Magicfit est un réseau de clubs de sport en France, en licence de marque. Cet article est une synthèse documentaire sur la santé et l’activité physique ; il ne donne aucun conseil médical et ne promet aucun résultat.

1. Comparer avec prudence

Avant de comparer, il faut savoir ce que chaque enquête mesure. Certaines comptent toute l’activité, au travail, à la maison et dans les déplacements ; d’autres seulement l’activité de loisir. Certaines posent la question d’une pratique « régulière », d’autres demandent un nombre de minutes par semaine. Presque toutes reposent sur ce que déclarent les personnes interrogées, pas sur une mesure par un appareil.

C’est pourquoi les chiffres qui suivent sont présentés pays par pays, avec leur définition. Ils permettent de repérer des tendances communes, comme l’écart entre femmes et hommes ou la montée du temps passé assis, plus que d’établir qui fait mieux que qui.

2. En France, quatre adultes sur dix pratiquent pendant leurs loisirs

Selon les résultats du Baromètre de Santé publique France 2024, 40,2 % des adultes déclarent pratiquer régulièrement des activités physiques pendant leurs loisirs. Cette pratique concerne davantage les hommes, les personnes retraitées et les catégories sociales les plus favorisées. Il s’agit surtout d’une pratique libre, informelle, réalisée hors de toute structure.

Le même Baromètre a interrogé les adultes sur la recommandation d’activité physique : plus de la moitié, 57 %, connaissent la recommandation complète, « au moins 30 minutes par jour d’activité physique d’intensité modérée à élevée ». Huit adultes sur dix en connaissent la durée, près de sept sur dix l’intensité. Cette recommandation est mieux connue des catégories sociales les plus favorisées.

3. En France, des trajets surtout motorisés

L’activité du quotidien compte autant que le sport. Selon le Baromètre 2024, un tiers des adultes de 18 à 79 ans n’utilisent que des modes de transport motorisés pour les petits trajets du quotidien. Parmi les personnes qui travaillent, 75 % ne se rendent à leur travail que par des moyens motorisés.

Le lieu de travail offre peu d’occasions de bouger : un travailleur sur cinq seulement, 21 %, déclare avoir la possibilité de pratiquer des activités physiques sur son lieu de travail. Mais quand ces activités sont proposées, 60 % des travailleurs disent y participer. L’offre crée la pratique.

4. En France, le temps passé assis

Santé publique France rappelle que la sédentarité est distincte du manque d’activité physique : elle correspond au temps passé assis ou allongé en dehors du sommeil. Les deux sont des facteurs de risque presque indépendants, qui peuvent se cumuler et se compensent très difficilement ; en revanche, interrompre le temps assis a des bénéfices pour la santé.

En 2024, 28 % des adultes de 18 à 79 ans déclaraient passer plus de 7 heures par jour assis. Cette part dépasse 40 % chez les 18-29 ans, chez les plus diplômés, chez les cadres et professions intellectuelles supérieures. Les étudiants, les cadres et les personnes en télétravail régulier sont les plus exposés. La quasi-totalité des adultes connaissent la recommandation d’interrompre une position assise prolongée au moins toutes les deux heures, et neuf sur dix disent l’appliquer.

5. En France, l’activité des femmes a reculé

L’étude Esteban, menée en 2014-2015 par Santé publique France, a mesuré l’activité physique et la sédentarité pour compléter l’étude nationale nutrition santé de 2006-2007. Selon ses résultats, l’inactivité physique et la sédentarité gagnaient du terrain dans la population française.

Les femmes étaient les plus concernées : en dix ans, la part des femmes physiquement actives avait baissé de 16 %, et plus d’une femme sur cinq cumulait sédentarité et inactivité physique. Ces chiffres datent de 2015 ; Esteban, menée environ tous les sept ans, permettra d’en suivre l’évolution.

6. En France, les enfants et les écrans

Chez les enfants, Esteban montrait en 2015 des niveaux d’activité faibles et une sédentarité plus élevée. Parmi les 6-17 ans, 51 % des garçons et 33 % des filles atteignaient les recommandations de l’OMS en matière d’activité physique. Les 6-10 ans étaient plus actifs ; l’activité baissait nettement après 10 ans, surtout chez les filles.

Dans le même temps, le temps passé devant un écran avait beaucoup augmenté. La part des jeunes qui passaient trois heures ou plus par jour devant un écran atteignait 45 % chez les 6-10 ans, 70 % chez les 11-14 ans, 71 % chez les filles et 87 % chez les garçons de 15 à 17 ans. Santé publique France en conclut qu’il faut promouvoir l’activité physique et réduire la sédentarité à tout âge.

7. En France, le poids

Selon Esteban, en 2015, 54 % des hommes et 44 % des femmes de 18 à 74 ans étaient en surpoids ou obèses, et 17 % des adultes étaient obèses, sans différence entre hommes et femmes. Entre 2006 et 2015, ces parts étaient restées stables. Le surpoids restait plus fréquent chez les personnes les moins diplômées.

Chez les 6-17 ans, 17 % étaient en surpoids, dont 4 % obèses, une part stable depuis 2006, et plus élevée quand la personne de référence du foyer était peu diplômée. La minceur, elle, avait augmenté, de 8 % à 13 %, surtout chez les filles de 11 à 14 ans.

8. En France, les écoliers de 7 à 9 ans

Santé publique France suit aussi la corpulence des écoliers de CE1-CE2, mesurés dans des écoles tirées au sort. En 2000, sur 1 582 élèves de 7 à 9 ans, 18 % étaient en surpoids, dont 4 % obèses. L’étude de 2007, sur 2 525 élèves, montrait une stabilisation, inégale selon les catégories socio-économiques.

En 2016, sur 5 071 élèves de 196 écoles, la stabilisation se confirmait chez les filles, de 21 % à 19 % sans différence significative, et le surpoids baissait nettement chez les garçons, de 18 % à 14 %. Pour la première fois, l’écart entre filles et garçons était significatif. La minceur des filles, elle, augmentait, de 10 % à 14 %.

Santé publique France rappelle que le surpoids de l’enfant a des conséquences à court terme, respiratoires, orthopédiques, métaboliques ou psychologiques, et à long terme, comme la persistance de l’obésité ou les maladies cardiovasculaires. En France, la tendance chez les jeunes écoliers est donc plutôt à la stabilité, ce qui n’est pas le cas dans la plupart des pays du monde.

9. Au Brésil, plus de loisirs actifs, moins de marche pour aller travailler

Le Brésil suit la santé de ses adultes par une enquête téléphonique annuelle, Vigitel, menée dans toutes les capitales d’État. Une étude publiée en 2026 montre que la part des adultes qui pratiquaient une activité de loisir au moins une fois par semaine est passée de 45,1 % en 2013 à 54,6 % en 2023 (Gonçalves et coll., 2026). Les femmes, moins actives au départ, ont progressé plus vite que les hommes, et tous les âges ont progressé.

Mais une autre analyse, sur 512 969 adultes interrogés de 2010 à 2019, montre que les déplacements actifs, à pied ou à vélo, pour aller au travail ou à l’école, ont reculé dans le même temps (Bastone et coll., 2022). Le Brésil illustre une tendance déjà observée ailleurs : le sport de loisir peut progresser pendant que l’activité du quotidien recule.

10. Au Mexique, l’activité recule et l’obésité progresse

Au Mexique, une étude publiée en 2025 a rassemblé les enquêtes nationales de 2006 à 2022-2023, soit 101 047 adultes de 20 à 65 ans (Jáuregui et coll., 2025). La part des personnes atteignant les recommandations d’activité physique, toutes activités comprises, a baissé de 86,5 % à 79,5 % chez les femmes et de 87,1 % à 83 % chez les hommes. Les baisses les plus fortes concernaient les femmes enceintes ou venant d’accoucher, les femmes de 50 à 59 ans et les femmes autochtones.

Dans l’enquête nationale de 2018-2019, sur 16 256 adultes, 39,1 % étaient en surpoids et 36,1 % obèses (Barquera et coll., 2020). Entre 2000 et 2018, la part de l’obésité avait augmenté de 42,2 %. Les niveaux d’activité élevés du Mexique tiennent sans doute en grande partie à la définition : ils comptent le travail et les déplacements, et pas seulement le sport ; ils ne se comparent pas au chiffre français de pratique de loisir.

11. Dans le cône Sud, les femmes et les employés de bureau moins actifs

L’étude CESCAS I a suivi 7 524 adultes de 35 à 74 ans dans quatre villes moyennes d’Argentine, du Chili et de l’Uruguay (Poggio et coll., 2016). Près de 65 % déclaraient un niveau d’activité suffisant, toutes activités comprises, et environ 22,8 % aucune activité. Les moins actifs étaient les femmes, les personnes âgées, les personnes obèses, les diplômés de l’université, les employés de bureau, les retraités, les personnes sans emploi et celles au foyer.

On retrouve là deux constats proches de ceux de la France : les femmes sont moins actives, et les métiers assis éloignent de l’activité. Les auteurs recommandent d’encourager l’activité de loisir des femmes et les déplacements à pied ou à vélo des employés de bureau.

12. Les enfants latino-américains, encore peu actifs

Pour les enfants et les adolescents, huit pays d’Amérique latine ont noté leurs indicateurs selon la méthode internationale du Global Matrix, de 2014 à 2022 (Bizzozero-Peroni et coll., 2025). La note la plus fréquente était « D », soit entre 20 % et 39 % d’enfants atteignant l’objectif mesuré ; les indicateurs d’environnement progressaient, ceux de comportement reculaient.

En Argentine, le bulletin de 2025 a noté « D+ » l’activité globale, la sédentarité et l’action publique, « C- » le sport organisé et le cadre de vie, et « C+ » l’obésité ; la moitié des indicateurs n’a pas pu être notée faute de données (Lobo et coll., 2025). Comme en France, l’activité des enfants reste faible, et le manque de données limite les comparaisons.

13. Partout, les femmes moins actives

L’écart entre femmes et hommes se retrouve dans toutes les régions. Selon l’analyse mondiale publiée en 2018, l’Amérique latine et les Caraïbes faisaient partie, en 2016, des régions où les femmes étaient le plus souvent insuffisamment actives : 43,7 %, toutes activités comprises (Guthold et coll., 2018). Dans le monde, en 2022, la part d’adultes insuffisamment actifs était plus élevée de 5 points chez les femmes que chez les hommes (Strain et coll., 2024).

En France, Esteban montrait une baisse de 16 % de la part de femmes actives en dix ans, et le Baromètre 2024 une pratique de loisir plus fréquente chez les hommes. Au Mexique, l’activité des femmes reculait plus que celle des hommes. Faire bouger les femmes est un enjeu commun, des deux côtés de l’Atlantique.

14. Ce que l’inactivité pèse en Amérique latine

Une étude publiée en 2022 dans le British Journal of Sports Medicine a estimé, pour 168 pays, la part des décès et des maladies attribuable à l’inactivité physique (Katzmarzyk et coll., 2022). Dans le monde, 7,2 % des décès toutes causes et 7,6 % des décès cardiovasculaires lui seraient attribuables. Les parts les plus élevées étaient observées en Amérique latine et dans les Caraïbes, ainsi que dans les pays occidentaux et asiatiques à revenu élevé, dont fait partie la France.

Autrement dit, l’inactivité pèse lourd dans les deux régions, pour des raisons en partie différentes : un quotidien qui demande de moins en moins d’efforts, un temps assis qui s’allonge, et une activité choisie qui ne compense pas toujours.

15. L’obésité dans le monde : les deux régions concernées

La collaboration NCD-RisC a publié en 2024 une analyse de 3 663 études et 222 millions de personnes, de 1990 à 2022 (NCD-RisC, 2024). La somme de la maigreur et de l’obésité chez les adultes a augmenté dans la grande majorité des pays, presque toujours à cause de l’obésité. En 2022, elle était la plus élevée dans des îles des Caraïbes et de Polynésie et Micronésie, et dans des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Chez les garçons d’âge scolaire, le Chili faisait partie des pays où elle était la plus élevée.

En France, selon Esteban, la part de l’obésité restait stable à 17 % chez les adultes entre 2006 et 2015. La comparaison montre que la stabilité n’est pas acquise : dans la plupart des pays, la tendance est à la hausse.

16. Fermer la rue aux voitures : une idée latino-américaine

L’Amérique latine a aussi des idées à partager. Les programmes de « rues ouvertes », comme la Ciclovía de Bogotá, ferment des rues aux voitures à certaines heures pour laisser la place à la marche, au vélo et au jeu. Une étude sur quatre programmes, à Bogotá, Mexico, Santiago de Cali et Santiago du Chili, a montré que le niveau d’activité de leurs participants ne différait ni selon le sexe ni selon le niveau socio-économique (Mejia-Arbelaez et coll., 2021).

Les auteurs y voient un programme socialement inclusif dans des villes très inégales. Pour la France, où les trajets restent surtout motorisés, l’exemple montre qu’aménager l’espace public peut faire bouger des personnes qui ne fréquentent pas les structures sportives.

17. À Bogotá, des rues ouvertes pour les enfants

Les rues ouvertes profitent aussi aux enfants. Une étude publiée en 2019 a équipé d’un accéléromètre 923 enfants de 9 à 13 ans de Bogotá (Triana et coll., 2019). Dans l’année, 46 % avaient participé à la Ciclovía, et 34 % y allaient au moins une fois par mois.

Ces participants réguliers n’étaient pas plus actifs en semaine, mais ils l’étaient davantage le dimanche, surtout entre midi et 16 heures, et passaient moins de temps assis ce jour-là. Les enfants de familles modestes ou moyennes y participaient plus souvent, et il n’y avait pas de différence entre filles et garçons. Les auteurs y voient un espace de loisir inclusif, qui offre aux enfants des occasions de bouger davantage.

18. Ce que les rues ouvertes pourraient éviter

Une évaluation d’impact sanitaire publiée en 2023 dans The Lancet Planetary Health a estimé les effets de ces programmes dans 15 villes d’Amérique latine (Velázquez-Cortés et coll., 2023). Selon ses auteurs, l’activité physique qu’ils suscitent pourrait éviter 363 décès prématurés par an ; un événement de plus par semaine dans chaque ville porterait ce chiffre à 496.

Ce sont des estimations par modèle, pas des décès observés. La même étude relève que les hommes représentaient de 55 % à 75 % des usagers selon les villes : là encore, les femmes participent moins. Pour une ville française, l’idée est simple à retenir : rendre la rue aux piétons et aux cyclistes, ne serait-ce que quelques heures, peut faire bouger beaucoup de monde.

19. Ce que recommande l’OMS

Les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé publiées en 2020 servent de repère commun (Bull et coll., 2020). Pour les adultes : 150 à 300 minutes d’activité d’intensité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d’activité soutenue, ou une combinaison des deux, et du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine. Pour les enfants et les adolescents de 5 à 17 ans : en moyenne 60 minutes par jour d’activité modérée à soutenue.

Elles insistent sur le fait que toute activité compte, même modeste, qu’il vaut mieux réduire le temps passé assis, et, pour les jeunes, limiter le temps de loisir devant les écrans.

20. Ce que l’on peut retenir

L’Amérique latine et la France ne se classent pas l’une par rapport à l’autre : leurs enquêtes ne mesurent pas la même chose. Plusieurs constats leur sont pourtant communs. Le premier : l’activité du quotidien recule. Au Brésil, les trajets à pied ou à vélo diminuent ; en France, les trajets sont surtout motorisés et plus d’un adulte sur quatre passe plus de 7 heures par jour assis.

Le deuxième : les femmes bougent moins, partout. En France, leur activité a reculé en dix ans ; au Mexique, elle recule plus vite que celle des hommes ; dans le cône Sud, elles sont parmi les moins actives. Des offres adaptées à leurs contraintes et à leurs envies sont un enjeu commun.

Le troisième : les enfants sont peu actifs et passent beaucoup de temps devant les écrans, en France comme en Amérique latine, et l’activité chute après 10 ans, surtout chez les filles.

Le quatrième : quand l’offre existe, elle est utilisée. En France, 60 % des travailleurs participent aux activités physiques quand leur employeur en propose ; en Amérique latine, les rues ouvertes attirent toutes les catégories sociales.

La dernière, enfin : toute activité compte. Avant de reprendre une activité après une longue pause ou avec une maladie chronique, mieux vaut en parler à son médecin.

FAQ — Amérique latine et France : activité physique et santé

Les Français font-ils assez de sport ?
Selon le Baromètre de Santé publique France 2024, 40,2 % des adultes déclarent pratiquer régulièrement une activité physique pendant leurs loisirs, plus souvent les hommes, les retraités et les catégories favorisées ; 28 % passent plus de 7 heures par jour assis.
Les enfants français bougent-ils assez ?
En 2015, selon l’étude Esteban, 51 % des garçons et 33 % des filles de 6 à 17 ans atteignaient les recommandations de l’OMS, et l’activité baissait nettement après 10 ans, surtout chez les filles. Le temps d’écran avait beaucoup augmenté.
L'Amérique latine est-elle plus active que la France ?
Les chiffres ne se comparent pas directement : au Mexique, près de huit adultes sur dix atteignent les recommandations en comptant le travail et les déplacements (Jáuregui et coll., 2025), alors que le chiffre français de 40,2 % porte sur la seule pratique de loisir.
Les femmes bougent-elles moins que les hommes ?
Oui, dans les deux régions. En France, la part des femmes physiquement actives a baissé de 16 % en dix ans selon Esteban ; au Mexique, l’activité des femmes recule plus que celle des hommes ; dans le monde, l’écart est de 5 points (Strain et coll., 2024).
L'obésité progresse-t-elle en France ?
Selon Esteban, la part des adultes obèses est restée stable à 17 % entre 2006 et 2015 ; au Mexique, elle atteignait 36,1 % en 2018-2019 et avait augmenté de 42,2 % depuis 2000 (Barquera et coll., 2020). Dans la plupart des pays du monde, la tendance est à la hausse (NCD-RisC, 2024).
L'activité proposée au travail est-elle utilisée ?
Selon le Baromètre 2024, seuls 21 % des travailleurs ont la possibilité de pratiquer une activité physique sur leur lieu de travail, mais quand elle est proposée, 60 % y participent.

Sources

  • Santé publique France Activité physique, sédentarité et alimentation : résultats des Baromètres de Santé publique France. dossier « Nutrition et activité physique » mis à jour le 17 décembre 2025, lu le 29 octobre 2026. santepubliquefrance.fr/nutrition-et-activite-physique/activite-physique-sedentarite-et-alimentation-resultats-des-barometres-de-sante-publique-france
  • Santé publique France Les résultats de l’étude ESTEBAN 2014-2015. dossier « Nutrition et activité physique » mis à jour le 17 décembre 2025, lu le 29 octobre 2026. santepubliquefrance.fr/nutrition-et-activite-physique/les-resultats-de-letude-esteban-2014-2015
  • Santé publique France Le suivi des enfants à différents âges (études Corpulence 7-9 ans CE1-CE2 de 2000, 2007 et 2016). dossier « Nutrition et activité physique » mis à jour le 17 décembre 2025, lu le 29 octobre 2026. santepubliquefrance.fr/nutrition-et-activite-physique/le-suivi-des-enfants-a-differents-ages
  • Gonçalves TR et coll. Trends in leisure-time physical activity participation by sex and age in Brazil: insights from Vigitel 2013-2023. BMC Public Health, 2026 (résumé). doi.org/10.1186/s12889-026-27178-7
  • Bastone AC et coll. Time trends of physical activity for leisure and transportation in the Brazilian adult population: results from Vigitel, 2010-2019. Cadernos de Saúde Pública, 2022 (résumé). doi.org/10.1590/0102-311xen057222
  • Jáuregui A et coll. Temporal Trends and Sex Disparities in Physical Activity Among Mexican Adults from 2006 to 2023, With Projections to 2030. Journal of Physical Activity and Health, 2025 (résumé). doi.org/10.1123/jpah.2024-0553
  • Barquera S et coll. Obesity in Mexico, prevalence and trends in adults. Ensanut 2018-19. Salud Pública de México, 2020, article en espagnol (résumé). doi.org/10.21149/11630
  • Poggio R et coll. Prevalence, Patterns, and Correlates of Physical Activity Among the Adult Population in Latin America: Cross-Sectional Results from the CESCAS I Study. Global Heart, 2016 (résumé). doi.org/10.1016/j.gheart.2015.12.013
  • Bizzozero-Peroni B et coll. The Global Matrix of Physical Activity in Children and Adolescents in Latin America: trends, successes and challenges in practice and surveillance. Revista Panamericana de Salud Pública, 2025 (résumé). doi.org/10.26633/rpsp.2025.87
  • Lobo P, Holgado M, López L, Baigún V, De Roia GF. Argentina’s Global Matrix 4.0 Report Card Results on Physical Activity for Children and Adolescents. Journal of Physical Activity and Health, 2025 (résumé). doi.org/10.1123/jpah.2024-0197
  • Guthold R, Stevens GA, Riley LM, Bull FC. Worldwide trends in insufficient physical activity from 2001 to 2016: a pooled analysis of 358 population-based surveys with 1·9 million participants. The Lancet Global Health, 2018 (résumé). doi.org/10.1016/S2214-109X(18)30357-7
  • Strain T et coll. National, regional, and global trends in insufficient physical activity among adults from 2000 to 2022: a pooled analysis of 507 population-based surveys with 5·7 million participants. The Lancet Global Health, 2024 (résumé). doi.org/10.1016/S2214-109X(24)00150-5
  • Katzmarzyk PT, Friedenreich C, Shiroma EJ, Lee IM. Physical inactivity and non-communicable disease burden in low-income, middle-income and high-income countries. British Journal of Sports Medicine, 2022 (résumé). doi.org/10.1136/bjsports-2020-103640
  • NCD Risk Factor Collaboration (NCD-RisC). Worldwide trends in underweight and obesity from 1990 to 2022: a pooled analysis of 3663 population-representative studies with 222 million children, adolescents, and adults. The Lancet, 2024 (résumé). doi.org/10.1016/S0140-6736(23)02750-2
  • Mejia-Arbelaez C et coll. Social Inclusion and Physical Activity in Ciclovía Recreativa Programs in Latin America. International Journal of Environmental Research and Public Health, 2021 (résumé). doi.org/10.3390/ijerph18020655
  • Triana CA et coll. Active streets for children: The case of the Bogotá Ciclovía. PLOS One, 2019 (résumé). doi.org/10.1371/journal.pone.0207791
  • Velázquez-Cortés D, Nieuwenhuijsen MJ, Jerrett M, Rojas-Rueda D. Health benefits of Open Streets programmes in Latin America: a quantitative health impact assessment. The Lancet Planetary Health, 2023 (résumé). doi.org/10.1016/s2542-5196(23)00109-2
  • Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462. doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955

Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; les pages de Santé publique France et les lignes directrices de l’OMS, dans leur texte intégral.

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