Brésil football roi capoeira patrimoine mondial et e marché fitness de la planète

Brésil : football roi, capoeira patrimoine mondial et 3e marché fitness de la planète

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 17 min · 📅 Publié le 24 mars 2026

Investigation · Brésil · Activité physique, inégalités, politiques publiques · Ce que disent les enquêtes et les études

Le Brésil est souvent présenté à travers le football, la plage et la capoeira. Ses enquêtes de santé racontent une histoire plus précise : une activité de loisir qui progresse depuis dix ans, des inégalités qui persistent, des trajets du quotidien qui restent un enjeu, et des maladies chroniques qui continuent d’augmenter. Le pays s’est donné des recommandations nationales d’activité physique, un programme communautaire de promotion de la santé et des objectifs pour 2030. Voici ce que montrent les études publiées, et ce que cela dit, par comparaison, de la France.

Une précision de méthode. Cet article ne cite que des sources que nous avons lues : les résumés publiés des études citées, les pages de Santé publique France sur ses enquêtes et les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé de 2020. Les chiffres du « marché du fitness » brésilien, le nombre de clubs, les taux de « pénétration », les classements mondiaux, les noms d’enseignes et de sportifs, et les chiffres de pratique de la capoeira ou du football, qui circulaient sans source lisible, ne sont pas repris. Aucune personne n’est nommée, hors les auteurs des études.

Une précision de transparence. Magicfit est un réseau de clubs de sport en France, en licence de marque. Cet article est une synthèse documentaire sur la santé et l’activité physique au Brésil ; il ne donne aucun conseil médical et ne promet aucun résultat.

1. Comment le Brésil mesure l’activité physique

Le Brésil dispose de deux grandes sources sur les comportements de santé de ses adultes. La première, Vigitel, est une enquête téléphonique annuelle menée dans les 26 capitales d’État et le district fédéral. La seconde, l’enquête nationale de santé, interroge un échantillon représentatif de tout le pays ; ses dernières éditions datent de 2013 et de 2019.

Ces deux enquêtes ne donnent pas exactement les mêmes chiffres. Une étude publiée en 2022 les a comparées pour l’année 2019, dans les capitales et le district fédéral (Caldeira et coll., 2022). Les écarts les plus grands portaient justement sur l’activité physique de loisir, 6,8 points, sur l’activité recommandée lors des déplacements, 7,4 points, et sur le temps d’écran élevé, 21,8 points. Pour le poids, l’alimentation, le tabac ou l’alcool, les deux enquêtes concordaient.

Les auteurs concluent que les deux sources vont dans le même sens. Mais leur comparaison rappelle une règle utile pour lire tous les chiffres qui suivent : l’activité physique déclarée dépend beaucoup de la façon dont on la mesure.

2. L’activité de loisir progresse depuis dix ans

D’après Vigitel, la part des adultes des capitales qui déclaraient une activité physique de loisir au moins une fois par semaine est passée de 45,1 % en 2013 à 54,6 % en 2023 (Gonçalves et coll., 2026). La progression concernait les deux sexes et tous les âges, avec une hausse plus marquée entre 40 et 64 ans. La fréquence et la durée des séances progressaient aussi.

Les auteurs y voient un argument pour maintenir la surveillance, qui permet d’orienter les politiques publiques. Leur indicateur, une pratique au moins une fois par semaine, est moins exigeant que les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé : il mesure la participation, pas le volume recommandé.

3. Mais les trajets à pied ou à vélo ont reculé

L’activité du quotidien raconte une autre histoire. Une analyse de Vigitel sur 512 969 adultes interrogés de 2010 à 2019 montre que, pendant que l’activité de loisir progressait, les déplacements actifs pour aller au travail ou à l’école reculaient (Bastone et coll., 2022).

Une revue systématique publiée en 2025 a tenté de faire le point sur ces déplacements au Brésil (Santos et coll., 2025). Elle a réuni 37 études. Avec un seuil exigeant, au moins 150 minutes par semaine de déplacements actifs, 17,4 % des adultes étaient actifs, 20,5 % des hommes et 13,8 % des femmes. Avec un seuil bas, au moins 10 minutes par semaine, la proportion montait à 44,2 %.

Les auteurs notent que la plupart des études avaient un risque de biais élevé, que les définitions variaient, et que certaines régions du pays n’avaient presque pas été étudiées. Ils demandent des mesures objectives et des définitions communes.

4. Bouger pour se déplacer, bouger pour le plaisir : pas le même effet ?

Une grande cohorte brésilienne d’adultes, ELSA-Brasil, a recruté ses participants entre 2008 et 2010 et les a revus entre 2017 et 2019. Une étude publiée en 2026 a examiné, chez 10 412 de ses participants âgés de 51 ans en moyenne et suivis pendant environ huit ans, le lien entre l’activité physique et le déclin cognitif (Feter et coll., 2026).

Ses résultats dépendent du type d’activité. Les participants actifs pendant leurs loisirs, au moins 150 minutes par semaine, avaient un risque d’atteinte cognitive inférieur d’environ 15 % à celui des personnes sans activité de loisir. À l’inverse, une activité élevée lors des trajets était associée à de moins bons résultats cognitifs au départ et à un risque d’atteinte un peu plus élevé, même si le déclin des fonctions exécutives était ensuite plus lent chez ces personnes.

Il s’agit d’une étude d’observation : elle ne dit pas que les trajets nuisent au cerveau. D’autres facteurs, comme les conditions de vie ou de travail, peuvent expliquer une partie de l’écart. Les auteurs concluent qu’il faut tenir compte du contexte dans lequel l’activité est pratiquée.

5. Les objectifs de 2030

Le Brésil s’est doté d’un plan d’action stratégique contre les maladies non transmissibles pour 2021-2030, avec des objectifs chiffrés pour leurs facteurs de risque. Une étude publiée en 2026 a projeté jusqu’en 2030 les tendances observées dans Vigitel de 2009 à 2023, sur 643 196 adultes, en prenant 2019 comme point de départ (Wahrhaftig et coll., 2026).

Si les tendances se poursuivent, l’activité physique de loisir passerait de 39,0 % en 2019 à 45,3 % en 2030, ce qui ne représenterait que 53,8 % du chemin prévu par l’objectif. Le tabagisme et la consommation régulière de boissons sucrées baisseraient au-delà des objectifs. La consommation de fruits et légumes progresserait à peine, et les épisodes d’alcoolisation massive augmenteraient, surtout chez les femmes.

On remarquera que le chiffre de départ, 39,0 %, n’est pas celui de l’étude précédente : les deux équipes n’utilisent pas le même indicateur. C’est un exemple de plus de la prudence nécessaire quand on compare des pourcentages d’activité physique.

6. Obésité, diabète, hypertension : toujours en hausse

La même étude projette une hausse continue de l’obésité, du diabète et de l’hypertension d’ici 2030, loin des objectifs fixés (Wahrhaftig et coll., 2026). Les auteurs concluent que la plupart des facteurs de risque restent hors de leur trajectoire chez les habitants des capitales, et appellent à des stratégies plus fortes, attentives aux inégalités et menées par plusieurs secteurs à la fois.

Le constat est important : la hausse de la pratique de loisir ne suffit pas, à elle seule, à enrayer la progression des maladies chroniques. L’alimentation, l’activité du quotidien, le temps passé assis et les inégalités d’accès comptent aussi.

7. Des inégalités qui persistent

Une étude publiée en 2026 a suivi pendant dix ans 978 habitants de São Paulo, interrogés en 2014-2015, 2020-2021 et 2023-2024 (Miranda et coll., 2026). Ses auteurs ont construit un indice qui combine le sexe, la couleur de peau ou l’origine, et le niveau d’études, pour mesurer le cumul des désavantages.

Les personnes les plus désavantagées, en particulier les femmes de groupes racisés peu diplômées, déclaraient régulièrement moins d’activité de loisir. Par rapport au groupe de référence, hommes blancs très diplômés, leur prévalence d’activité de loisir était inférieure d’environ 28 % à 38 % selon le niveau de désavantage. Ces écarts persistaient et se creusaient au fil des dix ans.

Les auteurs demandent que les politiques publiques donnent la priorité aux groupes défavorisés, avec des occasions de pratique inclusives et durables.

8. Après 50 ans : l’activité recule avec l’âge

Une autre cohorte, ELSI-Brasil, suit le vieillissement de la population brésilienne. Une étude publiée en 2026 a analysé les réponses de 9 949 adultes de 50 ans et plus vivant à domicile (Bakare et coll., 2026). Les hommes déclaraient plus souvent une activité d’intensité modérée ou soutenue que les femmes.

L’activité diminuait avec l’âge : les personnes de 80 ans et plus avaient 78 % de chances en plus d’être physiquement inactives que celles de 50 à 59 ans. L’alimentation différait aussi selon le sexe, les femmes consommant plus de fruits et de légumes, les hommes plus de viande rouge. Les auteurs demandent des actions adaptées à chaque âge et à chaque sexe pour favoriser un vieillissement en bonne santé.

9. Le diabète : ce que vaudraient quelques minutes de plus

Une étude de modélisation publiée en 2026 a estimé ce que l’inactivité physique pèserait sur le diabète de type 2 au Brésil entre 2026 et 2050 (Feter et coll., 2026). Environ 11,7 % des nouveaux cas, soit près de 3,7 millions, pourraient lui être attribués, avec des parts plus élevées chez les adultes peu diplômés et dans les populations métisses et noires.

Les auteurs ont ensuite simulé de petites hausses d’activité chez les personnes inactives. Ajouter 10, 20 ou 30 minutes par jour d’activité de loisir pourrait éviter, d’ici 2050, 7,0 %, 12,9 % ou 16,0 % des nouveaux cas. Pour le renforcement musculaire, les mêmes hausses quotidiennes donnaient 12,0 %, 18,7 % et 22,5 %.

Il s’agit d’une projection, fondée sur des hypothèses et sur des risques tirés d’une méta-analyse, pas d’une observation. Mais elle illustre une idée simple : de petites hausses, à grande échelle, peuvent peser lourd.

10. Le temps passé devant les écrans

L’activité physique n’est qu’une partie du tableau. L’enquête nationale de santé de 2019, menée auprès de 88 509 adultes, a mesuré le temps passé devant la télévision et devant les autres écrans, ordinateur, tablette et téléphone (Silva et coll., 2021).

Vivre dans une capitale ou en ville, être sans emploi, boire beaucoup de sodas, être obèse ou présenter des symptômes dépressifs élevés étaient associés à plus de temps devant la télévision et devant les autres écrans. Les plus jeunes utilisaient des écrans plus variés que les plus âgés. Les auteurs proposent de cibler les groupes les plus exposés et les comportements sédentaires précis.

11. Des recommandations nationales pour toute la population

Le Brésil s’est doté de ses propres recommandations d’activité physique. Un article de 2022 en présente la méthode et le contenu (Umpierre et coll., 2022). Elles ont été conçues par un comité réunissant des experts, le ministère de la Santé, l’Organisation panaméricaine de la santé et une société savante, puis rédigées par huit groupes de travail.

Ces groupes couvraient la compréhension de l’activité physique, les enfants jusqu’à 5 ans, les 6 à 17 ans, les adultes, les plus de 60 ans, l’éducation physique à l’école, les femmes enceintes et après l’accouchement, et les personnes en situation de handicap. Leur préparation a associé des synthèses des preuves, des auditions et une consultation publique.

Les recommandations précisent pour chaque public les types d’activité, leur fréquence, leur intensité et leur durée, leurs bénéfices, et le réseau de soutien qui peut aider à s’y mettre. Elles sont accessibles en portugais, en espagnol, en anglais, en braille et en version audio, avec un guide complémentaire pour les professionnels de santé et les décideurs.

12. Academia da Saúde : un programme communautaire de santé

Le Brésil a créé un programme public de promotion de la santé, Academia da Saúde, dont les centres proposent des actions de santé, notamment autour de l’activité physique et de l’alimentation. Une revue de la portée publiée en 2023 le présente comme le plus grand programme communautaire de promotion de la santé du pays (Silva et coll., 2023).

Cette revue a réuni 74 études et documents sur le programme. Les trois quarts environ étaient des articles scientifiques, et près des deux tiers des études transversales. Les thèmes les plus étudiés étaient l’évaluation du programme et la nutrition ; les usagers étaient les acteurs les plus souvent étudiés.

Les auteurs constatent un manque : peu d’études ont mesuré l’efficacité des actions menées dans les centres, en particulier sur l’activité physique et l’alimentation. Ils demandent que les prochaines études s’y consacrent.

13. En Amazonie : les agents de santé communautaires

Dans les régions où les services de santé sont difficiles d’accès, le Brésil s’appuie sur des agents de santé communautaires. Un essai randomisé par groupes publié en 2026 a testé leur rôle auprès de 274 adultes atteints de diabète de type 2, dans les soins primaires de l’Amazonie brésilienne (de Leon et coll., 2026).

Les agents du groupe d’intervention avaient suivi une formation mixte, puis effectué six visites à domicile en six mois pour accompagner un changement de comportement. L’intervention n’a pas modifié le temps de marche, les déplacements actifs ou l’activité totale. En revanche, elle a fortement réduit la probabilité de rester sans aucune activité d’intensité modérée à soutenue.

Les auteurs y voient une piste pour réduire l’inactivité des adultes les plus à risque dans les territoires mal desservis.

14. Les enfants et les adolescents

Le Brésil participe à une initiative internationale qui note, dans des « bulletins », l’activité physique des enfants et des adolescents de 5 à 17 ans. Une synthèse publiée en 2025 a réuni les bulletins de huit pays d’Amérique latine, dont le Brésil, publiés en 2014, 2016, 2018 et 2022 (Bizzozero-Peroni et coll., 2025).

Sur l’ensemble des notes attribuées dans la région, la plus fréquente était « D », qui correspond à une réussite de 20 % à 39 %. Plus d’un quart des indicateurs n’avaient pas pu être notés faute d’informations complètes. Dans le temps, les indicateurs qui décrivent les sources d’influence progressaient de 28,1 %, mais les indicateurs de comportement reculaient de 6,2 %.

Les auteurs concluent que les notes restent faibles dans la région, et que les systèmes de surveillance doivent être améliorés pour mieux comparer les pays et guider l’action.

15. L’éducation physique à l’école

Les recommandations brésiliennes consacrent un chapitre entier à l’éducation physique à l’école. Une revue de la portée publiée en 2022 a rassemblé, dans le monde entier, les recommandations sur la façon dont ces cours peuvent favoriser un mode de vie actif et sain chez les enfants et les adolescents (Bandeira et coll., 2022). Sur 2 408 documents examinés, 63 ont été retenus.

Les auteurs ont relevé vingt et une stratégies, réparties en cinq dimensions. Plus de la moitié portaient sur les politiques et l’environnement, comme valoriser l’éducation physique, rendre les cours obligatoires, plus fréquents et plus longs, inclusifs, évalués et confiés à des enseignants qualifiés, ou sur la façon d’enseigner, en intégrant les questions sociales et les technologies nouvelles.

Leur conclusion : l’éducation physique devrait être obligatoire et valorisée à tous les niveaux, avec une fréquence hebdomadaire suffisante, et proposer des expériences qui dépassent le seul sport, avec du matériel et des espaces adaptés.

16. La capoeira, une pratique peu étudiée

La capoeira, pratique née au Brésil, a été peu étudiée sous l’angle de la santé, et les chiffres de pratique qui circulent n’ont pas de source que nous ayons pu lire.

Une étude qualitative pilote publiée en 2025 s’est intéressée à des enfants de 7 à 15 ans présentant un trouble du spectre de l’autisme, qui suivaient des cours collectifs de capoeira (Lev-Ari et coll., 2025). Selon leurs parents, les enfants avaient progressé en coordination, en équilibre, en conscience du corps et en communication non verbale, et gagné en motivation, en autonomie et en sentiment d’appartenance.

C’est une étude de petite taille, fondée sur des entretiens, sans mesure chiffrée. Ses auteurs demandent des études quantitatives. Elle montre au moins qu’une pratique collective, non compétitive, peut offrir un cadre d’intégration intéressant.

17. Et en France ?

Les chiffres français ne se comparent pas directement aux chiffres brésiliens : les questions et les seuils diffèrent. Selon le Baromètre de Santé publique France 2024, 40,2 % des adultes déclarent pratiquer régulièrement des activités physiques pendant leurs loisirs. Cette pratique concerne davantage les hommes, les personnes retraitées et les catégories sociales les plus favorisées.

Comme au Brésil, les inégalités sociales pèsent donc sur la pratique de loisir. Comme au Brésil aussi, l’activité du quotidien compte : Santé publique France rappelle que la sédentarité, le temps passé assis ou allongé hors du sommeil, est distincte du manque d’activité physique, et que les deux sont des facteurs de risque qui peuvent se cumuler.

L’étude Esteban, menée en 2014-2015, montrait que l’inactivité physique et la sédentarité gagnaient du terrain en France. Les deux pays partagent ainsi un même défi : faire progresser l’activité de tous, et pas seulement celle de ceux qui pratiquent déjà.

18. Ce que recommande l’OMS

Les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé publiées en 2020 servent de repère commun (Bull et coll., 2020). Pour les adultes : 150 à 300 minutes d’activité d’intensité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d’activité soutenue, ou une combinaison des deux, et du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine. Pour les enfants et les adolescents : en moyenne 60 minutes par jour d’activité d’intensité modérée à soutenue.

Elles recommandent aussi de limiter le temps passé assis et rappellent que toute activité compte, même modeste. C’est exactement ce que suggère, pour le Brésil, la modélisation sur le diabète : quelques minutes de plus, pour beaucoup de monde.

19. Ce que l’on peut retenir

Le Brésil n’est pas un « marché » à classer, mais un grand pays qui mesure régulièrement l’activité de sa population. Ses enquêtes montrent une activité de loisir en progrès depuis dix ans, insuffisante cependant pour atteindre ses objectifs de 2030, et une hausse continue de l’obésité, du diabète et de l’hypertension.

Elles montrent aussi des inégalités tenaces : les femmes, les personnes racisées et les moins diplômées bougent moins pendant leurs loisirs. Les trajets à pied ou à vélo ont reculé, et le temps d’écran est plus élevé dans les villes et chez les personnes les plus fragiles.

Face à cela, le pays a choisi des outils publics : des recommandations pour chaque âge, un programme communautaire de promotion de la santé, des agents communautaires dans les territoires isolés. Leur efficacité reste à mieux mesurer, de l’aveu même des chercheurs. La France, avec d’autres chiffres, partage le même défi.

FAQ — Le Brésil, l’activité physique et la santé

Les Brésiliens font-ils plus de sport qu'avant ?
Oui, d’après l’enquête Vigitel menée dans les capitales : la part des adultes qui déclarent une activité de loisir au moins une fois par semaine est passée de 45,1 % en 2013 à 54,6 % en 2023, chez les deux sexes et à tous les âges (Gonçalves et coll., 2026).
Le Brésil atteindra-t-il ses objectifs de 2030 ?
Pas sur l’activité physique si les tendances se poursuivent : l’activité de loisir passerait de 39,0 % à 45,3 %, soit 53,8 % du chemin prévu, et l’obésité, le diabète et l’hypertension continueraient d’augmenter (Wahrhaftig et coll., 2026).
Qu'est-ce que le programme Academia da Saúde ?
Un programme public brésilien de promotion de la santé, présenté comme le plus grand programme communautaire du pays. Une revue de 74 études et documents note que son efficacité sur l’activité physique et l’alimentation reste peu mesurée (Silva et coll., 2023).
Le Brésil a-t-il ses propres recommandations d'activité physique ?
Oui. Elles couvrent les enfants, les adolescents, les adultes, les plus de 60 ans, l’école, la grossesse et le post-partum, et les personnes en situation de handicap, et sont disponibles en plusieurs langues, en braille et en audio (Umpierre et coll., 2022).
Qui bouge le moins au Brésil ?
À São Paulo, les femmes de groupes racisés peu diplômées déclarent régulièrement moins d’activité de loisir, et ces écarts se sont creusés en dix ans (Miranda et coll., 2026).
La capoeira est-elle bonne pour la santé ?
Elle a été peu étudiée. Une petite étude qualitative rapporte, selon des parents, des progrès de coordination, d’équilibre et de communication chez des enfants autistes qui la pratiquaient en groupe ; des études chiffrées restent à mener (Lev-Ari et coll., 2025).

Sources

  • Caldeira TCM, Soares MM, Silva LESD, Veiga IPA, Claro RM. Chronic disease risk and protective behaviors in Brazilian state capitals and the Federal District, according to the National Health Survey and the Chronic Disease Risk and Protective Factors Telephone Survey Surveillance System, 2019. Epidemiologia e Serviços de Saúde, 2022 (résumé). doi.org/10.1590/ss2237-9622202200009.especial
  • Gonçalves TR et coll. Trends in leisure-time physical activity participation by sex and age in Brazil: insights from Vigitel 2013-2023. BMC Public Health, 2026 (résumé). doi.org/10.1186/s12889-026-27178-7
  • Bastone AC et coll. Time trends of physical activity for leisure and transportation in the Brazilian adult population: results from Vigitel, 2010-2019. Cadernos de Saúde Pública, 2022 (résumé). doi.org/10.1590/0102-311xen057222
  • Santos LP et coll. Active Commuting in Brazil: A Systematic Review and Meta-Analysis of Proportions. Journal of Physical Activity & Health, 2025 (résumé). doi.org/10.1123/jpah.2024-0413
  • Feter N et coll. Association Between Physical Activity During Active Commuting and Leisure Time With Cognitive Decline: Findings of the ELSA-Brasil Study. Journal of Physical Activity & Health, 2026 (résumé). doi.org/10.1123/jpah.2025-0481
  • Wahrhaftig J, Ferrari G, Claro R, Antunes ABS, Cardoso LO, Rezende LFM. Progress toward the 2030 targets of Brazil’s Strategic Action Plan for noncommunicable diseases: a time-series and projection analysis of risk factors. The Lancet Regional Health – Americas, 2026 (résumé). doi.org/10.1016/j.lana.2026.101494
  • Miranda AAM et coll. Social inequalities in leisure-time and transport-related physical activity through the lens of intersectionality: 10-year longitudinal study in Brazil. International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, 2026 (résumé). doi.org/10.1186/s12966-026-01900-5
  • Bakare JO, Raj M, Tassitano R, Sebastião E. Sex and Age Differences in Physical Activity and Dietary Patterns Among Brazilian Middle-Aged and Older Adults: Evidence From ELSI-Brazil. American Journal of Lifestyle Medicine, 2026 (résumé). doi.org/10.1177/15598276261479608
  • Feter N et coll. What is the impact of modest increases in physical activity on the future burden of diabetes in Brazil? A modelling study and projection analysis from 2026 to 2050. BMJ Open, 2026 (résumé). doi.org/10.1136/bmjopen-2026-117508
  • Silva DR et coll. Correlates of screen-based behaviors among adults from the 2019 Brazilian National Health Survey. BMC Public Health, 2021 (résumé). doi.org/10.1186/s12889-021-12340-0
  • Umpierre D et coll. Physical Activity Guidelines for the Brazilian Population: Recommendations Report. Journal of Physical Activity & Health, 2022 (résumé). doi.org/10.1123/jpah.2021-0757
  • Silva DAS, de Lima TR, Gonçalves L. “Academia da Saúde” program: mapping evidence from the largest health promotion community program in Brazil. Frontiers in Public Health, 2023 (résumé). doi.org/10.3389/fpubh.2023.1227899
  • de Leon EB et coll. Effect of a Community Health Worker-Led Intervention on Physical Activity in Adults with Type 2 Diabetes in Primary Health Care in the Brazilian Amazon. International Journal of Environmental Research and Public Health, 2026 (résumé). doi.org/10.3390/ijerph23030276
  • Bizzozero-Peroni B et coll. The Global Matrix of Physical Activity in Children and Adolescents in Latin America: trends, successes and challenges in practice and surveillance. Revista Panamericana de Salud Pública, 2025 (résumé). doi.org/10.26633/rpsp.2025.87
  • Bandeira ADS et coll. Mapping recommended strategies to promote active and healthy lifestyles through physical education classes: a scoping review. International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, 2022 (résumé). doi.org/10.1186/s12966-022-01278-0
  • Lev-Ari R, Lotan M, Korn L. The Role of Capoeira in Improving Motor and Social Skills in Children with Autism. Children, 2025 (résumé). doi.org/10.3390/children12101305
  • Santé publique France Activité physique, sédentarité et alimentation : résultats des Baromètres de Santé publique France. dossier « Nutrition et activité physique » mis à jour le 17 décembre 2025, lu le 29 octobre 2026. santepubliquefrance.fr/nutrition-et-activite-physique/activite-physique-sedentarite-et-alimentation-resultats-des-barometres-de-sante-publique-france
  • Santé publique France Les résultats de l’étude ESTEBAN 2014-2015. dossier « Nutrition et activité physique » mis à jour le 17 décembre 2025, lu le 29 octobre 2026. santepubliquefrance.fr/nutrition-et-activite-physique/les-resultats-de-letude-esteban-2014-2015
  • Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462. doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955

Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; les pages de Santé publique France et les lignes directrices de l’OMS, dans leur texte intégral.

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