✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 16 min · 📅 Publié le 24 mars 2026
Investigation · Colombie · Medellín · Urbanisme et activité physique · Ce que disent les études
Medellín est devenue un exemple souvent cité d’« urbanisme social » : une ville qui a investi dans les transports, les espaces publics et les équipements de ses quartiers les plus pauvres. Une étude publiée en 2012 dans l’American Journal of Epidemiology a mesuré l’un de ses effets : dans les quartiers reliés au centre par un téléphérique urbain et dotés de nouveaux équipements, la baisse des homicides a été nettement plus forte qu’ailleurs. Voici ce que montrent les études sur Medellín et sur Bogotá, ce qu’elles ne permettent pas de dire, et ce que la Colombie enseigne sur la place du sport dans la ville.
Une précision de méthode. Cet article ne cite que des sources que nous avons lues : les résumés publiés des études citées et les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé de 2020. Les chiffres de marché du fitness colombien, de nombre de clubs par enseigne, d’effets des équipements sportifs sur l’obésité de quartier ou de villes ayant copié tel programme, qui circulent sans source, ne sont pas repris, pas plus que les noms de personnes.
Une précision de transparence. Magicfit est un réseau de clubs de sport en licence de marque. Cet article est une synthèse documentaire ; il ne promet aucun résultat, ni pour la santé d’une personne ni pour l’activité d’un club.
1. Le téléphérique de Medellín : une expérience naturelle
En 2004, les autorités municipales de Medellín ont construit un système de transport public pour relier des quartiers isolés et pauvres, situés sur les pentes de la ville, au centre urbain. Ce transport par câble s’est accompagné d’investissements municipaux dans les infrastructures de ces quartiers.
L’équipe de Cerdá a profité de ce changement pour mener une « expérience naturelle », publiée en 2012 dans l’American Journal of Epidemiology. Les chercheurs ont comparé 25 quartiers concernés par l’intervention et 23 quartiers comparables qui ne l’étaient pas, avant les travaux, en 2003, et après, en 2008. Ils ont suivi un échantillon de 466 habitants et utilisé les registres d’homicides du parquet.
Les deux groupes de quartiers étaient, au départ, aussi semblables que s’ils avaient été tirés au sort. Après l’intervention, la baisse du taux d’homicides a été plus forte de 66 % dans les quartiers concernés que dans les quartiers témoins, et les habitants y ont déclaré une baisse de la violence plus forte de 75 %. Les auteurs concluent que des interventions sur les infrastructures physiques d’un quartier peuvent réduire la violence.
2. Ce que cette étude dit, et ce qu’elle ne dit pas
L’étude de Cerdá est solide parce qu’elle compare des quartiers semblables, avant et après, avec et sans intervention. Elle montre que transformer l’environnement bâti d’un quartier pauvre, en le désenclavant et en y installant des équipements, s’accompagne d’une baisse de la violence plus forte qu’ailleurs.
Elle ne dit pas quel élément de l’intervention a joué le plus : le transport, les équipements, l’éclairage, les espaces publics ou l’attention nouvelle portée au quartier. Elle ne mesure pas l’activité physique des habitants, ni leur poids, ni l’usage d’équipements sportifs en particulier. Il serait donc inexact d’attribuer la baisse de la violence au sport.
Ce que l’on peut retenir, c’est un principe plus large : l’environnement dans lequel on vit agit sur la santé et la sécurité, et une politique qui investit dans les quartiers les plus pauvres peut produire des effets mesurables.
3. Ce que l’on sait des transports et de la santé
Le téléphérique de Medellín a inspiré d’autres villes. À Bogotá, un transport par câble, TransMiCable, a été construit pour desservir le quartier de Ciudad Bolívar. L’équipe de Sarmiento a décrit en 2020, dans Frontiers in Public Health, le protocole de l’étude TrUST, une expérience quasi expérimentale qui compare les adultes de Ciudad Bolívar à ceux de San Cristóbal, quartier d’une future extension.
L’étude prévoit de mesurer la pollution respirée, l’accès aux transports, l’environnement physique, l’emploi, les liens sociaux, les loisirs, l’activité physique par accéléromètre, la qualité de vie, les maladies respiratoires et les homicides. Elle associe les habitants à la recherche par des méthodes de science citoyenne. Il s’agit d’un protocole : ses résultats ne figurent pas dans le résumé que nous avons lu.
Plus largement, la revue systématique de Stankov et ses collègues, publiée en 2020 dans Environmental Research, a réuni 39 études sur l’effet sur la santé de quatre types d’interventions de transport : bus à haut niveau de service, pistes cyclables, rues ouvertes et téléphériques urbains. Les pistes cyclables et les bus à haut niveau de service semblaient efficaces pour augmenter leur usage et la durée des déplacements actifs. Les auteurs notent toutefois que les études sur les téléphériques et les rues ouvertes sont encore rares, surtout dans les pays à revenu faible et intermédiaire, et qu’il faut des évaluations plus rigoureuses.
4. Les Ciclovías de Bogotá et d’Amérique latine
L’autre grande innovation colombienne concerne la rue elle-même. Les Ciclovías recreativas ferment temporairement des rues aux véhicules pour les ouvrir à la marche, au vélo et aux loisirs. Selon l’étude de Sarmiento et ses collègues, publiée dans Preventive Medicine en 2017, 93 % des programmes réguliers de ce type se trouvent dans des pays d’Amérique latine, et leur plus forte expansion date des années 2000.
L’étude a recensé 67 Ciclovías dans sept pays en 2014 et 2015. Le nombre de participants par événement allait de 40 à 1 500 000, avec une médiane de 1 600 ; la longueur des parcours allait de 1 à 113,6 kilomètres, avec une médiane de 3. Dans 89,3 % des programmes, les parcours reliaient des quartiers à revenus modestes ou intermédiaires et des quartiers aisés, et 61,2 % comptaient des participants issus de minorités. Le cours d’activité physique était l’activité complémentaire la plus fréquente (94 % des programmes), et 80 % des programmes promouvaient le vélo.
Les cinq programmes étudiés en détail répondaient aux définitions de la durabilité et du passage à l’échelle. Tous bénéficiaient d’un soutien public, d’alliances, d’une appropriation par les habitants et de financements stables. Les auteurs y voient des exemples prometteurs de programmes inclusifs pour promouvoir l’activité physique.
5. Comment ces programmes tiennent dans la durée
Une revue publiée en 2025 dans Frontiers in Public Health par Gierbolini-Rivera et ses collègues a recensé 59 études sur les programmes de rues ouvertes dans les Amériques, de 2004 à 2024, et en a tiré 63 stratégies de mise en œuvre distinctes.
Les stratégies les plus fréquentes consistaient à bâtir des coalitions, à recueillir les savoirs locaux, à évaluer les besoins et à associer les parties prenantes. Les programmes mettaient l’accent sur la collaboration entre secteurs, l’adaptation culturelle, l’équité et la durabilité.
Ces résultats rejoignent ceux de l’étude de 2017 : un programme d’activité physique dans l’espace public dure quand il est porté par une alliance large, adapté à la culture locale et soutenu par des financements stables. Ce n’est pas un événement ponctuel, c’est une politique.
6. La forme de la ville et l’activité physique : l’étude des 14 villes
L’idée que la ville elle-même fait bouger ses habitants a été testée à grande échelle. L’étude internationale IPEN, publiée dans The Lancet en 2016 par Sallis et ses collègues, a équipé d’accéléromètres, pendant quatre à sept jours, 6 822 adultes de 18 à 66 ans vivant dans 14 villes de dix pays, sur cinq continents. Les quartiers avaient été choisis pour couvrir des niveaux variés de facilité de marche et de revenus. La facilité de marche, l’accès aux transports et aux parcs étaient mesurés par système d’information géographique, dans un rayon de 500 mètres et d’un kilomètre de marche autour du domicile de chacun. Les auteurs rappellent que l’inactivité cause plus de cinq millions de décès par an dans le monde.
Quatre caractéristiques de l’environnement étaient associées à davantage d’activité physique d’intensité modérée à soutenue : la densité résidentielle, la densité des intersections, c’est-à-dire des rues qui se croisent souvent, la densité de la desserte en transports publics, et le nombre de parcs. La mixité des usages et la distance à l’arrêt le plus proche ne l’étaient pas.
L’écart d’activité entre les habitants des quartiers les plus favorables et des moins favorables allait de 68 à 89 minutes par semaine, soit 45 % à 59 % des 150 minutes recommandées. Les résultats étaient semblables d’une ville à l’autre. Les auteurs y voient la preuve que l’urbanisme, les transports et les parcs peuvent contribuer fortement à réduire l’inactivité.
Il s’agit d’une étude transversale : elle montre une association, et les personnes actives peuvent aussi choisir des quartiers favorables à la marche. Elle rejoint pourtant ce que suggèrent les expériences colombiennes : la forme de la ville compte.
7. La parole des habitants : l’exemple d’un corridor vert à Bogotá
Les chercheurs colombiens associent de plus en plus les habitants à l’évaluation. Une étude publiée en 2026 dans BMC Public Health par Gómez-García et ses collègues a fait l’état des lieux, avant les travaux, d’un futur « corridor vert » le long d’une grande avenue de Bogotá, prévu par le plan d’urbanisme 2022-2035 pour favoriser les mobilités durables et la végétation.
Par la méthode de science citoyenne « Our Voice », 66 habitants et usagers ont produit 1 123 photos commentées. Les éléments les plus cités comme favorables étaient l’accès aux services essentiels, les espaces verts et les arbres ; les obstacles les plus cités étaient de mauvais aménagements pour les piétons et le sentiment d’insécurité. Les habitants attendaient surtout plus de végétation, de meilleures infrastructures pour la marche et le vélo et des espaces publics rénovés, et craignaient des difficultés pour circuler en voiture et des transports publics moins efficaces.
Cette démarche rappelle que l’activité physique dans la ville dépend aussi de la sécurité perçue et de la qualité des trottoirs, pas seulement des équipements.
8. Ce qui donne envie de bouger dehors, selon les habitants
Les espaces publics ne servent que si les habitants s’y sentent bien. Une étude publiée en 2026 dans Health Promotion International par Abdala et ses collègues a interrogé 468 usagers de trois espaces verts de Casablanca, au Maroc, ville en forte croissance comme Medellín. La proximité du domicile était le premier motif cité pour y faire de l’activité physique, par 69 % des personnes, devant une faible pollution, 43 %, et la sécurité, 41 %.
Les préférences variaient selon les groupes : la proximité comptait davantage pour les femmes et les retraités, les équipements pour les plus jeunes. Les auteurs concluent que l’aménagement urbain doit partir du point de vue des habitants, ce que les programmes latino-américains ont souvent cherché à faire.
9. Installer ne suffit pas : l’exemple des agrès de plein air
Une étude publiée en 2024 dans la même revue par Paudel et ses collègues a observé l’usage d’agrès de fitness de plein air conçus pour les personnes âgées dans deux parcs de Melbourne, en Australie. Un an après leur installation, 2,8 % et 0,7 % des aînés présents dans chaque parc les utilisaient.
Les 140 personnes interrogées citaient la santé, le manque de temps, la méconnaissance des appareils et la présence d’enfants ; elles proposaient de la communication, des cours d’initiation et une dimension sociale. Comme pour les Ciclovías, c’est l’animation, et non l’équipement seul, qui fait vivre un lieu de pratique.
10. Pourquoi l’Amérique latine a besoin de ces programmes
L’analyse mondiale de Guthold et ses collègues, publiée en 2018 dans The Lancet Global Health, rappelle le contexte. En 2016, 27,5 % des adultes du monde n’atteignaient pas les recommandations d’activité physique. Les niveaux les plus élevés d’inactivité concernaient les femmes d’Amérique latine et des Caraïbes (43,7 %), d’Asie du Sud (43,0 %) et des pays occidentaux à revenu élevé (42,3 %).
La tendance ne s’améliore pas. L’analyse de Strain et ses collègues, publiée en 2024 dans The Lancet Global Health à partir de 507 enquêtes dans 163 pays, estime que 31,3 % des adultes du monde étaient insuffisamment actifs en 2022, contre 23,4 % en 2000, et que l’écart entre femmes (33,8 %) et hommes (28,7 %) persistait. Dix ans plus tôt, l’analyse de Hallal et ses collègues, publiée dans The Lancet en 2012, situait déjà les Amériques parmi les régions où l’inactivité était la plus fréquente, avec environ 43 % d’adultes inactifs.
Cet écart entre femmes et hommes, très marqué en Amérique latine, éclaire l’intérêt des programmes gratuits, en plein air, ouverts à tous et sécurisés : ils lèvent plusieurs obstacles à la fois, le coût, l’accès et le sentiment de sécurité dans l’espace public.
11. Une région où l’inactivité pèse lourd
Une étude publiée en 2022 dans le British Journal of Sports Medicine par Katzmarzyk et ses collègues a estimé, pour 168 pays, la part des décès et des maladies attribuable à l’inactivité physique : 7,2 % des décès toutes causes dans le monde. Les parts les plus élevées étaient observées en Amérique latine et dans les Caraïbes, ainsi que dans les pays occidentaux et asiatiques à revenu élevé. Les villes latino-américaines qui aménagent leurs rues pour la marche et le vélo s’attaquent donc à l’un des fardeaux les plus lourds de la région.
12. Une ou deux séances par semaine suffisent déjà
Les études latino-américaines apportent aussi un message encourageant pour ceux qui manquent de temps. Le Mexico City Prospective Study, publié dans le British Journal of Sports Medicine en 2024 par O’Donovan et ses collègues, a suivi 154 882 adultes de Mexico pendant 18 ans en moyenne.
Par rapport aux personnes sans exercice, le risque de décès toutes causes était plus faible de façon comparable chez celles qui s’exerçaient une ou deux fois par semaine et chez celles qui s’exerçaient plus souvent (rapport de risque de 0,88 dans les deux cas). Les réductions nettes n’apparaissaient que lorsque les séances duraient au moins 30 à 60 minutes. Les participants, des femmes pour les deux tiers, avaient 52 ans en moyenne au départ, et 26 006 sont morts pendant le suivi. Les résultats allaient dans le même sens pour les décès cardiovasculaires et par cancer, avec des associations plus faibles. Pour les auteurs, même les adultes très occupés peuvent tirer bénéfice d’une ou deux séances d’exercice par semaine. Une Ciclovía du dimanche ou une séance de sport hebdomadaire peuvent donc compter, à condition d’être régulières et assez longues.
13. Ce que recommande l’OMS
Les recommandations de l’OMS de 2020, présentées par Bull et ses collègues dans le British Journal of Sports Medicine, proposent aux adultes 150 à 300 minutes d’activité d’intensité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d’activité intense, et des exercices de renforcement musculaire au moins deux jours par semaine. Elles rappellent que toute activité vaut mieux que rien, et qu’il faut limiter le temps passé assis.
Ces repères comptent toutes les formes d’activité : les déplacements à pied ou à vélo, la marche dans un parc, la danse, le sport en club. C’est l’une des leçons de la Colombie : l’activité physique se développe d’abord quand la ville la rend possible au quotidien.
14. Urbanisme et activité physique : ce que la France peut retenir
Les expériences colombiennes ne se transposent pas telles quelles : Medellín et Bogotá ont des histoires, des reliefs et des problèmes propres. Elles suggèrent toutefois plusieurs principes, que les études lues appuient.
Le premier est que l’environnement bâti compte. Relier un quartier enclavé, l’équiper, aménager ses espaces publics peut produire des effets mesurables, comme l’a montré l’étude de Cerdá sur la violence. Les pistes cyclables et les transports collectifs augmentent les déplacements actifs, selon la revue de Stankov.
Le deuxième est que l’espace public peut devenir un lieu de pratique, gratuit et partagé entre quartiers, comme le montrent les Ciclovías. Leur réussite tient moins à l’idée qu’à sa mise en œuvre : alliances, adaptation locale, financements stables.
Le troisième est qu’il faut évaluer. Les chercheurs colombiens ont mené des expériences naturelles et des études longitudinales, et associé les habitants à l’évaluation. Une politique sportive ou urbaine qui veut convaincre gagne à mesurer ses effets.
15. Et le sport en salle ?
La place des salles de sport dans ces transformations n’est pas documentée par les études que nous avons lues. Nous ne lui attribuons donc ni effet sur la violence, ni effet sur l’obésité des quartiers. Les programmes étudiés sont publics, gratuits et organisés dans l’espace public.
Ce que l’on peut dire, c’est que la pratique en salle et la pratique dans la rue ou les parcs ne s’opposent pas. Elles répondent à des besoins différents : la rue ouverte du dimanche offre une première occasion de bouger, sans coût ni inscription ; la salle offre un encadrement, du renforcement musculaire et une pratique régulière toute l’année. Les recommandations de l’OMS demandent les deux types d’activité, l’endurance et le renforcement.
16. Ce que l’on peut retenir
Trois enseignements se dégagent. Le premier est qu’investir dans les quartiers les plus pauvres peut produire des effets mesurables : à Medellín, la baisse des homicides a été bien plus forte dans les quartiers reliés et équipés, selon une étude rigoureuse.
Le deuxième est que l’activité physique se construit aussi dans l’espace public. Les Ciclovías, nées en Amérique latine, rassemblent des quartiers de revenus différents et durent quand elles sont portées par des alliances et des financements stables.
Le troisième est qu’il faut rester précis. Les études lues ne permettent pas d’attribuer la transformation de Medellín au sport, ni de chiffrer l’effet des équipements sportifs sur la santé des quartiers. Elles montrent l’importance de l’environnement, des transports et de l’espace public, et la valeur d’une activité régulière, même une ou deux fois par semaine. Un club ouvert sous licence de marque s’inscrit dans ce paysage, à côté des politiques publiques, sans les remplacer.
FAQ — Medellín, Bogotá et l’urbanisme favorable à l’activité physique
Sources
- Cerdá M et coll. Reducing violence by transforming neighborhoods: a natural experiment in Medellín, Colombia. American Journal of Epidemiology, 2012 (résumé). doi.org/10.1093/aje/kwr428
- Sarmiento OL et coll. Urban Transformations and Health: Methods for TrUST, a Natural Experiment Evaluating the Impacts of a Mass Transit Cable Car in Bogotá, Colombia. Frontiers in Public Health, 2020 (résumé). doi.org/10.3389/fpubh.2020.00064
- Stankov I et coll. A systematic review of empirical and simulation studies evaluating the health impact of transportation interventions. Environmental Research, 2020 (résumé). doi.org/10.1016/j.envres.2020.109519
- Sarmiento OL et coll. Reclaiming the streets for people: Insights from Ciclovías Recreativas in Latin America. Preventive Medicine, 2017 (résumé). doi.org/10.1016/j.ypmed.2016.07.028
- Gierbolini-Rivera RD et coll. Exploring implementation strategies in evidence-based open streets programs for promoting physical activity in the Americas: a scoping review. Frontiers in Public Health, 2025 (résumé). doi.org/10.3389/fpubh.2025.1667559
- Sallis JF et coll. Physical activity in relation to urban environments in 14 cities worldwide: a cross-sectional study. The Lancet, 2016 (résumé). doi.org/10.1016/S0140-6736(15)01284-2
- Gómez-García LM et coll. Community voices to understand and promote liveability in the Green Corridor urban transformation project in Bogotá, Colombia. BMC Public Health, 2026 (résumé). doi.org/10.1186/s12889-026-27578-9
- Abdala SA et coll. Physical activity in urban green spaces: what do users value most in Casablanca, Morocco?. Health Promotion International, 2026 (résumé). doi.org/10.1093/heapro/daag047
- Paudel C et coll. Understanding factors influencing the use of specialized outdoor fitness equipment among older adults in Australia. Health Promotion International, 2024 (résumé). doi.org/10.1093/heapro/daae160
- Katzmarzyk PT, Friedenreich C, Shiroma EJ, Lee IM. Physical inactivity and non-communicable disease burden in low-income, middle-income and high-income countries. British Journal of Sports Medicine, 2022 (résumé). doi.org/10.1136/bjsports-2020-103640
- Guthold R, Stevens GA, Riley LM, Bull FC. Worldwide trends in insufficient physical activity from 2001 to 2016. The Lancet Global Health, 2018 (résumé). doi.org/10.1016/S2214-109X(18)30357-7
- Strain T et coll. National, regional, and global trends in insufficient physical activity among adults from 2000 to 2022. The Lancet Global Health, 2024 (résumé). doi.org/10.1016/S2214-109X(24)00150-5
- Hallal PC et coll. Global physical activity levels: surveillance progress, pitfalls, and prospects. The Lancet, 2012 (résumé). doi.org/10.1016/S0140-6736(12)60646-1
- O’Donovan G et coll. Associations of the weekend warrior physical activity pattern with all-cause, cardiovascular disease and cancer mortality: the Mexico City Prospective Study. British Journal of Sports Medicine, 2024 (résumé). doi.org/10.1136/bjsports-2023-107612
- Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462. doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955
Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; la fiche de l’OMS et les textes de loi, dans leur texte intégral.
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