Sport scolaire en Afrique entre manque de moyens innovations locales et jeunesse de millions

Sport scolaire en Afrique : entre manque de moyens, innovations locales et jeunesse de 600 millions

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 16 min · 📅 Publié le 24 mars 2026

Investigation · Afrique · Sport scolaire · Jeunesse · Ce que disent les études

Le sport à l’école est souvent présenté comme la clé des habitudes sportives d’une vie, et l’Afrique subsaharienne comme le continent où il manque le plus. Les études disponibles disent quelque chose de plus nuancé : la grande majorité des adolescents du monde, en Afrique comme en Europe, ne bougent pas assez ; les enfants africains des villes et des familles aisées bougent moins que ceux des campagnes ; et les programmes scolaires évalués en Afrique ont donné des résultats modestes. Voici ce que mesurent les études, ce qu’elles ne permettent pas de dire, et ce que prévoit le droit français pour l’éducation physique.

Une précision de méthode. Cet article ne cite que des sources que nous avons lues : les résumés publiés des études citées, les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé de 2020 et le code de l’éducation dans la compilation codes.droit.org (édition du 16 octobre 2026).

Une précision de transparence. Magicfit est un réseau de clubs de sport en licence de marque. Cet article est une synthèse documentaire ; il ne promet aucun résultat, ni pour la pratique d’une personne ni pour l’activité d’un club.

1. Ce que recommande l’OMS pour les enfants et les adolescents

Les recommandations de l’OMS sur l’activité physique et la sédentarité, publiées en 2020 et présentées par Bull et ses collègues dans le British Journal of Sports Medicine, fixent pour les enfants et les adolescents de 5 à 17 ans une moyenne d’au moins 60 minutes par jour d’activité physique d’intensité modérée à soutenue, surtout d’endurance, tout au long de la semaine. Elles y ajoutent, au moins trois jours par semaine, des activités d’intensité soutenue et des activités qui renforcent les muscles et les os, et recommandent de limiter le temps de sédentarité, en particulier devant les écrans pour les loisirs.

Ces repères valent pour tous les pays. Ils ne parlent pas d’heures d’éducation physique : ils parlent de l’activité totale de l’enfant, à l’école, dans les déplacements, au jeu et dans le sport organisé. L’éducation physique scolaire n’en couvre qu’une partie, même dans les pays où elle occupe plusieurs heures par semaine.

2. Le constat mondial : quatre adolescents sur cinq ne bougent pas assez

La référence sur ce point est l’analyse de Guthold et ses collègues, publiée dans The Lancet Child & Adolescent Health en 2020. Elle rassemble 298 enquêtes menées en milieu scolaire dans 146 pays, territoires et zones, auprès de 1,6 million d’élèves de 11 à 17 ans.

En 2016, 81,0 % de ces élèves n’atteignaient pas les recommandations : 77,6 % des garçons et 84,7 % des filles. La part des garçons insuffisamment actifs avait légèrement baissé depuis 2001, celle des filles n’avait pas changé. Vingt-sept pays comptaient au moins 90 % de filles insuffisamment actives, contre deux pour les garçons. Les écarts ne suivaient pas clairement le niveau de revenu des pays : 84,9 % d’élèves insuffisamment actifs dans les pays à faible revenu, 79,4 % dans les pays à revenu élevé. Les auteurs appellent à étendre d’urgence les politiques et programmes dont l’efficacité est connue, à agir sur les inégalités entre filles et garçons et à associer les jeunes eux-mêmes.

Le résultat le plus instructif pour notre sujet est l’absence de lien clair avec le niveau de revenu des pays : la part d’adolescents insuffisamment actifs était de 84,9 % dans les pays à revenu faible, 79,3 % dans les pays à revenu intermédiaire inférieur, 83,9 % dans les pays à revenu intermédiaire supérieur et 79,4 % dans les pays à revenu élevé. La région où elle était la plus élevée n’était pas africaine : c’était l’Asie-Pacifique à revenu élevé, avec 89,0 % des garçons et 95,6 % des filles. Les garçons des pays occidentaux à revenu élevé étaient les moins inactifs (72,1 %).

Autrement dit, l’inactivité des adolescents est un problème mondial, et la richesse d’un pays, ou l’équipement de ses écoles, ne suffit pas à la régler.

3. L’Afrique subsaharienne : ce que dit la revue de Muthuri

Pour l’Afrique subsaharienne, la synthèse de référence est la revue systématique de Muthuri et ses collègues, publiée en 2014 dans l’International Journal of Environmental Research and Public Health. Elle a retenu 71 articles portant sur des enfants et adolescents en bonne santé de 5 à 17 ans : 40 sur l’activité physique, 17 sur la sédentarité et 37 sur la condition physique.

Les auteurs n’ont pas pu dégager de tendance dans le temps, tant les méthodes des études différaient. Ils ont en revanche trouvé des écarts constants : les enfants de niveau socio-économique plus élevé, ceux qui vivent en ville et les filles avaient une activité physique plus faible, une sédentarité plus élevée et une moins bonne condition physique d’endurance que les enfants de milieu plus modeste, ceux des campagnes et les garçons. L’urbanisation était associée, au fil du temps, à une baisse de l’activité physique, à une hausse de la sédentarité et à une baisse de la condition physique d’endurance.

La revue conclut aussi à un manque : il n’existe pas, dans la région, de données représentatives et répétées dans le temps qui permettraient de mesurer avec rigueur une « transition » de l’activité physique. C’est une raison de plus pour se méfier des chiffres par pays présentés sans source.

4. Deux mesures précises : Kampala et Bekwai

Deux études récentes illustrent ce que donnent des mesures faites avec soin. À Kampala, en Ouganda, Nakabazzi et ses collègues ont équipé d’accéléromètres, pendant sept jours, 256 enfants de 10 à 12 ans scolarisés dans sept écoles primaires, publiques et privées (PLOS One, 2020). Les enfants passaient en moyenne 9,8 heures par jour sédentaires et 56 minutes en activité modérée à soutenue ; seuls 36,3 % atteignaient les recommandations (38,9 % des garçons et 34,3 % des filles).

Les enfants des écoles publiques avaient une activité modérée à soutenue plus élevée en moyenne. Atteindre les recommandations était associé à un âge plus jeune, à un poids normal ou faible, à un niveau d’études de la mère plus bas et à l’absence de voiture dans la famille. Le résultat rejoint celui de Muthuri : dans une ville africaine, c’est le confort matériel, plus que le manque d’équipement scolaire, qui va avec une moindre activité.

Au Ghana, dans la municipalité de Bekwai, Gyamfi et ses collègues ont mesuré 1 004 élèves de six écoles (BMC Pediatrics, 2019). Le surpoids touchait 13,8 % des élèves de l’école de base et 12,6 % des lycéens, l’obésité 8,8 % et 8,9 %, tandis que la maigreur concernait encore 11,3 % et 8,6 % d’entre eux. Aller à l’école à vélo était associé à une moindre obésité chez les plus jeunes. Ces chiffres valent pour une municipalité, pas pour le pays ; ils montrent la coexistence, dans les mêmes écoles, de l’excès de poids et de la maigreur.

5. Dakar et Yaoundé : deux autres mesures à l’école

Une étude publiée en 2016 dans l’International Journal of Environmental Research and Public Health par Diouf et ses collègues a mesuré l’activité de 156 écoliers de 8 à 11 ans de quatre écoles publiques de Dakar par questionnaire, et celle de 42 d’entre eux par accéléromètre. 54,8 % accumulaient 60 minutes d’activité modérée à soutenue par jour ; les garçons étaient plus actifs que les filles, et les enfants en surpoids ou obèses faisaient en moyenne 45 minutes par jour, contre 88 pour les enfants de poids normal.

À Yaoundé, une étude publiée en 2025 dans le Pan African Medical Journal par Nganou-Gnindjio et ses collègues a mesuré 2 398 élèves de 3 à 19 ans : en ville, 27,3 % étaient en surpoids et 30,4 % obèses, contre 27,2 % et 9,8 % en zone semi-urbaine. Aller à l’école en véhicule motorisé était associé au surpoids : le trajet à pied, première activité de bien des enfants, recule avec la ville.

6. Ce qu’ont donné les programmes scolaires évalués en Afrique

Deux essais récents ont testé, dans des écoles primaires africaines, un programme d’activité physique, seul ou associé à une supplémentation en micronutriments, contre un groupe témoin. Tous deux sont randomisés par grappes : ce sont des écoles, ou des groupes d’écoles, qui ont été tirées au sort, ce qui en fait des évaluations rigoureuses.

À Gqeberha, en Afrique du Sud, 1 151 enfants de 6 à 12 ans de quatre écoles de quartiers défavorisés ont été suivis (Children, 2025). L’activité physique quotidienne, mesurée par accéléromètre, n’a augmenté de façon significative dans aucun des groupes. Certains marqueurs ont évolué dans un sens favorable, d’autres dans un sens défavorable, et les auteurs appellent à la prudence, la durée de l’intervention ayant été courte et la deuxième année perturbée par la pandémie de covid-19.

En Tanzanie, dans le district de Kilombero, l’essai KaziAfya a évalué 745 enfants de 16 grappes d’écoles après 26 mois (BMC Public Health, 2025). Les chercheurs n’ont pas trouvé de différence significative de composition corporelle entre les groupes et le groupe témoin ; les analyses par sexe montraient des réponses différentes chez les filles et chez les garçons, que les auteurs jugent à expliquer.

Ces résultats ne disent pas que le sport à l’école est inutile. Ils disent qu’un programme scolaire ne suffit pas, à lui seul et en peu de temps, à changer l’activité totale des enfants ou leur corpulence, et qu’un effet se mesure, il ne se suppose pas.

7. L’école compte, mais l’inégalité aussi : le Global Matrix

Depuis 2014, l’Active Healthy Kids Global Alliance publie des « bulletins » nationaux sur l’activité physique des enfants et des adolescents, rassemblés dans le Global Matrix. Une analyse publiée en 2025 dans le Journal of Exercise Science and Fitness par Sember et ses collègues a étudié l’indicateur « École » des éditions 1.0 à 4.0, auxquelles plus de 68 pays ou territoires ont participé au moins une fois.

Les notes de l’indicateur « École » allaient de A à F, quel que soit le produit intérieur brut de la région. Le critère le plus souvent utilisé était la part des écoles où la majorité des élèves (au moins 80 %) reçoivent le volume d’éducation physique prévu par les textes. Les notes étaient significativement liées au coefficient de Gini, qui mesure l’inégalité des revenus : les pays les plus égalitaires obtenaient de meilleures notes.

C’est une leçon utile : ce qui distingue les pays n’est pas seulement l’argent disponible, mais la façon dont l’école offre réellement, à tous les élèves, le temps et les installations prévus.

8. L’éducation physique à l’école forme-t-elle les sportifs adultes ?

On lit souvent que l’éducation physique scolaire serait le facteur décisif de la pratique sportive adulte, et qu’un enfant ayant eu plusieurs heures d’éducation physique par semaine aurait bien plus de chances de faire du sport des décennies plus tard. Les études que nous avons lues disent autre chose.

La méta-analyse de García-Hermoso et ses collègues, publiée en 2025 dans Translational Pediatrics, a réuni 38 études et 63 158 participants suivis en moyenne 20,9 ans. Elle trouve une faible continuité de l’activité physique de l’enfance et de l’adolescence à l’âge adulte (coefficient de corrélation de 0,14), un peu plus forte pour la pratique sportive (0,26), plus forte au début de l’âge adulte qu’ensuite, et qui s’affaiblit à mesure que le suivi s’allonge.

L’étude de Trois-Rivières, au Québec, est l’une des rares à avoir suivi l’effet d’une éducation physique renforcée. De 1970 à 1977, des élèves du primaire ont reçu soit cinq heures par semaine d’éducation physique assurée par des spécialistes, soit 40 minutes par semaine assurées par leur enseignant. En 2008, 86 d’entre eux, âgés en moyenne de 44 ans, ont répondu à un questionnaire (Larouche et coll., Journal of Sports Medicine and Physical Fitness, 2015). Les auteurs n’ont trouvé aucune différence entre les deux groupes, ni dans la fréquence, la durée ou le volume d’activité physique, ni dans ses déterminants. Ils concluent qu’une éducation physique quotidienne pendant tout le primaire ne suffit pas à garantir une activité au milieu de la vie, et qu’il faut une approche sur toute la vie.

Une étude finlandaise publiée en 2024 dans l’European Journal of Sport Science (Luukkainen et coll.) apporte un éclairage complémentaire : chez 501 enfants suivis de 3-8 ans à 7-11 ans, le temps passé dehors et la pratique de plusieurs sports à un jeune âge prédisaient une activité modérée à soutenue plus élevée et une sédentarité plus faible quelques années plus tard.

Ce que l’on peut écrire, c’est donc ceci : l’école est un lieu essentiel pour faire bouger tous les enfants, y compris ceux qui ne pratiquent pas ailleurs ; mais les habitudes de l’enfance ne se prolongent que faiblement à l’âge adulte, et aucune étude que nous avons lue ne fait de l’éducation physique scolaire le facteur décisif de la pratique adulte.

9. Les filles : l’écart qui ne se réduit pas

Toutes les sources lues convergent sur un point. Dans l’analyse mondiale de Guthold, 84,7 % des filles de 11 à 17 ans n’atteignaient pas les recommandations en 2016, contre 77,6 % des garçons, et la situation des filles n’avait pas progressé depuis 2001. Dans la revue de Muthuri, les filles d’Afrique subsaharienne étaient moins actives et avaient une moins bonne condition physique d’endurance que les garçons. À Kampala, 34,3 % des filles atteignaient les recommandations, contre 38,9 % des garçons. L’essai tanzanien a trouvé des réponses différentes chez les filles et les garçons.

Cet écart se retrouve chez les adultes. L’analyse de Guthold et ses collègues publiée en 2018 dans The Lancet Global Health trouvait en 2016 une part d’adultes insuffisamment actifs de 23,4 % chez les hommes et de 31,7 % chez les femmes dans le monde. Les hommes d’Afrique subsaharienne comptaient parmi les moins souvent inactifs, à 17,9 %, et l’inactivité était plus de deux fois plus fréquente dans les pays à revenu élevé que dans les pays à faible revenu. Pour l’école comme pour les salles de sport, la question de l’accès des filles et des femmes à une activité sûre et adaptée est centrale.

10. La France : ce que prévoit le code de l’éducation

En France, l’éducation physique et sportive est une matière obligatoire dont l’État est responsable. L’article L312-1 du code de l’éducation le pose en une phrase : l’État est responsable de l’enseignement de l’éducation physique et sportive, placé sous l’autorité du ministre chargé de l’éducation. Selon l’article L312-2, le ministre en définit les programmes, et ces programmes comportent l’enseignement de l’aisance aquatique.

L’article L312-3 précise que l’enseignement est dispensé dans les écoles maternelles et élémentaires et dans les établissements du second degré. Dans les écoles, il est assuré par les enseignants du premier degré, réunis en équipe pédagogique, qu’un personnel agréé et qualifié peut assister ; dans le second degré, par les enseignants d’éducation physique et sportive. L’article L312-4 demande que l’organisation et les programmes tiennent compte des différentes formes de handicap, et qu’une formation spécifique soit donnée aux enseignants et aux éducateurs sportifs.

L’article L121-5 assigne à l’éducation physique et au sport scolaire des objectifs larges : contribuer à la lutte contre l’échec scolaire, à l’éducation à la santé et à la citoyenneté et à la réduction des inégalités sociales et culturelles. Il prévoit leur complémentarité avec les pratiques périscolaires et extrascolaires et les partenariats avec le mouvement sportif associatif.

Le sport scolaire volontaire, enfin, est organisé par les associations sportives scolaires. Selon l’article L552-2, une association sportive est créée dans tous les établissements du second degré ; l’État et les collectivités favorisent sa création dans les écoles, et les collectivités peuvent aider ces associations, en particulier en facilitant l’accès à leurs équipements. L’article L552-1 dit que tout élève apte à l’éducation physique est réputé apte à ces activités volontaires.

Le volume horaire de l’éducation physique n’est pas fixé par le code : il relève d’arrêtés que nous n’avons pas relus pour cet article. Nous ne donnons donc pas d’horaire.

11. Ce que l’on peut retenir

Trois enseignements se dégagent. Le premier est que l’inactivité des jeunes est presque universelle : quatre adolescents sur cinq dans le monde n’atteignent pas les recommandations, quel que soit le niveau de revenu de leur pays. L’Afrique subsaharienne n’est ni l’exception ni le modèle qu’on en fait parfois.

Le deuxième est que, sur le continent africain comme ailleurs, l’urbanisation et le confort matériel vont avec moins d’activité : la voiture familiale, la vie en ville, le niveau socio-économique plus élevé. Le déplacement actif vers l’école, le jeu dehors et la pratique de plusieurs sports comptent autant que les heures de cours.

Le troisième est que les effets se mesurent avec humilité. Les programmes scolaires évalués avec rigueur en Afrique du Sud et en Tanzanie ont eu des effets limités sur l’activité totale et la corpulence ; la continuité entre l’enfance et l’âge adulte est faible ; une éducation physique quotidienne pendant le primaire n’a pas suffi, à Trois-Rivières, à faire des adultes plus actifs. La pratique adulte se construit tout au long de la vie.

12. Et pour une salle de sport ?

Pour une salle de sport, la leçon n’est pas qu’un marché serait « constitué » par l’école. C’est que l’activité physique des adultes se gagne à tout âge, et souvent à nouveau : à l’entrée dans la vie active, après une naissance, après un déménagement, à la retraite. Une salle peut y contribuer en offrant un lieu sûr, des horaires compatibles avec la vie de chacun, des séances de renforcement et d’endurance adaptées au niveau, et un accueil qui fait sa place aux débutants et aux femmes.

Pour un porteur de projet, la démarche est d’abord une démarche de connaissance de son territoire : les équipements sportifs publics, les associations, le sport scolaire et ses associations sportives, les besoins des habitants. Un club ouvert sous licence de marque s’inscrit dans ce paysage ; il ne remplace ni l’école, ni le club associatif, ni l’espace public.

FAQ — Sport scolaire en Afrique et activité physique des jeunes

Combien d'activité physique faut-il à un enfant ?
Selon les recommandations de l’OMS de 2020, les 5-17 ans devraient pratiquer en moyenne au moins 60 minutes par jour d’activité d’intensité modérée à soutenue, avec, au moins trois jours par semaine, des activités intenses et de renforcement des muscles et des os, et limiter le temps de sédentarité.
Les adolescents africains bougent-ils moins que les autres ?
Pas d’après l’analyse mondiale de Guthold et coll. (2020) : en 2016, 81 % des élèves de 11 à 17 ans du monde étaient insuffisamment actifs, sans lien clair avec le revenu du pays. La région la plus touchée était l’Asie-Pacifique à revenu élevé.
Qui bouge le moins en Afrique subsaharienne ?
Selon la revue de Muthuri et coll. (2014), les enfants de niveau socio-économique plus élevé, ceux des villes et les filles avaient une activité physique plus faible et une moins bonne endurance. L’urbanisation était associée à une baisse de l’activité.
Les programmes de sport à l'école ont-ils marché en Afrique ?
Les essais randomisés récents en Afrique du Sud (Gqeberha) et en Tanzanie (KaziAfya) n’ont pas trouvé d’effet significatif sur l’activité physique quotidienne ni sur la composition corporelle globale, avec des effets variables selon les marqueurs et selon le sexe.
Le sport à l'école fait-il les sportifs adultes ?
La continuité est faible : une méta-analyse de 38 études (García-Hermoso et coll., 2025) trouve une corrélation de 0,14 pour l’activité physique et de 0,26 pour le sport entre l’enfance et l’âge adulte. À Trois-Rivières, cinq heures d’EPS par semaine au primaire n’ont pas rendu les adultes plus actifs à 44 ans.
Que prévoit la loi française pour l'EPS ?
Le code de l’éducation fait de l’EPS un enseignement dont l’État est responsable (L312-1), dispensé de la maternelle au second degré (L312-3), et prévoit une association sportive dans tous les établissements du second degré (L552-2). Les horaires sont fixés par arrêté.

Sources

  • Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462. doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955
  • Guthold R, Stevens GA, Riley LM, Bull FC. Global trends in insufficient physical activity among adolescents: a pooled analysis of 298 population-based surveys with 1·6 million participants. The Lancet Child & Adolescent Health, 2020 (résumé). doi.org/10.1016/S2352-4642(19)30323-2
  • Guthold R, Stevens GA, Riley LM, Bull FC. Worldwide trends in insufficient physical activity from 2001 to 2016. The Lancet Global Health, 2018 (résumé). doi.org/10.1016/S2214-109X(18)30357-7
  • Muthuri SK et coll. Temporal trends and correlates of physical activity, sedentary behaviour, and physical fitness among school-aged children in Sub-Saharan Africa: a systematic review. International Journal of Environmental Research and Public Health, 2014 (résumé). doi.org/10.3390/ijerph110303327
  • Nakabazzi B et coll. Prevalence and socio-demographic correlates of accelerometer measured physical activity levels of school-going children in Kampala city, Uganda. PLOS One, 2020 (résumé). doi.org/10.1371/journal.pone.0235211
  • Diouf A et coll. Physical Activity Level and Sedentary Behaviors among Public School Children in Dakar (Senegal) Measured by PAQ-C and Accelerometer: Preliminary Results. International Journal of Environmental Research and Public Health, 2016 (résumé). doi.org/10.3390/ijerph13100998
  • Nganou-Gnindjio CN et coll. Epidemiology of overweight and obesity in school children and adolescents in Cameroon: a comparative study in urban and semi-urban settings. Pan African Medical Journal, 2025 (résumé). doi.org/10.11604/pamj.2025.51.87.45733
  • Gyamfi D et coll. Weight management among school-aged children and adolescents: a quantitative assessment in a Ghanaian municipality. BMC Pediatrics, 2019 (résumé). doi.org/10.1186/s12887-019-1772-4
  • Nqweniso S et coll. A Combined Physical Activity and Multi-Micronutrient Supplementation Intervention in South African Primary Schools. Children, 2025 (résumé). doi.org/10.3390/children12101352
  • Minja EG et coll. Effect of physical activity and multi-micronutrient supplementation on body composition among Tanzanian schoolchildren: KaziAfya cluster-randomized controlled trial. BMC Public Health, 2025 (résumé). doi.org/10.1186/s12889-025-23457-x
  • Sember V et coll. One decade of school environment monitoring […] from the Active Healthy Kids Global Alliance Global Matrices 1.0 to 4.0. Journal of Exercise Science and Fitness, 2025 (résumé). doi.org/10.1016/j.jesf.2025.10.007
  • García-Hermoso A, López-Gil JF, Ezzatvar Y. Tracking of physical activity and sport from childhood and adolescence to adulthood: a systematic review and meta-analysis. Translational Pediatrics, 2025 (résumé). doi.org/10.21037/tp-2025-89
  • Larouche R, Laurencelle L, Shephard RJ, Trudeau F. Daily physical education in primary school and physical activity in midlife: the Trois-Rivières study. Journal of Sports Medicine and Physical Fitness, 2015 (résumé). pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/26068327/
  • Luukkainen NM et coll. Longitudinal relationship between organised and non-organised physical activities and overall physical activity in children aged 3-11 years. European Journal of Sport Science, 2024 (résumé). doi.org/10.1002/ejsc.12172
  • Code de l’éducation articles L121-5, L312-1 à L312-4, L552-1 et L552-2. textes en vigueur lus le 29 octobre 2026 dans la compilation codes.droit.org (édition du 16 octobre 2026) ; seul Légifrance fait foi. codes.droit.org/PDF/Code%20de%20l’%C3%A9ducation.pdf

Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; la fiche de l’OMS et les textes de loi, dans leur texte intégral.

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