Maroc la Coupe du Monde un roi sportif et un marché fitness en plein essor

Maroc : la Coupe du Monde 2030, un roi sportif et un marché fitness en plein essor

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 17 min · 📅 Publié le 24 mars 2026

Investigation · Maroc · Activité physique, surpoids et santé · Femmes, enfants, aînés · Ce que disent les études

Au Maroc, une grande partie de la population bouge déjà, mais pas tout le monde, et pas de la même façon. L’enquête nationale de l’Organisation mondiale de la santé menée en 2017 montre qu’un adulte sur cinq n’atteint pas le niveau d’activité recommandé, avec un écart marqué entre les femmes et les hommes, et qu’une majorité d’adultes est en surpoids. Les études marocaines publiées depuis éclairent ce qui fait bouger, ou non, les enfants, les femmes, les personnes âgées et les malades chroniques. Voici ce qu’elles disent, et ce qu’on peut en retenir de ce côté de la Méditerranée.

Une précision de méthode. Cet article ne cite que des sources que nous avons lues : deux fiches de résultats d’enquêtes de l’Organisation mondiale de la santé, les résumés publiés des études citées et les recommandations de l’OMS de 2020. Les chiffres de marché, de clubs, de prix, de pénétration et de croissance, les effets prêtés à des compétitions sportives et les biographies de sportifs ou de responsables politiques, qui circulaient sans source lisible, ne sont pas repris. L’organisation de la Coupe du monde 2030 n’est pas détaillée : la page officielle de la FIFA n’a pas pu être lue. Aucune personne n’est nommée, hors les auteurs des études.

Une précision de transparence. Magicfit est un réseau de clubs de sport en France, en licence de marque. Cet article est une synthèse documentaire sur la santé et l’activité physique ; il ne donne aucun conseil médical et ne promet aucun résultat.

1. Ce que mesure l’enquête nationale de 2017

Le Maroc a mené de mars à juin 2017 une enquête STEPS, la méthode de l’Organisation mondiale de la santé pour suivre les facteurs de risque des maladies non transmissibles. Elle a porté sur un échantillon représentatif d’adultes de 18 ans et plus ; 5 429 personnes y ont participé, avec un taux de réponse de 89 %. Elle a recueilli des informations sur les comportements, puis pris des mesures physiques (taille, poids, tension artérielle) et biologiques (glycémie, cholestérol).

Sa fiche de résultats donne pour les 18-69 ans des chiffres de référence, publiés avec leurs intervalles de confiance. Ce sont ceux qui servent depuis aux chercheurs marocains pour estimer le poids de l’inactivité physique dans les maladies chroniques. Une nouvelle enquête était prévue, selon la fiche, si les financements le permettaient ; la page de l’OMS consacrée au Maroc, lue le 29 octobre 2026, ne mentionne pas de résultats STEPS plus récents. Les chiffres qui suivent datent donc de 2017 et doivent être lus comme tels.

2. Un adulte sur cinq ne bouge pas assez

Selon l’enquête de 2017, 21,1 % des adultes marocains de 18 à 69 ans avaient une activité physique insuffisante, c’est-à-dire moins de 150 minutes d’activité d’intensité modérée par semaine, ou l’équivalent. L’écart entre les sexes est net : 16,1 % des hommes, mais 26 % des femmes. Le temps médian d’activité physique était de 120 minutes par jour, avec 137 minutes pour les hommes et 90 pour les femmes.

L’enquête relève aussi que 74,3 % des adultes ne pratiquaient aucune activité d’intensité soutenue, 61 % des hommes et 87,2 % des femmes. Autrement dit, beaucoup de Marocains bougent, notamment au travail et dans leurs déplacements, mais très peu pratiquent un effort intense, du type course, sport collectif ou séance de renforcement soutenue. C’est un profil fréquent dans les pays où l’activité physique vient encore pour une bonne part du travail et de la marche, plus que du sport de loisir.

3. Ce qui faisait moins bouger, selon une enquête de 2008

Une enquête plus ancienne, menée en mai 2008 auprès de 2 613 adultes représentatifs de la population et publiée en 2011 dans Preventive Medicine par Najdi et ses collègues, avait cherché les facteurs associés à une faible activité physique. La catégorie la moins active réunissait 16,5 % des adultes : 24 % des femmes et 9 % des hommes.

Chez les hommes, l’âge, le chômage ou la retraite, un revenu élevé et le surpoids étaient les principaux facteurs associés à une faible activité. Chez les femmes, c’étaient la vie en ville et le fait d’être femme au foyer. Les auteurs concluaient que l’urbanisation et l’élévation des revenus étaient associées à une moindre activité physique dans un pays en transition économique : en quittant le travail physique et la campagne, une partie de la population perd aussi une partie de son activité quotidienne, sans la remplacer.

4. Le surpoids touche une majorité d’adultes

L’enquête de 2017 a mesuré le poids et la taille des participants. 53 % des adultes de 18 à 69 ans étaient en surpoids, obésité comprise, soit un indice de masse corporelle de 25 ou plus : 42,6 % des hommes et 63,4 % des femmes. 20 % étaient obèses, avec un indice de 30 ou plus : 11 % des hommes et 29 % des femmes. L’indice de masse corporelle moyen était de 25,9.

En 2011, une étude nationale publiée dans Public Health Nutrition par El Rhazi et ses collègues, sur 2 891 adultes, trouvait déjà une obésité de 20,9 % chez les femmes et de 6 % chez les hommes. Chez les femmes, le risque augmentait avec l’âge et avec le mariage ; chez les hommes, avec le revenu familial et le mariage. L’écart entre les sexes, déjà visible dans l’activité physique, se retrouve ainsi dans le poids, et de façon plus marquée encore.

5. Les femmes en âge d’avoir des enfants

Une étude publiée en 2025 par Mekkaoui et ses collègues a voulu actualiser ces données chez les femmes de 18 à 49 ans. Elle a porté sur 2 172 femmes de toutes les régions du Maroc. Selon l’indice de masse corporelle, 30,3 % étaient en surpoids et 27,8 % obèses. Avec une équation propre à la population marocaine, qui estime la masse grasse, 61,6 % présentaient un excès de masse grasse.

L’âge et le niveau de vie du foyer allaient de pair avec plus d’obésité, l’éducation avec moins ; la vie en ville et le mariage semblaient y contribuer. Les auteurs soulignent la complexité du problème et la nécessité de stratégies qui tiennent compte de ces facteurs sociaux et économiques. Pour qui accueille des femmes dans une salle de sport, en France comme au Maroc, cette étude rappelle que le poids est rarement une affaire de seule volonté.

6. Tension, glycémie, cholestérol

L’enquête de 2017 donne aussi l’état cardiovasculaire et métabolique des adultes. 29,3 % avaient une tension artérielle élevée ou prenaient un traitement pour la faire baisser. Parmi les personnes dont la tension mesurée était élevée, 71,4 % ne prenaient pas de traitement, ce qui suggère qu’une grande partie de l’hypertension n’est pas soignée, ou pas connue.

10,6 % des adultes avaient une glycémie à jeun élevée, et 10,5 % un cholestérol total élevé ou traité. L’enquête combine enfin cinq facteurs de risque : le tabac quotidien, moins de cinq portions de fruits et légumes par jour, une activité physique insuffisante, le surpoids et une tension élevée. Seuls 5,7 % des adultes n’en avaient aucun, et 23,6 % en cumulaient trois ou plus ; chez les 45-69 ans, cette proportion atteignait 38,5 %.

7. La part des maladies liée à l’inactivité

À partir de ces données, Bahra et ses collègues ont estimé en 2026, dans Preventing Chronic Disease, la part de plusieurs maladies chroniques qui pourrait être évitée par plus d’activité physique au Maroc. Selon le niveau d’activité considéré, l’inactivité expliquerait jusqu’à 3,95 % des cancers du sein, 6,49 % des cancers colorectaux chez les femmes et 4,13 % chez les hommes, et de 2,60 % à 9,10 % des diabètes de type 2 selon le sexe.

Chez les 35 ans et plus, l’inactivité expliquerait jusqu’à 6,49 % des cardiopathies ischémiques et 7,08 % des accidents vasculaires cérébraux ischémiques chez les femmes, et jusqu’à 5,16 % et 5,64 % chez les hommes. Les auteurs concluent que davantage d’activité physique pourrait réduire sensiblement ces maladies, et plaident pour des stratégies de santé publique qui tiennent compte des différences entre femmes et hommes.

8. L’activité, la tension et les malades déjà traités

Une étude publiée en 2026 dans Frontiers in Sports and Active Living par Chourite et ses collègues a suivi 612 adultes hypertendus traités, dans un centre de santé de Kénitra, entre juillet et décembre 2025. 66 % avaient une tension non contrôlée malgré leur traitement. 36,1 % avaient une activité physique faible, 39,1 % moyenne et 24,8 % élevée.

Après prise en compte de l’âge, du sexe, du revenu, du tabac, du sel, du tour de taille, du diabète, du traitement et de son suivi, une activité moyenne était associée à une probabilité de tension non contrôlée réduite de 51 %, et une activité élevée à une réduction de 69 %, par rapport à une activité faible. Il s’agit d’une association observée à un moment donné, pas de la preuve que l’activité ait causé ce contrôle ; mais elle va dans le sens des recommandations, qui font de l’activité physique un complément du traitement, à discuter avec son médecin.

9. Les femmes de 45 à 64 ans

Une étude publiée en 2023 dans l’International Journal of Environmental Research and Public Health par Harraqui et ses collègues a porté sur 373 femmes de 45 à 64 ans de Ksar el Kebir, au moment de la ménopause ou après. Leur activité physique a été mesurée par questionnaire, leur composition corporelle et leurs paramètres sanguins par des mesures.

Plus l’activité était élevée, plus l’indice de masse corporelle, le poids, la masse grasse et le tour de taille étaient bas, et moins les composantes du syndrome métabolique étaient nombreuses. L’obésité, l’obésité abdominale, le diabète de type 2, les troubles du cholestérol et le syndrome métabolique étaient moins fréquents aux niveaux d’activité moyen et élevé. En revanche, dans cette étude, l’activité n’était pas associée à la tension artérielle ni au « bon » cholestérol. Les auteurs appellent à d’autres travaux pour préciser ces liens.

10. Les enfants : moins actifs en semaine, les filles surtout

Une étude publiée en 2018 dans BioMed Research International par Baddou et ses collègues a équipé d’un accéléromètre 172 enfants et adolescents marocains, âgés en moyenne de 11 ans, pendant sept jours consécutifs. Les enfants étaient plus sédentaires en semaine que le week-end. Les garçons avaient huit fois plus de chances que les filles d’atteindre la recommandation d’au moins 60 minutes d’activité modérée à soutenue par jour.

L’enquête scolaire de l’OMS menée en 2023 auprès de 4 172 collégiens et lycéens de Fès, âgés de 13 à 17 ans, va dans le même sens : 83,7 % des élèves n’étaient pas actifs au moins 60 minutes par jour tous les jours de la semaine, 77,1 % des garçons et 89,5 % des filles. 49,5 % passaient trois heures ou plus par jour assis ou allongés en dehors de l’école et des devoirs.

11. L’obésité abdominale à l’école primaire

Une étude publiée en 2025 dans Heliyon par Lahyani et ses collègues a mesuré 1 161 enfants de neuf écoles primaires publiques de Marrakech, âgés en moyenne de 9 ans. Le rapport du tour de taille à la taille a permis de repérer une obésité abdominale chez 9 % d’entre eux. L’âge, le sexe, le lieu de vie, la structure familiale, la possession d’un téléphone, l’alphabétisation de la mère et le fait d’être enfant unique étaient associés à l’indice de masse corporelle.

Les enfants atteints d’obésité abdominale dormaient moins, étaient plus sédentaires et moins actifs, mais ces écarts n’étaient pas statistiquement significatifs ; seuls le fait d’être enfant unique et la famille monoparentale l’étaient. Les auteurs appellent à des actions qui tiennent compte du contexte familial, du sommeil et de la sédentarité, plutôt que d’un seul facteur.

12. Le sport à l’école peut agir sur le métabolisme

Une étude publiée en 2026 dans Sports par Messaoudi et ses collègues a réparti au hasard 90 adolescents marocains de 12 à 17 ans, en surpoids ou obèses et non diabétiques, en trois groupes, pendant douze semaines à l’école : un entraînement fractionné à haute intensité, un entraînement continu d’intensité modérée, et l’éducation physique habituelle.

Par rapport au groupe témoin, les deux entraînements étaient associés à une baisse significative de la résistance à l’insuline, un peu plus marquée avec le fractionné, et ce chez les adolescents en surpoids comme chez les obèses. Les auteurs invitent à la prudence, car l’alimentation et les autres habitudes n’étaient pas strictement contrôlées. L’étude suggère néanmoins qu’un exercice structuré, à l’école, peut améliorer tôt le métabolisme, que l’on choisisse un effort court et intense ou un effort plus long et modéré.

13. Les aînés : marcher, et garder sa tête

Une étude publiée en 2021 dans Nutrition and Metabolic Insights par Talhaoui et ses collègues a porté sur 172 personnes de plus de 60 ans fréquentant des centres sociaux et de santé de Kénitra, Rabat et Sidi Kacem. Les fonctions cognitives ont été évaluées par un test standard, l’activité physique par le questionnaire de l’OMS.

Les personnes dont les fonctions cognitives étaient altérées marchaient et pédalaient moins. Après prise en compte du sexe, de l’éducation, de la profession, de la pension, de la dépression et de l’état nutritionnel, seul un niveau d’activité modéré était associé à un risque plus faible d’altération cognitive, comparé à un niveau limité. Les auteurs y voient un argument pour la marche et le vélo réguliers chez les aînés, tout en appelant à d’autres études pour mieux comprendre ce lien.

14. En ville, ce qui donne envie de bouger dehors

Une étude publiée en 2026 dans Health Promotion International par Abdala et ses collègues a interrogé 468 usagers de trois espaces verts de Casablanca sur ce qui les motive à y faire de l’activité physique. La proximité du domicile venait en tête, citée par 69 % des personnes, devant une faible pollution, 43 %, et la sécurité, 41 %. Les équipements et la végétation étaient cités par environ un tiers des usagers.

Les préférences variaient selon les groupes : la proximité comptait davantage pour les femmes et les retraités, les équipements pour les plus jeunes. Les auteurs concluent que l’aménagement urbain et la promotion de la santé doivent partir du point de vue des habitants. Une leçon qui vaut aussi pour une salle de sport : la distance, le sentiment de sécurité et l’accueil comptent autant que les machines.

15. Bouger pendant le ramadan

Pour une partie des pratiquants, au Maroc comme en France, le mois de ramadan modifie l’activité physique. Une étude publiée en 2021 dans BMC Public Health par Farooq et ses collègues, sur 209 adultes inscrits à un programme d’activité physique, a comparé les pas quotidiens avant, pendant et après le ramadan, de 2013 à 2019. Pendant le mois de jeûne, les personnes qui jeûnaient faisaient en moyenne 385 pas de moins par jour ; celles qui ne jeûnaient pas en faisaient 731 de plus. Les jeûneurs préféraient bouger avant le coucher du soleil ou le soir.

Une revue narrative publiée en 2026 dans Sports Medicine – Open par Ong et ses collègues conclut qu’un entraînement à jeun pendant le ramadan dégrade la performance du moment, mais ne réduit pas nécessairement les progrès à long terme si la charge, la récupération, l’alimentation et l’hydratation après l’effort sont bien gérées. Les preuves restent limitées. Pour une salle de sport, cela invite à proposer des horaires adaptés, en soirée notamment, et à ajuster l’intensité.

16. Mesurer l’activité dans la langue des personnes

Les chiffres qui précèdent reposent pour la plupart sur des questionnaires, ce qui en fait aussi la limite. Une revue systématique publiée en 2026 dans Frontiers in Public Health par Mahfoudi et ses collègues, dans le cadre du projet BRIDGE, a recensé 21 études de validation de 13 questionnaires d’activité physique en arabe. Le questionnaire international, le plus souvent validé, et celui de l’OMS montraient souvent une validité insuffisante quand on les comparait à une mesure de référence, et aucun instrument ne remplissait tous les critères de qualité retenus.

C’est une précaution utile pour lire les comparaisons entre pays : un même pourcentage d’« inactifs » peut recouvrir des réalités différentes selon le questionnaire, sa traduction et la façon dont on compte le travail physique ou les déplacements. Les études qui mesurent l’activité par accéléromètre, comme celle de Baddou chez les enfants, sont plus précises mais plus rares et portent sur de petits groupes.

17. Les grands événements sportifs font-ils bouger ?

Il est souvent affirmé qu’accueillir une grande compétition donne envie de faire du sport à tout un pays. Les études sont plus prudentes. Une revue systématique publiée en 2019 dans l’European Journal of Sport Science par Annear et ses collègues a examiné ce que l’on sait de l’effet des grands événements sportifs, comme les Jeux olympiques et paralympiques, sur l’activité physique des adultes.

La plupart des études retenues ne trouvaient pas d’effet durable sur l’activité physique de la population. Une seule étude de cohorte, au Japon, observait une hausse durable et significative après un grand événement. Les auteurs notent que l’« effet de démonstration », l’idée que voir des champions donne envie de les imiter, s’est révélé un cadre peu fiable. Un héritage sportif ne va pas de soi : il se prépare, avec des équipements, des programmes et un accompagnement, bien au-delà de la compétition elle-même.

18. Ce que recommande l’OMS

Les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé de 2020, présentées par Bull et ses collègues dans le British Journal of Sports Medicine, valent au Maroc comme en France. Elles proposent aux adultes de 150 à 300 minutes d’activité modérée par semaine, ou de 75 à 150 minutes d’activité soutenue, et du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine ; aux enfants et adolescents, en moyenne 60 minutes par jour d’activité modérée à soutenue.

Elles insistent sur le fait que toute activité vaut mieux que rien, qu’il est bon de commencer petit puis d’augmenter progressivement, et qu’il faut limiter le temps passé assis. Elles s’adressent aussi aux personnes âgées, à qui elles recommandent des activités variées travaillant l’équilibre et la force, et aux personnes atteintes de maladies chroniques, pour qui l’activité doit être adaptée avec un professionnel de santé.

19. Ce que l’on peut retenir

Trois enseignements se dégagent. Le premier est que l’enjeu, au Maroc, n’est pas seulement de faire bouger plus, mais de faire bouger celles et ceux qui bougent le moins : les femmes, surtout en ville, les filles dès l’enfance, les personnes âgées et les malades chroniques. Le deuxième est que les études marocaines confirment ce que l’on observe ailleurs : une activité régulière va de pair avec un meilleur poids, une meilleure tension, un meilleur métabolisme et de meilleures fonctions cognitives, même si la plupart de ces études ne prouvent pas un lien de cause à effet.

Le troisième est que les grands événements ne suffisent pas : ce sont la proximité, la sécurité, des horaires adaptés, un accueil des débutants et un accompagnement dans la durée qui font qu’une population se met à bouger. En France comme au Maroc, une salle de sport utile est d’abord celle qui donne à chacun, quel que soit son point de départ, une raison et un moyen de revenir.

FAQ — Maroc : activité physique, surpoids et santé

Les Marocains font-ils assez d'activité physique ?
Selon l’enquête STEPS de l’OMS menée en 2017, 21,1 % des adultes de 18 à 69 ans avaient une activité insuffisante, 16,1 % des hommes et 26 % des femmes ; 74,3 % ne pratiquaient aucune activité d’intensité soutenue.
Combien d'adultes sont en surpoids au Maroc ?
Selon la même enquête, 53 % des adultes de 18 à 69 ans étaient en surpoids, obésité comprise (42,6 % des hommes, 63,4 % des femmes), et 20 % obèses (11 % des hommes, 29 % des femmes).
Les enfants marocains bougent-ils assez ?
Non, pour la plupart. Dans l’enquête scolaire de l’OMS menée à Fès en 2023, 83,7 % des 13-17 ans n’étaient pas actifs au moins 60 minutes par jour tous les jours ; les filles l’étaient encore moins que les garçons (89,5 % contre 77,1 %).
L'activité physique aide-t-elle à contrôler la tension ?
Chez 612 hypertendus traités suivis à Kénitra, une activité moyenne ou élevée était associée à une probabilité nettement plus faible de tension non contrôlée (Chourite et coll., 2026). C’est une association, pas une preuve de cause ; l’activité complète le traitement et se discute avec son médecin.
Peut-on faire du sport pendant le ramadan ?
Oui, en l’adaptant. Selon une revue de 2026 (Ong et coll.), l’entraînement à jeun dégrade la performance du moment mais ne réduit pas forcément les progrès si la charge, la récupération, l’alimentation et l’hydratation sont bien gérées ; beaucoup de jeûneurs préfèrent bouger avant le coucher du soleil ou le soir (Farooq et coll., 2021).
Accueillir une Coupe du monde fait-il bouger la population ?
Pas automatiquement. Selon une revue systématique de 2019 (Annear et coll.), la plupart des études ne trouvent pas d’effet durable des grands événements sportifs sur l’activité physique des adultes ; un héritage se prépare avec des équipements et des programmes.

Sources

  • Organisation mondiale de la santé Morocco STEPS Survey 2017 — Fact Sheet. fiche de résultats lue le 29 octobre 2026. who.int/publications/m/item/2017-steps-factsheet-morocco
  • Organisation mondiale de la santé Global School-based Student Health Survey, Morocco (Fez), 2023 Fact Sheet. fiche de résultats lue le 29 octobre 2026. who.int/publications/m/item/2023-gshs-fact-sheet-morocco-(fez)
  • Najdi A et coll. Correlates of physical activity in Morocco. Preventive Medicine, 2011 (résumé). doi.org/10.1016/j.ypmed.2011.03.009
  • El Rhazi K et coll. Prevalence of obesity and associated sociodemographic and lifestyle factors in Morocco. Public Health Nutrition, 2011 (résumé). doi.org/10.1017/s1368980010001825
  • Mekkaoui B et coll. Obesity and associated risk factors among women of reproductive age in Morocco. Roczniki Państwowego Zakładu Higieny, 2025 (résumé). doi.org/10.32394/rpzh/210206
  • Bahra N, Bartal FZ, Mahfoudi H, El Rhazi K, Tachfouti N. Estimation of the Attributable Fraction of Noncommunicable Diseases Related to Physical Inactivity, Morocco. Preventing Chronic Disease, 2026 (résumé). doi.org/10.5888/pcd23.250352
  • Chourite C, Khossossi H, Mouilly M. Association between physical activity and blood pressure control among Moroccan adults with hypertension. Frontiers in Sports and Active Living, 2026 (résumé). doi.org/10.3389/fspor.2026.1896600
  • Harraqui K et coll. Association between Physical Activity, Body Composition, and Metabolic Disorders in Middle-Aged Women of Ksar el Kebir (Morocco). International Journal of Environmental Research and Public Health, 2023 (résumé). doi.org/10.3390/ijerph20031739
  • Baddou I et coll. Objectively Measured Physical Activity and Sedentary Time among Children and Adolescents in Morocco: A Cross-Sectional Study. BioMed Research International, 2018 (résumé). doi.org/10.1155/2018/8949757
  • Lahyani Y et coll. Impact of sociodemographic factors, sleep, physical activity, and sedentary lifestyle on central obesity in schoolchildren aged 6-12 years in Marrakech, Morocco. Heliyon, 2025 (résumé). doi.org/10.1016/j.heliyon.2024.e41176
  • Messaoudi H et coll. Effects of High-Intensity Interval Training and Moderate-Intensity Continuous Training on Insulin Resistance Markers in Overweight and Obese Moroccan Adolescents. Sports, 2026 (résumé). doi.org/10.3390/sports14080318
  • Talhaoui A et coll. Association between Physical Activity and Cognitive Function among the Elderly in the Health and Social Centers in Kenitra, Rabat, and Sidi Kacem City (Morocco). Nutrition and Metabolic Insights, 2021 (résumé). doi.org/10.1177/11786388211026758
  • Abdala SA et coll. Physical activity in urban green spaces: what do users value most in Casablanca, Morocco?. Health Promotion International, 2026 (résumé). doi.org/10.1093/heapro/daag047
  • Farooq A, Chamari K, Sayegh S, El Akoum M, Al-Mohannadi AS. Ramadan daily intermittent fasting reduces objectively assessed habitual physical activity among adults. BMC Public Health, 2021 (résumé). doi.org/10.1186/s12889-021-11961-9
  • Ong JHA et coll. Exercise Training in the Fasted State During the Month of Ramadan: Acutely Ergolytic but Possibly Chronically Ergogenic? A Narrative Review with Systematic Search and Methodological Quality Assessment. Sports Medicine – Open, 2026 (résumé). doi.org/10.1186/s40798-026-01044-7
  • Mahfoudi H et coll. Systematic review of physical activity measurement scales validated for Arabic-speaking populations: insights from the BRIDGE project. Frontiers in Public Health, 2026 (résumé). doi.org/10.3389/fpubh.2026.1814479
  • Annear MJ, Shimizu Y, Kidokoro T. Sports mega-event legacies and adult physical activity: A systematic literature review and research agenda. European Journal of Sport Science, 2019 (résumé). doi.org/10.1080/17461391.2018.1554002
  • Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462. doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955

Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; les fiches de l’OMS et ses lignes directrices, dans leur texte intégral.

Vous envisagez d’ouvrir une salle de sport sous la marque Magicfit, en licence de marque ?

Recevoir le dossier de présentation →

Réseau Magicfit · Licence de marque
Ouvrir un club Magicfit en licence de marque

10 clubs en France · Une zone exclusive · Aucune redevance en pourcentage du chiffre d’affaires.

Ouvrir un club Magicfit en licence de marque

Partager cet article

Rédigé par

L'équipe Magicfit

Nos coachs diplômés d'État partagent leur expertise pour vous accompagner vers vos objectifs fitness. Nutrition, entraînement, lifestyle : découvrez tous nos conseils !

Prêt à passer à l'action ?

Rejoignez Magicfit et bénéficiez d'un accompagnement personnalisé avec nos coachs diplômés d'État.

Trouver un club

10 clubs Magicfit en France

Me géolocaliser

Trouver les clubs les plus proches

Voir tous les clubs

Liste complète avec carte interactive

ou rechercher

Géolocalisation impossible

Veuillez autoriser l'accès à votre position ou utilisez la recherche par ville.

3 clubs trouvés près de vous