✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 17 min · 📅 Publié le 24 mars 2026
Investigation · Kenya · Course de fond · Physiologie et entraînement · Ce que disent les études
Les coureurs kényans dominent la course de fond depuis plus d’un demi-siècle, et l’on cherche souvent un « secret » à leurs victoires : un gène, l’altitude, un camp d’entraînement mythique. Les études publiées montrent qu’il n’y a pas de facteur unique. Elles décrivent un faisceau de causes, morphologie, économie de course, entraînement, altitude, motivation, et rappellent aussi les blessures, les risques et le fait que la plupart des Kényans, enfants compris, ne sont pas des athlètes. Voici ce que disent ces études, et ce qu’elles peuvent apprendre à un coureur ordinaire.
Une précision de méthode. Cet article ne cite que des sources que nous avons lues : les résumés publiés des études citées et les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé de 2020. Les nombres de coureurs kényans sous un temps donné, les records et palmarès individuels, la taille du marché du fitness à Nairobi et les gains des marathoniens qui circulent sans source ne sont pas repris. Aucun athlète n’est nommé.
Une précision de transparence. Magicfit est un réseau de clubs de sport en licence de marque. Cet article est une synthèse documentaire ; il ne promet aucun résultat, ni pour la performance ou la santé d’une personne ni pour l’activité d’un club.
1. Une domination ancienne
Selon une revue publiée en 2012 dans l’International Journal of Sports Physiology and Performance par Wilber et Pitsiladis, les coureurs kényans et éthiopiens dominent les courses de demi-fond et de fond depuis les Jeux olympiques de Mexico, en 1968, avec une domination comparable en cross-country et sur route. Une autre revue, publiée en 2015 dans le Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports par Larsen et Sheel, juge cette domination kényane si profonde qu’elle n’a d’équivalent dans aucun autre sport.
Cette domination se retrouve jusque chez les coureurs amateurs. Une étude publiée en 2016 dans SpringerPlus par Knechtle et ses collègues a analysé 508 108 résultats de semi-marathons et de marathons courus en Suisse entre 1999 et 2014. Les coureurs d’Éthiopie et du Kenya représentaient moins de 0,1 % des participants, mais réalisaient les temps les plus rapides, chez les femmes comme chez les hommes, et étaient les plus jeunes.
2. Un phénomène surtout kényan, et très localisé
Une étude publiée en 2015 dans le même journal par Tucker et ses collègues a analysé les médailles des grands championnats d’athlétisme de 1964 à 2013, du 800 mètres aux distances plus longues, et les 25 meilleures performances mondiales annuelles au marathon depuis 1990. La part des médailles et des meilleures performances obtenues par des coureurs kényans a augmenté avec le temps, tandis que celle de l’Europe, de l’Amérique du Nord, de l’Océanie, de l’Asie et de l’Amérique du Sud diminuait.
Les auteurs montrent que cette émergence des coureurs africains est d’abord un phénomène kényan, porté par un groupe ethnique en particulier, les Kalenjin, et au sein de celui-ci par un sous-groupe, les Nandi. Les sous-groupes ne réussissent pas dans les mêmes épreuves : certains se distinguent davantage sur les courses de piste les plus courtes, d’autres au marathon. Pour les auteurs, cela traduit une interaction complexe entre hérédité, caractéristiques physiques et facteurs socio-économiques.
3. Pas de gène miracle
La revue de Wilber et Pitsiladis passe en revue les explications proposées : une prédisposition génétique, une forte capacité aérobie développée par la marche et la course dès l’enfance, une hémoglobine relativement élevée, une bonne économie de course liée à la morphologie et à la forme des jambes, la composition des muscles, l’alimentation traditionnelle, la vie et l’entraînement en altitude, et la motivation à réussir économiquement.
Leur conclusion est nette : le succès des coureurs kényans et éthiopiens ne repose pas sur une caractéristique génétique ou physiologique unique. Il semble résulter d’une morphologie favorable, qui donne une économie biomécanique et métabolique exceptionnelle, d’une exposition prolongée à l’altitude associée à un entraînement de volume modéré et d’intensité élevée, et d’une forte motivation à réussir dans le sport pour améliorer sa situation économique.
4. L’économie de course
Trois facteurs physiologiques déterminent la performance en course de fond, rappelle une revue publiée en 2003 par Larsen : la consommation maximale d’oxygène, la part de ce maximum que l’on peut soutenir longtemps, et l’économie de course, c’est-à-dire la quantité d’énergie dépensée pour courir à une vitesse donnée. Les coureurs d’élite kényans et européens atteignent des consommations maximales très élevées mais comparables.
La différence se joue surtout sur l’économie. Un coût énergétique de la course plus faible a été observé chez les coureurs d’élite kényans, et même chez des adolescents kényans non entraînés, par rapport à leurs homologues européens. La composition des muscles, elle, est la même. Selon l’auteur, la forme du corps, et en particulier des jambes longues et fines, pourrait expliquer cette économie, puisque le coût de la course dépend de la masse des jambes. Les études comparant la réponse à l’entraînement montrent par ailleurs une capacité de progression similaire.
5. Des jambes fines
Une étude publiée en 2026 dans Experimental Physiology par Larsen et ses collègues a précisé ce lien. Elle a mesuré l’économie de course et la forme du bas de la jambe chez 12 coureurs d’élite et 29 coureurs de bon niveau kényans, 20 coureurs d’élite et 37 de bon niveau danois, ainsi que chez 46 adolescents kényans et 30 adolescents danois non entraînés.
Chez les adultes comme chez les adolescents non entraînés, le coût en oxygène de la course était nettement plus faible chez les Kényans. Ce coût augmentait avec la section du bas de la jambe. Pour les auteurs, des jambes fines sont associées à une meilleure économie de course, et pourraient contribuer à la domination kényane.
Une étude publiée en 2013 par Vernillo et ses collègues décrit d’ailleurs le profil de 14 marathoniens kényans de très haut niveau : 171 centimètres et 58 kilos en moyenne, environ 9 % de masse grasse, une morphologie à dominante longiligne, et un volume d’entraînement de 180 à 220 kilomètres par semaine.
6. L’économie n’explique pas tout
Une étude publiée en 2015 dans le Journal of Sports Sciences par Mooses et ses collègues nuance ce tableau. Chez 32 coureurs kényans de bon niveau, au profil homogène, certaines mesures de la jambe étaient associées à une meilleure économie de course ou à de meilleures performances, mais l’économie de course elle-même n’était pas liée à la performance. Pour les auteurs, d’autres facteurs peuvent compenser une économie moins bonne : l’économie n’est qu’un des nombreux facteurs de la performance d’élite.
La revue de Larsen et Sheel ajoute que les coureurs kényans ne semblent pas avoir de système respiratoire avantageux. Des limitations y ont même été observées à l’effort intense, comme une baisse de l’oxygène dans le sang ou une limitation du débit expiratoire. Les auteurs appellent à étudier davantage les coureurs vraiment d’élite pour comprendre ce qui permet leurs performances.
7. L’entraînement : beaucoup de course, et de l’intensité bien placée
Une étude publiée en 2020 dans l’European Journal of Sport Science par Casado et ses collègues a comparé les sept premières années d’entraînement de 19 coureurs kényans de niveau mondial, 18 coureurs espagnols de niveau européen et 18 coureurs espagnols de niveau national, à partir de leurs carnets d’entraînement. Commencer l’entraînement systématique plus jeune ne donnait pas d’avantage, et les footings faciles représentaient la plus grande part du kilométrage dans tous les groupes.
Les coureurs kényans couraient au total bien davantage, et faisaient plus de séances au seuil et de fractionné court, mais pas plus de fractionné long ni de compétitions. Les auteurs conseillent aux entraîneurs d’augmenter progressivement le volume de ces séances au seuil et de ce fractionné court, en plus des footings faciles qui développent l’endurance. Entre les Espagnols de niveau européen et ceux de niveau national, il y avait peu de différences, sauf pour les footings faciles, ce qui souligne leur intérêt, mais aussi la nécessité d’un travail plus intense pour rivaliser avec les meilleurs. Pour un coureur ordinaire, la leçon est la régularité : beaucoup de course facile, et un peu d’intensité bien dosée.
8. L’altitude
L’altitude fait partie des explications classiques. L’étude publiée en 2019 dans Medicine and Science in Sports and Exercise par Haile et ses collègues apporte un éclairage indirect. Vingt coureurs kényans bien entraînés, vivant et s’entraînant à environ 2 150 mètres, avaient au départ un hématocrite et une hémoglobine plus élevés, une meilleure consommation maximale d’oxygène et de meilleurs temps sur 3 000 mètres qu’un groupe de coureurs écossais vivant au niveau de la mer.
Cette étude a testé, dans un cadre de recherche, l’effet d’une substance dopante, l’érythropoïétine, chez ces deux groupes. Elle augmentait moins l’hémoglobine des Kényans, mais améliorait leurs performances d’environ 5 % juste après, comme chez les Écossais. Ce résultat rappelle que l’adaptation à l’altitude ne protège pas des effets du dopage.
Le protocole prévoyait une injection tous les deux jours pendant quatre semaines, avec des prises de sang avant, pendant et quatre semaines après. L’hémoglobine et l’hématocrite des Kényans ont augmenté d’environ 10 %, contre environ 17 % chez les Écossais, mais le gain de performance était semblable dans les deux groupes, et encore d’environ 3 % quatre semaines après la dernière injection. Les coureurs d’altitude partaient avec un sang plus riche en hémoglobine ; ils restaient sensibles au produit.
9. Le climat d’entraînement et le dopage
Une enquête diffusée en 2024 sous forme de prépublication, c’est-à-dire avant relecture par des pairs, par Kipchumba et ses collègues, a interrogé 323 coureurs de fond kényans sur leurs attitudes face au dopage. Les coureurs qui percevaient chez leur entraîneur un climat centré sur la maîtrise et le progrès, et ceux qui étaient eux-mêmes orientés vers la tâche plutôt que vers la comparaison avec les autres, avaient des attitudes moins favorables au dopage.
À l’inverse, un climat centré sur la performance et la comparaison était associé à des attitudes plus favorables. Les auteurs plaident pour un encadrement qui valorise le progrès personnel. C’est une leçon qui vaut pour tout encadrement sportif, à tous les niveaux.
10. Les blessures
La course de haut niveau a un coût physique. Une enquête publiée en 2021 dans le South African Journal of Sports Medicine par Koech et ses collègues, auprès de 167 coureurs de fond professionnels de la vallée du Rift, trouve que 63 % avaient eu une blessure liée à la course, 69 % des hommes et 57 % des femmes. L’arrière de la cuisse était la zone la plus touchée, 52 %, devant le bas du dos, 47 %, et la cheville, 38 %.
Les auteurs jugent cette fréquence élevée par rapport à d’autres populations, et appellent à étudier les mécanismes de ces blessures et à mettre en place des programmes de prévention. Pour un coureur amateur, c’est un rappel : augmenter son volume progressivement, et ne pas copier l’entraînement d’un professionnel.
11. L’alimentation et le rapport au corps
Une étude publiée en 2026 dans Frontiers in Sports and Active Living par Õnnik et ses collègues a comparé 50 coureurs kényans de haut niveau et 58 Kényans sédentaires en bonne santé, à l’aide d’un questionnaire sur les attitudes alimentaires. Les auteurs rappellent que le succès des coureurs d’Afrique de l’Est vient probablement d’une combinaison de génétique, d’entraînement, d’environnement, de mode de vie et de facteurs sociaux, et que les habitudes de vie restent peu étudiées.
Les coureuses présentaient moins de risque de troubles du comportement alimentaire que les femmes sédentaires. Chez les hommes, un léger excès sur l’un des scores, et une tendance à une proportion plus élevée au-dessus du seuil de risque, suggéraient un risque un peu accru. Les auteurs restent prudents sur ces écarts.
12. Les enfants kényans ne sont pas tous très actifs
On imagine volontiers des enfants kényans courant chaque jour des kilomètres pour aller à l’école. La réalité est plus contrastée. Dans la région de Nandi, une étude publiée en 2013 par Ojiambo et ses collègues a mesuré chez 30 adolescents ruraux une dépense énergétique liée à l’activité très élevée, bien supérieure à celle observée dans les pays occidentaux ; la distance jusqu’à l’école n’expliquait pas ces écarts.
Mais à Nairobi, l’étude ISCOLE, publiée en 2014 dans BMC Public Health par Muthuri et ses collègues, sur 563 enfants de 9 à 11 ans équipés d’accéléromètres, trouve seulement 36 minutes par jour d’activité modérée à soutenue en moyenne, et 12,6 % d’enfants atteignant les 60 minutes recommandées. 14,4 % étaient en surpoids et 6,4 % obèses. Un niveau social plus élevé était associé à plus de surpoids et à moins d’activité.
Ces enfants passaient en moyenne 398 minutes par jour assis ou immobiles et 463 minutes en activité légère ; 45,7 % allaient à l’école ou en revenaient par un mode actif. Le niveau d’études des parents, le revenu du foyer et la scolarisation dans une école privée plutôt que publique étaient associés à plus de surpoids et à moins d’enfants atteignant la recommandation. Les auteurs invitent à prêter attention aux effets de l’urbanisation et de la prospérité économique sur le mode de vie.
13. Ville et campagne
Une étude publiée en 2022 dans PLOS ONE par Wachira et ses collègues, chez 3 205 enfants de 10 à 12 ans au Kenya, au Mozambique et au Nigeria, équipés de podomètres, trouve que les enfants kényans et mozambicains étaient plus actifs que les enfants nigérians. Mais seuls 23 % de l’ensemble atteignaient les 60 minutes d’activité modérée à soutenue par jour, et les filles étaient moins actives que les garçons partout. Au Kenya, un niveau d’études des parents plus faible et les trajets actifs vers l’école étaient associés à plus d’activité.
En moyenne, les enfants des trois pays faisaient 45,6 minutes d’activité modérée à soutenue et environ 11 200 pas par jour. La plupart allaient à l’école à pied ou à vélo, sans pour autant atteindre la recommandation. Les facteurs associés à l’activité différaient d’un pays à l’autre : les auteurs en concluent que les actions doivent s’appuyer sur des données locales.
Chez les adultes, une étude publiée en 2025 dans PLOS Global Public Health par Bosire et ses collègues, dans le comté rural de Vihiga, trouve 27 % d’adultes inactifs et 42 % peu actifs parmi 375 personnes. Les trois quarts se déplaçaient activement, mais seuls 32 % avaient une activité de loisir. Les femmes et les plus de 65 ans étaient plus souvent inactifs. Les maladies cardiovasculaires représentent 8 % de la charge des maladies non transmissibles au Kenya, rappellent les auteurs, et la plupart des participants recevaient leurs informations de santé des soignants. Ils appellent à des actions de proximité, ciblées sur les femmes et les plus âgés des campagnes.
14. En Afrique de l’Est, des écoliers des villes assez peu actifs
Le constat de Nairobi se retrouve chez les voisins du Kenya. Une étude publiée en 2020 dans PLOS One par Nakabazzi et ses collègues a équipé d’un accéléromètre, pendant sept jours, 256 enfants de 10 à 12 ans de sept écoles de Kampala, en Ouganda. Les enfants passaient en moyenne 9,8 heures par jour assis ou immobiles et faisaient 56 minutes d’activité modérée à soutenue.
Seuls 36,3 % atteignaient la recommandation de 60 minutes par jour, 38,9 % des garçons et 34,3 % des filles. Les plus jeunes, les enfants de poids normal, ceux des écoles publiques et ceux des familles plus modestes, sans voiture notamment, bougeaient davantage. Dans les villes d’Afrique de l’Est, la course à pied quotidienne des enfants n’est plus la règle.
15. L’Afrique dans son ensemble
À l’échelle mondiale, l’Afrique subsaharienne reste active. Selon une analyse publiée en 2018 dans The Lancet Global Health par Guthold et ses collègues, sur 358 enquêtes de 168 pays, les hommes d’Afrique subsaharienne comptaient en 2016 parmi les adultes les moins souvent insuffisamment actifs du monde, à 17,9 %. Mais une méta-analyse africaine publiée en 2026 dans PLOS One par Belete et ses collègues, sur 34 études et 41 521 adultes, trouvait une inactivité moyenne de 45 %, plus fréquente chez les femmes, les plus âgés, les personnes en surpoids et les citadins. Le Kenya des coureurs et celui des villes sont deux réalités distinctes.
L’étude de 2018 donnait aussi le tableau mondial : 27,5 % des adultes étaient insuffisamment actifs en 2016, 31,7 % des femmes et 23,4 % des hommes, sans évolution significative depuis 2001. L’inactivité était plus de deux fois plus fréquente dans les pays à revenu élevé (36,8 %) que dans les pays à faible revenu (16,2 %), et elle avait augmenté dans les pays riches. Les auteurs jugeaient alors que l’objectif mondial d’une baisse relative de 10 % pour 2025 ne serait pas atteint sans politiques renforcées et étendues d’urgence.
16. Ce que recommande l’OMS
Les recommandations de l’OMS de 2020, présentées par Bull et ses collègues dans le British Journal of Sports Medicine, proposent aux adultes de 150 à 300 minutes par semaine d’activité modérée, ou de 75 à 150 minutes d’activité soutenue, avec du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine, et aux 5-17 ans une moyenne d’au moins 60 minutes par jour d’activité modérée à soutenue.
Ces repères n’ont rien à voir avec les 180 à 220 kilomètres hebdomadaires d’un marathonien d’élite. Ils rappellent que la santé se joue sur une activité régulière et accessible, bien en deçà de l’entraînement des champions.
17. Ce que l’on peut retenir
Trois enseignements se dégagent. Le premier est que la domination des coureurs kényans ne tient pas à un secret unique : elle combine une morphologie favorable à l’économie de course, un entraînement volumineux et bien dosé, la vie en altitude et une forte motivation, dans des groupes de population précis. Le deuxième est que ce haut niveau a un coût, en blessures notamment, et qu’il ne protège pas des dérives comme le dopage, contre lesquelles l’encadrement joue un rôle. Le troisième est que la plupart des Kényans, comme ailleurs, n’atteignent pas les recommandations d’activité, surtout en ville et chez les filles.
Pour un coureur ordinaire et pour une salle de sport, la leçon est simple : de la régularité, beaucoup d’effort facile et un peu d’intensité, une progression prudente et un encadrement qui valorise le progrès personnel. Un club ouvert sous licence de marque peut s’en inspirer, sans promettre de résultat.
FAQ — Les coureurs kényans : ce que disent les études
Sources
- Wilber RL, Pitsiladis YP. Kenyan and Ethiopian distance runners: what makes them so good?. International Journal of Sports Physiology and Performance, 2012 (résumé). doi.org/10.1123/ijspp.7.2.92
- Larsen HB, Sheel AW. The Kenyan runners. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 2015 (résumé). doi.org/10.1111/sms.12573
- Knechtle B et coll. Male and female Ethiopian and Kenyan runners are the fastest and the youngest in both half and full marathon. SpringerPlus, 2016 (résumé). doi.org/10.1186/s40064-016-1915-0
- Tucker R, Onywera VO, Santos-Concejero J. Analysis of the Kenyan distance-running phenomenon. International Journal of Sports Physiology and Performance, 2015 (résumé). doi.org/10.1123/ijspp.2014-0247
- Larsen HB. Kenyan dominance in distance running. Comparative Biochemistry and Physiology Part A, 2003 (résumé). doi.org/10.1016/S1095-6433(03)00227-7
- Larsen HB et coll. Running economy and lower-limb anthropometry in adult male Kenyan and Danish middle- and long-distance runners and in untrained adolescents. Experimental Physiology, 2026 (résumé). doi.org/10.1113/EP092758
- Vernillo G et coll. Anthropometric characteristics of top-class Kenyan marathon runners. Journal of Sports Medicine and Physical Fitness, 2013 (résumé). pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/23828288/
- Mooses M et coll. Dissociation between running economy and running performance in elite Kenyan distance runners. Journal of Sports Sciences, 2015 (résumé). doi.org/10.1080/02640414.2014.926384
- Casado A, Hanley B, Ruiz-Pérez LM. Deliberate practice in training differentiates the best Kenyan and Spanish long-distance runners. European Journal of Sport Science, 2020 (résumé). doi.org/10.1080/17461391.2019.1694077
- Haile DW et coll. Effects of EPO on Blood Parameters and Running Performance in Kenyan Athletes. Medicine and Science in Sports and Exercise, 2019 (résumé). doi.org/10.1249/MSS.0000000000001777
- Kipchumba KK et coll. Dispositional Goal Orientation and Perceptions of Coach Motivational Climate on Attitudes towards Doping among Kenyan Endurance Runners. medRxiv, 2024, prépublication non relue par les pairs (résumé). doi.org/10.1101/2024.05.31.24308283
- Koech RC, Olivier B, Tawa N. A prevalence of running-related injuries among professional endurance runners in the Rift Valley, Kenya. South African Journal of Sports Medicine, 2021 (résumé). doi.org/10.17159/2078-516X/2021/v33i1a10690
- Õnnik L et coll. Eating attitudes and behaviors characteristics in high-level Kenyan female and male distance runners. Frontiers in Sports and Active Living, 2026 (résumé). doi.org/10.3389/fspor.2026.1756302
- Ojiambo R et coll. Free-living physical activity and energy expenditure of rural children and adolescents in the Nandi region of Kenya. Annals of Human Biology, 2013 (résumé). doi.org/10.3109/03014460.2013.775344
- Muthuri SK et coll. Correlates of objectively measured overweight/obesity and physical activity in Kenyan school children: results from ISCOLE-Kenya. BMC Public Health, 2014 (résumé). doi.org/10.1186/1471-2458-14-436
- Wachira LJ et coll. Physical activity and active transportation behaviour among rural, peri-urban and urban children in Kenya, Mozambique and Nigeria: The PAAT Study. PLOS ONE, 2022 (résumé). doi.org/10.1371/journal.pone.0262768
- Bosire M et coll. Physical activity levels and its associated factors among adults in Vihiga county, Kenya. PLOS Global Public Health, 2025 (résumé). doi.org/10.1371/journal.pgph.0004651
- Nakabazzi B et coll. Prevalence and socio-demographic correlates of accelerometer measured physical activity levels of school-going children in Kampala city, Uganda. PLOS One, 2020 (résumé). doi.org/10.1371/journal.pone.0235211
- Guthold R, Stevens GA, Riley LM, Bull FC. Worldwide trends in insufficient physical activity from 2001 to 2016: a pooled analysis of 358 population-based surveys with 1·9 million participants. The Lancet Global Health, 2018 (résumé). doi.org/10.1016/S2214-109X(18)30357-7
- Belete AK, Yirsaw BG, Taye BA. Burden and predisposing factors of physical inactivity among adults in Africa: Systematic review and Meta-analysis. PLOS One, 2026 (résumé). doi.org/10.1371/journal.pone.0348786
- Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462. doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955
Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; les lignes directrices de l’OMS, dans leur texte intégral.
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