✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 17 min · 📅 Publié le 24 mars 2026
Investigation · Égypte · Obésité, diabète et activité physique · Campagne « 100 millions de vies en bonne santé » · Ce que disent les études
En Égypte, un dépistage national a mesuré le poids et la taille d’environ 50 millions d’adultes : 39,84 % étaient obèses, et près de trois sur quatre en surpoids ou obèses. Le chiffre vient d’un éditorial publié en 2026 dans une revue de gastro-entérologie, qui retrace trente ans de santé publique égyptienne, de la bilharziose à l’hépatite C puis aux maladies du foie liées au poids. Que disent les études de l’obésité, du diabète et de l’activité physique en Égypte, et de la campagne de santé qui a fait du pays un exemple mondial ?
Une précision de méthode. Cet article ne cite que des sources que nous avons lues : les résumés publiés des études citées et les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé de 2020. La taille et la croissance du marché du fitness au Caire, le taux de pénétration par pays, les prix, les chiffres prêtés à des enseignes et les comparaisons avec d’autres pays, que nous n’avons pas pu vérifier, ne sont pas repris. Aucun sportif n’est nommé.
Une précision de transparence. Magicfit est un réseau de clubs de sport en licence de marque. Cet article est une synthèse documentaire ; il ne promet aucun résultat, ni pour la santé d’une personne ni pour l’activité d’un club.
1. Trente ans de transition sanitaire
Selon l’éditorial publié en 2026 dans l’Arab Journal of Gastroenterology par El-Kassas et Esmat, le profil des maladies chroniques du foie en Égypte a changé du tout au tout en trois décennies. La bilharziose dominait jusqu’aux années 1980 ; l’hépatite C est devenue la principale cause des années 1990 aux années 2010 ; aujourd’hui, avec le recul des hépatites virales, ce sont les maladies du foie liées aux troubles métaboliques qui progressent.
Les auteurs rappellent un épisode tragique : l’épidémie d’hépatite C a été alimentée par la transmission lors des traitements injectables de la bilharziose, au milieu du XXe siècle. En 2008, 14,7 % des adultes de 15 à 59 ans avaient des anticorps contre le virus, et environ un sur dix était porteur chronique. Cette histoire explique pourquoi l’Égypte a construit un dispositif de dépistage de masse, aujourd’hui tourné vers d’autres maladies.
2. La campagne « 100 millions de vies en bonne santé »
En 2018-2019, la campagne « 100 millions de vies en bonne santé » a dépisté 57 millions de citoyens et traité environ 4 millions de personnes, selon El-Kassas et Esmat, soit la plus grande part de guérisons de l’hépatite C au monde pour un seul pays. Une revue publiée en 2024 dans les Proceedings du Baylor University Medical Center par Abosheaishaa et ses collègues précise que les nouvelles infections sont passées de 300 pour 100 000 habitants en 2014 à 9 pour 100 000 en 2022.
Selon ces auteurs, l’Égypte est devenue le premier pays au monde à atteindre le niveau « or » fixé par l’OMS sur la voie de l’élimination de l’hépatite C. Ils y voient un modèle pour d’autres régions touchées : une stratégie à plusieurs volets, alliant prévention et traitement. C’est aussi la preuve qu’un pays peut mobiliser sa population à très grande échelle pour sa santé.
3. Une obésité devenue majeure
Le dépistage national a aussi enregistré les mesures corporelles d’environ 50 millions d’adultes. Selon El-Kassas et Esmat, 39,84 % répondaient aux critères de l’obésité : 49,51 % des femmes et 29,53 % des hommes. Rapportés à la population de 2022, près des trois quarts des adultes étaient en surpoids ou obèses.
L’écart entre femmes et hommes est frappant : près d’une femme adulte sur deux était obèse. Pour les auteurs, c’est dans ce contexte de forte obésité et de diabète que les maladies du foie liées au métabolisme progressent. Ils plaident pour des parcours de soins de premier recours dédiés, avec un tri simple des formes graves, et pour une couverture équitable, en s’appuyant sur l’infrastructure bâtie pendant la lutte contre l’hépatite C.
4. Le diabète dans la région
L’Égypte s’inscrit dans une région très touchée. Une étude publiée en 2026 dans Medicina par Ouddoud et ses collègues, à partir des estimations de l’étude Global Burden of Disease pour 21 pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, trouvait que l’incidence standardisée du diabète avait augmenté de 92 % entre 1990 et 2023, et que sa prévalence avait plus que doublé.
L’excès de poids était le principal facteur de risque modifiable. Les enfants de 0 à 14 ans étaient le seul groupe dont la charge de la maladie avait reculé. En 2023, les hommes avaient une charge de la maladie plus élevée que les femmes dans la plupart des tranches d’âge adultes à partir de 15 ans, alors que le schéma de 1990 était à prédominance féminine. Depuis 2019, l’incidence était plus élevée dans 15 des 21 pays, mais les auteurs jugent ces tendances récentes encore préliminaires. Ils appellent à des stratégies de prévention et de soins chroniques adaptées à chaque pays.
5. L’inactivité physique en Afrique
L’Égypte est un pays d’Afrique, et les données africaines éclairent son cas. Une méta-analyse publiée en 2026 dans PLOS ONE par Belete et ses collègues a réuni 34 études et 41 521 adultes du continent. En moyenne, 45 % des adultes étaient physiquement inactifs, avec de très grandes différences d’une étude à l’autre.
Être une femme (rapport de cotes de 1,87), avoir 60 ans ou plus (2,18), être obèse (3,52) ou en surpoids (2,03), vivre en ville (1,91), présenter des symptômes dépressifs ou boire davantage d’alcool étaient associés à plus d’inactivité. Les auteurs recommandent de sensibiliser en priorité les femmes et les plus âgés aux bienfaits de l’exercice. Le lien avec l’obésité féminine relevée en Égypte est évident, même si cette méta-analyse ne porte pas sur un seul pays.
6. Les enfants et la tension artérielle
Une étude publiée en 2026 dans BMC Public Health par Elrewany et ses collègues a examiné 856 élèves de 11 à 14 ans de quatre collèges de Damanhour, dans le gouvernorat de Beheira. Plus d’un quart (27 %) étaient en surpoids ou obèses, et 40 % ne faisaient pas d’exercice régulièrement. Une tension artérielle élevée concernait 9,1 % des élèves, et une hypertension 6,9 %.
Après ajustement, une activité physique d’une fois par semaine ou moins était fortement associée à une tension élevée (rapport de cotes ajusté de 15,7), comme une activité de deux à trois fois par semaine (10,7), l’ajout de sel à table (5,7), le surpoids (2,7) et l’obésité (7,5). Les auteurs plaident pour un dépistage à l’école. L’étude est transversale, mais elle montre que l’activité régulière compte dès l’enfance.
7. La force musculaire et l’humeur des aînés
Une étude publiée en 2026 dans Discover Public Health par Abdelrheem et ses collègues a interrogé 299 adultes de 50 ans et plus dans cinq gouvernorats égyptiens. Des symptômes dépressifs concernaient 62 % d’entre eux, davantage chez les femmes et chez les personnes atteintes de maladies chroniques.
Une faible force de préhension de la main non dominante était fortement associée à des symptômes dépressifs (rapport de cotes de 7,56), tout comme le fait d’être femme au foyer, l’hypertension, les troubles de la vue et une santé perçue médiocre. La force a été évaluée par un test manuel simple, et l’étude est transversale : elle ne prouve pas de lien de cause à effet. Mais elle rejoint les nombreux travaux qui associent force musculaire et santé à l’âge mûr.
8. Les réfugiés, oubliés de la prévention
L’Égypte accueille plus d’un million de réfugiés et de demandeurs d’asile, qui ont du mal à accéder aux soins. Une étude publiée en 2026 dans Frontiers in Public Health par Seada et Chun a interrogé 246 réfugiés syriens et soudanais atteints de diabète ou d’hypertension, au Caire, à Gizeh et à Alexandrie. Les participants ont été recrutés par l’intermédiaire d’organisations gérées par des réfugiés eux-mêmes.
Leurs habitudes de vie et leur santé étaient globalement mauvaises, et le coût était le premier obstacle à l’accès aux soins et au suivi des traitements. Un déplacement prolongé et un faible soutien matériel étaient associés à plus de complications de l’hypertension ; chez les diabétiques, l’arrêt des traitements et l’absence d’accès aux soins nécessaires étaient associés à plus de complications. La prévention par l’activité physique suppose d’abord un accès minimal aux soins.
9. Mesurer l’activité en arabe
Pour suivre l’activité physique d’une population, encore faut-il bien la mesurer. Une revue systématique publiée en 2026 dans Frontiers in Public Health par Mahfoudi et ses collègues, dans le cadre du projet BRIDGE, a recensé 21 études de validation de 13 questionnaires d’activité physique en arabe.
Le questionnaire international IPAQ était le plus souvent validé, mais la validité de critère était souvent insuffisante, y compris pour les outils les plus utilisés comme l’IPAQ et le GPAQ. La validité structurelle, l’erreur de mesure et la validité interculturelle étaient rarement évaluées. Les outils conçus pour des publics précis, comme les personnes âgées ou handicapées, s’en sortaient mieux. Les chiffres d’activité physique des pays arabophones sont donc à lire avec prudence.
10. Prévenir l’obésité des adolescents
Un consensus international publié en 2026 dans Diabetology & Metabolic Syndrome par Shaltout et ses collègues, fruit du travail de 21 experts de plusieurs disciplines, propose cinquante recommandations pour prévenir l’obésité et le diabète de type 2 chez les adolescents, une forme de diabète qui progresse vite et réduit l’espérance de vie.
Parmi les recommandations clés figurent un dépistage standardisé à l’école, l’encadrement de la publicité pour les aliments et boissons peu sains, la promotion de modes de vie sains par les médias et l’usage de l’intelligence artificielle pour adapter les plans de prévention. Les recommandations couvrent neuf domaines, dont l’hygiène de vie, l’école, le numérique, les traitements et les politiques publiques.
11. Un programme infirmier pour les aînés
Les actions simples peuvent changer les habitudes. Un essai randomisé publié en 2026 dans le Journal of Cross-Cultural Gerontology par Fouad et ses collègues a été mené en Égypte auprès de 170 personnes de 60 ans et plus suivies en consultation. Le groupe d’intervention recevait un programme éducatif mené par des infirmières, en deux séances structurées avec des documents, fondé sur quatre dimensions : ce qui compte pour la personne, ses médicaments, sa santé mentale et sa mobilité.
Après l’intervention, le risque d’accident vasculaire cérébral à dix ans, estimé par un score, avait nettement baissé dans ce groupe, et tous les comportements favorables à la santé s’étaient améliorés, en particulier l’activité physique, l’alimentation et la gestion du stress. La part des participants ayant de bonnes pratiques de prévention était passée de 7,1 % à 55,3 %. Les auteurs parlent d’améliorations à court terme et appellent à des études plus longues.
12. Les femmes et les salles de sport dans la région
Les obstacles à l’activité des femmes ont été étudiés dans des pays voisins. Une enquête publiée en 2025 dans Frontiers in Global Women’s Health par A’aqoulah et ses collègues, auprès de 668 femmes saoudiennes, trouvait que 72,2 % étaient sédentaires ou physiquement inactives ; l’âge, l’emploi et le revenu influençaient leur pratique.
Les obstacles cités étaient le prix élevé des abonnements aux salles de sport, le manque de clubs réservés aux femmes, le manque de plaisir à faire du sport et la répétition des mêmes appareils. Les femmes faisaient de l’exercice pour la satisfaction et la confiance en soi. Ces résultats ne portent pas sur l’Égypte, mais ils éclairent ce que pourrait être une offre adaptée aux femmes dans la région : abordable, variée et pensée pour elles.
13. Les outils numériques
Le projet de recherche BRIDGE, qui réunit plusieurs pays arabophones, s’intéresse aussi aux outils numériques. Une synthèse de revues publiée en 2026 dans Frontiers in Digital Health par El Kinany et ses collègues a réuni 36 revues sur les outils de communication numérique destinés à promouvoir une alimentation saine, l’activité physique, le sommeil et la réduction du temps assis.
Les interventions les plus efficaces combinaient plusieurs techniques de changement de comportement : fixation d’objectifs, suivi de soi, retour d’information, incitations et soutien social. La gamification et la compétition sociale semblaient surtout efficaces chez les jeunes, et le retour personnalisé, l’accompagnement et la résolution de problèmes chez les adultes et les personnes âgées. Une autre revue du même projet, publiée en 2026 par Bartal et ses collègues, note que la mesure du temps assis dans les pays arabophones repose surtout sur des questionnaires conçus pour l’activité physique.
14. Les chutes des aînés, un angle mort
Le vieillissement rapide de la région pose la question des chutes. Une cartographie des données publiée en 2026 dans BMJ Global Health par Chaabna et ses collègues a recensé 203 études sur les chutes des personnes de 60 ans et plus au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, portant sur 424 112 personnes.
La plupart des études venaient de pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure (55,7 %) et de zones urbaines (77,3 %), et les données manquaient pour plusieurs pays. La peur de tomber et les raisons perçues des chutes étaient peu étudiées. Pour une population qui vieillit, le renforcement musculaire et le travail de l’équilibre, que recommande l’OMS aux plus âgés, prennent ici tout leur sens.
15. Le monde bouge de moins en moins
L’Égypte s’inscrit aussi dans une tendance mondiale. Selon l’étude publiée en 2024 dans The Lancet Global Health par Strain et ses collègues, 31,3 % des adultes du monde étaient insuffisamment actifs en 2022, contre 26,4 % en 2010, avec 5 points de plus chez les femmes (33,8 %) que chez les hommes (28,7 %).
L’étude réunissait 507 enquêtes de 163 pays et territoires. L’inactivité augmentait dans 103 des 197 pays et territoires étudiés et dans six des neuf régions du monde ; elle progressait après 60 ans dans toutes les régions, chez les femmes comme chez les hommes. Si les tendances de 2010 à 2022 se poursuivent, l’objectif d’une baisse relative de 15 % d’ici 2030 ne sera pas atteint. Les auteurs demandent que la promotion de l’activité physique ne creuse pas les inégalités entre sexes, âges et territoires.
Chez les adolescents, l’étude publiée en 2020 dans The Lancet Child & Adolescent Health par Guthold et ses collègues trouvait que 81,0 % étaient insuffisamment actifs en 2016, 77,6 % des garçons et 84,7 % des filles. Partout, les femmes et les filles sont les plus touchées : c’est aussi le cas que dessinent les chiffres égyptiens d’obésité.
16. Ce que la musculation apporte
La force musculaire compte pour la santé, comme le suggère l’étude égyptienne sur les aînés. Une méta-analyse publiée en 2022 dans le British Journal of Sports Medicine par Momma et ses collègues, sur seize études de cohorte, associe les activités de renforcement musculaire à un risque plus faible de 10 % à 17 % de mortalité toutes causes, de maladies cardiovasculaires, de cancer et de diabète.
La baisse maximale du risque était observée autour de 30 à 60 minutes par semaine, et combiner renforcement et endurance était associé à un risque de décès plus faible que l’absence des deux. Pour le diabète, la relation était différente : la baisse du risque était importante jusqu’à 60 minutes par semaine environ. Aucune association n’était trouvée avec certains cancers, comme ceux du côlon, du rein, de la vessie ou du pancréas. Les auteurs ajoutent que l’effet de volumes plus élevés reste incertain. Pour un pays où le diabète progresse, le renforcement musculaire, accessible et peu coûteux, est un levier intéressant.
17. Bouger pendant la grossesse
L’activité physique des femmes enceintes est un enjeu à part. Un petit essai randomisé publié en 2026 dans Healthcare par Radwan et ses collègues a comparé, chez 44 femmes enceintes de 20 à 40 ans, entre la 13e et la 28e semaine, souffrant de douleurs musculo-squelettiques légères à modérées, un programme de marche nordique de douze semaines, à raison de trois séances de 45 minutes par semaine, à des soins prénatals classiques associés à 30 minutes de marche modérée trois fois par semaine.
La marche nordique a amélioré la marche, réduit les douleurs du bassin et du bas du dos et amélioré la qualité de vie, davantage que la marche modérée. Les auteurs y voient un exercice prénatal prometteur. L’essai est petit, mais il rappelle que l’activité pendant la grossesse se pratique, avec un encadrement adapté et l’accord de la sage-femme ou du médecin.
18. Ce que recommande l’OMS
Les recommandations de l’OMS de 2020, présentées par Bull et ses collègues dans le British Journal of Sports Medicine, proposent aux adultes de 150 à 300 minutes par semaine d’activité modérée, ou de 75 à 150 minutes d’activité soutenue, et du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine ; aux enfants et adolescents, au moins 60 minutes par jour en moyenne.
Elles insistent sur le fait que toute activité vaut mieux que rien et qu’il faut limiter le temps sédentaire. Pour les personnes en surpoids ou obèses, commencer par de petites quantités puis augmenter progressivement est une bonne façon de s’y mettre.
19. Ce que l’on peut retenir
Trois enseignements se dégagent. Le premier est que l’Égypte a montré, avec la campagne contre l’hépatite C, qu’un pays peut mobiliser des dizaines de millions de personnes pour sa santé, et que le même dispositif a révélé une obésité très élevée, surtout chez les femmes. Le deuxième est que l’inactivité, plus fréquente chez les femmes, les plus âgés et les personnes en surpoids, est associée dès l’enfance à des risques comme l’hypertension. Le troisième est que les données d’activité physique de la région doivent encore progresser en qualité.
Pour une salle de sport, la leçon est d’accueillir en priorité les femmes et les personnes en surpoids, avec des séances progressives, du renforcement musculaire et un accueil sans jugement, et de ne promettre aucun résultat. Un club ouvert sous licence de marque peut y contribuer à son échelle.
FAQ — Égypte : obésité, diabète et activité physique, ce que disent les études
Sources
- El-Kassas M, Esmat G. Three decades of change: schistosomiasis, hepatitis C, and the rise of metabolic dysfunction-associated steatotic liver disease in Egypt. Arab Journal of Gastroenterology, 2026 (résumé). doi.org/10.1016/j.ajg.2026.02.005
- Abosheaishaa H et coll. The Egyptian journey from having the highest prevalence of hepatitis C virus to being the first to achieve « gold tier » in conquering the disease. Proceedings (Baylor University Medical Center), 2024 (résumé). doi.org/10.1080/08998280.2024.2379185
- Ouddoud H et coll. Diabetes Burden in the Middle East and North Africa Region, 1990-2023: An Ecological Time-Trend Analysis of GBD Estimates. Medicina, 2026 (résumé). doi.org/10.3390/medicina62071352
- Belete AK, Yirsaw BG, Taye BA. Burden and predisposing factors of physical inactivity among adults in Africa: Systematic review and Meta-analysis. PLOS ONE, 2026 (résumé). doi.org/10.1371/journal.pone.0348786
- Elrewany E, Farag HFM, Osman SO, Saleh SB, Mohamed DT. Prevalence and predictors of pediatric high blood pressure: an Egyptian school-based survey. BMC Public Health, 2026 (résumé). doi.org/10.1186/s12889-026-27360-x
- Abdelrheem SS et coll. Prevalence of depressive symptoms and their association with handgrip strength among middle-aged and older adults in Egypt: a cross-sectional study. Discover Public Health, 2026 (résumé). doi.org/10.1186/s12982-026-01824-2
- Seada N, Chun S. Exploring the factors associated with diabetes and hypertension complications among refugees living in Egypt. Frontiers in Public Health, 2026 (résumé). doi.org/10.3389/fpubh.2026.1818580
- Mahfoudi H et coll. Systematic review of physical activity measurement scales validated for Arabic-speaking populations: insights from the BRIDGE project. Frontiers in Public Health, 2026 (résumé). doi.org/10.3389/fpubh.2026.1814479
- Shaltout I et coll. International consensus on adolescent metabolic health: prevention of obesity and type 2 diabetes. Diabetology & Metabolic Syndrome, 2026 (résumé). doi.org/10.1186/s13098-026-02142-y
- Fouad RA, Abozeid HA, Ahmed-Shoulkamy T. A Nurse-Led, Age-Friendly Educational Program to Reduce Stroke Risk and Promote Healthy Behaviors among Older Adults: A Randomized Controlled Trial. Journal of Cross-Cultural Gerontology, 2026 (résumé). doi.org/10.1007/s10823-026-09585-w
- A’aqoulah A, Alonazi W, Kalmey F, Innab N, Abusaris R. Barriers and enablers affecting female participation in physical activity. Frontiers in Global Women’s Health, 2025 (résumé). doi.org/10.3389/fgwh.2025.1707792
- El Kinany K et coll. Digital communication tools used to promote healthy lifestyles: an overview of reviews from the BRIDGE project. Frontiers in Digital Health, 2026 (résumé). doi.org/10.3389/fdgth.2026.1805124
- Bartal FZ et coll. Measurement tools for sedentary behavior in the Arabic-speaking countries in MENA region: a systematic review of validated instruments from the BRIDGE project. Frontiers in Public Health, 2026 (résumé). doi.org/10.3389/fpubh.2026.1815050
- Chaabna K et coll. An evidence gap map of fall-related outcomes among older adults in the Middle East and North Africa region. BMJ Global Health, 2026 (résumé). doi.org/10.1136/bmjgh-2025-018999
- Strain T et coll. National, regional, and global trends in insufficient physical activity among adults from 2000 to 2022: a pooled analysis of 507 population-based surveys with 5·7 million participants. The Lancet Global Health, 2024 (résumé). doi.org/10.1016/S2214-109X(24)00150-5
- Guthold R, Stevens GA, Riley LM, Bull FC. Global trends in insufficient physical activity among adolescents: a pooled analysis of 298 population-based surveys with 1·6 million participants. The Lancet Child & Adolescent Health, 2020 (résumé). doi.org/10.1016/S2352-4642(19)30323-2
- Momma H, Kawakami R, Honda T, Sawada SS. Muscle-strengthening activities are associated with lower risk and mortality in major non-communicable diseases: a systematic review and meta-analysis of cohort studies. British Journal of Sports Medicine, 2022 (résumé). doi.org/10.1136/bjsports-2021-105061
- Radwan NL et coll. Effects of Nordic Walking on Prenatal Health: A Focus on Gait Kinematics, Musculoskeletal Pain, and Quality of Life — A Randomized Controlled Trial. Healthcare, 2026 (résumé). doi.org/10.3390/healthcare14121788
- Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462. doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955
Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; les lignes directrices de l’OMS, dans leur texte intégral.
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