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Abonnements, temps d’écran et activité physique : ce que l’on peut comparer

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 16 min · 📅 Publié le 2 avril 2026

Abonnements · Temps d’écran et activité physique · Ce que disent les études

Vidéo à la demande, musique, livraison : les abonnements du quotidien se sont multipliés, et l’on compare souvent leur prix à celui d’une salle de sport. La comparaison est tentante, mais elle mélange des choses qui ne se mesurent pas de la même façon. Cet article ne calcule aucun « retour sur investissement » d’un abonnement : aucune étude que nous avons lue ne permet de le faire. Il réunit ce que l’on sait vraiment : ce que le temps passé assis devant un écran fait à la santé, ce que l’activité physique change, et ce que l’économie comportementale dit de la difficulté à tenir une habitude sportive.

1. Une comparaison qui séduit, mais qui trompe

Comparer le prix mensuel d’une plateforme de vidéo et celui d’une salle de sport paraît simple. Mais l’un paie un divertissement consommé sur le moment, l’autre l’accès à un lieu et à un encadrement dont l’effet dépend entièrement de l’usage qu’on en fait. Un abonnement à une salle que l’on ne fréquente pas n’apporte rien à la santé.

Les chiffres de « gain » ou d’« économies » parfois attribués à un abonnement sportif ne reposent sur aucune étude qui les mesure pour une personne. Les études décrivent des écarts de risque entre des groupes plus ou moins actifs, pas le rendement d’une dépense.

La seule comparaison qui tienne est donc ailleurs : entre le temps passé assis, souvent devant un écran, et le temps passé à bouger. C’est celle que mesurent les études.

2. Le temps d’écran des Français

En France, l’étude publiée en 2022 par Verdot et ses collègues, de Santé publique France, compare deux enquêtes nationales représentatives, de 2006-2007 et de 2014-2016. En 2014-2016, 80 % des adultes déclaraient au moins trois heures d’écran de loisir par jour, en forte hausse depuis 2006-2007.

Chez les enfants, trois sur quatre passaient deux heures ou plus devant un écran chaque jour. Dans le même temps, 71 % des hommes et 53 % des femmes atteignaient les recommandations d’activité physique retenues par l’étude, et seuls 51 % des garçons et 33 % des filles atteignaient la recommandation fixée pour les enfants.

Les auteurs concluent à un manque d’activité physique, en particulier chez les femmes et les filles, à une forte prévalence des comportements sédentaires et à une dégradation de ces comportements entre 2006 et 2016. Le temps d’écran de loisir est l’un de ces comportements.

3. Ce que le temps assis fait à la santé

Une méta-analyse publiée en 2015 dans les Annals of Internal Medicine par Biswas et ses collègues a réuni 47 articles sur le temps sédentaire, en tenant compte de l’activité physique. Un temps sédentaire prolongé était associé à un risque plus élevé de décès toutes causes, d’environ 24 %, ainsi qu’à un risque plus élevé de décès cardiovasculaire et par cancer, de cancers et de diabète de type 2.

Ces associations étaient en général plus marquées chez les personnes peu actives que chez les plus actives. Les auteurs signalent une limite importante : le temps sédentaire était déclaré par les participants dans presque toutes les études, et les méthodes variaient beaucoup.

Ils concluent que le temps sédentaire prolongé est associé à des effets défavorables sur la santé, indépendamment de l’activité physique. C’est un argument pour bouger plus, mais aussi pour s’asseoir moins.

4. Le cas particulier de la télévision

Une méta-analyse dose-réponse publiée en 2018 dans l’European Journal of Epidemiology par Patterson et ses collègues a réuni 34 études et plus de 1,3 million de participants. En tenant compte de l’activité physique, le temps assis total et le temps passé devant la télévision étaient associés à un risque plus élevé de plusieurs maladies chroniques.

Les associations étaient plus fortes pour la télévision que pour le temps assis en général. Pour le risque de décès, le risque augmentait plus nettement au-delà de 3,5 heures de télévision par jour, et, pour le temps assis total, au-delà de 8 heures par jour. Les auteurs identifient des seuils de 6 à 8 heures de temps assis total et de 3 à 4 heures de télévision par jour au-delà desquels le risque augmente.

Ces seuils sont des repères de population. Ils ne disent pas qu’une heure d’écran est nocive en soi, mais que l’accumulation de longues heures assises, chaque jour, pèse sur la santé.

5. L’activité physique peut-elle compenser ?

Une question en découle : peut-on compenser de longues heures assises par de l’activité ? Une méta-analyse harmonisée publiée en 2016 dans The Lancet par Ekelund et ses collègues a réuni les données individuelles de plus d’un million d’adultes, suivis de 2 à 18 ans.

Les taux de décès étaient plus élevés chez les personnes des deux quarts les moins actifs, de 12 à 59 % selon les groupes. Chez les personnes du quart le plus actif, en revanche, le temps assis quotidien n’était pas associé à une hausse de la mortalité toutes causes.

Autrement dit, chez les plus actifs, l’association défavorable du temps assis disparaissait. Ce résultat ne vaut pas permission de rester assis : il montre que le niveau d’activité est au cœur de la question, et qu’il doit être élevé pour compenser de longues heures assises.

6. Ce que l’activité change : les premières doses

Les grandes cohortes montrent que les plus grands écarts de risque apparaissent quand une personne inactive commence à bouger. Une méta-analyse publiée en 2023 dans le British Journal of Sports Medicine par Garcia et ses collègues, sur 94 cohortes et plus de 30 millions de participants, situe les plus grands écarts entre l’inactivité et un niveau équivalent aux 150 minutes hebdomadaires recommandées d’activité modérée à soutenue.

À ce niveau, le risque de décès toutes causes était plus bas de 31 %. Les auteurs estiment que, si toutes les personnes insuffisamment actives atteignaient ce niveau, 15,7 % des décès prématurés seraient évités. Au-delà, les écarts supplémentaires étaient plus faibles.

Une méta-analyse publiée en 2019 dans le BMJ par Ekelund et ses collègues, avec une activité mesurée par accéléromètre chez 36 383 adultes, trouve que toute activité, quelle que soit son intensité, était associée à un risque de décès plus bas, et que le temps sédentaire allait dans le sens inverse.

7. Un quart d’heure par jour

Combien faut-il bouger pour qu’un écart apparaisse ? L’étude publiée en 2011 dans The Lancet par Wen et ses collègues a suivi 416 175 adultes taïwanais pendant huit ans en moyenne. Le groupe le moins actif parmi les actifs faisait en moyenne 92 minutes d’exercice par semaine, soit environ 15 minutes par jour.

Par rapport aux inactifs, ce groupe avait un risque de décès toutes causes plus bas de 14 % et une espérance de vie plus longue de trois ans. Chaque quart d’heure quotidien supplémentaire était associé à une baisse supplémentaire de 4 % de la mortalité toutes causes. Les auteurs concluent que 15 minutes par jour d’exercice d’intensité modérée pourraient être bénéfiques.

Un quart d’heure, c’est souvent moins que la durée d’un épisode de série. Cette comparaison-là, entre deux usages du même temps, a plus de sens que celle des prix.

8. Les pas de la journée

Les pas sont un autre repère, accessible sans abonnement. Une méta-analyse publiée en 2022 dans The Lancet Public Health par Paluch et ses collègues a réuni 15 cohortes internationales, soit 47 471 adultes suivis en médiane 7,1 ans.

Par rapport au quart le moins actif, autour de 3 500 pas par jour, le risque de décès était plus bas de 40 % dans le quart suivant, autour de 5 800 pas. La baisse du risque se poursuivait jusqu’à 6 000 à 8 000 pas par jour chez les adultes de 60 ans et plus, et jusqu’à 8 000 à 10 000 pas chez les plus jeunes.

Là encore, l’écart le plus net sépare les moins actifs du groupe suivant : quelques milliers de pas de plus par jour, ce qui représente une marche quotidienne.

9. Les recommandations de l’OMS

Les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé publiées en 2020, présentées par Bull et ses collègues, recommandent aux adultes de 150 à 300 minutes d’activité d’endurance d’intensité modérée par semaine, ou de 75 à 150 minutes d’intensité soutenue, avec un renforcement musculaire régulier.

Elles recommandent aussi, pour la première fois de façon explicite, de réduire les comportements sédentaires, à tout âge, tout en reconnaissant que les données ne permettent pas encore de fixer un seuil chiffré. Et elles rappellent qu’un peu d’activité vaut mieux que rien.

Pour une personne qui passe ses soirées devant un écran, ces recommandations suggèrent deux leviers complémentaires : ajouter de l’activité, et couper les longues périodes assises.

10. Pourquoi il est si difficile de tenir

Si les bénéfices de l’activité sont connus, pourquoi tant de personnes peinent-elles à tenir ? Une étude publiée en 2025 dans le Journal of Physical Activity and Health par Clavel et ses collègues a suivi mois par mois 20 908 membres de centres de loisirs et de remise en forme, entre 2011 et 2016.

Le risque d’abandon suivait un rythme saisonnier, culminait dans les trois premiers mois, puis diminuait et se stabilisait. Les abonnements courts et une faible fréquentation augmentaient nettement ce risque, et le chômage pesait aussi.

Une étude de 2026 sur 389 481 utilisateurs d’une application d’entraînement, menée par Conti et ses collègues, va dans le même sens : la régularité pendant les 28 premiers jours était le meilleur prédicteur de l’assiduité à un an. Les premières semaines décident donc beaucoup de la suite.

11. Couper les longues périodes assises

Pour ceux qui passent de longues heures assis, au travail ou le soir, de courtes pauses actives peuvent compter. Un essai publié en 2016 dans Diabetes Care par Dempsey et ses collègues a comparé, chez 24 adultes inactifs atteints de diabète de type 2, des journées passées assis sans interruption et des journées où la position assise était coupée toutes les trente minutes par trois minutes de marche lente ou d’exercices simples.

Les deux types de pauses actives réduisaient nettement la hausse de la glycémie, de l’insuline et des triglycérides après les repas. Les auteurs jugent cette approche potentiellement utile et pratique, parce que beaucoup de personnes ont du mal à suivre un programme d’exercice structuré.

Au bureau, une revue Cochrane publiée en 2018 par Shrestha et ses collègues trouve que les bureaux assis-debout réduisent le temps assis au travail d’environ 100 minutes par jour à court terme, avec des preuves de qualité faible. Ces mesures complètent l’activité ; elles ne la remplacent pas.

12. Les efforts brefs du quotidien

Même sans séance de sport, de brefs efforts soutenus dans la journée peuvent être associés à un risque plus bas. Une étude publiée en 2022 dans Nature Medicine par Stamatakis et ses collègues, sur 25 241 participants de la cohorte britannique UK Biobank qui ne faisaient pas d’exercice, a mesuré ces séquences d’activité soutenue intégrées à la vie quotidienne.

Les participants qui en faisaient trois par jour, d’une à deux minutes chacune, avaient un risque de décès toutes causes et par cancer plus bas de 38 à 40 %, et un risque de décès cardiovasculaire plus bas de 48 à 49 %, par rapport à ceux qui n’en faisaient pas. Les auteurs y voient un objectif possible pour les personnes qui ne peuvent pas ou ne veulent pas faire d’exercice.

C’est une étude d’observation, qui ne prouve pas de lien de cause à effet. Elle rappelle que l’activité physique ne se limite pas aux séances programmées.

13. Ce que montre une « mégaétude » sur la fréquentation

L’économie comportementale s’est penchée sur cette difficulté. Une étude publiée en 2021 dans Nature par Milkman et ses collègues a testé, en même temps, 54 programmes numériques de quatre semaines destinés à encourager l’exercice, auprès de 61 293 membres d’une chaîne américaine de salles. Trente chercheurs de quinze universités les avaient conçus.

Près de la moitié des programmes, 45 %, augmentaient de façon significative les visites hebdomadaires, de 9 % à 27 %. Le plus efficace offrait de petites récompenses pour revenir à la salle après une séance manquée. Mais seuls 8 % des programmes produisaient un changement significatif et mesurable après la fin des quatre semaines.

Les auteurs notent aussi que des juges impartiaux n’avaient pas su prédire quels programmes seraient les plus efficaces. Encourager une habitude est possible, mais le maintenir au-delà de l’intervention reste difficile.

14. Les incitations financières

Peut-on payer les gens pour qu’ils fassent du sport ? Une méta-analyse publiée en 2013 dans l’American Journal of Preventive Medicine par Mitchell et ses collègues a réuni onze essais randomisés, soit 1 453 adultes de 18 à 85 ans, sur les incitations financières à l’exercice.

Les résultats favorisaient les incitations : elles augmentaient la participation aux séances, pour des interventions allant jusqu’à six mois. Deux études trouvaient que l’assiduité persistait après la fin de l’incitation. Les incitations garanties, plutôt que tirées au sort, et une mesure objective du comportement semblaient renforcer leur effet.

Les auteurs concluent que les incitations financières peuvent augmenter l’assiduité à court terme, à moins de six mois. Leur effet à long terme reste mal connu. Elles ne remplacent pas le plaisir de pratiquer ni l’habitude installée.

15. Ce qui aide à rester

Ces travaux suggèrent quelques leviers, sans promesse. Les premières semaines comptent : c’est la période où le risque d’abandon est le plus élevé, et où la régularité prédit le mieux la suite. Les rappels et les petites récompenses pour reprendre après une séance manquée peuvent aider, au moins pendant un temps.

La fréquentation elle-même compte : une faible fréquentation précède souvent l’abandon. Un accompagnement attentif aux nouveaux venus, des créneaux compatibles avec la vie de chacun et des objectifs atteignables peuvent faciliter la régularité.

Aucun de ces leviers ne garantit le maintien de la pratique. Ils montrent seulement que l’habitude se construit, et qu’elle se construit surtout au début.

16. Un abonnement n’est pas une activité

Le point essentiel est simple : ce n’est pas l’abonnement qui améliore la santé, c’est l’activité. Une salle de sport peut aider à pratiquer régulièrement, avec un lieu, des horaires, un encadrement et d’autres pratiquants. Mais la marche, le vélo, la course ou des exercices chez soi sont aussi des activités physiques, et les études les comptent.

Les recommandations de l’OMS ne disent pas où pratiquer : elles fixent une durée et une intensité d’activité d’endurance, et demandent un renforcement musculaire régulier. Ce renforcement peut se faire avec des machines, des charges libres, des bandes élastiques ou le poids du corps. Le lieu compte surtout parce qu’il aide, ou non, à tenir : un endroit où l’on se rend facilement, à des horaires qui conviennent, avec un encadrement si l’on en a besoin.

Comparer des prix d’abonnements revient donc à poser une mauvaise question. La bonne question est : combien de temps passez-vous assis chaque jour, combien de temps bougez-vous chaque semaine, et qu’est-ce qui vous aiderait à bouger un peu plus, de façon régulière ?

Les prix et les offres des clubs se consultent à l’accueil ou sur leur page d’inscription ; cet article n’en donne aucun.

17. L’humeur, un bénéfice plus proche

Certains bénéfices de l’activité se ressentent plus vite que d’autres. Pour la dépression, la méta-analyse en réseau publiée en 2024 dans le BMJ par Noetel et ses collègues, sur 218 essais et 14 170 participants, associe la marche ou la course, le yoga, le renforcement musculaire et d’autres formes d’exercice à des baisses modérées des symptômes, d’autant plus nettes que l’intensité était élevée.

Les auteurs notent que la confiance dans ces résultats reste faible, faute d’essais à faible risque de biais. Ils jugent néanmoins que l’exercice pourrait être envisagé aux côtés de la psychothérapie et des antidépresseurs. Ce type de bénéfice, plus proche dans le temps que la prévention des maladies, peut aider à tenir.

La dépression se soigne avec un médecin, et ces résultats ne remplacent pas un avis professionnel.

18. Le coût de l’inactivité, à l’échelle d’un pays

Le seul chiffrage économique solide que nous avons lu porte sur les systèmes de santé, pas sur les ménages. L’analyse publiée en 2016 dans The Lancet par Ding et ses collègues, sur 142 pays représentant 93,2 % de la population mondiale, estime de façon prudente que l’inactivité physique a coûté 53,8 milliards de dollars internationaux aux systèmes de santé en 2013, dont 31,2 milliards payés par le secteur public, 12,9 milliards par le secteur privé et 9,7 milliards par les ménages.

Les auteurs notent que des hypothèses moins prudentes conduisent à des chiffres bien plus élevés. Ces montants décrivent un fardeau collectif ; ils ne se divisent pas en « économies » réalisées par une personne qui s’abonne à une salle, et nous ne les traduisons pas ainsi.

19. Reprendre en sécurité

Pour une personne qui reprend une activité après des années de sédentarité, la progression compte. Commencer par des séances courtes, d’intensité modérée, et augmenter peu à peu permet de tenir dans la durée. Les personnes qui ont une maladie chronique, une douleur, un traitement ou une grossesse ont intérêt à demander l’avis de leur médecin avant de commencer.

La Rédaction Magicfit le rappelle : ces informations ne remplacent pas l’avis d’un professionnel de santé.

20. Ce que l’on peut retenir

Comparer le prix d’une salle de sport à celui d’abonnements de divertissement ne dit rien de la santé : aucun chiffre de « retour sur investissement » d’un abonnement ne repose sur une étude. Ce que les études mesurent, c’est le temps passé assis, souvent devant un écran, et le temps passé à bouger.

Le temps sédentaire prolongé, et surtout la télévision au-delà de quelques heures par jour, est associé à des risques plus élevés ; une activité élevée atténue cette association. Les plus grands écarts de risque apparaissent quand une personne inactive commence à bouger. La difficulté est de tenir : les premières semaines comptent le plus, et les rappels ou les incitations aident surtout à court terme.

Lifestyle

Votre semaine : écrans et mouvement

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Source lue : Bull F. C. et coll., « World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour », British Journal of Sports Medicine, 2020, 54, p. 1451-1462 (PMID 33239350, texte intégral) : les données ne permettent pas de fixer un seuil de temps d’écran. Les exemples d’intensité sont des aides de saisie de la Rédaction.

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FAQ — Abonnements, écrans et activité physique

Un abonnement à une salle de sport est-il « rentable » ?
Aucune étude que nous avons lue ne permet de calculer le rendement d’un abonnement. Ce qui compte pour la santé, c’est l’activité pratiquée, pas l’abonnement : les études comparent des groupes plus ou moins actifs.
Regarder des séries est-il mauvais pour la santé ?
Le temps passé assis devant la télévision est associé, au-delà de 3 à 4 heures par jour, à un risque de décès plus élevé (Patterson et coll., 2018). Ce sont des associations observées sur de grands groupes, pas un effet démontré d’une heure d’écran.
Le sport compense-t-il les heures passées assis ?
Chez les personnes les plus actives, le temps assis n’était plus associé à une hausse de la mortalité (Ekelund et coll., 2016). Il faut un niveau d’activité élevé ; réduire le temps assis reste recommandé par l’OMS.
Pourquoi abandonne-t-on si souvent la salle de sport ?
Le risque d’abandon culmine dans les trois premiers mois ; les abonnements courts et une faible fréquentation l’augmentent (Clavel et coll., 2025). La régularité des 28 premiers jours prédit le mieux l’assiduité à un an (Conti et coll., 2026).
Les récompenses aident-elles à aller à la salle ?
À court terme, oui : dans une mégaétude, 45 % des 54 programmes testés augmentaient les visites, mais seuls 8 % avaient un effet mesurable après leur fin (Milkman et coll., 2021). Les incitations financières augmentent l’assiduité jusqu’à six mois (Mitchell et coll., 2013).
Où trouver les prix des clubs Magicfit ?
À l’accueil de chaque club ou sur sa page d’inscription. Cet article ne donne ni prix ni condition d’offre.

Sources

  • Verdot C et coll. Prevalence of Physical Activity and Sedentary Behaviors in the French Population: Results and Evolution between Two Cross-Sectional Population-Based Studies, 2006 and 2016. International Journal of Environmental Research and Public Health, 2022 (résumé). doi.org/10.3390/ijerph19042164
  • Biswas A et coll. Sedentary time and its association with risk for disease incidence, mortality, and hospitalization in adults: a systematic review and meta-analysis. Annals of Internal Medicine, 2015 (résumé). doi.org/10.7326/M14-1651
  • Patterson R et coll. Sedentary behaviour and risk of all-cause, cardiovascular and cancer mortality, and incident type 2 diabetes: a systematic review and dose response meta-analysis. European Journal of Epidemiology, 2018 (résumé). doi.org/10.1007/s10654-018-0380-1
  • Ekelund U et coll. Does physical activity attenuate, or even eliminate, the detrimental association of sitting time with mortality? A harmonised meta-analysis of data from more than 1 million men and women. The Lancet, 2016 (résumé). doi.org/10.1016/S0140-6736(16)30370-1
  • Garcia L et coll. Non-occupational physical activity and risk of cardiovascular disease, cancer and mortality outcomes: a dose-response meta-analysis of large prospective studies. British Journal of Sports Medicine, 2023 (résumé). doi.org/10.1136/bjsports-2022-105669
  • Ekelund U et coll. Dose-response associations between accelerometry measured physical activity and sedentary time and all cause mortality: systematic review and harmonised meta-analysis. BMJ, 2019 (résumé). doi.org/10.1136/bmj.l4570
  • Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462. doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955
  • Clavel I et coll. Prediction of Dropout in Physical Activity: The Effect of Time. Journal of Physical Activity and Health, 2025 (résumé). doi.org/10.1123/jpah.2024-0777
  • Conti F, Marzagão T, Galpin AJ, Schoenfeld BJ. Predictors of long-term resistance exercise adherence: evidence from a large cohort of mobile app users of various experience levels. Frontiers in Sports and Active Living, 2026 (résumé). doi.org/10.3389/fspor.2026.1855668
  • Milkman KL et coll. Megastudies improve the impact of applied behavioural science. Nature, 2021 (résumé). doi.org/10.1038/s41586-021-04128-4
  • Mitchell MS et coll. Financial incentives for exercise adherence in adults: systematic review and meta-analysis. American Journal of Preventive Medicine, 2013 (résumé). doi.org/10.1016/j.amepre.2013.06.017
  • Noetel M et coll. Effect of exercise for depression: systematic review and network meta-analysis of randomised controlled trials. BMJ, 2024 (résumé). doi.org/10.1136/bmj-2023-075847
  • Wen CP et coll. Minimum amount of physical activity for reduced mortality and extended life expectancy: a prospective cohort study. The Lancet, 2011 (résumé). doi.org/10.1016/S0140-6736(11)60749-6
  • Paluch AE et coll. Daily steps and all-cause mortality: a meta-analysis of 15 international cohorts. The Lancet Public Health, 2022 (résumé). doi.org/10.1016/S2468-2667(21)00302-9
  • Dempsey PC et coll. Benefits for Type 2 Diabetes of Interrupting Prolonged Sitting With Brief Bouts of Light Walking or Simple Resistance Activities. Diabetes Care, 2016 (résumé). doi.org/10.2337/dc15-2336
  • Shrestha N et coll. Workplace interventions for reducing sitting at work. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2018 (résumé). doi.org/10.1002/14651858.CD010912.pub5
  • Stamatakis E et coll. Association of wearable device-measured vigorous intermittent lifestyle physical activity with mortality. Nature Medicine, 2022 (résumé). doi.org/10.1038/s41591-022-02100-x
  • Ding D et coll. The economic burden of physical inactivity: a global analysis of major non-communicable diseases. The Lancet, 2016 (résumé). doi.org/10.1016/S0140-6736(16)30383-X

Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; les lignes directrices de l’OMS, dans leur texte intégral.

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