PME et sport pourquoi les petites entreprises ne peuvent pas se permettre de ne pas investir

PME et Sport : Pourquoi les Petites Entreprises Ne Peuvent Pas Se Permettre de Ne Pas Investir

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 17 min · 📅 Publié le 2 avril 2026

Santé au travail · PME · Activité physique

Les petites et moyennes entreprises emploient une grande partie des salariés, mais elles ont rarement un service des ressources humaines ou un budget dédié à la santé au travail. Que disent les études sur l’activité physique, l’absentéisme et les douleurs liées au travail ? Que dit la loi sur la prévention ? Et que peut faire, concrètement, une entreprise de quelques dizaines de personnes ? Voici ce que montrent les sources que nous avons lues, sans promesse d’économie ni retour sur investissement chiffré.

Une précision de méthode. Cet article ne cite que des sources que nous avons lues le 29 octobre 2026 : la définition de l’Insee, le dossier de l’INRS, le code du travail, les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, le Baromètre de Santé publique France et les résumés des études citées. Nous n’avons pas pu lire les sites de l’Urssaf et du Bulletin officiel de la sécurité sociale : nous ne décrivons donc pas le régime social de la prise en charge d’un abonnement sportif par l’employeur. Aucun coût d’absentéisme, aucun tarif et aucun taux de retour sur investissement ne sont donnés.

1. Qu’est-ce qu’une PME ?

Selon la définition de l’Insee, mise à jour le 4 août 2026, les petites et moyennes entreprises sont celles qui occupent moins de 250 personnes et dont le chiffre d’affaires annuel n’excède pas 50 millions d’euros ou le total de bilan 43 millions d’euros. Elles incluent les microentreprises, qui occupent moins de dix personnes.

Cette catégorie est définie par un décret de 2008 pris en application de la loi de modernisation de l’économie. Une entreprise de 15 salariés et une entreprise de 200 salariés appartiennent donc à la même catégorie, alors que leurs moyens, leur organisation et leurs besoins sont très différents. Une démarche de santé au travail doit en tenir compte.

2. Ce que dit la loi : l’employeur doit prévenir les risques

L’article L4121-1 du code du travail impose à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs. Ces mesures comprennent des actions de prévention des risques professionnels, des actions d’information et de formation, et la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés.

L’article L4121-2 fixe les principes généraux de prévention : éviter les risques, évaluer ceux qui ne peuvent pas l’être, les combattre à la source, adapter le travail à l’homme, notamment dans la conception des postes et le choix des méthodes, en vue de limiter le travail monotone et le travail cadencé, et donner la priorité aux mesures de protection collective.

L’article L4121-3 impose d’évaluer les risques pour la santé et la sécurité, y compris dans l’aménagement des lieux de travail, l’organisation du travail et la définition des postes. Le service de prévention et de santé au travail auquel l’employeur adhère contribue à cette évaluation. L’activité physique proposée aux salariés ne remplace aucune de ces obligations : elle peut seulement s’y ajouter.

3. Les troubles musculosquelettiques, premier sujet de santé au travail

L’INRS définit les troubles musculosquelettiques comme des atteintes de l’appareil locomoteur dont la survenue peut être favorisée par l’activité professionnelle. Ils touchent les muscles, les tendons et les nerfs, et se manifestent par des douleurs, de la raideur, une perte de force ou de sensibilité. Ils peuvent devenir irréversibles et entraîner un handicap durable s’ils ne sont pas pris en charge tôt.

Selon l’INRS, ils résultent de la combinaison de causes multiples liées au poste de travail, à son environnement, à l’organisation du travail et au climat social. L’institut propose une démarche de prévention en quatre étapes : engagement, état des lieux, analyse approfondie et transformation des situations de travail. Il publie aussi une brochure destinée aux responsables de TPE et de PME, avec des pistes simples pour agir.

L’INRS précise que l’agroalimentaire, la métallurgie, la construction automobile, le bâtiment et les travaux publics, le transport, la logistique, la propreté et les activités d’aide et de soin à la personne concentrent la majorité des cas. Il relie leur nombre important à l’accroissement des contraintes de productivité, à l’intensification du travail et au vieillissement de la population active. Beaucoup de ces secteurs comptent de nombreuses petites entreprises.

4. Rester assis longtemps : ce que montrent les études

Une méta-analyse publiée en 2026 a réuni 33 études sur le lien entre le temps passé assis au travail et les troubles musculosquelettiques (Du et coll., 2026). Leur fréquence variait selon les secteurs. Parmi les pistes de prévention relevées par les auteurs figurent l’amélioration des postes, l’évaluation de la posture assise, l’alternance avec des moments debout ou d’exercice, la formation à l’ergonomie et la sensibilisation des salariés.

Une revue systématique publiée la même année s’est intéressée aux « pauses actives », de courts moments d’activité de deux à dix minutes pour interrompre la position assise (Zeng et coll., 2026). Dans quatre des six essais réunis, ces pauses réduisaient l’inconfort musculosquelettique par rapport à une position assise continue ou à un repos passif. Les auteurs préviennent toutefois que cinq de ces six essais présentaient un risque de biais élevé.

5. Réduire le temps assis au bureau

La revue Cochrane sur les interventions pour réduire le temps assis au travail a réuni 34 études et 3 397 participants, toutes menées dans des pays à revenu élevé (Shrestha et coll., 2018). Les bureaux assis-debout réduisaient le temps assis au travail d’environ 100 minutes par jour à court terme, et d’environ 57 minutes par jour entre trois et douze mois, avec des preuves de qualité faible.

Les stratégies de marche n’avaient pas d’effet net sur le temps assis. De courtes pauses d’une à deux minutes toutes les demi-heures le réduisaient d’environ 40 minutes par jour par rapport à deux longues pauses, dans une seule étude. Les simples conseils et informations avaient un effet modeste, surtout au-delà de trois mois. Les messages sur ordinateur, associés à de l’information, n’avaient pas d’effet net à court terme, mais réduisaient le temps assis d’environ 55 minutes par jour entre trois et douze mois, dans une seule étude. Ils réduisaient aussi le nombre et la durée des périodes assises de plus de trente minutes. Les postes de travail actifs, comme les bureaux avec tapis de marche ou pédalier, avaient des effets incertains ou contradictoires. La revue n’a trouvé aucune étude sur les réunions debout ou en marchant.

Pour une petite entreprise, le message est pratique : l’aménagement du poste et l’organisation des pauses comptent plus qu’une affiche.

6. Le mal de dos des employés de bureau

La lombalgie chronique est fréquente chez les employés de bureau. Une méta-analyse publiée en 2026 a réuni quatre essais randomisés et 263 participants sur l’exercice chez ces salariés (Yamano et coll., 2026). À court terme, l’exercice pourrait réduire l’intensité de la douleur par rapport aux groupes témoins.

Les auteurs jugent toutefois ces preuves de très faible certitude, et notent qu’aucune des études n’a mesuré la productivité ou le présentéisme avec des outils validés. Ils appellent à des études plus longues et de meilleure qualité. L’exercice reste recommandé dans la lombalgie, mais son effet sur le travail lui-même n’est pas démontré par ces essais.

7. Le Pilates en entreprise

Une méta-analyse publiée en 2026 a réuni douze essais randomisés sur le Pilates proposé sur le lieu de travail (Tsartsapakis et coll., 2026). Le Pilates réduisait de façon modérée l’incapacité fonctionnelle, c’est-à-dire la gêne dans les activités, chez les salariés.

En revanche, les effets sur l’intensité de la douleur, l’endurance musculaire et la qualité de vie n’étaient pas significatifs, et les résultats variaient beaucoup d’une étude à l’autre. Les intervalles de prédiction, qui estiment l’effet attendu dans une nouvelle étude, comprenaient tous l’absence d’effet. Les auteurs invitent donc à la prudence et demandent des essais plus standardisés. Ce type de résultat est fréquent : une activité peut aider à mieux fonctionner sans faire disparaître la douleur.

8. Activité physique et arrêts de travail : les cohortes

Plusieurs études suivent des salariés pendant des années et comparent leurs arrêts de travail selon leur activité physique. Une étude finlandaise publiée en 2026 a suivi 1 464 adultes en âge de travailler pendant huit ans, avec une activité mesurée par accéléromètre et des tests de condition physique (Pohjola et coll., 2026). Les personnes les plus actives et les plus en forme avaient nettement moins d’arrêts longs que les moins actives et les moins en forme.

Une autre étude finlandaise a suivi de 2017 à 2020 des agents de la ville d’Helsinki âgés de 19 à 39 ans (Päivärinne et coll., 2026). Les femmes qui avaient une activité de loisir modérée à soutenue avaient moins de jours d’arrêt que les inactives, et les hommes qui pratiquaient une activité intense aussi. Les associations avec les déplacements actifs étaient plus faibles et ne se retrouvaient que chez les femmes.

Au Japon, une cohorte de 38 120 salariés suivis pendant plus de neuf ans en moyenne a montré une association entre l’activité de loisir et un risque plus faible d’arrêt long pour troubles mentaux, surtout pour la dépression (Kuwahara et coll., 2026). Dans cette même cohorte japonaise, un travail physiquement actif était aussi associé à un risque plus faible d’arrêt long pour troubles mentaux que le travail sédentaire. Les auteurs notent que ce résultat ne confirme pas clairement le « paradoxe de l’activité physique », selon lequel l’activité au travail n’aurait pas les bienfaits de l’activité de loisir. Dans l’étude finlandaise sur huit ans, les associations devenaient moins régulières avec le temps, surtout pour l’activité physique.

Ces études observent des associations : elles ne prouvent pas que l’activité physique, à elle seule, réduit les arrêts de travail.

9. Les programmes de santé au travail : un effet incertain sur l’absentéisme

Une méta-analyse publiée en 2026 a évalué les interventions de santé au travail, qu’elles portent sur la santé mentale, la santé physique ou le climat de travail, sur l’absentéisme et le retour sur investissement (Backes et coll., 2026). Sur 68 études retenues, 23 ont pu être réunies dans la méta-analyse.

Ces interventions n’étaient pas associées à une réduction significative du nombre de jours d’arrêt. Une tendance à un retour sur investissement positif apparaissait, mais avec une forte incertitude statistique. Les auteurs soulignent que l’absence d’effet mesuré ne signifie pas forcément une absence d’efficacité, et réclament des évaluations standardisées. Il n’existe donc pas de chiffre fiable d’« économie » à promettre à une entreprise qui lance un programme.

10. Les applications et outils numériques

Une revue systématique publiée en 2026 a réuni 17 études et 18 805 salariés sur les applications et outils numériques qui encouragent l’activité physique et réduisent la sédentarité au travail (Miki et coll., 2026). Douze études montraient un effet favorable sur au moins un résultat lié au travail : absentéisme, présentéisme, productivité ou capacité de travail.

La plupart des études avaient cependant un risque de biais élevé ou critique, et elles différaient beaucoup par leurs participants, leurs outils et leurs mesures. Les auteurs concluent que ces outils pourraient avoir un effet favorable, sans qu’on puisse en tirer de conclusion définitive.

11. Les PME, peu présentes dans la recherche

Une étude européenne publiée en 2026 part d’un constat : les PME emploient la majorité des salariés européens, mais elles sont sous-représentées dans la recherche sur la promotion de la santé au travail, qui porte surtout sur les grandes organisations (Mas-Alòs et coll., 2026). Les auteurs ont recensé 714 initiatives réelles de promotion de l’activité physique, et 17 experts internationaux en ont évalué 390.

Aucune initiative n’a fait consensus pour toute la région européenne de l’OMS. Les experts ont en revanche repéré des caractéristiques transférables, surtout dans les domaines de la vie active et de l’exercice, et ont insisté sur l’adaptabilité, des démarches à « seuil bas », faciles d’accès, et la prise en compte de la taille de l’entreprise.

Les initiatives avaient été classées selon le comportement visé et leur intensité. Pour les auteurs, ces résultats doivent servir à concevoir des outils pratiques, adaptés aux besoins et aux moyens des PME européennes. Autrement dit, ce qui marche dans un grand groupe, avec un service dédié et un budget, ne se transpose pas tel quel dans une entreprise de vingt personnes.

12. Les dirigeants de petites entreprises aussi

La santé des dirigeants compte dans une petite structure. Une étude publiée en 2026 a interrogé 361 dirigeants d’entreprise français sur leur sommeil, leur stress, leur anxiété et leur activité physique (Bourlois et coll., 2026). 67,3 % dormaient mal, 47,8 % étaient très stressés et 22,5 % avaient une activité physique très faible.

Les dirigeants de petites entreprises étaient plus stressés, pratiquaient moins d’activité physique et dormaient moins bien. Les femmes dirigeantes présentaient une moins bonne santé mentale que les hommes. Les auteurs rappellent que d’autres travaux décrivent plus de la moitié des dirigeants français comme exposés au risque d’épuisement, et appellent à des actions de prévention adaptées au contexte de l’entreprise et au sexe. Dans une PME, une démarche qui commence par le dirigeant lui-même donne aussi l’exemple.

13. Ce que recommande l’OMS

Les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé publiées en 2020 donnent le repère commun (Bull et coll., 2020). Pour les adultes : 150 à 300 minutes d’activité d’intensité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d’activité soutenue, ou une combinaison des deux, et du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine.

Elles recommandent aussi de limiter le temps passé assis et de le remplacer par une activité, même légère. Toute activité vaut mieux que rien. Ces repères valent pour les salariés comme pour leurs dirigeants, et ils permettent de fixer un objectif simple, compréhensible par tous.

14. En France, une pratique très inégale

Selon le Baromètre de Santé publique France 2024, 40,2 % des adultes déclarent pratiquer régulièrement une activité physique pendant leurs loisirs. La pratique est plus fréquente chez les hommes, les retraités et les catégories sociales favorisées.

Dans une même entreprise, les salariés ne partent donc pas du même point. Une démarche qui ne touche que les plus sportifs creuse les écarts. Les experts consultés sur les PME insistent d’ailleurs sur les démarches à seuil bas, faciles d’accès, qui peuvent toucher aussi les salariés peu actifs.

15. Par où commencer dans une petite entreprise

La première étape est réglementaire : le document unique d’évaluation des risques, prévu par le code du travail, et le service de prévention et de santé au travail. Repérer les postes très assis, les gestes répétitifs, les ports de charges, et agir d’abord sur le poste et l’organisation, comme le demandent les principes généraux de prévention.

L’activité physique peut venir ensuite, en complément : des pauses actives pour les postes assis, l’aménagement de bureaux assis-debout quand c’est possible, des déplacements actifs encouragés, et un accès facilité à une activité régulière, en salle ou ailleurs. Mieux vaut une démarche simple, proposée à tous et suivie dans le temps, qu’un programme ambitieux abandonné au bout de quelques semaines.

16. Bien choisir un partenaire sportif

Une PME qui veut faciliter l’accès de ses salariés à une salle de sport peut se poser quelques questions simples : la salle est-elle proche du lieu de travail ou des domiciles, ses horaires sont-ils compatibles avec ceux des salariés, ses éducateurs sont-ils diplômés, comme l’exige le code du sport pour encadrer contre rémunération, et propose-t-elle un accompagnement aux débutants ?

Il est utile aussi de demander comment les nouveaux pratiquants sont suivis pendant leurs premières semaines, puisque c’est la période où les abandons sont les plus fréquents : dans une étude sur 20 908 membres de centres de remise en forme, le risque d’abandon culminait dans les trois premiers mois (Clavel et coll., 2025). Mieux vaut enfin que la participation reste un choix de chaque salarié.

17. Mesurer ce qui se mesure

Les études le montrent : l’effet d’un programme sur l’absentéisme est difficile à mesurer, surtout dans une petite structure où quelques arrêts suffisent à faire varier les chiffres d’une année sur l’autre. Il vaut mieux suivre des indicateurs simples : le nombre de salariés qui participent, leur régularité, leur ressenti, et les remontées sur les douleurs ou la fatigue.

Ces informations, recueillies sans données de santé individuelles, permettent d’ajuster la démarche. Elles ne donnent pas de retour sur investissement chiffré, et il serait trompeur d’en promettre un : la méta-analyse de 2026 sur les interventions de santé au travail n’a pas trouvé de réduction significative des jours d’arrêt.

18. Ce que peut faire un club de sport

Pour un club de sport, travailler avec les entreprises voisines, c’est d’abord leur offrir un accès simple à une activité encadrée par des éducateurs diplômés, à des horaires compatibles avec le travail. C’est aussi accueillir des débutants, souvent peu actifs, avec un accompagnement adapté pendant les premières semaines.

Ce n’est pas se substituer au médecin du travail, ni à l’évaluation des risques de l’entreprise, ni promettre une baisse de l’absentéisme. Un club qui présente honnêtement ce que disent les études, avec leurs limites, gagne la confiance des dirigeants mieux qu’avec des chiffres d’économie impossibles à vérifier.

19. Magicfit : ce que nous pouvons dire

Magicfit est un réseau de 10 clubs de sport en France, développé en licence de marque. Les conditions d’un partenariat entre un club et une entreprise se discutent avec chaque club : nous ne donnons ici ni tarif, ni remise, ni montant de prise en charge.

Pour les porteurs de projet, le document d’information remis avant toute signature décrit le réseau et ses conditions. Aucun chiffre de rentabilité lié aux entreprises clientes n’est donné dans cet article : il dépendrait de chaque club, de sa zone et de son prévisionnel.

20. Ce que l’on peut retenir

Dans une PME, la santé au travail commence par la prévention prévue par le code du travail : évaluer les risques, adapter les postes, organiser le travail. Les troubles musculosquelettiques en sont le premier sujet, et le temps passé assis y contribue.

L’activité physique est associée à moins d’arrêts de travail dans les cohortes, et certaines actions, comme les bureaux assis-debout ou les pauses actives, réduisent le temps assis ou l’inconfort. Mais l’effet des programmes sur l’absentéisme reste incertain, et la recherche connaît encore mal les petites entreprises. Une démarche simple, ouverte à tous et suivie dans le temps vaut mieux qu’une promesse d’économie.

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Accès à une salle de sport ou à une activité régulière

Séances encadrées sur le lieu de travail

Bureaux assis-debout ou autre aménagement des postes

Équipements pour les déplacements actifs (stationnement vélo, vestiaire…)

Animation des pauses actives

Information et sensibilisation des salariés

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Source lue : code du travail, art. L4121-1, lu dans la compilation codes.droit.org (édition du 01/11/2026) ; seul Légifrance fait foi. Les postes et les indicateurs viennent de l’article. Le régime fiscal et social n’a pas pu être lu : il n’est pas calculé.

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FAQ — PME, activité physique et santé au travail

Le sport réduit-il l'absentéisme dans les PME ?
Les cohortes associent une activité physique plus élevée à moins d’arrêts de travail (Pohjola et coll., 2026 ; Päivärinne et coll., 2026). Mais une méta-analyse de 2026 sur les interventions de santé au travail n’a pas trouvé de réduction significative des jours d’arrêt (Backes et coll., 2026). Aucun chiffre d’économie fiable ne peut être promis.
Qu'impose la loi à l'employeur ?
Le code du travail impose à l’employeur de prévenir les risques pour la santé physique et mentale des salariés (article L4121-1), selon des principes généraux de prévention (L4121-2), et d’évaluer ces risques (L4121-3), avec l’appui de son service de prévention et de santé au travail. Proposer du sport ne remplace pas ces obligations.
Les bureaux assis-debout sont-ils utiles ?
Selon la revue Cochrane de 2018, ils réduisaient le temps assis au travail d’environ 100 minutes par jour à court terme et d’environ 57 minutes entre trois et douze mois, avec des preuves de qualité faible (Shrestha et coll., 2018).
Les pauses actives soulagent-elles les douleurs ?
Dans quatre des six essais réunis par une revue de 2026, de courtes pauses actives de deux à dix minutes réduisaient l’inconfort musculosquelettique par rapport à une position assise continue. La plupart de ces essais avaient un risque de biais élevé (Zeng et coll., 2026).
Combien d'activité recommander aux salariés ?
L’OMS recommande aux adultes 150 à 300 minutes d’activité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d’activité soutenue, du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine, et de limiter le temps passé assis (Bull et coll., 2020).
La prise en charge d'un abonnement sportif par l'employeur est-elle exonérée ?
Nous n’avons pas pu lire les sites de l’Urssaf et du Bulletin officiel de la sécurité sociale, qui décrivent ce régime : nous ne le détaillons pas. Renseignez-vous auprès de l’Urssaf ou de votre expert-comptable.

Sources

  • Insee Définition : PME, mise à jour le 4 août 2026, lue le 29 octobre 2026. www.insee.fr/fr/metadonnees/definition/c1962
  • INRS Troubles musculosquelettiques (TMS). Ce qu’il faut retenir, dossier mis à jour le 27 mars 2025, lu le 29 octobre 2026. www.inrs.fr/risques/tms-troubles-musculosquelettiques/ce-qu-il-faut-retenir.html
  • Code du travail articles L4121-1, L4121-2 et L4121-3, édition du 8 octobre 2026 de la compilation codes.droit.org, lue le 29 octobre 2026 ; seul Légifrance fait foi. codes.droit.org/PDF/Code%20du%20travail.pdf
  • Code du sport article L212-1, édition du 8 octobre 2026 de la compilation codes.droit.org, lue le 29 octobre 2026 ; seul Légifrance fait foi. codes.droit.org/PDF/Code%20du%20sport.pdf
  • Du Z, Xiong C, Li T, Huang J, Shimomura Y. Impact and prevention of sedentary behavior on musculoskeletal disorders in the workplace: a meta-analysis and LDA topic model, BMC Musculoskeletal Disorders, 2026 (résumé), lu le 29 octobre 2026. doi.org/10.1186/s12891-026-09974-9
  • Zeng J, Lei D, Gao M, Li Y, Aslam S, Zhang W. Can exercise snacks alleviate musculoskeletal discomfort in prolonged sitting? A systematic review of randomized controlled trials, BMC Public Health, 2026 (résumé), lu le 29 octobre 2026. doi.org/10.1186/s12889-026-27292-6
  • Shrestha N et coll. Workplace interventions for reducing sitting at work, Cochrane Database of Systematic Reviews, 2018 (résumé), lu le 29 octobre 2026. doi.org/10.1002/14651858.CD010912.pub4
  • Yamano H et coll. Effectiveness of exercise interventions for chronic low back pain among office workers: a systematic review and meta-analysis, Journal of Occupational Health, 2026 (résumé), lu le 29 octobre 2026. doi.org/10.1093/joccuh/uiag058
  • Tsartsapakis I, Trigonis I, Zafeiroudi A, Kouli E, Gerou M. Pilates in the Workplace: A Systematic Review and Meta-Analysis of Physical, Psychological, and Functional Outcomes in Employees, Journal of Functional Morphology and Kinesiology, 2026 (résumé), lu le 29 octobre 2026. doi.org/10.3390/jfmk11030340
  • Pohjola V, Sarttila K, Parikka S, Lundqvist A, Lahti J. Physical Fitness and Device-Based Moderate-to-Vigorous Physical Activity and Risk of Long-Term Sickness Absence, European Journal of Sport Science, 2026 (résumé), lu le 29 octobre 2026. doi.org/10.1002/ejsc.70201
  • Päivärinne V, Fagerlund P, Lahti J, Rahkonen O, Lallukka T. Leisure-time and commuting physical activity and subsequent sickness absence among young and early midlife employees: a register-linked follow-up study 2017-2020, International Archives of Occupational and Environmental Health, 2026 (résumé), lu le 29 octobre 2026. doi.org/10.1007/s00420-026-02234-2
  • Kuwahara K et coll. Leisure-time and occupational physical activity and risk of long-term sickness absence from mental disorders: a prospective cohort study, American Journal of Preventive Medicine, 2026 (résumé), lu le 29 octobre 2026. doi.org/10.1016/j.amepre.2026.108563
  • Backes J, Mueller SI, Geissler A, Ehlig D. Occupational health interventions’ impact on absenteeism and economic returns: A systematic review and meta-analysis, Scandinavian Journal of Work, Environment & Health, 2026 (résumé), lu le 29 octobre 2026. doi.org/10.5271/sjweh.4265
  • Miki T et coll. Effectiveness of mHealth Interventions Aimed at Promoting Physical Activity and Reducing Sedentary Behavior on Work-Related Outcomes Among Workers: Systematic Review, Journal of Medical Internet Research, 2026 (résumé), lu le 29 octobre 2026. doi.org/10.2196/80540
  • Mas-Alòs S et coll. Physical activity for small- and medium-sized enterprises: what features work in real life? A Delphi study, European Journal of Public Health, 2026 (résumé), lu le 29 octobre 2026. doi.org/10.1093/eurpub/ckag100
  • Bourlois V et coll. Sleep, physical activity and mental health among 361 French business leaders: A cross-sectional descriptive study, PLOS Global Public Health, 2026 (résumé), lu le 29 octobre 2026. doi.org/10.1371/journal.pgph.0005880
  • Clavel I et coll. Prediction of Dropout in Physical Activity: The Effect of Time, Journal of Physical Activity and Health, 2025 (résumé), lu le 29 octobre 2026. doi.org/10.1123/jpah.2024-0777
  • Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour, British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462. doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955
  • Santé publique France Activité physique, sédentarité et alimentation : résultats des Baromètres de Santé publique France, dossier « Nutrition et activité physique » mis à jour le 17 décembre 2025, lu le 29 octobre 2026. www.santepubliquefrance.fr/nutrition-et-activite-physique/activite-physique-sedentarite-et-alimentation-resultats-des-barometres-de-sante-publique-france

Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié, les recommandations de l’OMS dans leur texte intégral. Les sites de l’Urssaf et du Bulletin officiel de la sécurité sociale n’ont pas pu être lus : le régime social des abonnements pris en charge par l’employeur n’est pas décrit.

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