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Arrêter de fumer et bouger : ce que disent vraiment les études

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 15 min · 📅 Publié le 2 avril 2026

Tabac · Arrêt du tabac · Activité physique · Sevrage · Ce que disent les études

Arrêter de fumer et se mettre à bouger : l’idée de mener les deux de front séduit, et l’on entend souvent que le sport doublerait les chances de réussir son sevrage. Les études disent autre chose, et c’est important de le savoir avant de se lancer. L’activité physique aide à traverser les envies de fumer, et elle peut limiter une partie de la prise de poids qui suit l’arrêt. En revanche, les essais ne montrent pas qu’elle augmente, à elle seule, les chances d’arrêter durablement. Ce qui aide le plus, ce sont les traitements et l’accompagnement. Cet article présente ce que disent Santé publique France et les revues Cochrane, pour que chacun puisse combiner au mieux arrêt du tabac et activité physique. Il ne remplace pas l’avis d’un médecin, d’un pharmacien ou d’un tabacologue.

1. Ce que nous avons retiré, et pourquoi

La version précédente de cet article affirmait, en s’appuyant sur une revue Cochrane de 2019, que la pratique sportive doublait les chances de réussir un sevrage durable. Nous avons relu cette revue : elle conclut au contraire qu’il n’y a pas de preuve qu’ajouter de l’exercice à l’accompagnement de l’arrêt augmente l’abstinence à long terme. L’erreur portait sur le chiffre central de l’article.

Elle donnait aussi des dépenses, des coûts de santé par fumeur, des économies, des chiffres d’arrêts annuels, un coût social du tabac et des pourcentages d’effets que nous n’avons pas pu vérifier, ainsi qu’un argumentaire commercial, des offres et des partenariats prêtés aux clubs. Nous avons retiré tout cela, ainsi que le simulateur qui accompagnait la page. Ce qui suit s’appuie sur des sources que nous avons lues.

2. Le tabac en France aujourd’hui

Selon Santé publique France, dans sa page consacrée au tabac mise à jour le 22 avril 2026, le tabac reste responsable de plus de 68 000 décès prématurés en 2023, soit 11 % de la mortalité totale. Il est toujours la première cause de mortalité évitable en France, et l’un des principaux facteurs de risque de cancers, de maladies cardiovasculaires et de maladies respiratoires.

L’agence note aussi une évolution encourageante : depuis le lancement du premier programme national de réduction du tabagisme, le nombre de fumeurs quotidiens de 18 à 75 ans a diminué de 4 millions en dix ans. Après une baisse d’ampleur inédite entre 2016 et 2019, puis une période de stabilité pendant la pandémie, la part des fumeurs quotidiens diminue à nouveau depuis 2021.

3. Ce que l’arrêt apporte

Les bénéfices de l’arrêt sont considérables, à tout âge. Une étude publiée en 2013 dans le New England Journal of Medicine par Jha et ses collègues a suivi plus de 200 000 adultes américains. Le taux de décès toutes causes des fumeurs était environ trois fois plus élevé que celui des personnes n’ayant jamais fumé, et leur espérance de vie était réduite de plus de dix ans.

Les personnes qui avaient arrêté de fumer entre 25 et 34 ans, entre 35 et 44 ans ou entre 45 et 54 ans avaient gagné environ 10, 9 et 6 années de vie par rapport à celles qui avaient continué. Autrement dit, arrêter tôt permet de retrouver presque toute l’espérance de vie perdue, mais arrêter plus tard reste très bénéfique. Il n’est jamais trop tard pour arrêter.

4. Arrêter améliore aussi le moral

Beaucoup de fumeurs craignent que l’arrêt les rende anxieux ou déprimés. Une méta-analyse publiée en 2014 dans le BMJ par Taylor et ses collègues a réuni 26 études longitudinales qui mesuraient la santé mentale avant l’arrêt et au moins six semaines après. Chez les personnes qui avaient arrêté, l’anxiété, la dépression et le stress avaient diminué par rapport à celles qui continuaient de fumer.

La qualité de vie psychologique et l’humeur positive s’étaient améliorées. Selon les auteurs, l’ampleur de ces effets était égale ou supérieure à celle des traitements antidépresseurs pour les troubles de l’humeur et de l’anxiété, et elle ne différait pas entre la population générale et les personnes ayant des troubles physiques ou psychiatriques. Ces études sont observationnelles, mais leur message rassure : après une période de sevrage, arrêter fait plutôt du bien au moral.

5. L’exercice et l’envie de fumer : un effet réel

Pendant le sevrage, l’envie de fumer peut être intense. Une revue systématique publiée en 2007 dans Addiction par Taylor, Ussher et Faulkner a réuni 14 études sur l’effet d’une seule séance d’exercice. Les douze études qui comparaient une séance d’exercice à une condition passive trouvaient toutes un effet favorable sur l’envie de fumer, les symptômes de sevrage et le comportement tabagique.

L’envie de fumer, les symptômes de sevrage et l’humeur négative diminuaient rapidement pendant l’exercice et restaient réduits jusqu’à 50 minutes après. Quatre études rapportaient un délai deux à trois fois plus long avant la cigarette suivante. Ces effets apparaissaient pour des intensités très variées, d’un effort soutenu de 30 à 40 minutes à une marche légère de 15 minutes, et même pour cinq minutes d’exercice isométrique.

6. Une mise à jour qui confirme

Une mise à jour de cette revue, publiée en 2012 dans Psychopharmacology par Roberts et ses collègues, a identifié quinze nouvelles études, dont douze trouvaient un effet favorable de l’exercice sur l’envie de fumer. Les effets culminaient pendant l’exercice ou juste après, et persistaient jusqu’à 30 minutes après.

L’envie de fumer diminuait après des exercices d’intensités très diverses, des exercices isométriques et du yoga jusqu’à des efforts intenses. Les symptômes de sevrage et l’humeur négative diminuaient après un exercice d’intensité légère à modérée, mais augmentaient pendant un exercice vigoureux. Pour gérer une envie de fumer, une marche ou un exercice modéré semble donc plus indiqué qu’un effort très intense.

7. Mais pas d’effet démontré sur l’arrêt durable

C’est ici que la version précédente de cet article se trompait. La revue Cochrane d’Ussher et ses collègues, mise à jour en 2019, a retenu 24 essais contrôlés et 7 279 adultes. La plupart comparaient un programme d’exercice, souvent d’endurance en groupe complété par des séances à domicile, associé à un accompagnement de l’arrêt, à ce même accompagnement seul.

Sur 21 essais et 6 607 participants, l’ajout de l’exercice n’augmentait pas significativement l’abstinence à long terme : le risque relatif était de 1,08, avec un intervalle de confiance compatible avec l’absence d’effet. Les deux essais portant sur la prévention des rechutes ne trouvaient pas non plus d’effet. Les auteurs concluent qu’il n’y a pas de preuve qu’ajouter de l’exercice à l’accompagnement de l’arrêt améliore l’abstinence à long terme, avec un niveau de preuve faible.

Les auteurs ont vérifié la solidité de ce résultat. Il ne différait pas selon le type d’exercice proposé, endurance seule, renforcement musculaire seul ou combinaison des deux. Il ne changeait pas non plus lorsqu’on excluait les essais à risque de biais élevé, ceux menés dans des populations particulières, ou ceux où l’accompagnement de l’arrêt n’était pas identique dans les deux groupes. Deux essais seulement étaient jugés à faible risque de biais ; onze l’étaient à risque élevé, et onze à risque incertain.

8. Comment comprendre ce résultat ?

Ce résultat n’est pas contradictoire avec le précédent. L’exercice réduit l’envie de fumer sur le moment, pendant une demi-heure à une heure. Mais l’arrêt durable dépend de bien d’autres facteurs : la dépendance à la nicotine, les habitudes, les situations à risque, l’entourage, le stress, les traitements utilisés. Un effet ponctuel sur l’envie ne suffit pas, dans les essais, à changer le résultat à un an.

Le niveau de preuve est faible, et de nouveaux essais pourraient nuancer la conclusion. Mais en l’état, il serait trompeur de présenter le sport comme un moyen de doubler ses chances d’arrêter. Il est plus juste de le présenter comme un outil utile pour traverser les moments difficiles, à côté des traitements et de l’accompagnement, qui, eux, ont fait leurs preuves.

9. Ce qui aide vraiment à arrêter

Les traitements de substitution nicotinique sont parmi les aides les mieux étudiées. La revue Cochrane d’Hartmann-Boyce et ses collègues, publiée en 2018, a réuni 133 études et 64 640 participants. Toutes formes confondues, les substituts nicotiniques augmentaient les chances d’abstinence d’environ 55 % par rapport à un placebo ou à l’absence de substitut, avec un niveau de preuve élevé.

Les gommes, les patchs, les comprimés, les inhalateurs et les sprays avaient tous un effet : les risques relatifs d’abstinence allaient d’environ 1,5 pour les gommes et les comprimés à 1,64 pour les patchs, et jusqu’à 1,9 et 2,0 pour l’inhalateur et le spray nasal, évalués dans moins d’essais. Les auteurs ont jugé l’ensemble des preuves de qualité élevée, et restreindre l’analyse aux essais à faible risque de biais ne changeait pas sensiblement le résultat. Ces effets étaient largement indépendants de l’intensité de l’accompagnement supplémentaire et du cadre dans lequel les substituts étaient proposés. Pour choisir le traitement et la dose, le médecin, le pharmacien ou un tabacologue sont les bons interlocuteurs.

10. La prise de poids : ce qu’il faut savoir

La prise de poids est l’une des craintes les plus fréquentes des fumeurs qui veulent arrêter. Une méta-analyse publiée en 2012 dans le BMJ par Aubin et ses collègues a réuni 62 études. Chez les personnes qui arrêtaient sans traitement, la prise de poids moyenne était de 1,1 kg après un mois, 2,9 kg après trois mois, 4,2 kg après six mois et 4,7 kg après douze mois.

Cette moyenne cache de grandes différences : à douze mois, 16 % des personnes avaient perdu du poids, 37 % en avaient pris moins de 5 kg, 34 % entre 5 et 10 kg et 13 % plus de 10 kg. Les estimations étaient comparables selon les traitements utilisés. Connaître ces chiffres aide à se préparer, sans dramatiser : pour la santé, les bénéfices de l’arrêt dépassent très largement ceux d’une prise de poids modérée.

11. L’exercice et la prise de poids

L’activité physique peut-elle limiter cette prise de poids ? La revue Cochrane de Farley et ses collègues, publiée en 2012, a examiné les interventions destinées à prévenir la prise de poids après l’arrêt. Pour les programmes d’exercice, elle n’a pas trouvé de réduction significative de la prise de poids à la fin du programme, mais une réduction significative à douze mois, d’environ 2 kg, sur trois études.

Ce résultat repose sur peu d’études, et doit être lu avec prudence. Il suggère toutefois que l’activité physique, maintenue dans la durée, peut limiter une partie de la prise de poids qui suit l’arrêt. La même revue montre aussi qu’un accompagnement personnalisé du poids pouvait réduire la prise de poids à douze mois, alors qu’une simple information sur le poids pouvait au contraire réduire les chances d’arrêt.

12. Ne pas tout faire en même temps

Cette dernière observation mérite attention. Dans la revue de Farley et ses collègues, les programmes qui se limitaient à de l’information sur la gestion du poids étaient associés à moins d’abstinence à douze mois. Les auteurs n’en tirent pas d’explication définitive, mais l’idée de vouloir tout contrôler en même temps, arrêter de fumer, maigrir et changer d’alimentation, peut décourager.

L’activité physique a un avantage : elle ne demande pas de se priver, mais d’ajouter quelque chose de positif. Commencer par une activité modérée, que l’on aime, à un rythme réaliste, permet de gérer les envies de fumer et de soutenir le moral, sans faire de l’arrêt un combat sur tous les fronts. La priorité reste l’arrêt du tabac ; le reste peut venir progressivement.

13. Quelle activité pendant le sevrage ?

Les études sur l’envie de fumer donnent quelques indications. Des séances courtes suffisent : une marche de 15 minutes, quelques minutes d’exercices isométriques, du yoga. Une intensité modérée semble préférable à un effort très intense, qui peut au contraire augmenter les symptômes de sevrage pendant l’exercice. L’effet dure environ une demi-heure à une heure.

Concrètement, une marche rapide au moment où l’envie survient, une séance régulière à heure fixe, ou quelques exercices simples à la maison peuvent aider. Le moment de la journée où l’on fumait le plus, après un repas, au réveil, en fin de journée, peut être un bon moment pour placer une courte activité. Aucune de ces pistes n’est une garantie, mais elles découlent des études présentées.

14. Reprendre une activité quand on a fumé longtemps

Pour une personne qui a longtemps fumé et peu bougé, reprendre une activité demande quelques précautions. Le tabac est un facteur de risque majeur de maladies cardiovasculaires et respiratoires, et certains fumeurs ou anciens fumeurs ont déjà des problèmes de santé qu’ils ignorent. Un avis médical avant de commencer une activité intense est donc utile, en particulier après 40 ans, en cas d’essoufflement, de douleur thoracique ou de maladie connue.

Commencer progressivement, par la marche ou le vélo à allure modérée, permet de constater les progrès : la capacité à l’effort s’améliore souvent dans les semaines qui suivent l’arrêt. Les lignes directrices de l’OMS rappellent qu’un peu d’activité vaut mieux que rien, et que l’on peut augmenter progressivement la fréquence, l’intensité et la durée.

15. Les repères de l’Organisation mondiale de la santé

Les lignes directrices de l’OMS de 2020, publiées par Bull et ses collègues dans le British Journal of Sports Medicine, recommandent aux adultes 150 à 300 minutes par semaine d’activité d’intensité modérée, ou 75 à 150 minutes d’intensité soutenue, ou une combinaison des deux, et des activités de renforcement musculaire au moins deux jours par semaine.

Pour un ancien fumeur qui reprend, ces repères sont un objectif à atteindre progressivement, et non un point de départ. L’activité physique régulière apporte ses propres bénéfices pour la santé, indépendamment du tabac : un risque plus bas de maladies cardiovasculaires, de diabète, de certains cancers, et un meilleur moral. Combinée à l’arrêt du tabac, elle contribue à une meilleure santé globale.

16. Se faire accompagner

L’arrêt du tabac est plus facile avec de l’aide. Le médecin traitant, le pharmacien ou un tabacologue peuvent conseiller un traitement adapté, comme les substituts nicotiniques, et accompagner les premières semaines. Santé publique France organise chaque année le Mois sans tabac, un défi collectif d’arrêt dont les inscriptions pour 2026 ont ouvert le 1er octobre.

L’activité physique peut faire partie de cet accompagnement, comme un outil parmi d’autres pour gérer les envies et le moral. En cas de maladie chronique, le médecin peut aussi, dans les cas prévus par le code de la santé publique (article L1172-1), prescrire une activité physique adaptée. Un encadrement qualifié aide alors à reprendre en sécurité.

17. Les rechutes ne sont pas des échecs

Beaucoup de personnes s’y reprennent à plusieurs fois avant d’arrêter définitivement. Une rechute n’efface pas les efforts accomplis, et chaque tentative apprend quelque chose : les situations à risque, les moments difficiles, ce qui aide. Selon la revue Cochrane, les substituts nicotiniques restent efficaces quel que soit le cadre dans lequel ils sont proposés : recommencer avec un traitement adapté, accompagné par un professionnel, vaut la peine.

L’activité physique peut être maintenue même après une rechute. Elle garde ses bénéfices propres pour la santé, et elle peut servir de point d’appui pour la tentative suivante. Ne pas se décourager, en parler à un professionnel, et reprendre : ce sont les clés les plus constantes d’un arrêt réussi.

18. Ce que l’on ne sait pas

Plusieurs questions restent ouvertes. Le niveau de preuve sur l’effet de l’exercice sur l’arrêt durable est faible : la plupart des essais présentaient un risque de biais élevé ou incertain, et les programmes testés étaient surtout des programmes d’endurance en groupe. On ne sait pas si d’autres formes d’activité, ou des programmes mieux adaptés, auraient un effet différent.

On sait aussi peu de choses sur l’effet de l’activité physique sur la prise de poids à long terme, au-delà de douze mois, et sur la façon de l’associer au mieux aux traitements. Les recommandations pratiques présentées ici s’appuient donc sur ce qui est établi, l’effet sur l’envie de fumer et sur le moral, sans promettre ce qui ne l’est pas.

19. Les fausses promesses à repérer

Face à une offre ou un programme présenté comme « la » solution pour arrêter de fumer, quelques questions aident. Le résultat annoncé repose-t-il sur des essais publiés ? Ces essais mesurent-ils l’arrêt à un an, ou seulement l’envie de fumer sur le moment ? Le programme propose-t-il de remplacer les traitements reconnus, ou de les compléter ?

Une promesse qui double les chances d’arrêt grâce au seul sport ne correspond pas à ce que disent les études actuelles. Une approche honnête présente l’activité physique comme un complément utile, à côté des traitements et de l’accompagnement, et encourage à en parler à un professionnel de santé.

20. Des repères pour combiner arrêt et activité

Quelques repères simples se dégagent des sources présentées. Pour arrêter, s’appuyer d’abord sur les traitements et l’accompagnement, en parlant à un professionnel de santé. Pour gérer une envie de fumer, faire une courte activité modérée : une marche de 15 minutes, quelques exercices simples. Pour le moral, maintenir une activité régulière, que l’on aime.

Pour le poids, se préparer à une prise de poids possible, sans en faire une obsession, et compter sur l’activité régulière pour en limiter une partie avec le temps. Reprendre progressivement, avec un avis médical si besoin. Et ne pas se décourager en cas de rechute : chaque tentative compte.

21. Ce que l’on peut retenir

Le tabac reste la première cause de mortalité évitable en France, avec plus de 68 000 décès prématurés en 2023, et arrêter apporte des bénéfices considérables à tout âge, y compris pour le moral. L’activité physique réduit l’envie de fumer sur le moment et peut limiter une partie de la prise de poids à un an.

En revanche, la revue Cochrane de 2019 ne trouve pas de preuve qu’ajouter de l’exercice à l’accompagnement de l’arrêt augmente les chances d’arrêter durablement. Ce qui aide le plus, ce sont les traitements, comme les substituts nicotiniques, et l’accompagnement par un professionnel. Le sport est un bon allié du sevrage, pas un traitement à part entière.

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Tabac info service répond au 39 89, du lundi au samedi de 8 h à 20 h : un tabacologue vous accompagne par téléphone tout au long de l’arrêt. Votre médecin ou un tabacologue peuvent aussi vous conseiller. Les substituts nicotiniques peuvent être prescrits par un médecin, un chirurgien-dentiste, une sage-femme, un masseur-kinésithérapeute ou un infirmier. Le site mois-sans-tabac.fr propose des conseils et un suivi pour préparer son arrêt.

Si vous avez une maladie chronique, un essoufflement inhabituel, une douleur ou un traitement, demandez l’avis de votre médecin avant de reprendre une activité. En urgence, appelez le 15.

Notez chaque jour de la semaine vos cigarettes, vos envies de fumer et vos minutes d’activité physique. L’outil fait les totaux de la semaine. Un champ laissé vide n’est pas compté comme 0.

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Sources lues : Santé publique France, « Sevrage tabagique : quels sont les traitements efficaces ? » (dossier mis à jour le 15/10/2025) et communiqué « Mois sans tabac 2026 » (30/10/2026) ; Santé.fr, « Arrêter de fumer » (12/08/2026) ; Bull F. C. et coll., lignes directrices de l’OMS, British Journal of Sports Medicine, 2020. Les études sur l’exercice et l’envie de fumer n’ont pas été relues : l’outil n’en reprend rien.

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FAQ — Arrêter de fumer et bouger

Le sport double-t-il les chances d’arrêter de fumer ?
Non, selon les études actuelles. La revue Cochrane d’Ussher et coll. (2019), 24 essais et 7 279 adultes, ne trouve pas de preuve qu’ajouter de l’exercice à l’accompagnement de l’arrêt augmente l’abstinence à long terme (risque relatif de 1,08, non significatif), avec un niveau de preuve faible.
L’exercice aide-t-il face à l’envie de fumer ?
Oui. Dans la revue de Taylor et coll. (2007), les douze études qui comparaient une séance d’exercice à une condition passive trouvaient toutes une baisse de l’envie de fumer et des symptômes de sevrage, jusqu’à 50 minutes après l’exercice. Une marche de 15 minutes ou quelques minutes d’exercice isométrique suffisaient.
Qu’est-ce qui aide le plus à arrêter ?
Les traitements et l’accompagnement. Selon la revue Cochrane d’Hartmann-Boyce et coll. (2018), 133 études, les substituts nicotiniques augmentent les chances d’abstinence d’environ 55 % par rapport à un placebo, avec un niveau de preuve élevé. Le médecin, le pharmacien ou un tabacologue peuvent conseiller.
Combien de poids prend-on après l’arrêt ?
En moyenne 4,7 kg après douze mois chez les personnes qui arrêtent sans traitement, selon Aubin et coll. (BMJ, 2012), avec de grandes différences : 16 % perdent du poids, 37 % en prennent moins de 5 kg. Selon la revue de Farley et coll. (2012), l’exercice réduisait la prise de poids d’environ 2 kg à douze mois, sur trois études.
L’arrêt du tabac rend-il anxieux ou déprimé ?
Plutôt l’inverse après la période de sevrage. Dans la méta-analyse de Taylor et coll. (BMJ, 2014), 26 études, l’anxiété, la dépression et le stress diminuaient chez les personnes qui avaient arrêté par rapport à celles qui continuaient, et la qualité de vie psychologique s’améliorait.
Que gagne-t-on à arrêter ?
Selon Jha et coll. (NEJM, 2013), les fumeurs perdent plus de dix ans d’espérance de vie ; arrêter entre 25 et 34, 35 et 44 ou 45 et 54 ans fait gagner environ 10, 9 et 6 années de vie. En France, le tabac reste responsable de plus de 68 000 décès prématurés en 2023 (Santé publique France).

Sources

  • Santé publique France Tabac. page mise à jour le 22 avril 2026 (texte intégral). santepubliquefrance.fr/tabac
  • Jha P et coll. 21st-century hazards of smoking and benefits of cessation in the United States. The New England Journal of Medicine, 2013 (résumé). doi.org/10.1056/NEJMsa1211128
  • Taylor G et coll. Change in mental health after smoking cessation: systematic review and meta-analysis. BMJ, 2014 (résumé). doi.org/10.1136/bmj.g1151
  • Taylor AH, Ussher MH, Faulkner G. The acute effects of exercise on cigarette cravings, withdrawal symptoms, affect and smoking behaviour: a systematic review. Addiction, 2007 (résumé). doi.org/10.1111/j.1360-0443.2006.01739.x
  • Roberts V, Maddison R, Simpson C, Bullen C, Prapavessis H. The acute effects of exercise on cigarette cravings, withdrawal symptoms, affect, and smoking behaviour: systematic review update and meta-analysis. Psychopharmacology, 2012 (résumé). doi.org/10.1007/s00213-012-2731-z
  • Ussher MH et coll. Exercise interventions for smoking cessation. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2019 (résumé). doi.org/10.1002/14651858.CD002295.pub6
  • Hartmann-Boyce J et coll. Nicotine replacement therapy versus control for smoking cessation. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2018 (résumé). doi.org/10.1002/14651858.CD000146.pub5
  • Aubin HJ, Farley A, Lycett D, Lahmek P, Aveyard P. Weight gain in smokers after quitting cigarettes: meta-analysis. BMJ, 2012 (résumé). doi.org/10.1136/bmj.e4439
  • Farley AC, Hajek P, Lycett D, Aveyard P. Interventions for preventing weight gain after smoking cessation. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2012 (résumé). doi.org/10.1002/14651858.CD006219.pub3
  • Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462 (texte intégral). doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955
  • Code de la santé publique article L1172-1 (prescription d’activité physique adaptée). texte en vigueur lu le 29 octobre 2026 dans la compilation codes.droit.org ; seul Légifrance fait foi. codes.droit.org/

Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. La page de Santé publique France, les lignes directrices de l’OMS et l’article du code, dans leur texte intégral ; les études, dans leur résumé publié. La version précédente de cet article attribuait à la revue Cochrane de 2019 un effet qu’elle ne trouve pas : c’est corrigé.

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