Australie la nation sport outdoor — % d'adultes actifs soleil et un marché fitness de milliards

Australie : la nation sport outdoor — 60 % d’adultes actifs, soleil et un marché fitness de 2,2 milliards

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 16 min · 📅 Publié le 23 mars 2026

Investigation · Australie · Activité physique, renforcement musculaire et chaleur · Ce que disent les études

L’Australie a l’image d’une nation sportive, tournée vers la plage et le plein air ; les études dessinent un portrait plus nuancé. Dans le sud du pays, un adulte sur quatre seulement atteint à la fois les repères d’endurance et de renforcement musculaire. Les femmes font moins de sport que les hommes, les enfants bougent de moins en moins, et la chaleur pèse de plus en plus sur l’activité en plein air. Voici ce que disent les études australiennes, et ce qu’elles enseignent pour la France.

Une précision de méthode. Cet article ne cite que des sources que nous avons lues : les résumés publiés des études citées et les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé de 2020. Les chiffres de marché, de clubs, de pénétration et de croissance, les résultats d’enseignes nommées et les projections, qui circulaient sans source lisible, ne sont pas repris. Les sites officiels australiens de statistiques et de santé n’ont pas pu être lus : les chiffres nationaux officiels ne sont pas donnés. Aucune personne n’est nommée, hors les auteurs des études ; aucune enseigne n’est citée.

Une précision de transparence. Magicfit est un réseau de clubs de sport en France, en licence de marque. Cet article est une synthèse documentaire sur la santé et l’activité physique ; il ne donne aucun conseil médical et ne promet aucun résultat.

1. Un adulte sur quatre atteint les deux repères

Une étude publiée en 2026 dans Preventive Medicine par Bennie et ses collègues a rassemblé sept vagues de l’enquête de santé de l’Australie-Méridionale, de 2018 à 2024, auprès de 35 633 adultes de 18 à 64 ans. Elle a mesuré l’adhésion aux deux repères des recommandations mondiales : au moins 150 minutes d’activité modérée à soutenue par semaine, et du renforcement musculaire au moins deux fois par semaine.

Seuls 25,1 % des adultes atteignaient les deux. Les plus âgés, les femmes, les habitants des quartiers défavorisés et les personnes obèses y parvenaient moins souvent. Atteindre les deux repères était associé à la plus faible fréquence d’anxiété, de maladies cardiovasculaires, de dépression, de diabète, de cholestérol élevé et d’hypertension. Les auteurs soulignent que la surveillance de la santé mesure rarement le renforcement musculaire, alors qu’il fait partie des recommandations depuis 2010.

2. Le renforcement musculaire : le repère oublié

Pourquoi insister sur le renforcement musculaire ? Une méta-analyse publiée en 2022 dans le British Journal of Sports Medicine par Momma et ses collègues a rassemblé seize études de cohorte chez des adultes. Indépendamment de l’activité d’endurance, les activités de renforcement musculaire étaient associées à un risque plus faible, de 10 à 17 %, de décès toutes causes, de maladies cardiovasculaires, de cancers dans leur ensemble, de diabète et de cancer du poumon.

La relation n’était pas linéaire : le bénéfice maximal, d’environ 10 à 20 %, apparaissait vers 30 à 60 minutes de renforcement par semaine pour la mortalité, les maladies cardiovasculaires et les cancers, et l’intérêt de volumes plus élevés restait incertain. Associer renforcement et endurance était lié au risque le plus bas. Autrement dit, deux courtes séances par semaine suffisent déjà, ce qui rend ce repère accessible à presque tout le monde.

3. Les femmes font moins de sport, mais marchent davantage

Une étude publiée en 2025 dans BMC Public Health par Owen et ses collègues a analysé l’enquête nationale sur le sport et les loisirs actifs de 2016 à 2023, auprès de 168 678 participants de cinq ans et plus. La pratique globale d’activité de loisir, de sport collectif et de marche est restée stable sur la période ; les loisirs actifs et le sport individuel ont progressé.

L’écart entre les sexes, lui, n’a pas bougé en huit ans : les garçons et les hommes pratiquent davantage le sport, en particulier collectif, quand les filles et les femmes pratiquent davantage les loisirs actifs et la marche. Les auteurs y voient une cause possible de l’écart global d’activité de loisir, et plaident pour des environnements sportifs inclusifs, souples et agréables, ainsi que pour la promotion des loisirs actifs.

4. Les enfants : moins de sport, même avec un coup de pouce financier

En Nouvelle-Galles du Sud, l’État le plus peuplé, un programme universel a offert de 2018 à 2022 des bons de 100 dollars pour réduire le coût des activités sportives des enfants et adolescents scolarisés. Une étude publiée en 2025 dans l’International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity par Owen et ses collègues en a évalué l’effet sur la population.

Pendant les cinq ans du programme, la part des enfants inscrits atteignant les recommandations d’activité a légèrement baissé, de 19,3 % à 16,1 %. Dans l’enquête de santé de l’État, elle est passée de 32,6 % en 2017 à 27,9 % en 2022, avec un creux en 2020. La part des enfants faisant du sport au moins une fois par semaine a aussi reculé, de 70,3 % à 53,6 % chez les inscrits entre 2018 et 2022. Le programme concernait les jeunes de 4 ans et demi à 18 ans. Les auteurs ne trouvent aucune hausse de l’activité physique ou de la pratique sportive dans la population de 2017 à 2022, et proposent de revoir ce programme universel à une seule composante, avec des méthodes de changement de comportement ciblées sur les inégalités. Réduire le coût ne suffit pas, à lui seul, à faire bouger les enfants.

5. Les vacances d’été : la forme recule, la masse grasse monte

Une étude publiée en 2023 dans BMC Public Health par Olds et ses collègues a suivi pendant deux ans 381 écoliers australiens, à partir de 9 ans, en mesurant leur masse grasse et leur condition physique au début et à la fin de chaque année scolaire. Pendant les grandes vacances d’été, la masse grasse augmentait plus vite, et l’endurance baissait plus vite, que pendant l’année scolaire. La masse grasse était mesurée en pourcentage, et l’endurance par une course navette de 20 mètres ; l’indice de masse corporelle, le tour de taille rapporté à la taille et le saut en longueur, eux, n’évoluaient pas différemment pendant les vacances.

Ces écarts étaient plus marqués chez les enfants en surpoids et chez ceux des familles modestes. Les auteurs plaident pour des actions ciblées pendant cette période. Le constat est utile pour la France aussi : l’école structure une partie de l’activité des enfants, et les longues vacances sont un moment où les écarts se creusent, surtout pour ceux qui ont le moins accès aux activités encadrées.

6. Les aînés : une progression encourageante

Toutes les tendances ne sont pas négatives. Une étude publiée en 2025 dans le Journal of Aging and Physical Activity par Halim et ses collègues a analysé deux enquêtes de Nouvelle-Galles du Sud entre 2016 et 2021, chez les adultes de 65 ans et plus. La part des aînés atteignant les recommandations d’activité, au moins 150 minutes par semaine d’activité modérée à soutenue, est passée de 37,8 % à 51,3 %.

Les plus de 75 ans, les hommes âgés et les habitants des zones les moins défavorisées avaient le plus progressé. Les auteurs y voient une occasion de faire de l’activité physique une priorité pour un vieillissement en bonne santé. Les écarts sociaux restent toutefois visibles : les progrès profitent d’abord à ceux qui avaient déjà le plus de moyens.

7. Bouger dans la durée protège contre l’obésité

Une étude publiée en 2026 dans l’International Journal of Epidemiology par Tarp et ses collègues a utilisé vingt-six ans de suivi de la grande étude longitudinale australienne sur la santé des femmes, de 1996 à 2022. Elle a porté sur 779 femmes âgées de 47 à 52 ans au départ, et imité, par des méthodes statistiques, un essai où l’on aurait réparti les femmes entre l’atteinte ou non des recommandations de l’OMS pendant dix-huit ans.

Le risque cumulé d’obésité sur vingt et un ans était de 9,9 % chez les femmes restées dans les recommandations, contre 15,1 % chez celles qui ne les avaient jamais atteintes, soit un risque une fois et demie plus élevé. Chaque enquête sans atteinte des recommandations augmentait un peu le risque. Viser plus haut que 150 minutes n’apportait pas de bénéfice supplémentaire. La régularité, sur des années, comptait plus que l’intensité.

8. L’obésité progresse loin des grandes villes

Une étude publiée en 2026 dans Public Health Challenges par Olsen et ses collègues a comparé l’âge médian au décès et la prévalence estimée de l’obésité entre les grandes villes et les zones éloignées, de 2010 à 2022. Elle rappelle qu’un Australien obèse de 25 ans perd, selon les estimations citées par les auteurs, 8,3 années d’espérance de vie pour un homme et 6,1 pour une femme, par rapport à un poids normal.

L’obésité a augmenté partout, mais beaucoup moins dans les grandes villes, de 3 points chez les hommes et de 0,5 point chez les femmes, que dans les zones régionales extérieures, de 11 et 7 points. Les inégalités d’âge au décès se creusaient elles aussi. Les auteurs appellent à des actions ciblées dans les régions et les zones éloignées. Le constat rappelle celui des villes moyennes françaises, où l’accès aux lieux de pratique est souvent plus limité qu’en métropole.

9. La chaleur : un risque réel pour le plein air

Le climat australien, atout du sport de plein air, est aussi un risque. Une étude publiée en 2021 dans le Journal of Science and Medicine in Sport par Fortington et ses collègues a recensé, à partir des dossiers des coroners, 38 décès liés à la chaleur d’effort lors d’activités sportives ou de loisir entre 2001 et 2018. Deux seulement sont survenus pendant un sport organisé ; 36 pendant des loisirs actifs, dont 27 en randonnée.

Les hommes de 15 à 45 ans et les visiteurs étrangers, qui représentaient 29 % des cas, étaient les plus touchés. Les auteurs insistent sur la reconnaissance précoce des symptômes, les premiers secours et l’accès rapide aux soins d’urgence. Le message vaut partout où les étés se réchauffent : l’effort par forte chaleur se prépare, s’hydrate et se surveille.

10. Le réchauffement réduit le temps d’effort sûr

Une étude publiée en 2023 dans l’International Journal of Environmental Research and Public Health par Hunt et ses collègues a modélisé l’effet du réchauffement climatique sur la contrainte thermique des travailleurs en plein air dans six lieux d’Australie. Par rapport à la période 1986-2005, la durée de travail sûre, avant d’atteindre une température corporelle de 38 degrés ou une perte de sueur de 5 % du poids, baissait de plus de moitié dans deux villes du sud-est et de 20 à 50 % dans le nord du pays d’ici 2041-2080.

L’étude porte sur le travail, pas sur le sport, mais le mécanisme est le même : plus il fait chaud, moins on peut faire d’effort en sécurité dehors. Les auteurs appellent à adapter la gestion des risques au réchauffement. Pour l’activité physique, cela plaide pour des horaires décalés, de l’ombre, de l’eau, et des lieux intérieurs ventilés quand la chaleur devient dangereuse.

11. Se protéger du soleil en plein air

Une étude publiée en 2020 dans Preventive Medicine par Haynes et ses collègues a observé directement, de 1992 à 2019, près de 45 000 adolescents et adultes dans des piscines, plages, parcs et jardins de Melbourne, les week-ends d’été entre 11 heures et 15 heures. La couverture du corps par les vêtements et le chapeau avait progressé de 1992 à 2002.

Depuis 2006, elle reculait légèrement, sur les plages comme dans les parcs, notamment pour les jambes, tandis que les autres protections restaient stables ou baissaient un peu. Les auteurs rappellent que le cancer de la peau pèse lourdement sur la santé publique australienne et qu’il faut continuer à promouvoir plusieurs protections à la fois. Le sport en plein air a des bienfaits, mais il se pratique en se protégeant.

12. Des agrès de plein air peu utilisés par les aînés

Une étude publiée en 2024 dans Health Promotion International par Paudel et ses collègues a observé l’usage d’agrès de fitness de plein air conçus pour les personnes âgées, installés dans deux parcs de Melbourne, et interrogé 140 personnes de 60 à 86 ans. L’usage était minime : un an après l’installation, 2,8 % et 0,7 % des aînés présents dans chaque parc utilisaient les agrès.

Les freins étaient la santé, le manque de temps, la méconnaissance des appareils, des doutes sur leur adaptation et la présence d’enfants ; les leviers proposés étaient la communication, des cours d’initiation, de meilleurs appareils et la dimension sociale. Installer un équipement ne suffit pas : il faut accompagner, montrer, encadrer. C’est une leçon que partagent les collectivités et les salles de sport.

13. Ce qui fait tenir en salle, avec une maladie chronique

Une étude publiée en 2026 dans le Journal of Aging and Physical Activity par Jansons et ses collègues a interrogé 40 adultes atteints d’une ou plusieurs maladies chroniques, participant à un programme d’exercice supervisé en salle, en dehors des grandes villes australiennes. Cinq thèmes expliquaient le maintien de la pratique : un espace sûr à soi, l’exemple des autres et le réseau social, la valeur perçue de l’exercice, le soutien d’un physiologiste de l’exercice agréé, et la place donnée à l’exercice face aux obligations familiales.

Les plus de 65 ans disaient que le programme freinait le déclin de leurs capacités au quotidien ; les plus jeunes se sentaient plus heureux, plus forts et plus confiants. Les auteurs soulignent le rôle de professionnels qui fixent des objectifs avec les participants et entretiennent des échanges réguliers et de qualité. Le cadre humain, plus que l’équipement, fait tenir la pratique.

14. Fixer des objectifs : au-delà des formules toutes faites

Une déclaration d’experts publiée en 2026 dans Sports Medicine par Swann et ses collègues, au nom de la société australienne des sciences de l’exercice et du sport, revient sur la fixation d’objectifs, l’une des stratégies les plus utilisées pour augmenter l’activité physique. Les auteurs critiquent une approche trop simplifiée, centrée sur un acronyme bien connu qui veut des objectifs précis, mesurables, atteignables, réalistes et datés.

Ils proposent de revenir aux bases : le processus de fixation des objectifs, leur structure, les facteurs qui déterminent quand tel type d’objectif convient, et les risques et pièges qu’ils comportent. Pour un professionnel qui accompagne des débutants, cela signifie adapter les objectifs à la personne et à son moment, plutôt que d’appliquer une recette.

15. Les médecins et la prescription d’exercice

Une enquête publiée en 2026 dans l’Internal Medicine Journal par Smith et ses collègues a interrogé 118 médecins généralistes et endocrinologues australiens sur leur prescription d’activité physique. 59 % la prescrivaient à plus de 61 % de leurs patients concernés. Le facteur le plus lié à une prescription fréquente était l’évaluation systématique de l’activité des patients.

Les médecins qui doutaient que les recommandations soient réalistes prescrivaient moins ; et ce doute dépendait de leur propre activité : 74 % des médecins qui atteignaient eux-mêmes les recommandations les jugeaient réalistes, contre 27 % des autres. La connaissance des recommandations, elle, n’était pas liée à la fréquence de prescription. Une piste pour la formation des médecins, en Australie comme en France.

16. Une tendance mondiale

Ces observations s’inscrivent dans une tendance mondiale. Selon une analyse publiée en 2024 dans The Lancet Global Health par Strain et ses collègues, sur 507 enquêtes de 163 pays et territoires, 31,3 % des adultes du monde étaient insuffisamment actifs en 2022, contre 23,4 % en 2000 et 26,4 % en 2010.

Les femmes l’étaient davantage que les hommes, 33,8 % contre 28,7 %, et l’inactivité augmentait chez les plus de 60 ans dans toutes les régions. Si les tendances se poursuivent, l’objectif mondial d’une baisse relative de 15 % entre 2010 et 2030 ne sera pas atteint. L’étude réunissait 5,7 millions de participants, et l’inactivité augmentait dans 103 des 197 pays et territoires étudiés. Les auteurs demandent que la promotion de l’activité physique ne creuse pas les inégalités entre sexes, âges et territoires. L’Australie, malgré son image sportive, n’échappe pas à ces défis.

17. Ce que recommande l’OMS

Les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé de 2020, présentées par Bull et ses collègues dans le British Journal of Sports Medicine, proposent aux adultes de 150 à 300 minutes d’activité modérée par semaine, ou de 75 à 150 minutes d’activité soutenue, et du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine ; aux enfants et adolescents, en moyenne 60 minutes par jour d’activité modérée à soutenue ; aux personnes âgées, des activités variées qui travaillent l’équilibre et la force.

Elles insistent sur le fait que toute activité vaut mieux que rien, qu’il est bon de commencer petit et d’augmenter progressivement, et qu’il faut limiter le temps passé assis. L’étude d’Australie-Méridionale montre que le renforcement musculaire est le repère le plus souvent oublié ; c’est aussi celui qu’une salle de sport permet le plus facilement de pratiquer, en toute saison.

18. Ce que l’on peut retenir

Trois enseignements se dégagent. Le premier est que l’image d’une nation sportive cache des écarts persistants : un adulte sur quatre seulement atteint les deux repères dans le sud du pays, les femmes font moins de sport, les enfants bougent de moins en moins, et l’obésité progresse surtout loin des grandes villes. Le deuxième est que la chaleur et le soleil, atouts du plein air, deviennent aussi des risques, que le réchauffement accentue.

Le troisième est que ce qui fait bouger dans la durée n’est ni un bon d’achat ni un agrès posé dans un parc, mais un accompagnement humain, des objectifs adaptés et un lieu sûr où l’on se sent à sa place. En Australie comme en France, une salle de sport utile complète le plein air quand il fait trop chaud, et donne à chacun une raison de revenir.

FAQ — Australie : activité physique, renforcement musculaire et chaleur

Les Australiens sont-ils aussi sportifs qu'on le dit ?
Pas tous. En Australie-Méridionale, 25,1 % des adultes de 18 à 64 ans atteignaient à la fois les repères d’endurance et de renforcement musculaire (Bennie et coll., 2026), et l’écart de pratique sportive entre femmes et hommes est resté stable de 2016 à 2023 (Owen et coll., 2025).
Réduire le prix du sport fait-il bouger les enfants ?
Pas à lui seul. En Nouvelle-Galles du Sud, des bons de 100 dollars offerts de 2018 à 2022 n’ont été suivis d’aucune hausse de l’activité ni de la pratique sportive des jeunes dans la population (Owen et coll., 2025).
Bouger régulièrement protège-t-il de l'obésité ?
Chez 779 femmes australiennes suivies à partir de 47-52 ans, atteindre les recommandations pendant dix-huit ans était associé à un risque d’obésité de 9,9 % sur vingt et un ans, contre 15,1 % sans les atteindre (Tarp et coll., 2026).
La chaleur est-elle un risque pour le sport en plein air ?
Oui. En Australie, 38 décès liés à la chaleur d’effort ont été recensés de 2001 à 2018 lors d’activités sportives ou de loisir, dont 27 en randonnée (Fortington et coll., 2021). Le réchauffement réduit aussi le temps d’effort sûr en plein air (Hunt et coll., 2023).
Qu'est-ce qui fait tenir un programme d'exercice en salle ?
Chez des adultes atteints de maladies chroniques, un espace sûr, l’exemple des autres, la valeur perçue de l’exercice et le suivi régulier par un professionnel qui fixe des objectifs avec eux (Jansons et coll., 2026).
Que recommande l'OMS ?
Aux adultes, 150 à 300 minutes d’activité modérée ou 75 à 150 minutes d’activité soutenue par semaine, et du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine ; aux jeunes, 60 minutes par jour en moyenne ; aux aînés, des activités qui travaillent l’équilibre et la force (Bull et coll., 2020).

Sources

  • Bennie JA et coll. The epidemiology of physical activity guideline adherence among 35,633 adults: Findings from the South Australian Population Health Survey. Preventive Medicine, 2026 (résumé). doi.org/10.1016/j.ypmed.2026.108587
  • Momma H, Kawakami R, Honda T, Sawada SS. Muscle-strengthening activities are associated with lower risk and mortality in major non-communicable diseases: a systematic review and meta-analysis of cohort studies. British Journal of Sports Medicine, 2022 (résumé). doi.org/10.1136/bjsports-2021-105061
  • Owen KB et coll. Gender gap in physical activity and sport participation across the lifespan in Australia between 2016 and 2023. BMC Public Health, 2025 (résumé). doi.org/10.1186/s12889-025-24011-5
  • Owen KB, Foley BC, Reece LJ, Bellew W, Bauman A. Population level effects of the active kids program on children and adolescents’ physical activity and sport participation in NSW, Australia. International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, 2025 (résumé). doi.org/10.1186/s12966-025-01763-2
  • Olds T et coll. Changes in fitness and fatness in Australian schoolchildren during the summer holidays: fitness lost, fatness regained? A cohort study. BMC Public Health, 2023 (résumé). doi.org/10.1186/s12889-023-17009-4
  • Halim N et coll. Increasing Reported Physical Activity Among Australian Adults: Progress Toward a Healthy Older Age. Journal of Aging and Physical Activity, 2025 (résumé). doi.org/10.1123/japa.2023-0426
  • Tarp J et coll. Long-term physical activity and risk of obesity in Australian women using target-trial emulation: an OBCT study. International Journal of Epidemiology, 2026 (résumé). doi.org/10.1093/ije/dyag174
  • Olsen JR, Astell-Burt T, Feng X. Growing Inequities in Median Age of Death and Obesity Prevalence Between Australian Major Cities and Remote Areas: A National, Longitudinal, Spatial Analysis. Public Health Challenges, 2026 (résumé). doi.org/10.1002/puh2.70189
  • Fortington L, Gamage P, Cartwright A, Bugeja L. Exertional heat fatalities in Australian sport and recreation. Journal of Science and Medicine in Sport, 2021 (résumé). doi.org/10.1016/j.jsams.2021.04.007
  • Hunt AP, Brearley M, Hall A, Pope R. Climate Change Effects on the Predicted Heat Strain and Labour Capacity of Outdoor Workers in Australia. International Journal of Environmental Research and Public Health, 2023 (résumé). doi.org/10.3390/ijerph20095675
  • Haynes A, Nathan A, Dixon H, Wakefield M, Dobbinson S. Sun-protective clothing and shade use in public outdoor leisure settings from 1992 to 2019: Results from cross-sectional observational surveys in Melbourne, Australia. Preventive Medicine, 2020 (résumé). doi.org/10.1016/j.ypmed.2020.106230
  • Paudel C et coll. Understanding factors influencing the use of specialized outdoor fitness equipment among older adults in Australia. Health Promotion International, 2024 (résumé). doi.org/10.1093/heapro/daae160
  • Jansons P et coll. Barriers and Facilitators to Long-Term Adherence in an Ongoing, Supervised, Gym-Based Exercise Program Among Adults With Chronic Conditions in Regional Australia. Journal of Aging and Physical Activity, 2026 (résumé). doi.org/10.1123/japa.2024-0225
  • Swann C et coll. Goal Setting in Exercise and Physical Activity: An Expert Statement on Behalf of Exercise and Sports Science Australia. Sports Medicine, 2026 (résumé). doi.org/10.1007/s40279-025-02373-5
  • Smith I, Ding L, Abeygunaselkara G, Bauman A. Barriers to exercise prescription among Australian general practitioners and endocrinologists: a cross-sectional survey. Internal Medicine Journal, 2026 (résumé). doi.org/10.1111/imj.70634
  • Strain T et coll. National, regional, and global trends in insufficient physical activity among adults from 2000 to 2022: a pooled analysis of 507 population-based surveys with 5·7 million participants. The Lancet Global Health, 2024 (résumé). doi.org/10.1016/S2214-109X(24)00150-5
  • Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462. doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955

Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; les lignes directrices de l’OMS, dans leur texte intégral.

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