✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 16 min · 📅 Publié le 23 mars 2026
Investigation · Inde · Activité physique · Diabète et obésité · Yoga · Ce que disent les études
L’Inde est le pays du yoga, et l’on y décrit souvent un « paradoxe » : une pratique exportée dans le monde entier, mais un marché des salles de sport encore peu développé. Les chiffres de pratiquants, de clubs et de chiffre d’affaires qui accompagnent ce récit, nous n’avons pas pu les vérifier. Les grandes enquêtes nationales indiennes et les études sur le yoga disent autre chose, de plus utile pour la santé publique : une population largement inactive pendant ses loisirs, une épidémie de diabète et d’obésité, et des bénéfices du yoga réels mais modestes.
Une précision de méthode. Cet article ne cite que des sources que nous avons lues : les résumés publiés des études citées et les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé de 2020. Le nombre de pratiquants du yoga dans le monde et en France, le taux de pénétration des salles de sport en Inde, le nombre de clubs, la taille des marchés, les chiffres prêtés à des entreprises et les projections à 2030 qui circulent sans source ne sont pas repris.
Une précision de transparence. Magicfit est un réseau de clubs de sport en licence de marque. Cet article est une synthèse documentaire ; il ne promet aucun résultat, ni pour la santé d’une personne ni pour l’activité d’un club.
1. Mesurer l’activité physique en Inde
L’Inde dispose de plusieurs grandes enquêtes nationales sur la santé. La plus connue, l’étude ICMR-INDIAB du Conseil indien de la recherche médicale, a été menée dans les zones urbaines et rurales de 31 États et territoires entre 2008 et 2020, auprès de 113 043 adultes de 20 ans et plus. D’autres enquêtes, comme la surveillance nationale des maladies non transmissibles ou l’étude longitudinale du vieillissement, complètent le tableau.
Ces enquêtes reposent pour l’activité physique sur des questionnaires standardisés, comme le questionnaire mondial de l’OMS. Leurs résultats varient selon les seuils retenus, les âges couverts et la façon de compter l’activité au travail. Il faut donc les lire chacune pour ce qu’elle mesure, sans les additionner.
2. Une population active au travail, peu pendant ses loisirs
La première phase de l’étude ICMR-INDIAB, publiée en 2014 dans l’International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity par Anjana et ses collègues, a porté sur 14 227 adultes de quatre régions représentant 213 millions d’habitants. 54,4 % étaient inactifs, 31,9 % actifs et 13,7 % très actifs. L’inactivité était plus fréquente en ville qu’à la campagne, 65,0 % contre 50,0 %, et les hommes étaient plus actifs que les femmes.
Surtout, l’activité se faisait d’abord au travail, plus que dans les déplacements ou les loisirs. Selon les régions, de 88,4 % à 94,8 % des personnes ne déclaraient aucune activité physique de loisir, et cette part augmentait avec l’âge. Les auteurs concluent que moins de 10 % des personnes pratiquaient une activité de loisir, et appellent à des mesures urgentes pour enrayer les épidémies de diabète et d’obésité.
3. Les femmes et les villes, plus souvent insuffisamment actives
Une enquête nationale menée en 2017-2018 auprès de 12 000 adultes de 18 à 69 ans, publiée en 2022 dans le Journal of Physical Activity and Health par Ramamoorthy et ses collègues, estime la part des adultes insuffisamment actifs à 41,4 %, après standardisation sur l’âge. Elle atteignait 52,4 % chez les femmes et 51,7 % chez les citadins. Les hommes consacraient en moyenne 118,8 minutes par jour à l’activité physique, les femmes 55,3 minutes.
L’insuffisance d’activité était associée au chômage, à la richesse la plus élevée, à l’obésité abdominale et à l’hypertension. Les auteurs y voient une base pour suivre les objectifs d’activité physique fixés par l’Inde à l’horizon 2025, et pour cibler les groupes les plus exposés.
4. Les plus âgés
L’étude longitudinale du vieillissement en Inde, analysée en 2022 dans BMJ Open par Pengpid et Peltzer, a porté sur 72 262 adultes de 45 ans et plus. 36,7 % étaient physiquement inactifs, 42,6 % des hommes et 32,4 % des femmes. Être âgé de 70 ans ou plus, avoir des troubles de la vue ou des symptômes dépressifs était associé à plus d’inactivité ; la participation sociale, à moins d’inactivité.
Chez les hommes, un niveau socio-économique plus élevé, la vie en ville et une incapacité fonctionnelle étaient associés à l’inactivité. Les auteurs appellent à des interventions à plusieurs niveaux, qui tiennent compte des différences entre hommes et femmes. Ces chiffres ne se comparent pas directement à ceux des autres enquêtes, qui ne portent pas sur les mêmes âges.
5. Une autre mesure nationale
Une troisième enquête, menée en 2017 dans toute l’Inde dans le cadre d’un essai de prévention du diabète par le yoga, a utilisé un score de risque de diabète qui classe l’activité physique en quatre niveaux. Selon l’analyse publiée en 2020 dans Annals of Neurosciences par Podder et ses collègues, sur 233 805 personnes âgées en moyenne de 41 ans, 20 % étaient physiquement inactives et 57 % inactives ou seulement légèrement actives.
Les citadins étaient plus souvent inactifs que les ruraux, 21,7 % contre 18,8 %, et les zones du centre et du sud plus que celle du nord-ouest. Les personnes qui se savaient diabétiques étaient plus souvent inactives, 28,3 % contre 19,8 %. Les seuils de cette enquête ne sont pas ceux des autres : ses chiffres ne se comparent pas directement aux leurs, mais les tendances, plus d’inactivité en ville, sont les mêmes.
6. Les femmes âgées
Une étude publiée en 2025 dans BMC Public Health par Song et ses collègues a comparé, à partir d’enquêtes nationales, les personnes de 60 ans et plus en Inde et en Chine. Les femmes indiennes pratiquaient nettement moins souvent une activité intense que les femmes chinoises, 12,35 % contre 24,01 %. Les limitations dans les activités instrumentales de la vie quotidienne étaient plus fréquentes en Inde, 56,15 % contre 42,86 %.
Une activité modérée était associée, dans les deux pays, à un moindre risque de mauvaise santé perçue et de difficultés dans les gestes de la vie quotidienne. Les auteurs appellent à des interventions qui tiennent compte des inégalités entre hommes et femmes.
7. Une épidémie de maladies métaboliques
L’activité physique compte d’autant plus que l’Inde fait face à une forte hausse des maladies métaboliques. Selon le rapport national de l’étude ICMR-INDIAB, publié en 2023 dans The Lancet Diabetes & Endocrinology par Anjana et ses collègues, la prévalence pondérée du diabète était de 11,4 % chez les adultes, celle du prédiabète de 15,3 %, de l’hypertension de 35,5 %, de l’obésité générale de 28,6 % et de l’obésité abdominale de 39,5 %, selon les critères asiatiques.
Toutes ces maladies, sauf le prédiabète, étaient plus fréquentes en ville qu’à la campagne. Dans de nombreux États au développement humain plus faible, il y avait moins de diabétiques que de prédiabétiques, ce qui laisse craindre une hausse à venir. Les auteurs jugent ces prévalences bien plus élevées que ce qu’on estimait auparavant.
8. L’obésité ne se voit pas toujours
Une analyse de la même étude, publiée en 2025 dans l’Indian Journal of Medical Research par Mohan et ses collègues, montre que le poids ne suffit pas à repérer les personnes à risque. Parmi 19 370 adultes ayant eu une prise de sang, 43,3 % étaient « métaboliquement obèses » sans être en surpoids : ils présentaient au moins deux facteurs de risque, comme un tour de taille élevé, une tension ou une glycémie élevées, sans que leur indice de masse corporelle dépasse 25. Ce profil était plus fréquent à la campagne.
Pour les auteurs, il faut dépasser les approches centrées sur le poids pour repérer et prévenir les maladies chroniques en Inde. C’est une leçon qui vaut ailleurs : un poids normal ne garantit pas une bonne santé métabolique.
9. Le diabète de la grossesse
L’étude ICMR-INDIAB a aussi mesuré le diabète gestationnel. Selon une analyse publiée en 2025 dans l’Indian Journal of Medical Research par Mohan et ses collègues, sur 1 032 femmes enceintes ayant eu un test, la prévalence nationale pondérée du diabète gestationnel était de 22,4 %, sans différence significative entre ville et campagne. Elle allait de 16 % dans l’ouest du pays à 32,9 % dans le centre, et le diabète apparaissait souvent dès le début de la grossesse.
Une tension artérielle élevée et des antécédents familiaux de diabète étaient associés au risque. Les auteurs recommandent de dépister toutes les femmes enceintes, dès le début de la grossesse.
10. L’alimentation aussi
Une autre analyse de l’étude ICMR-INDIAB, publiée en 2025 dans Nature Medicine par Anjana et ses collègues, sur 18 090 adultes, décrit une alimentation riche en glucides de faible qualité, riz blanc, céréales moulues et sucres ajoutés, riche en graisses saturées et pauvre en protéines. Les personnes qui consommaient le plus de glucides avaient un risque plus élevé de diabète nouvellement diagnostiqué, de prédiabète et d’obésité.
Remplacer les céréales raffinées par de la farine complète ou de millet, sans réduire la quantité totale de glucides, n’était pas associé à un risque plus faible. En revanche, remplacer une partie des glucides par des protéines végétales, laitières, des œufs ou du poisson l’était. L’activité physique n’est donc qu’un des leviers ; l’alimentation en est un autre, tout aussi important.
11. Le poids de l’inactivité dans les pays à revenu intermédiaire
Une étude publiée en 2022 dans le British Journal of Sports Medicine par Katzmarzyk et ses collègues a estimé, pour 168 pays, que 7,2 % des décès toutes causes et 7,6 % des décès cardiovasculaires dans le monde seraient attribuables à l’inactivité physique. Si la part relative est plus forte dans les pays riches, 69 % des décès liés à l’inactivité, et 74 % des décès cardiovasculaires, survenaient dans les pays à revenu intermédiaire, du fait de leur population. Les parts les plus élevées étaient observées en Amérique latine et dans les Caraïbes et dans les pays occidentaux et asiatiques à revenu élevé. Par sa taille, l’Inde pèse lourd dans le fardeau absolu.
Une autre estimation, publiée en 2023 dans The Lancet Global Health par Santos et ses collègues, prévoit que, si rien ne change, 74 % des 499,2 millions de nouveaux cas de maladies non transmissibles évitables attendus dans le monde d’ici 2030 surviendraient dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Le diabète de type 2 n’en représentait que 2 %, mais 9 % des coûts de soins.
12. Le monde aussi devient moins actif
L’Inde s’inscrit dans une tendance mondiale. Selon l’analyse de Strain et de ses collègues, publiée en 2024 dans The Lancet Global Health à partir de 507 enquêtes dans 163 pays, 31,3 % des adultes du monde étaient insuffisamment actifs en 2022, contre 23,4 % en 2000 et 26,4 % en 2010 ; elle augmentait dans 103 des 197 pays et territoires étudiés. La part était plus élevée chez les femmes que chez les hommes, 33,8 % contre 28,7 %, et augmentait chez les plus de 60 ans dans toutes les régions.
Si les tendances de 2010 à 2022 se poursuivent, l’objectif mondial d’une baisse relative de 15 % de l’inactivité entre 2010 et 2030 ne sera pas atteint. Les auteurs demandent que la promotion de l’activité physique n’aggrave pas les inégalités entre sexes, âges et régions.
13. Ce que l’on sait du yoga : le mal de dos
Le yoga, né en Inde, est aujourd’hui pratiqué dans de nombreux pays. Ses effets sur la santé ont été évalués dans de nombreux essais. Pour le mal de dos chronique, la revue Cochrane de Wieland et ses collègues, publiée en 2022, a réuni 21 essais et 2 223 participants, dont des essais menés en Inde, aux États-Unis et en Europe.
Par rapport à l’absence d’exercice, le yoga apportait à trois mois une petite amélioration de la fonction du dos et de la douleur, jugée cliniquement peu importante, et probablement une petite amélioration de la qualité de vie physique et mentale. Comparé à des exercices ciblés sur le dos, il ne faisait guère de différence. Le yoga augmentait aussi le risque d’effets indésirables, surtout une hausse des douleurs de dos, de 9 à 43 pour 1 000 participants, avec des preuves de faible certitude.
14. Une autre méta-analyse sur la lombalgie
Une méta-analyse publiée en 2022 dans Pain par Anheyer et ses collègues, sur 27 études et 2 702 participants souffrant de lombalgie, arrive à des conclusions proches. Par rapport à une absence de traitement actif, le yoga améliorait à court terme l’intensité de la douleur, l’incapacité liée à la douleur, la santé mentale et le fonctionnement physique ; sauf pour la santé mentale, ces effets se maintenaient à long terme.
Par rapport à un autre traitement actif, en revanche, le yoga n’apportait pas de différence significative. Autrement dit, pour la douleur, le yoga fait à peu près aussi bien que d’autres formes d’exercice, pas mieux : c’est une option parmi d’autres, qui peut convenir à ceux qui l’apprécient.
15. Le yoga et la santé mentale
Le yoga est aussi étudié pour la santé mentale. Une méta-analyse publiée en 2026 dans les Annals of the New York Academy of Sciences par Ghai et ses collègues a réuni 73 études et 5 201 participants sur le yoga nidra, une pratique méditative. Elle trouve des effets favorables sur le stress, l’anxiété et la dépression. Mais les auteurs préviennent que la faible qualité méthodologique des études et la variété des pratiques invitent à la prudence : ces effets sont probablement surestimés.
Une autre méta-analyse, publiée en 2026 dans Frontiers in Medicine par Li et ses collègues, a comparé directement le yoga à d’autres programmes d’exercice chez des personnes souffrant de lombalgie chronique, dans sept essais. Le yoga n’était pas supérieur pour la douleur ni pour l’incapacité ; il améliorait davantage le bien-être émotionnel, et peut-être la fonction physique, ce dernier résultat ne reposant que sur deux études.
16. Le renforcement musculaire, complément du yoga
Le yoga travaille la souplesse, l’équilibre et une partie de la force ; les recommandations demandent aussi un renforcement musculaire régulier. Une méta-analyse publiée en 2022 dans le British Journal of Sports Medicine par Momma et ses collègues, sur seize études de cohorte, associe le renforcement, indépendamment de l’endurance, à un risque plus faible de 10 à 17 % de décès toutes causes, de maladies cardiovasculaires, de cancers et de diabète, avec un bénéfice maximal vers 30 à 60 minutes par semaine.
Une étude de cohorte publiée en 2020 dans le BMJ par Zhao et ses collègues, sur 479 856 adultes américains, trouve un risque de décès réduit de 11 % avec le renforcement recommandé, de 29 % avec l’endurance recommandée et de 40 % avec les deux. Les données venaient de l’enquête nationale de santé américaine, avec un suivi des décès. Dans un pays touché par le diabète, combiner les formes d’activité est une piste utile.
17. Le yoga dans la dépression : ce que dit une méta-analyse en réseau
Une méta-analyse en réseau publiée en 2024 dans le BMJ par Noetel et ses collègues, sur 218 essais et 14 170 participants souffrant de dépression majeure, trouve que le yoga, comme la marche ou le jogging et le renforcement musculaire, réduisait la dépression de façon modérée par rapport aux groupes témoins actifs. Les tailles d’effet allaient de 0,62 pour la marche ou le jogging à 0,55 pour le yoga et 0,49 pour le renforcement, et l’effet augmentait avec l’intensité prescrite. Le yoga et le renforcement semblaient les mieux acceptés. Un seul essai remplissait les critères d’un faible risque de biais. La confiance dans ces résultats reste faible, et l’exercice se discute avec le médecin, sans arrêter un traitement.
18. Ce que recommande l’OMS
Les recommandations de l’OMS de 2020, présentées par Bull et ses collègues dans le British Journal of Sports Medicine, proposent aux adultes de 150 à 300 minutes par semaine d’activité modérée, ou de 75 à 150 minutes d’activité soutenue, et des activités de renforcement musculaire au moins deux jours par semaine. Elles conseillent aussi de limiter la sédentarité.
Les études lues sur le yoga portent surtout sur la douleur et la qualité de vie : elles ne disent pas dans quelle mesure une séance de yoga compte dans ces repères, qui dépendent de l’intensité de l’activité. Les enquêtes indiennes montrent par ailleurs que l’activité de loisir, quelle qu’elle soit, reste rare dans une grande partie de la population.
19. Ce que ce cas enseigne
Le cas indien invite à se méfier des oppositions trop simples entre « tradition » et « marché ». Les données lues ne disent rien de l’effet du yoga traditionnel sur le développement des salles de sport. Elles disent en revanche que l’activité physique se fait surtout au travail, que les loisirs actifs restent rares, que les femmes et les citadins sont plus souvent insuffisamment actifs, et que le diabète, l’hypertension et l’obésité progressent, surtout en ville.
Elles rappellent aussi que l’activité physique ne suffit pas : l’alimentation, le dépistage et les soins comptent autant. Et que le yoga, comme toute pratique, apporte des bénéfices modestes et comporte quelques risques, qu’il faut connaître sans les exagérer.
20. Ce que l’on peut retenir
Trois enseignements se dégagent. Le premier est qu’une grande partie de la population indienne ne pratique aucune activité physique de loisir, en particulier les femmes et les citadins, alors que les maladies métaboliques progressent rapidement. Le deuxième est que le poids ne suffit pas à repérer les personnes à risque, et que l’alimentation pèse autant que l’activité. Le troisième est que le yoga, pratique née en Inde, a des effets réels mais modestes, comparables à ceux d’autres exercices.
Pour une salle de sport, la leçon est de proposer des pratiques variées, y compris le yoga, accessibles à ceux qui ne bougent pas pendant leurs loisirs, sans promettre de résultat. Un club ouvert sous licence de marque peut y contribuer à son échelle.
FAQ — Inde, activité physique, diabète et yoga
Sources
- Anjana RM et coll. Physical activity and inactivity patterns in India – results from the ICMR-INDIAB study (Phase-1) [ICMR-INDIAB-5]. International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, 2014 (résumé). doi.org/10.1186/1479-5868-11-26
- Ramamoorthy T et coll. Prevalence and Correlates of Insufficient Physical Activity Among Adults Aged 18-69 Years in India: Findings From the National Noncommunicable Disease Monitoring Survey. Journal of Physical Activity and Health, 2022 (résumé). doi.org/10.1123/jpah.2021-0688
- Pengpid S, Peltzer K. Prevalence and associated factors of physical inactivity among middle-aged and older adults in India: results of a national cross-sectional community survey. BMJ Open, 2022 (résumé). doi.org/10.1136/bmjopen-2021-058156
- Anjana RM et coll. Metabolic non-communicable disease health report of India: the ICMR-INDIAB national cross-sectional study (ICMR-INDIAB-17). The Lancet Diabetes & Endocrinology, 2023 (résumé). doi.org/10.1016/S2213-8587(23)00119-5
- Mohan D et coll. High prevalence of metabolic obesity in India: The ICMR-INDIAB national study (ICMR-INDIAB-23). Indian Journal of Medical Research, 2025 (résumé). doi.org/10.25259/ijmr_328_2025
- Anjana RM et coll. Dietary profiles and associated metabolic risk factors in India from the ICMR-INDIAB survey-21. Nature Medicine, 2025 (résumé). doi.org/10.1038/s41591-025-03949-4
- Podder V et coll. Physical Activity Patterns in India Stratified by Zones, Age, Region, BMI and Implications for COVID-19: A Nationwide Study. Annals of Neurosciences, 2020 (résumé). doi.org/10.1177/0972753121998507
- Song K et coll. Association between physical activity patterns and health outcomes among older adults in India and China: a gendered perspective. BMC Public Health, 2025 (résumé). doi.org/10.1186/s12889-025-25078-w
- Mohan V et coll. Prevalence of gestational diabetes mellitus in India: The ICMR-INDIAB national study (ICMR-INDIAB-24). Indian Journal of Medical Research, 2025 (résumé). doi.org/10.25259/ijmr_1874_2025
- Strain T et coll. National, regional, and global trends in insufficient physical activity among adults from 2000 to 2022: a pooled analysis of 507 population-based surveys with 5·7 million participants. The Lancet Global Health, 2024 (résumé). doi.org/10.1016/S2214-109X(24)00150-5
- Wieland LS et coll. Yoga for chronic non-specific low back pain. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2022 (résumé). doi.org/10.1002/14651858.CD010671.pub3
- Anheyer D et coll. Yoga for treating low back pain: a systematic review and meta-analysis. Pain, 2022 (résumé). doi.org/10.1097/j.pain.0000000000002416
- Ghai S et coll. Effects of Yoga Nidra on Stress, Anxiety, and Depression: A Systematic Review and Meta-Analysis. Annals of the New York Academy of Sciences, 2026 (résumé). doi.org/10.1111/nyas.70149
- Li T et coll. Is yoga more beneficial than exercise-based interventions for patients with chronic low back pain? A systematic review and meta-analysis. Frontiers in Medicine, 2026 (résumé). doi.org/10.3389/fmed.2026.1792208
- Katzmarzyk PT, Friedenreich C, Shiroma EJ, Lee IM. Physical inactivity and non-communicable disease burden in low-income, middle-income and high-income countries. British Journal of Sports Medicine, 2022 (résumé). doi.org/10.1136/bjsports-2020-103640
- Momma H, Kawakami R, Honda T, Sawada SS. Muscle-strengthening activities are associated with lower risk and mortality in major non-communicable diseases: a systematic review and meta-analysis of cohort studies. British Journal of Sports Medicine, 2022 (résumé). doi.org/10.1136/bjsports-2021-105061
- Zhao M, Veeranki SP, Magnussen CG, Xi B. Recommended physical activity and all cause and cause specific mortality in US adults: prospective cohort study. BMJ, 2020 (résumé). doi.org/10.1136/bmj.m2031
- Noetel M et coll. Effect of exercise for depression: systematic review and network meta-analysis of randomised controlled trials. BMJ, 2024 (résumé). doi.org/10.1136/bmj-2023-075847
- Santos AC, Willumsen J, Meheus F, Ilbawi A, Bull FC. The cost of inaction on physical inactivity to public health-care systems: a population-attributable fraction analysis. The Lancet Global Health, 2023 (résumé). doi.org/10.1016/S2214-109X(22)00464-8
- Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462. doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955
Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; les lignes directrices de l’OMS, dans leur texte intégral.
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