Investigation · Grèce · Héritage olympique · Crise et santé · Activité physique · Ce que disent les études
La Grèce est le berceau des Jeux olympiques, et elle a accueilli les premiers Jeux modernes comme ceux de 2004, à Athènes. Pourtant, dans la grande enquête européenne de santé de 2013-2014, ses adultes étaient parmi ceux qui déclaraient le moins de renforcement musculaire en Europe. Entre-temps, le pays a traversé une crise économique et une cure d’austérité qui ont pesé lourdement sur la santé de sa population. Que disent les études de cet héritage, de la crise et de l’activité physique des Grecs ?
Une précision de méthode. Cet article ne cite que des sources que nous avons lues : les résumés publiés des études citées, le texte intégral de l’étude européenne de 2020 et les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé de 2020. Le nombre de salles pour 100 000 habitants, la part de clubs fermés pendant la crise, la taille et la croissance du marché du fitness, le coût et l’état actuel des sites olympiques de 2004, les taux de TVA et les chiffres prêtés à des associations professionnelles, que nous n’avons pas pu vérifier, ne sont pas repris.
Une précision de transparence. Magicfit est un réseau de clubs de sport en licence de marque. Cet article est une synthèse documentaire ; il ne promet aucun résultat, ni pour la santé d’une personne ni pour l’activité d’un club.
1. Un héritage olympique, et un modèle discuté
L’héritage olympique de la Grèce est d’abord symbolique : c’est en Grèce que sont nés les Jeux de l’Antiquité, et c’est à Athènes que se sont tenus les premiers Jeux modernes. Le pays a aussi pesé dans les débats sur l’avenir du modèle olympique. Un article de réflexion publié en 2026 dans Frontiers in Sports and Active Living par Pappous rappelle ainsi qu’en 1980, la Grèce avait proposé, par la voix de son gouvernement, de créer un territoire olympique extraterritorial pour accueillir les Jeux de façon permanente.
L’auteur décrit la soutenabilité des Jeux comme un problème « pernicieux », résistant aux réformes progressives. Selon lui, toutes les éditions des Jeux depuis 1968 ont dépassé leur budget initial, la performance environnementale a reculé au fil des dernières décennies, et la dissolution rapide des comités d’organisation après les Jeux crée des vides qui compromettent l’héritage. Il attribue ces échecs à un « impératif de construction » propre à la rotation des villes hôtes, qui laisse des équipements inutilisés, les « éléphants blancs », quelle que soit la compétence de la ville.
2. Les Jeux ne font pas bouger la population
Une synthèse publiée en 2021 dans The Lancet par Bauman et ses collègues a examiné l’effet des Jeux olympiques sur l’activité physique des populations des pays hôtes. Avant 2007, les dossiers de candidature mentionnaient peu l’activité physique ; ensuite, la plupart fixaient des objectifs de pratique sportive ou d’activité de la population.
Les données de surveillance disponibles ne montraient pourtant aucun changement de la pratique, sauf pour Pékin en 2008 et Nagano en 1998, sans qu’on puisse attribuer ce dernier cas aux Jeux. Pour les auteurs, les Jeux n’ont pas, à eux seuls, amélioré l’activité physique des populations, mais représentent une occasion manquée de santé publique. Un héritage en matière d’activité physique demande une planification stratégique, des partenariats entre le mouvement olympique, le sport et la santé publique, et une évaluation menée avant et après les Jeux.
3. Une crise économique devenue crise sanitaire
Un article publié en 2014 dans The Lancet par Kentikelenis et ses collègues décrit la crise grecque. Après le plan de sauvetage international de 2010, l’économie a reculé pour la sixième année consécutive en 2013 ; elle s’était contractée de 20 % entre 2008 et 2012. Le chômage avait plus que triplé, passant de 7,7 % en 2008 à 24,3 % en 2012, et le chômage de longue durée atteignait 14,4 %.
Les auteurs examinent l’effet des mesures d’austérité sur la santé des Grecs et sur leur accès aux services publics de santé, et analysent la réponse politique aux preuves accumulées d’une « tragédie de santé publique », une réponse que le titre de l’article qualifie de déni. Une crise de cette ampleur touche le revenu, l’emploi et l’accès aux soins ; on peut penser qu’elle pèse aussi sur le temps et l’argent consacrés au sport, même si l’article ne le mesure pas.
4. L’austérité et la mortalité infantile
Une étude publiée en 2026 dans Health Economics par Kolesar et Spruk a mesuré l’effet de l’austérité sur la mortalité infantile, en comparant la Grèce à un groupe de pays de l’OCDE et de l’Union pour la Méditerranée qui n’avaient pas connu d’austérité comparable. Par rapport à ce scénario, la Grèce a connu une hausse brusque et durable de la mortalité infantile après le début de l’austérité, en 2010.
L’effet estimé correspond à une hausse moyenne de 43 % du taux de mortalité infantile, plus marquée chez les garçons et concentrée dans la période néonatale. En tenant compte de la baisse de la natalité, les auteurs estiment à environ 854 le nombre de décès infantiles en excès de 2010 à 2020. Ils soulignent l’importance de protéger la santé des tout-petits pendant les politiques de rigueur budgétaire.
5. Des inégalités de santé liées à l’économie
Une étude publiée en 2025 dans Healthcare par Triantafyllou et ses collègues propose un tableau de bord des inégalités de santé en Grèce, à partir des données d’Eurostat de 2008 à 2023. Les années de vie en bonne santé étaient positivement liées au produit intérieur brut et aux dépenses publiques de santé, et négativement au chômage.
La santé perçue était fortement liée, à l’inverse, au risque de pauvreté. Les maladies chroniques et les limitations fonctionnelles étaient associées à un PIB et à des dépenses de santé plus faibles, et le niveau d’études comptait aussi. Les auteurs plaident pour renforcer les soins de premier recours, afin de réduire les besoins médicaux non satisfaits et les dépenses de santé privées. Il s’agit de corrélations à l’échelle du pays, qui ne prouvent pas de lien de cause à effet.
6. Les Grecs et le renforcement musculaire
L’étude européenne de référence sur le renforcement musculaire, publiée en 2020 dans PLOS ONE par Bennie et ses collègues, repose sur l’enquête européenne par entretien sur la santé de 2013-2014, menée dans 28 pays auprès de 280 605 adultes. Seuls 17,3 % des adultes européens déclaraient au moins deux jours de renforcement musculaire par semaine, avec des écarts considérables entre pays.
Dans le tableau des rapports de prévalence ajustés de l’étude, avec l’Islande pour référence, la Grèce obtenait 0,17 : à profil égal, les adultes grecs avaient environ six fois moins de chances que les Islandais de déclarer un renforcement suffisant. Le Portugal obtenait 0,16, Chypre 0,12, l’Italie 0,22, l’Espagne 0,21 et la France 0,25. L’enquête a eu lieu au cœur de la crise : on ne peut pas savoir, à partir de ces seules données, quelle part en revient à la crise et quelle part à des habitudes plus anciennes.
7. Ce que rapporte le renforcement musculaire
Une méta-analyse publiée en 2022 dans le British Journal of Sports Medicine par Momma et ses collègues a rassemblé seize études de cohorte chez des adultes. Indépendamment de l’activité d’endurance, les activités de renforcement musculaire étaient associées à un risque plus faible, de 10 à 17 %, de décès toutes causes, de maladies cardiovasculaires, de cancers dans leur ensemble, de diabète et de cancer du poumon.
Le bénéfice maximal, d’environ 10 à 20 %, apparaissait vers 30 à 60 minutes par semaine pour la mortalité, les maladies cardiovasculaires et les cancers, et associer renforcement et endurance était lié au risque le plus bas. Deux courtes séances par semaine suffisent donc déjà à entrer dans la zone où les études observent le plus de bénéfices.
8. Endurance et renforcement : mieux vaut les deux
Une étude de cohorte publiée en 2020 dans le BMJ par Zhao et ses collègues a suivi 479 856 adultes américains pendant près de neuf ans en moyenne. Par rapport aux adultes qui n’atteignaient pas les recommandations, ceux qui pratiquaient le renforcement musculaire recommandé avaient un risque de décès toutes causes réduit de 11 %, ceux qui pratiquaient l’endurance recommandée, de 29 %, et ceux qui combinaient les deux, de 40 %.
Il s’agit d’une étude d’observation, qui ne prouve pas à elle seule un lien de cause à effet ; mais elle confirme l’intérêt d’associer les deux formes d’activité, comme le recommande l’OMS. Pour une population où le renforcement musculaire reste peu pratiqué, c’est une marge de progrès simple à saisir.
9. Bouger à l’âge mûr, rester autonome plus tard
La Grèce dispose d’une grande cohorte, l’étude ATTICA, qui suit depuis 2002 des adultes de la région d’Athènes. Une analyse publiée en 2026 dans The Journal of Frailty & Aging par Sgouropoulou et ses collègues a examiné l’évolution de leur activité physique à l’âge mûr et leur état de santé 22 ans plus tard.
Par rapport à une inactivité persistante, une activité restée élevée, ou en hausse, était associée à un risque environ 80 % plus faible de pré-fragilité ou de fragilité physique, après prise en compte de l’âge, du sexe, des études, du poids, de l’hypertension, du diabète et du cholestérol. Selon les auteurs, près de la moitié des cas de pré-fragilité et de fragilité (49,5 %) pourraient être attribués à des trajectoires d’activité défavorables à l’âge mûr. Atteindre et garder un bon niveau d’activité au milieu de la vie serait l’une des clés d’un vieillissement en bonne santé.
10. Le poids et le diabète sur vingt ans
Une autre analyse de la cohorte ATTICA, publiée en 2026 dans Clinical Obesity par Kechagia et ses collègues, a suivi pendant vingt ans 2 000 adultes sans maladie cardiovasculaire ni diabète au départ, âgés en moyenne de 43 ans, dont 51 % de femmes. Sur la période, 26,3 % ont développé un diabète de type 2.
Tous les indicateurs d’adiposité étudiés, globale ou abdominale, étaient associés de façon indépendante à la survenue du diabète, avec une précision de prédiction d’environ 75 %. Pour les auteurs, ces résultats soulignent le rôle complexe de l’excès de poids sur le métabolisme du glucose. Dans cette cohorte athénienne, plus d’un adulte sur quatre est devenu diabétique en vingt ans.
11. Ce que l’on mange compte aussi pour le cœur
Une analyse de la même cohorte, publiée en 2026 dans Nutrients par Chrysohoou et ses collègues, a étudié la qualité de l’alimentation de 3 042 adultes sans maladie cardiovasculaire au départ, en 2001-2002. En 2022, l’état de santé cardiaque était connu pour 2 159 d’entre eux, dont 241, soit 11,2 %, avaient développé une insuffisance cardiaque.
L’insuffisance cardiaque était survenue chez 20,7 % des participants dont l’alimentation était de faible qualité, contre 5,1 % et 6,6 % chez ceux dont l’alimentation était de qualité intermédiaire ou élevée. L’association restait après prise en compte de l’âge, du sexe, du poids, des études, de l’activité physique, du tabac, de l’hypertension, du diabète et du cholestérol. Pour les auteurs, une meilleure alimentation, surtout plus riche en aliments favorables à la santé, est associée de façon indépendante à moins d’insuffisance cardiaque.
12. Une alimentation à dominante végétale
Une autre analyse, publiée en 2026 dans l’European Journal of Nutrition par Sigala et ses collègues, a dégagé trois grands profils d’alimentation dans la cohorte : un profil à dominante végétale et durable, un profil « occidental » riche en produits animaux et transformés, et un profil très calorique pauvre en viande blanche. Sur vingt ans, les données cardiovasculaires étaient complètes pour 1 988 participants.
Une plus grande adhésion au profil végétal était associée à un risque cardiovasculaire plus faible de 26 % sur vingt ans, tandis que le profil très calorique était associé à un risque plus élevé sur la vie entière. Les auteurs plaident pour des habitudes alimentaires durables et acceptables dans chaque culture. Pour un pays associé au régime méditerranéen, ces résultats rappellent que c’est l’alimentation réellement suivie qui compte, comme pour l’activité physique.
13. Un recul de l’activité dans le monde
La Grèce s’inscrit dans une tendance mondiale. Selon une étude publiée en 2024 dans The Lancet Global Health par Strain et ses collègues, 31,3 % des adultes du monde étaient insuffisamment actifs en 2022, contre 23,4 % en 2000 et 26,4 % en 2010. Les femmes l’étaient davantage que les hommes (33,8 % contre 28,7 %), et l’inactivité progressait chez les personnes de 60 ans et plus, dans toutes les régions.
Si la tendance se poursuit, l’objectif mondial d’une baisse relative de 15 % de l’inactivité entre 2010 et 2030 ne sera pas atteint. Les auteurs appellent à des efforts concertés de plusieurs secteurs, sans aggraver les inégalités entre sexes, âges et régions. Pour les pays qui sortent d’une crise, cet appel prend un relief particulier.
14. Le coût de l’inaction
Une étude publiée en 2023 dans The Lancet Global Health par Santos et ses collègues, en lien avec l’OMS, a estimé ce que coûterait le statu quo. Si la prévalence de l’inactivité ne change pas, 499,2 millions de nouveaux cas de maladies non transmissibles évitables surviendraient dans le monde d’ici 2030, pour environ 47,6 milliards de dollars internationaux de soins par an.
Les pays à revenu élevé supporteraient 63 % de ces coûts. Pour un pays qui sort d’une longue crise budgétaire, comme la Grèce, l’enjeu n’est pas seulement sanitaire : faire bouger la population, c’est aussi éviter des dépenses de soins qui pèseraient sur un système de santé déjà fragilisé.
15. L’obésité des enfants, un défi majeur
Une revue de la littérature publiée en 2025 dans Nutrients par Sibilio et ses collègues a réuni 66 études sur l’obésité des enfants et des adolescents en Grèce et sur les politiques qui la combattent. Selon les études, la prévalence de l’obésité allait de 2,8 % à 21,2 %, de 2,8 % à 26,7 % chez les garçons et de 1,3 % à 33,7 % chez les filles.
Ces écarts reflètent sans doute la diversité des âges, des lieux et des méthodes des études, et invitent à la prudence. Les auteurs concluent que l’obésité des enfants est un défi majeur en Grèce. Le pays a adopté des politiques dans plusieurs domaines, alimentation saine, activité physique, école, mais il reste beaucoup à faire : les politiques publiques sont, selon eux, l’outil clé pour changer les habitudes à grande échelle.
16. Les familles face au risque de diabète
Le programme européen Feel4Diabetes, mené auprès de familles à risque de diabète de type 2 dans six pays européens, a combiné des actions à l’école et dans la communauté. Une analyse publiée en 2026 dans Pediatric Obesity par Vitoratou et ses collègues, sur 2 402 familles, a cherché quelles familles en avaient le plus profité.
Au bout de deux ans, seules 5,3 % des familles avaient amélioré à la fois le poids du parent et celui de l’enfant. La participation au groupe d’intervention doublait plus que les chances de réussite, et le fait de vivre dans un pays à revenu élevé soumis à des mesures d’austérité était aussi associé à une meilleure réussite. Les filles s’amélioraient plus souvent que les garçons, et l’emploi à temps plein de la mère était associé à moins de réussite. Les auteurs plaident pour des programmes adaptés au contexte de chaque famille.
17. Ce que recommande l’OMS
Les recommandations de l’OMS de 2020, présentées par Bull et ses collègues dans le British Journal of Sports Medicine, proposent aux adultes de 150 à 300 minutes par semaine d’activité modérée, ou de 75 à 150 minutes d’activité soutenue, et des activités de renforcement musculaire au moins deux jours par semaine. Aux enfants et aux adolescents, elles proposent au moins 60 minutes par jour en moyenne d’activité modérée à soutenue.
Elles insistent sur le fait que toute activité vaut mieux que rien et qu’il faut limiter le temps sédentaire. Pour une population qui a traversé une crise, ce message a son importance : l’activité physique n’exige pas forcément d’équipement coûteux, et la marche, le jeu ou les exercices au poids du corps comptent aussi.
18. Bouger pour le moral, en période de crise
Une crise économique comme celle qu’a connue la Grèce pèse aussi sur la santé mentale. Sur ce point, une revue de revues publiée en 2023 dans le British Journal of Sports Medicine par Singh et ses collègues apporte un repère utile. Elle a réuni 97 revues systématiques, soit 1 039 essais et 128 119 participants adultes, en bonne santé ou atteints de troubles mentaux ou de maladies chroniques.
Par rapport aux soins habituels, l’activité physique avait des effets moyens sur les symptômes de dépression, avec une taille d’effet médiane de −0,43, d’anxiété, −0,42, et de détresse psychologique, −0,60. Les activités plus intenses étaient associées à de plus grandes améliorations. La plupart des revues incluses étaient toutefois de qualité méthodologique très faible. Ces résultats ne portent pas sur la Grèce et ne remplacent ni un suivi médical ni l’accès aux soins, que la crise a justement fragilisé ; ils montrent que l’activité physique peut faire partie d’une réponse plus large.
19. Ce que l’on peut retenir
Trois enseignements se dégagent. Le premier est qu’un héritage olympique prestigieux ne fait pas une population active : les Jeux, à eux seuls, ne changent pas la pratique, et le modèle même des Jeux est discuté pour ses coûts et ses équipements délaissés. Le deuxième est que la crise économique grecque a été une crise sanitaire, avec des effets mesurés sur la mortalité infantile et des inégalités de santé liées à l’emploi et à la pauvreté. Le troisième est que les études grecques confirment l’intérêt de l’activité physique tout au long de la vie, de l’enfance, où l’obésité reste un défi, à l’âge mûr, où elle protège de la fragilité.
Pour une salle de sport, la leçon est de proposer une pratique accessible et régulière, qui ne dépend pas d’un grand événement ni d’une conjoncture favorable, d’accueillir les familles et les personnes d’âge mûr, et de ne promettre aucun résultat. Un club ouvert sous licence de marque peut y contribuer à son échelle.
FAQ — Grèce : héritage olympique, crise et activité physique
Sources
- Pappous AS. Thinking out of the (Olympic) box: is it time to reconsider permanent hosting for sustainable Olympics? A conceptual review. Frontiers in Sports and Active Living, 2026 (résumé). doi.org/10.3389/fspor.2026.1778441
- Bauman AE et coll. An evidence-based assessment of the impact of the Olympic Games on population levels of physical activity. The Lancet, 2021 (résumé). doi.org/10.1016/S0140-6736(21)01165-X
- Kentikelenis A, Karanikolos M, Reeves A, McKee M, Stuckler D. Greece’s health crisis: from austerity to denialism. The Lancet, 2014 (résumé). doi.org/10.1016/S0140-6736(13)62291-6
- Kolesar RJ, Spruk R. Effect of Austerity Measures on Infant Mortality: Evidence From Greece. Health Economics, 2026 (résumé). doi.org/10.1002/hec.70107
- Triantafyllou C et coll. Addressing Health Inequalities in Greece: A Comprehensive Framework for Socioeconomic Determinants of Health. Healthcare, 2025 (résumé). doi.org/10.3390/healthcare13192394
- Bennie JA, De Cocker K, Smith JJ, Wiesner GH. The epidemiology of muscle-strengthening exercise in Europe: A 28-country comparison including 280,605 adults. PLOS ONE, 2020 (texte intégral). doi.org/10.1371/journal.pone.0242220
- Sgouropoulou D et coll. Midlife physical activity trajectories are associated with reduced physical pre-frailty/frailty in older age: insights from the prospective ATTICA sub-study 2002-2024. The Journal of Frailty & Aging, 2026 (résumé). doi.org/10.1016/j.tjfa.2026.100217
- Kechagia I et coll. A Comprehensive Evaluation of Adiposity Indices on 20-Year Cumulative Incidence of Type 2 Diabetes: The ATTICA Cohort Study (2002-2022). Clinical Obesity, 2026 (résumé). doi.org/10.1111/cob.70100
- Chrysohoou C et coll. Association Between Diet Quality and 20-Year Heart Failure Incidence: Findings from the ATTICA Cohort Study (2002-2022). Nutrients, 2026 (résumé). doi.org/10.3390/nu18193278
- Sigala EG et coll. Sustainable diets and long-term cardiovascular disease outcomes; insights from the 20-year follow-up ATTICA study (2002-2022). European Journal of Nutrition, 2026 (résumé). doi.org/10.1007/s00394-026-04022-7
- Strain T et coll. National, regional, and global trends in insufficient physical activity among adults from 2000 to 2022: a pooled analysis of 507 population-based surveys with 5·7 million participants. The Lancet Global Health, 2024 (résumé). doi.org/10.1016/S2214-109X(24)00150-5
- Sibilio R et coll. Mapping the Published Evidence on Childhood Obesity Prevalence and Related Policies in Greece: A Scoping Review. Nutrients, 2025 (résumé). doi.org/10.3390/nu17142301
- Vitoratou DI et coll. Who Benefited Most? Identifying Parent-Child Dyads With Improved Weight Outcomes in the Feel4Diabetes Study. Pediatric Obesity, 2026 (résumé). doi.org/10.1111/ijpo.70159
- Momma H, Kawakami R, Honda T, Sawada SS. Muscle-strengthening activities are associated with lower risk and mortality in major non-communicable diseases: a systematic review and meta-analysis of cohort studies. British Journal of Sports Medicine, 2022 (résumé). doi.org/10.1136/bjsports-2021-105061
- Zhao M, Veeranki SP, Magnussen CG, Xi B. Recommended physical activity and all cause and cause specific mortality in US adults: prospective cohort study. BMJ, 2020 (résumé). doi.org/10.1136/bmj.m2031
- Santos AC, Willumsen J, Meheus F, Ilbawi A, Bull FC. The cost of inaction on physical inactivity to public health-care systems: a population-attributable fraction analysis. The Lancet Global Health, 2023 (résumé). doi.org/10.1016/S2214-109X(22)00464-8
- Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462. doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955
- Singh B et coll. Effectiveness of physical activity interventions for improving depression, anxiety and distress: an overview of systematic reviews. British Journal of Sports Medicine, 2023 (résumé). doi.org/10.1136/bjsports-2022-106195
Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; l’étude européenne de 2020 et les lignes directrices de l’OMS, dans leur texte intégral.
Activité physique, santé publique, comparaisons entre pays : ce que disent les études, sources à l’appui.
Série Investigation MAGICFIT — International S5 — 10 enquêtes
Europe du Sud · Ce que l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la Grèce font différemment de la France