Europe du Sud vs France le match fitness en indicateurs — qui fait mieux qui fait moins bien

Europe du Sud et France : ce que l’on peut comparer, avec quelles sources

Investigation · Europe du Sud et France · Ce que l’on peut comparer, avec quelles sources

L’Espagne, l’Italie, le Portugal et la Grèce sont souvent comparés à la France sur le sport, la fiscalité et la santé. Ces comparaisons circulent sous forme de classements chiffrés dont les sources sont rarement lisibles. Cet article fait l’inverse : il ne retient que des comparaisons établies par des études ou des textes que nous avons lus, sur la pratique sportive, le renforcement musculaire, l’obésité des enfants, la TVA et l’activité en plein air. Il dit aussi ce que ces comparaisons ne permettent pas de conclure.

1. Comparer des pays : une méthode avant des chiffres

Comparer l’activité physique de plusieurs pays suppose des données recueillies de la même façon, au même moment, avec les mêmes questions. C’est rarement le cas. Les taux d’abonnement aux salles, les chiffres d’affaires du secteur ou les nombres de pratiquants d’un sport proviennent souvent de sources différentes, aux méthodes inconnues.

Les comparaisons solides viennent plutôt de grandes enquêtes harmonisées, comme l’Eurobaromètre, l’enquête européenne par entretien sur la santé, ou l’initiative de surveillance de l’obésité infantile de l’Organisation mondiale de la santé. Ce sont elles que cet article utilise.

Même dans ces enquêtes, l’activité physique est le plus souvent déclarée, et non mesurée. Les écarts entre pays doivent donc être lus avec prudence, comme des ordres de grandeur.

2. Une Europe où la pratique ne progresse pas

Une étude publiée en 2026 dans le BMJ Open Sport & Exercise Medicine par Memon et ses collègues a analysé les enquêtes Eurobaromètre de 2009, 2013, 2017 et 2022, soit 96 948 adultes de 26 pays de l’Union européenne. La part des adultes qui ne pratiquaient jamais de sport ni d’exercice est passée de 41,7 % en 2009 à 45,8 % en 2022.

La fréquence de la pratique a baissé jusqu’en 2017, puis légèrement remonté en 2022. Les auteurs jugent qu’une proportion aussi élevée et persistante de non-pratiquants appelle à renforcer la promotion du sport et de l’exercice, en particulier auprès des groupes et des pays où la fréquence baisse.

À l’échelle mondiale, l’analyse publiée en 2024 dans The Lancet Global Health par Strain et ses collègues estime que 31,3 % des adultes étaient insuffisamment actifs en 2022, contre 26,4 % en 2010. Ni l’Europe du Sud ni la France n’échappent à cette tendance.

3. Le renforcement musculaire : un écart Nord-Sud

Le renforcement musculaire est l’un des rares domaines où une comparaison harmonisée existe. L’étude publiée en 2020 dans PLOS ONE par Bennie et ses collègues repose sur l’enquête européenne par entretien sur la santé de 2013-2014, menée dans 28 pays auprès de 280 605 adultes. Seuls 17,3 % des adultes européens déclaraient au moins deux jours de renforcement musculaire par semaine.

Les écarts entre pays étaient considérables : de 0,7 % à 7,4 % en Roumanie, à Malte et à Chypre, et de 34,1 % à 51,6 % en Islande, en Suède et au Danemark. Un âge plus élevé, un revenu ou un niveau d’études plus faibles, le fait d’être une femme et le surpoids étaient associés à une moindre pratique.

Dans le tableau des rapports de prévalence ajustés de l’étude, avec l’Islande pour référence, la Grèce obtenait 0,17, le Portugal 0,16, l’Italie 0,22, l’Espagne 0,21 et la France 0,25. À profil égal, la France et les pays du Sud se situaient donc dans des positions proches, loin derrière les pays nordiques.

4. Ce que ces chiffres veulent dire

Cette comparaison ne donne pas un « vainqueur » entre la France et l’Europe du Sud. Elle montre au contraire que, sur le renforcement musculaire, ces pays partagent un même retard par rapport au nord de l’Europe.

L’enquête date de 2013-2014 et a eu lieu, pour la Grèce et le Portugal, au cœur d’une crise économique : on ne peut pas savoir, à partir de ces seules données, quelle part de l’écart revient à la crise et quelle part à des habitudes plus anciennes.

Pour la France comme pour ses voisins du Sud, la piste est la même : rendre le renforcement musculaire accessible à ceux qui en font le moins, en particulier les femmes, les personnes âgées et les personnes aux revenus modestes.

5. Les enfants : le paradoxe méditerranéen

Le régime méditerranéen est souvent cité comme un modèle d’alimentation. Pourtant, les pays où il est né connaissent des taux élevés de surpoids chez l’enfant. Un article publié en 2026 dans Frontiers in Public Health par Montagna et ses collègues, consacré à l’Italie, résume ce paradoxe : un surpoids et une obésité infantiles élevés coexistent avec l’héritage culturel du régime méditerranéen.

Les auteurs décrivent une évolution de l’alimentation des enfants vers davantage de produits ultra-transformés et d’aliments denses en énergie, qui touche plus fortement les populations défavorisées. Ils notent que l’adhésion au régime méditerranéen baisse chez les jeunes générations, et appellent à des stratégies coordonnées entre plusieurs secteurs.

Le modèle méditerranéen tient donc davantage de l’héritage que de la réalité actuelle pour beaucoup d’enfants.

6. L’obésité sévère, plus fréquente dans le Sud

L’initiative de surveillance de l’obésité infantile de l’OMS en Europe, appelée COSI, mesure des enfants de 6 à 9 ans selon une méthode commune. Une analyse publiée en 2019 dans Obesity Facts par Spinelli et ses collègues a porté sur 21 pays et 636 933 enfants mesurés entre 2007 et 2013.

La prévalence de l’obésité sévère variait fortement d’un pays à l’autre, avec des valeurs plus élevées dans le sud de l’Europe. Selon la définition de l’OMS, elle allait de 1,0 % chez les enfants suédois et moldaves à 5,5 % chez les enfants maltais. Elle était plus fréquente chez les garçons, et chez les enfants dont la mère avait un niveau d’études plus faible.

Les auteurs concluent que l’obésité doit être abordée par une palette d’approches, de la prévention précoce au traitement de ceux qui en ont besoin.

7. Ce que disent les parents

La quatrième vague de la COSI, en 2015-2017, a interrogé les familles de 150 651 enfants de 6 à 9 ans dans 25 pays. L’analyse publiée en 2021 dans Obesity Facts par Whiting et ses collègues trouve qu’en moyenne, 79,4 % des enfants jouaient activement plus d’une heure par jour, mais que 53,9 % n’étaient membres d’aucun club de sport ou de danse, et que 50,0 % allaient à l’école à pied ou à vélo chaque jour.

Ces moyennes cachent de grands écarts : la part des enfants qui n’étaient membres d’aucun club allait de 8,2 % à 85,6 % selon les pays, et celle des enfants qui marchaient ou pédalaient jusqu’à l’école de 17,7 % à 94,0 %. Les auteurs appellent à multiplier les occasions d’activité quotidienne et à chercher des solutions au temps d’écran excessif.

Ces écarts montrent que les modes de vie, plus que la géographie, distinguent les pays : le trajet vers l’école ou l’inscription dans un club varient du simple au décuple.

8. Les adolescents, partout trop peu actifs

L’analyse mondiale publiée en 2020 dans The Lancet Child & Adolescent Health par Guthold et ses collègues rappelle que 81,0 % des élèves de 11 à 17 ans du monde n’atteignaient pas les recommandations en 2016. Les garçons des pays occidentaux à revenu élevé, région qui comprend l’Europe du Sud et la France, étaient les moins inactifs du monde, mais 72,1 % d’entre eux restaient insuffisamment actifs.

L’écart entre filles et garçons ne s’était pas réduit entre 2001 et 2016. Les auteurs appellent à étendre d’urgence les politiques dont l’efficacité est connue, à agir sur les inégalités et à associer les jeunes eux-mêmes.

Là encore, la France et ses voisins du Sud partagent le même défi plus qu’ils ne s’opposent.

9. L’Espagne : la famille et les politiques publiques

L’étude espagnole PASOS apporte un éclairage original sur l’activité et le poids des jeunes. Une analyse publiée en 2026 dans Preventing Chronic Disease par García et ses collègues a porté sur 1 023 enfants et adolescents dont les parents avaient rempli une échelle de stress perçu. Les enfants des parents les plus stressés avaient une moins bonne condition physique générale, et l’obésité était plus fréquente chez eux, avec un risque environ 2,8 fois plus élevé après ajustement.

Un article publié en 2026 dans la Revista española de salud pública par Giménez Alba et ses collègues analyse les politiques espagnoles de promotion et de prescription de l’activité physique dans le système de santé, en particulier pour les enfants. Selon les auteurs, ces politiques ont favorisé l’activité à l’école, dans le soin et dans la vie locale, mais l’accès équitable aux ressources et la pérennité des actions restent des défis.

10. Le Portugal : mesurer les effets de l’école

Au Portugal, une discussion critique publiée en 2023 dans Frontiers in Sports and Active Living par Onofre et ses collègues relève que la recherche sur l’éducation physique porte surtout sur l’enseignement après le primaire, et plaide pour davantage d’études sur l’école primaire.

Les auteurs proposent d’étudier les effets de l’éducation physique à court et à long terme, de croiser plusieurs niveaux d’analyse et de comparer les pays européens entre eux. Les chercheurs portugais eux-mêmes jugent donc que les effets durables de l’éducation physique restent à mieux mesurer, ce qui invite à la prudence devant les « modèles » nationaux.

11. La Grèce : une crise économique devenue crise sanitaire

Un article publié en 2014 dans The Lancet par Kentikelenis et ses collègues décrit la crise grecque. L’économie s’était contractée de 20 % entre 2008 et 2012, et le chômage était passé de 7,7 % en 2008 à 24,3 % en 2012. Les auteurs examinent l’effet des mesures d’austérité sur la santé des Grecs et sur leur accès aux services publics de santé.

Ce contexte compte pour lire les comparaisons de cette période : une crise de cette ampleur touche le revenu, l’emploi et l’accès aux soins. L’article ne mesure pas son effet sur la pratique sportive, et nous n’en tirons pas de chiffre.

12. La TVA : un cadre européen commun

La fiscalité des salles de sport est souvent présentée comme un écart majeur entre pays. Le cadre est commun : selon la page de la Commission européenne consacrée aux taux de TVA, la directive TVA fixe le cadre général, et chaque État membre choisit, dans ce cadre, le nombre et le niveau de ses taux et les biens et services auxquels ils s’appliquent.

Le taux normal ne peut pas être inférieur à 15 %, sans maximum (article 97 de la directive). Depuis la réforme entrée en vigueur en avril 2022, les États peuvent appliquer jusqu’à deux taux réduits, d’au moins 5 %, à des biens et services relevant de catégories listées en annexe de la directive. Pour connaître le taux réellement appliqué dans un pays, la Commission renvoie à sa base de données sur les impôts en Europe.

Les écarts entre pays tiennent donc à des choix nationaux, pris dans un même cadre, et ils se vérifient pays par pays dans les textes.

13. L’exemple de l’Italie

L’Italie est souvent citée pour une TVA du sport à 10 %. Selon l’article 16 du décret n° 633 de 1972, dans sa version en vigueur en 2026, le taux ordinaire de la TVA est de 22 %. Le même article prévoit des taux réduits de 4 %, 5 % et 10 %, qui s’appliquent aux biens et services énumérés dans les listes de la Tabella A annexée au décret.

En l’état des textes que nous avons lus, une salle de sport commerciale relève du taux ordinaire de 22 % en Italie. En France, l’article 278 du code général des impôts fixe le taux normal à 20 %, et l’article 279, au point b nonies, exclut expressément du taux réduit les sommes payées pour utiliser des installations sportives. Si l’on s’en tient au taux ordinaire, il est donc plus élevé en Italie qu’en France.

Les deux pays traitent à part certaines activités : la France exonère, selon l’article 261 du code général des impôts, les services sportifs rendus à leurs membres par les associations sans but lucratif à gestion désintéressée.

14. Une baisse de taux fait-elle baisser les prix ?

La question revient souvent dans le débat français. Elle n’a pas de réponse automatique. Quand un taux baisse, rien n’oblige l’exploitant à baisser d’autant son prix toutes taxes comprises : il peut répercuter toute la baisse, une partie, ou rien.

Les gains de chiffre d’affaires, d’emplois ou de nombre d’adhérents parfois annoncés en cas de réforme supposent des choix de prix et des comportements qui ne sont pas connus d’avance. Nous n’avons lu aucune étude qui les mesure pour la France, et nous ne les reprenons pas.

Pour un porteur de projet, la règle prudente est de construire son prévisionnel avec le taux en vigueur, et de traiter toute évolution comme une hypothèse à part.

15. Le grand événement ne suffit pas

La Grèce, l’Italie, l’Espagne et la France ont toutes accueilli des Jeux olympiques. Une synthèse publiée en 2021 dans The Lancet par Bauman et ses collègues a examiné l’effet des Jeux sur l’activité physique des populations des pays hôtes.

Les données de surveillance disponibles ne montraient aucun changement de la pratique, sauf pour Pékin en 2008 et Nagano en 1998, sans qu’on puisse attribuer ce dernier cas aux Jeux. Pour les auteurs, les Jeux n’ont pas, à eux seuls, amélioré l’activité physique des populations, et représentent une occasion manquée de santé publique.

Un héritage en matière d’activité physique demande, selon eux, une planification stratégique, des partenariats entre le mouvement olympique, le sport et la santé publique, et une évaluation menée avant et après l’événement.

16. Le plein air : ce que l’on sait vraiment

Le climat méditerranéen est souvent associé à une pratique en plein air. Une revue systématique publiée en 2011 par Thompson Coon et ses collègues a réuni onze essais, soit 833 adultes, qui comparaient une même séance de marche ou de course pratiquée dans un environnement naturel et à l’intérieur.

Par rapport à l’intérieur, l’exercice dans un cadre naturel était associé à un sentiment plus fort de revitalisation et d’engagement, à moins de tension et de colère, et à plus d’énergie ; les participants disaient avoir davantage l’intention de recommencer. Mais les études étaient de faible qualité et ne portaient que sur une séance, et les auteurs jugent les preuves insuffisantes pour une recommandation.

Une enquête anglaise publiée en 2019 par White et ses collègues, sur 19 806 personnes, trouve que celles qui avaient passé au moins 120 minutes dans la nature au cours de la semaine déclaraient plus souvent une bonne santé et un bien-être élevé. C’est une association, pas une preuve de cause. Le plein air peut rendre la pratique plus agréable ; ce n’est pas une preuve de bénéfices supérieurs pour la santé.

17. Ce que recommande l’OMS

Les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé publiées en 2020, présentées par Bull et ses collègues, valent pour tous ces pays. Elles recommandent aux adultes de 150 à 300 minutes d’activité d’endurance d’intensité modérée par semaine, ou de 75 à 150 minutes d’intensité soutenue, avec un renforcement musculaire régulier, et de réduire les temps sédentaires.

Pour les enfants et les adolescents, elles retiennent en moyenne 60 minutes par jour d’activité d’intensité modérée à soutenue. Elles rappellent qu’un peu d’activité vaut mieux que rien, et invitent les États à renforcer leurs systèmes de suivi.

Ce suivi est la condition de comparaisons fiables : sans données harmonisées, les classements entre pays restent des impressions.

18. Ce que les « classements » ne disent pas

Les classements qui opposent la France à l’Europe du Sud sur une vingtaine d’indicateurs mélangent des taux d’abonnement, des chiffres d’affaires, des prix moyens, des nombres de joueurs d’un sport ou des projections de croissance. Nous n’en avons trouvé aucune source lisible et vérifiable, et certains contredisent les textes officiels, comme la TVA italienne.

Les comparaisons solides dessinent un tableau plus simple : la France et ses voisins du Sud partagent un faible niveau de renforcement musculaire, une forte proportion d’adultes qui ne pratiquent jamais, des adolescents trop peu actifs, et, au Sud, une obésité infantile sévère plus fréquente.

Ce constat commun est plus utile qu’un score : il désigne des priorités partagées.

19. Des pistes pour la France

Plusieurs pistes ressortent des études lues, sans qu’aucune ne soit une recette. Le renforcement musculaire mérite d’être rendu plus accessible, en particulier pour les femmes, les personnes âgées et les personnes aux revenus modestes. Les trajets actifs vers l’école et l’inscription des enfants dans un club varient énormément d’un pays à l’autre : ce sont des leviers concrets.

Les grands événements sportifs ne suffisent pas à faire bouger une population : il faut les accompagner d’une stratégie évaluée. Et la pratique en plein air peut aider certaines personnes à commencer, si elle est encadrée et accessible.

Pour une salle de sport comme pour une commune, l’enjeu est le même : toucher ceux qui ne pratiquent pas, plutôt que de comparer des classements. L’exemple espagnol rappelle aussi que la famille compte : le stress des parents est associé à la condition physique et au poids des enfants, et une politique d’activité physique gagne à associer l’école, le soin et la vie locale, comme le relèvent les auteurs espagnols.

20. Ce que l’on peut retenir

Les comparaisons fiables entre la France et l’Europe du Sud ne désignent pas de vainqueur. Elles montrent des défis communs : une Europe où près de la moitié des adultes ne pratiquent jamais de sport, un renforcement musculaire rare, loin derrière le nord de l’Europe, des adolescents trop peu actifs, et une obésité infantile sévère plus fréquente au Sud.

Sur la TVA, les textes lus contredisent les idées reçues : une salle de sport relève du taux ordinaire en Italie comme en France, et ce taux est plus élevé en Italie. Les classements en vingt indicateurs qui circulent, eux, ne reposent pas sur des sources que nous avons pu lire.

FAQ — Europe du Sud et France : ce que l’on peut comparer

L'Europe du Sud est-elle plus sportive que la France ?
Les comparaisons harmonisées ne le montrent pas. Pour le renforcement musculaire, la France et les pays du Sud sont dans des positions proches, loin derrière les pays nordiques (Bennie et coll., 2020). Dans l’Union européenne, près de la moitié des adultes ne pratiquent jamais (Memon et coll., 2026).
La TVA des salles de sport est-elle à 10 % en Italie ?
Pas selon les textes que nous avons lus : une salle commerciale relève du taux ordinaire de 22 % (article 16 du décret n° 633 de 1972), contre 20 % en France (article 278 du code général des impôts).
Le régime méditerranéen protège-t-il les enfants de l'obésité ?
Les pays du Sud connaissent au contraire une obésité infantile sévère plus fréquente (Spinelli et coll., 2019), et l’adhésion au régime méditerranéen baisse chez les jeunes générations (Montagna et coll., 2026).
Les Jeux olympiques font-ils bouger la population ?
Les données disponibles ne montrent pas de changement de la pratique dans les pays hôtes, sauf exceptions (Bauman et coll., 2021). Un héritage demande une stratégie et une évaluation.
Le sport en plein air est-il meilleur pour la santé ?
Il est associé à un meilleur ressenti juste après l’effort, mais les preuves manquent pour en faire une recommandation (Thompson Coon et coll., 2011). C’est un moyen de rendre la pratique plus agréable.
D'où viennent les classements en « 20 indicateurs » ?
Nous n’en avons trouvé aucune source lisible et vérifiable. Cet article ne retient que des comparaisons établies par des enquêtes harmonisées ou des textes officiels.

Sources

  • Memon AR et coll. Temporal trends in sports and exercise participation: a study in a population-representative sample of 96 948 European Union adults. BMJ Open Sport & Exercise Medicine, 2026 (résumé). doi.org/10.1136/bmjsem-2025-002922
  • Strain T et coll. National, regional, and global trends in insufficient physical activity among adults from 2000 to 2022. The Lancet Global Health, 2024 (résumé). doi.org/10.1016/S2214-109X(24)00150-5
  • Bennie JA, De Cocker K, Smith JJ, Wiesner GH. The epidemiology of muscle-strengthening exercise in Europe: A 28-country comparison including 280,605 adults. PLOS ONE, 2020 (texte intégral). doi.org/10.1371/journal.pone.0242220
  • Montagna MT et coll. Childhood obesity in changing food systems: mediterranean diet, socioeconomic inequalities and AI-driven personalized nutrition – the case of Italy. Frontiers in Public Health, 2026 (résumé). doi.org/10.3389/fpubh.2026.1883078
  • Spinelli A et coll. Prevalence of Severe Obesity among Primary School Children in 21 European Countries. Obesity Facts, 2019 (résumé). doi.org/10.1159/000500436
  • Whiting S et coll. Physical Activity, Screen Time, and Sleep Duration of Children Aged 6-9 Years in 25 Countries: An Analysis within the WHO European Childhood Obesity Surveillance Initiative (COSI) 2015-2017. Obesity Facts, 2021 (résumé). doi.org/10.1159/000511263
  • Guthold R et coll. Global trends in insufficient physical activity among adolescents: a pooled analysis of 298 population-based surveys with 1·6 million participants. The Lancet Child & Adolescent Health, 2020 (résumé). doi.org/10.1016/S2352-4642(19)30323-2
  • García S et coll. Parental Perceived Stress and Its Association With Childhood Obesity in Spain: The PASOS Study. Preventing Chronic Disease, 2026 (résumé). doi.org/10.5888/pcd23.260028
  • Giménez Alba IM et coll. Childhood obesity in Spain: Fifteen years of monitoring and action through the WHO European Childhood Obesity Surveillance Initiative (COSI) and the ALADINO study. Revista española de salud pública, 2026 (résumé, en anglais). pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/42847331/
  • Onofre M et coll. Portuguese research on physical education and sport didactics-a critical discussion. Frontiers in Sports and Active Living, 2023 (résumé). doi.org/10.3389/fspor.2023.1172815
  • Kentikelenis A, Karanikolos M, Reeves A, McKee M, Stuckler D. Greece’s health crisis: from austerity to denialism. The Lancet, 2014 (résumé). doi.org/10.1016/S0140-6736(13)62291-6
  • Commission européenne VAT Rates — Taxation and Customs Union. page lue le 29 octobre 2026. taxation-customs.ec.europa.eu/taxation/vat/vat-directive/vat-rates_en
  • Italie Decreto del Presidente della Repubblica 26 ottobre 1972, n. 633 (TVA), article 16 et Tabella A. versions en vigueur jusqu’au 31 décembre 2026, lues le 29 octobre 2026 sur le portail officiel Normattiva. normattiva.it/uri-res/N2Ls?urn:nir:stato:decreto.del.presidente.della.repubblica:1972-10-26;633
  • Code général des impôts articles 261 (7, 1°, a), 278 et 279 (b nonies). textes en vigueur lus le 29 octobre 2026 dans la compilation codes.droit.org ; seul Légifrance fait foi. codes.droit.org/PDF/Code%20g%C3%A9n%C3%A9ral%20des%20imp%C3%B4ts.pdf
  • Bauman AE et coll. An evidence-based assessment of the impact of the Olympic Games on population levels of physical activity. The Lancet, 2021 (résumé). doi.org/10.1016/S0140-6736(21)01165-X
  • Thompson Coon J et coll. Does participating in physical activity in outdoor natural environments have a greater effect on physical and mental wellbeing than physical activity indoors? A systematic review. Environmental Science & Technology, 2011 ; 45 : 1761-1772 (résumé). doi.org/10.1021/es102947t
  • White MP et coll. Spending at least 120 minutes a week in nature is associated with good health and wellbeing. Scientific Reports, 2019 ; 9 : 7730 (résumé). doi.org/10.1038/s41598-019-44097-3
  • Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462. doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955

Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; les lignes directrices de l’OMS, les textes fiscaux et la page de la Commission européenne, dans leur texte intégral.

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