L'épidémie mondiale d'obésité en milliard de personnes obèses — la crise sanitaire du siècle

L’épidémie mondiale d’obésité en 2024 : 1 milliard de personnes obèses — la crise sanitaire du siècle

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 16 min · 📅 Publié le 2 avril 2026

Investigation · Obésité dans le monde · Enfants, adultes, activité physique, traitements · Ce que disent l’OMS et les études

Plus d’un milliard de personnes vivent aujourd’hui avec une obésité dans le monde. Ce chiffre, repris par l’Organisation mondiale de la santé, s’appuie sur les plus grandes analyses de données mesurées jamais réunies. Elles montrent une progression qui ralentit dans les pays riches mais continue ailleurs, une obésité de l’enfant qui a fortement augmenté, et une maladie désormais reconnue comme chronique. Elles disent aussi ce que l’activité physique peut, et ne peut pas, face à elle. Voici ce que montrent ces sources.

Une précision de méthode. Cet article ne cite que des sources que nous avons lues : la fiche de l’Organisation mondiale de la santé sur l’obésité et le surpoids, mise à jour le 7 octobre 2026, et les pages de Santé publique France sur l’étude Esteban, dans leur texte intégral ; les résumés publiés des études citées ; les recommandations de l’OMS de 2020 sur l’activité physique. Les chiffres attribués à des rapports que nous n’avons pas pu lire, les « solutions qui ont échoué » et le positionnement commercial des clubs ne sont pas repris. Aucune personne n’est nommée, hors les auteurs des études.

Une précision de transparence. Magicfit est un réseau de clubs de sport en France, en licence de marque. Cet article est une synthèse documentaire ; il ne donne aucun conseil médical ni aucun programme de perte de poids, et ne promet aucun résultat. Pour toute question sur votre poids ou votre santé, parlez-en à votre médecin.

1. Plus d’un milliard de personnes

Selon la fiche de l’OMS mise à jour en octobre 2026, une personne sur sept dans le monde, soit 1,1 milliard, vivait avec une obésité en 2024. Chez les adultes de 18 ans et plus, 45 %, soit 2,6 milliards, étaient en surpoids, dont 940 millions obèses, 16 % de tous les adultes.

La prévalence mondiale de l’obésité adulte a plus que doublé depuis 1990, et celle des adolescents a quadruplé. Le surpoids variait beaucoup selon les régions : de 32 % des adultes en Asie du Sud-Est et en Afrique à 68 % sur le continent américain.

2. Les enfants et les adolescents

La hausse est particulièrement marquée chez les jeunes. Selon l’OMS, 400 millions d’enfants et d’adolescents de 5 à 19 ans étaient en surpoids en 2024, dont 170 millions obèses. La part des 5-19 ans en surpoids est passée de 8 % en 1990 à 20 % en 2024, et celle des jeunes obèses de 2 % à 8 %.

Chez les moins de 5 ans, 35 millions d’enfants étaient en surpoids en 2024. L’OMS note que ce problème, longtemps considéré comme celui des pays riches, progresse dans les pays à revenu faible ou intermédiaire : en Afrique, le nombre d’enfants de moins de 5 ans en surpoids a augmenté de près de 12 % depuis 2000, et près de la moitié de ces enfants vivaient en Asie en 2024.

3. D’où viennent ces chiffres

Ces estimations reposent sur un travail collectif de très grande ampleur, celui de la collaboration sur les facteurs de risque des maladies non transmissibles, qui réunit des chercheurs du monde entier. Son analyse publiée en 2024 dans The Lancet a rassemblé 3 663 études représentatives, portant sur 222 millions d’enfants, d’adolescents et d’adultes, dont la taille et le poids avaient été mesurés (NCD-RisC, Lancet, 2024).

Elle couvrait 200 pays et territoires de 1990 à 2022. La part cumulée de la maigreur et de l’obésité chez les adultes avait augmenté dans 81 % des pays pour les femmes et 70 % pour les hommes. En 2022, l’obésité était plus fréquente que la maigreur dans 89 % des pays pour les femmes et 73 % pour les hommes.

4. Un double fardeau

La même analyse montre que la maigreur n’a pas disparu. Les parts cumulées de maigreur et d’obésité les plus élevées s’observaient dans les îles des Caraïbes, de Polynésie et de Micronésie, et au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. Chez les jeunes, elles étaient aussi élevées dans certains pays d’Asie du Sud, comme l’Inde et le Pakistan, où la maigreur restait fréquente malgré son recul.

L’OMS parle de « double fardeau de la malnutrition ». Beaucoup de pays à revenu faible ou intermédiaire doivent encore faire face aux maladies infectieuses et à la sous-nutrition, tout en voyant monter rapidement l’obésité. Les enfants y sont exposés à des aliments riches en graisses, en sucre et en sel, souvent moins chers mais moins nutritifs, et à une activité physique en baisse.

5. Les pays riches plafonnent, les autres accélèrent

Une nouvelle analyse de la même collaboration, publiée en 2026 dans Nature, a étudié la dynamique de l’obésité de 1980 à 2024, à partir de 4 050 études et de 232 millions de participants mesurés (NCD-RisC, Nature, 2026). Elle montre des trajectoires très différentes selon les pays.

Chez les enfants et les adolescents, la hausse a ralenti dans les années 1990 dans de nombreux pays riches, puis s’est stabilisée. Les niveaux de ce plateau vont de 3 à 4 % chez les filles au Japon, au Danemark et en France, à 23 % chez les garçons aux États-Unis. Il y aurait même un léger recul depuis les années 2000 dans quelques pays occidentaux, comme l’Italie, le Portugal et la France.

Chez les adultes, la hausse a ralenti dans les pays occidentaux riches une dizaine d’années après les enfants, puis s’est stabilisée, voire légèrement inversée dans certains pays comme l’Espagne. Dans la plupart des pays à revenu faible ou intermédiaire, en revanche, la progression annuelle est restée stable ou s’est accélérée, alors même que leur prévalence a dépassé celle des pays riches.

6. Des projections jusqu’en 2050

Une étude du programme sur la charge mondiale de morbidité, publiée en 2025 dans The Lancet, a estimé la prévalence du surpoids et de l’obésité chez les 25 ans et plus dans 204 pays, de 1990 à 2021, avec des projections jusqu’en 2050 (GBD 2021 Adult BMI Collaborators, 2025). En 2021, environ un milliard d’hommes et 1,11 milliard de femmes adultes étaient en surpoids ou obèses.

Entre 1990 et 2021, la prévalence mondiale de l’obésité avait augmenté de 155 % chez les hommes et de 105 % chez les femmes. La hausse la plus rapide concernait l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, où la prévalence avait plus que triplé chez les hommes et plus que doublé chez les femmes. Les auteurs ont aussi projeté la poursuite de ces tendances jusqu’en 2050, dans un scénario qui suppose que rien ne change.

7. Une maladie chronique, pas un simple poids

L’OMS définit l’obésité comme une maladie chronique, résultant d’interactions complexes entre l’environnement, des facteurs psychosociaux et une susceptibilité biologique. Elle implique, selon la fiche, un dérèglement des mécanismes neurobiologiques et métaboliques qui gouvernent l’appétit, l’équilibre énergétique et le tissu adipeux, avec une part de variation génétique.

Le diagnostic courant repose sur l’indice de masse corporelle, le poids divisé par le carré de la taille : chez l’adulte, le surpoids commence à 25 et l’obésité à 30. D’autres mesures, comme le tour de taille, peuvent aussi être utilisées. Chez l’enfant, les seuils dépendent de l’âge et du sexe.

8. Ce qui fait monter l’obésité

L’OMS décrit des environnements de plus en plus « obésogènes ». Ils limitent l’accès à une alimentation saine, abordable et durable, réduisent les occasions de pratiquer une activité physique en sécurité, et sont façonnés par les forces du marché et par des cadres légaux et réglementaires insuffisants. Les systèmes de santé, souvent, ne parviennent pas encore à prévenir, repérer et prendre en charge l’obésité assez tôt.

Pour l’OMS, l’obésité est une responsabilité de la société plutôt qu’une seule affaire individuelle : les habitudes alimentaires et d’activité dépendent fortement de conditions environnementales, commerciales et sociales qui orientent, et souvent contraignent, les choix de chacun.

9. Les conséquences pour la santé

Selon la fiche de l’OMS, un indice de masse corporelle plus élevé que l’optimal aurait causé environ 3,7 millions de décès en 2023, en augmentant les décès dus aux maladies cardiovasculaires, au diabète et aux cancers. L’obésité contribue aussi aux maladies du foie et des reins.

Chez l’enfant et l’adolescent, le surpoids et l’obésité affectent le bien-être physique, mental et social. Ils s’accompagnent de stigmatisation, de discriminations, de harcèlement, d’une moins bonne qualité de vie et de moins bons résultats scolaires. Sans prise en charge, l’obésité persiste souvent à l’âge adulte.

10. Le coût de l’obésité

La fiche de l’OMS reprend une estimation de la Fédération mondiale de l’obésité : si rien n’est fait, le coût mondial du surpoids et de l’obésité pourrait atteindre 3 000 milliards de dollars par an d’ici 2030, et plus de 18 000 milliards d’ici 2060. Ce sont des projections, qui dépendent des hypothèses retenues.

L’OMS rappelle aussi qu’elle a défini une série de « meilleurs achats », des mesures jugées faisables, fondées sur des preuves et rentables pour prévenir et prendre en charge les maladies non transmissibles. Selon la fiche, chaque unité de monnaie investie dans les mesures liées à l’alimentation saine rapporterait environ quatorze fois sa mise.

11. L’activité physique fait-elle maigrir ?

C’est la question que beaucoup se posent. Une méta-analyse publiée en 2024 a réuni 116 essais randomisés et 6 880 adultes en surpoids ou obèses, suivis pendant au moins huit semaines dans un programme d’entraînement aérobie encadré (Jayedi et coll., 2024).

Chaque tranche de 30 minutes d’exercice aérobie par semaine était associée à une perte de poids d’environ 0,52 kilo, à une baisse du tour de taille de 0,56 centimètre et à une baisse du pourcentage de graisse de 0,37 point, ainsi qu’à une réduction de la graisse viscérale. L’effet est réel, mais modeste : l’exercice seul fait perdre peu de poids. Les auteurs relevaient aussi une légère hausse des effets indésirables bénins à modérés.

12. Moins de graisse viscérale, plus de muscle préservé

Une synthèse de douze revues systématiques publiée en 2021, portant sur 149 études, va dans le même sens (Bellicha et coll., 2021). L’entraînement entraînait une perte de poids significative, de 1,5 à 3,5 kilos selon les revues, une perte de graisse et une perte de graisse viscérale.

À dépense d’énergie égale, l’endurance et l’entraînement fractionné à haute intensité donnaient des résultats comparables. Le renforcement musculaire limitait la perte de masse maigre pendant l’amaigrissement. Les auteurs n’ont pas trouvé d’effet significatif de l’exercice sur le maintien du poids, mais soulignent que la perte de graisse viscérale pourrait être bénéfique pour la santé cardiovasculaire et métabolique.

13. En forme, quel que soit le poids

L’activité physique a des effets qui ne se lisent pas sur la balance. Une méta-analyse publiée en 2014 a réuni dix études prospectives qui mesuraient objectivement la capacité cardiorespiratoire et l’indice de masse corporelle, en lien avec la mortalité toutes causes (Barry et coll., 2014).

Par rapport aux personnes de poids normal en bonne forme, les personnes en mauvaise forme avaient environ deux fois plus de risque de décéder, quel que soit leur poids. Les personnes en surpoids ou obèses mais en bonne forme avaient un risque proche de celui des personnes de poids normal en bonne forme. Les auteurs plaident pour des interventions centrées sur l’activité physique et la forme plutôt que sur la seule perte de poids. Il s’agit d’études d’observation : elles montrent des associations, pas un effet démontré.

14. Les jeunes : endurance seule ou exercice combiné ?

Chez les jeunes en surpoids ou obèses, une méta-analyse publiée en 2026 a comparé, dans 29 essais et chez 1 383 participants de 6 à 45 ans, l’exercice combiné, endurance et renforcement musculaire, à l’endurance seule (Zhong et coll., 2026). L’exercice combiné améliorait davantage la masse maigre et certains marqueurs de résistance à l’insuline.

En revanche, il n’y avait pas de différence régulière pour le poids, l’indice de masse corporelle, la masse grasse, le tour de taille, la tension ou les lipides. Les auteurs concluent que l’exercice combiné peut être utile pour certains objectifs, sans être supérieur dans tous les cas.

À l’école, une méta-analyse publiée en 2026 sur onze études menées en Afrique, surtout en Afrique du Sud, montre que les programmes d’alimentation et d’activité physique amélioraient modestement l’adiposité dans certaines études, mais sans effet significatif sur l’indice de masse corporelle pour l’âge dans l’analyse groupée (Onyeonu et coll., 2026). Les programmes qui associaient alimentation et activité semblaient les plus prometteurs.

15. Maintenir son poids : l’exercice et les médicaments

Le maintien du poids après un amaigrissement est un défi majeur. Un essai randomisé publié en 2021 dans le New England Journal of Medicine a suivi 195 adultes obèses qui avaient perdu en moyenne 13,1 kilos en huit semaines de régime hypocalorique (Lundgren et coll., 2021). Ils ont ensuite reçu pendant un an un programme d’exercice, un médicament de la famille des analogues du GLP-1, les deux, ou un placebo.

À un an, toutes les stratégies actives faisaient mieux que le placebo. L’association de l’exercice et du médicament améliorait davantage le maintien d’une perte de poids saine que chacun des deux seuls. L’essai a été financé notamment par la fondation Novo Nordisk.

16. Après l’arrêt des médicaments

Les médicaments de la famille du GLP-1 ont changé la prise en charge de l’obésité. En décembre 2025, l’OMS a publié une recommandation sur leur usage chez l’adulte, comme l’un des éléments d’une prise en charge chronique globale, aux côtés des interventions comportementales, nutritionnelles et psychologiques.

Mais une revue systématique publiée en 2026 a réuni les études sur ce qui se passe après l’arrêt de ces traitements (Marchetti et coll., 2026). Dans les essais où le traitement était remplacé par un placebo, le poids remontait : de 6,9 % en 48 semaines dans un essai, de 14,0 % en 52 semaines dans un autre ; dans un troisième, les participants avaient repris environ les deux tiers du poids perdu en un an. Les preuves sur les stratégies pour maintenir le poids après l’arrêt restaient rares.

17. Ce que recommande l’OMS face à l’obésité

Pour chacun, l’OMS recommande des actions tout au long de la vie : une alimentation riche en fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes et fruits à coque, une limitation des boissons sucrées et des aliments très caloriques et pauvres en nutriments, une activité physique régulière, un sommeil suffisant, et l’absence de tabac et d’abus d’alcool. Pour les enfants : une alimentation saine, de l’activité physique, un bon sommeil et moins d’écrans.

Aux soignants, elle demande de repérer tôt le surpoids, de conseiller sur l’alimentation, l’activité et le sommeil, d’évaluer les complications, et d’orienter vers une prise en charge chronique et personnalisée, pouvant associer accompagnement comportemental, conseils nutritionnels, soutien psychologique, médicaments et chirurgie.

18. Les politiques publiques

L’OMS appelle à des mesures structurelles, fiscales et réglementaires pour rendre l’alimentation saine disponible, abordable et attrayante, et à des actions dans l’alimentation, l’éducation, l’urbanisme, les transports et la protection sociale pour favoriser une alimentation saine et l’activité physique.

Selon la fiche, près de neuf pays sur dix ont adopté des objectifs de réduction de l’obésité. En 2022, les États membres ont approuvé un plan d’accélération pour enrayer l’obésité, étendu à 34 pays pionniers, qui représentent 1,3 milliard d’habitants et un tiers des personnes obèses dans le monde.

19. Et en France ?

Selon l’étude Esteban de Santé publique France, en 2015, 54 % des hommes et 44 % des femmes de 18 à 74 ans étaient en surpoids ou obèses, et 17 % des adultes étaient obèses, sans différence entre hommes et femmes. Ces parts étaient restées stables entre 2006 et 2015. Le surpoids était plus fréquent chez les personnes les moins diplômées.

Chez les 6-17 ans, 17 % étaient en surpoids, dont 4 % obèses, une part stable depuis 2006. Santé publique France suit aussi la corpulence des écoliers de CE1-CE2, mesurés dans des écoles tirées au sort. En 2000, sur 1 582 élèves de 7 à 9 ans, 18 % étaient en surpoids, dont 4 % obèses. L’étude de 2007, sur 2 525 élèves, montrait une stabilisation, inégale selon les catégories socio-économiques. Santé publique France rappelle que le surpoids de l’enfant a des conséquences à court terme, respiratoires, orthopédiques, métaboliques ou psychologiques, et à long terme.

L’analyse publiée en 2026 dans Nature range d’ailleurs la France parmi les pays où l’obésité des filles s’est stabilisée à un niveau bas, avec des signes de léger recul chez les jeunes depuis les années 2000.

20. Ce que recommande l’OMS pour bouger

Les lignes directrices de l’OMS publiées en 2020 servent de repère commun (Bull et coll., 2020). Pour les adultes : 150 à 300 minutes d’activité d’intensité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d’activité soutenue, ou une combinaison des deux, et du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine. Pour les enfants et les adolescents : en moyenne 60 minutes par jour d’activité modérée à soutenue.

Elles valent aussi, avec des adaptations, pour les personnes vivant avec une maladie chronique, et rappellent que toute activité compte, même modeste. Les bienfaits de l’activité physique dépassent le poids : elle agit aussi sur le cœur, le métabolisme, le moral et l’autonomie.

21. Ce que l’on peut retenir

L’obésité touche aujourd’hui plus d’un milliard de personnes. Sa progression s’est ralentie, voire stabilisée, dans de nombreux pays riches, dont la France chez les jeunes, mais elle continue ou s’accélère dans la plupart des pays à revenu faible ou intermédiaire. L’OMS la considère comme une maladie chronique, produite par des environnements plus que par des choix individuels.

L’activité physique seule fait perdre peu de poids, mais elle réduit la graisse viscérale, préserve le muscle pendant l’amaigrissement, aide au maintien du poids en association avec d’autres traitements, et améliore la santé bien au-delà de la balance. Face à l’obésité, l’OMS appelle à agir à la fois sur l’alimentation, sur les villes et les transports, sur les systèmes de santé et sur la prise en charge au long cours.

FAQ — L’obésité dans le monde

Combien de personnes sont obèses dans le monde ?
Selon l’OMS, 1,1 milliard de personnes, une sur sept, vivaient avec une obésité en 2024, dont 940 millions d’adultes (16 % des adultes) et 170 millions d’enfants et d’adolescents de 5 à 19 ans (fiche mise à jour le 7 octobre 2026).
L'obésité continue-t-elle d'augmenter ?
Pas partout au même rythme : elle s’est stabilisée dans de nombreux pays riches, chez les jeunes puis chez les adultes, mais sa progression reste stable ou s’accélère dans la plupart des pays à revenu faible ou intermédiaire (NCD-RisC, Nature, 2026).
L'obésité est-elle une maladie ?
L’OMS la définit comme une maladie chronique, issue d’interactions complexes entre l’environnement, des facteurs psychosociaux et une susceptibilité biologique ; chez l’adulte, elle se diagnostique à partir d’un indice de masse corporelle de 30.
Le sport fait-il maigrir ?
Un peu : chaque tranche de 30 minutes d’exercice aérobie par semaine est associée à une perte d’environ 0,5 kilo et à une baisse du tour de taille et de la graisse viscérale (Jayedi et coll., 2024). L’activité préserve aussi le muscle pendant l’amaigrissement (Bellicha et coll., 2021).
Que se passe-t-il quand on arrête un médicament de la famille du GLP-1 ?
Dans les essais où le traitement était remplacé par un placebo, le poids remontait, jusqu’à environ les deux tiers du poids perdu en un an ; les stratégies pour maintenir le poids après l’arrêt restent peu étudiées (Marchetti et coll., 2026).
Combien de Français sont obèses ?
Selon l’étude Esteban de Santé publique France, 17 % des adultes de 18 à 74 ans étaient obèses en 2015, et 54 % des hommes et 44 % des femmes étaient en surpoids ou obèses, des parts stables depuis 2006.

Sources

  • Organisation mondiale de la santé Obesity and overweight (fiche d’information). mise à jour le 7 octobre 2026, lue le 29 octobre 2026. who.int/news-room/fact-sheets/detail/obesity-and-overweight
  • NCD Risk Factor Collaboration (NCD-RisC) Worldwide trends in underweight and obesity from 1990 to 2022: a pooled analysis of 3663 population-representative studies with 222 million children, adolescents, and adults. The Lancet, 2024 (résumé). doi.org/10.1016/S0140-6736(23)02750-2
  • NCD Risk Factor Collaboration (NCD-RisC) Obesity rise plateaus in developed nations and accelerates in developing nations. Nature, 2026 (résumé). doi.org/10.1038/s41586-026-10383-0
  • GBD 2021 Adult BMI Collaborators Global, regional, and national prevalence of adult overweight and obesity, 1990-2021, with forecasts to 2050: a forecasting study for the Global Burden of Disease Study 2021. The Lancet, 2025 (résumé). doi.org/10.1016/S0140-6736(25)00355-1
  • Jayedi A, Soltani S, Emadi A, Zargar MS, Najafi A. Aerobic Exercise and Weight Loss in Adults: A Systematic Review and Dose-Response Meta-Analysis. JAMA Network Open, 2024 (résumé). doi.org/10.1001/jamanetworkopen.2024.52185
  • Bellicha A et coll. Effect of exercise training on weight loss, body composition changes, and weight maintenance in adults with overweight or obesity: An overview of 12 systematic reviews and 149 studies. Obesity Reviews, 2021 (résumé). doi.org/10.1111/obr.13256
  • Barry VW, Baruth M, Beets MW, Durstine JL, Liu J, Blair SN. Fitness vs. fatness on all-cause mortality: a meta-analysis. Progress in Cardiovascular Diseases, 2014 (résumé). doi.org/10.1016/j.pcad.2013.09.002
  • Zhong J, Wang Y, Wu H, Chen H, Li M. Combined exercise for body composition and cardiometabolic health in obese young people meta analysis. iScience, 2026 (résumé). doi.org/10.1016/j.isci.2026.116888
  • Onyeonu BA et coll. School-based diet and physical activity interventions and weight-related outcomes among children and adolescents in Africa: a systematic review and meta-analysis. BMC Public Health, 2026 (résumé). doi.org/10.1186/s12889-026-29255-3
  • Lundgren JR et coll. Healthy Weight Loss Maintenance with Exercise, Liraglutide, or Both Combined. New England Journal of Medicine, 2021 (résumé). doi.org/10.1056/NEJMoa2028198
  • Marchetti M et coll. Weight Regain After Discontinuation of GLP-1 and GIP/GLP-1 Receptor Agonists: A Systematic Review. Metabolites, 2026 (résumé). doi.org/10.3390/metabo16100757
  • Santé publique France Les résultats de l’étude ESTEBAN 2014-2015. dossier « Nutrition et activité physique » mis à jour le 17 décembre 2025, lu le 29 octobre 2026. santepubliquefrance.fr/nutrition-et-activite-physique/les-resultats-de-letude-esteban-2014-2015
  • Santé publique France Le suivi des enfants à différents âges (études Corpulence 7-9 ans CE1-CE2 de 2000, 2007 et 2016). dossier « Nutrition et activité physique » mis à jour le 17 décembre 2025, lu le 29 octobre 2026. santepubliquefrance.fr/nutrition-et-activite-physique/le-suivi-des-enfants-a-differents-ages
  • Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462. doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955

Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; la fiche de l’OMS, les pages de Santé publique France et les lignes directrices de l’OMS, dans leur texte intégral.

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