Les tendances fitness mondiales pour ce qui va transformer l'industrie

Les 10 tendances fitness mondiales pour 2025-2030 : ce qui va transformer l’industrie

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 16 min · 📅 Publié le 2 avril 2026

Investigation · Tendances 2025-2030 · Ce que disent la démographie, la loi et la recherche

Les « tendances du fitness » font l’objet de nombreux classements, souvent assortis de projections de croissance spectaculaires. Ces chiffres sont rarement vérifiables. Ce qui l’est davantage, ce sont les évolutions que documentent la démographie, la loi et la recherche : une population qui vieillit, une activité physique désormais prescrite par les médecins, des outils numériques dont on commence à mesurer l’effet, des formats d’entraînement plus courts. Voici dix évolutions à suivre d’ici 2030, avec ce que l’on sait vraiment de chacune.

Une précision d’abord. Les projections de croissance du marché mondial, les taux de fidélité par tranche d’âge et les parts de marché qui circulent dans les palmarès de tendances ne s’appuient sur aucune publication que nous ayons pu lire. Nous ne les reprenons pas. Cet article ne prédit pas l’avenir d’un marché : il décrit des évolutions documentées et ce qu’elles peuvent changer pour une salle de sport.

1. Une population qui vieillit : le fait le plus solide

Parmi toutes les tendances annoncées, la démographie est la seule que l’on peut tenir pour quasi certaine. Selon les projections de l’Insee publiées en novembre 2021, la part des 65 ans ou plus dans la population française passerait de 21 % en 2021 à 29 % en 2070, portée par la hausse des 75 ans ou plus, dont le nombre augmenterait de 5,7 millions.

L’Insee souligne que la poursuite du vieillissement jusqu’en 2040 est quasi certaine, et que son ampleur varie peu selon les hypothèses retenues. En 2040, il y aurait 51 personnes de 65 ans ou plus pour 100 personnes de 20 à 64 ans, contre 37 en 2021.

Pour une salle de sport, cela veut dire que la part des adhérents âgés a toutes les chances d’augmenter. Mais une population plus âgée n’est pas automatiquement une clientèle : il faut une offre adaptée, des horaires, un encadrement et un accueil qui leur conviennent.

2. Une inactivité qui progresse dans le monde

Une autre évolution est documentée, et elle va dans le mauvais sens. Selon une analyse publiée en 2024 dans The Lancet Global Health par Strain et ses collègues, sur 507 enquêtes menées dans 163 pays et territoires, 31,3 % des adultes du monde étaient insuffisamment actifs en 2022, contre 23,4 % en 2000 et 26,4 % en 2010. La proportion augmentait dans 103 des 197 pays et territoires étudiés.

Les femmes l’étaient davantage que les hommes, et l’inactivité augmentait chez les plus de 60 ans dans toutes les régions. Les auteurs demandent que la promotion de l’activité physique ne creuse pas les inégalités entre sexes, âges et territoires. Si les tendances se poursuivent, l’objectif mondial d’une baisse relative de 15 % entre 2010 et 2030 ne sera pas atteint. Pour les salles de sport, c’est à la fois un défi et une responsabilité : la demande de santé existe, mais elle ne se traduit pas d’elle-même en pratique.

3. Les personnes âgées : une activité qui prévient les chutes

Ce qu’une salle peut apporter aux personnes âgées est bien documenté. Les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé publiées en 2020 recommandent, pour les personnes âgées, une activité physique variée à plusieurs composantes, qui travaille l’équilibre et la force, au moins trois jours par semaine, pour améliorer les capacités fonctionnelles et prévenir les chutes.

La preuve est ici solide. En 2019, une revue Cochrane menée par Sherrington a réuni 108 essais randomisés, soit 23 407 personnes de 60 ans et plus vivant à domicile. Par rapport à un groupe témoin, l’exercice réduisait de 23 % le nombre de chutes et de 15 % le nombre de personnes qui tombaient au moins une fois, avec un niveau de preuve jugé élevé. Pour 1 000 personnes suivies un an, avec 850 chutes attendues sans exercice, cela représente environ 195 chutes de moins, selon l’exemple donné par les auteurs ; l’exercice pourrait aussi réduire les fractures liées à une chute, avec un niveau de preuve faible.

La tendance pour les salles est donc moins une mode qu’une demande de fond : des cours d’équilibre et de renforcement, des niveaux de difficulté progressifs, et des éducateurs formés pour accueillir des personnes âgées ou fragiles.

4. Des aînés plus actifs qu’avant

Toutes les évolutions ne sont pas négatives. En Australie, une étude publiée en 2025 dans le Journal of Aging and Physical Activity par Halim et ses collègues, sur deux enquêtes de Nouvelle-Galles du Sud, montre que la part des 65 ans et plus atteignant les recommandations d’activité est passée de 37,8 % en 2016 à 51,3 % en 2021.

Les plus de 75 ans, les hommes âgés et les habitants des zones les moins défavorisées avaient le plus progressé. Cette tendance, si elle se confirme ailleurs, fait des aînés l’un des publics qui grandissent le plus vite dans la pratique, à condition de leur proposer un accueil adapté et des activités qui travaillent l’équilibre et la force.

5. L’activité physique sur prescription médicale

Deuxième évolution, inscrite dans la loi : l’activité physique est devenue un outil que les médecins peuvent prescrire. Selon l’article L1172-1 du code de la santé publique, dans sa version issue de la loi du 2 mars 2022, le médecin peut prescrire une activité physique adaptée aux personnes atteintes d’une affection de longue durée ou d’une maladie chronique, à celles qui présentent des facteurs de risque, et aux personnes en perte d’autonomie. Ces activités sont dispensées par des personnes qualifiées.

Pour une salle de sport, c’est une évolution importante, mais qui demande de la rigueur. Accueillir des personnes orientées par leur médecin suppose des intervenants qualifiés pour ce public, une coordination avec les soignants et une grande prudence dans ce que l’on promet. La prescription ne garantit d’ailleurs pas, à elle seule, un remboursement de l’activité : celui-ci dépend des dispositifs locaux, des mutuelles et des situations.

6. Les traitements de l’obésité et l’exercice

Troisième évolution : l’arrivée de médicaments qui font perdre du poids pose la question de la place de l’exercice. Un essai randomisé publié en 2021 dans le New England Journal of Medicine, mené par Lundgren et ses collègues, éclaire cette question.

Après un régime hypocalorique de huit semaines, 195 adultes atteints d’obésité, sans diabète, avaient perdu en moyenne 13,1 kg. Ils ont ensuite été répartis au hasard, pendant un an, entre quatre stratégies : un programme d’exercice d’intensité modérée à soutenue, un traitement par liraglutide, l’association des deux, ou un placebo. Toutes les stratégies actives ont fait mieux que le placebo pour maintenir la perte de poids, et l’association de l’exercice et du médicament a fait mieux que chacun séparément.

Ce résultat ne vaut que pour ce médicament, cette population et cette durée. Mais il montre que l’exercice garde un rôle à côté des traitements, et que les salles peuvent accompagner des personnes suivies médicalement, à condition de rester dans leur rôle : l’encadrement de l’activité, jamais le traitement.

7. Les outils connectés : un effet réel, mais modeste

Montres, bracelets et applications font désormais partie de la pratique. Une revue de revues publiée en 2024 par Longhini et ses collègues a fait le point sur leur effet. Elle a réuni 51 revues systématiques, dont 38 avec méta-analyse, portant sur 302 études.

Avec une certitude jugée faible à modérée, l’usage de ces appareils pourrait augmenter l’activité physique d’environ 1 300 pas par jour en médiane, et d’environ 58 minutes par semaine d’activité d’intensité modérée à soutenue. Les auteurs relèvent toutefois que 72,5 % des revues incluses étaient de qualité méthodologique jugée très faible, et que l’effet reste incertain chez les personnes âgées et chez les personnes malades.

Pour une salle, l’enseignement est double : les outils de suivi peuvent aider certains adhérents à bouger plus, mais ils ne remplacent ni un programme ni un encadrement. Leur intérêt se juge à l’usage, pas à la promesse.

8. Les formats courts et intenses

Le manque de temps est l’un des freins les plus fréquents à la pratique, et les formats courts y répondent. Une méta-analyse en réseau publiée en 2026 par Deng et ses collègues a comparé, chez des adultes en surpoids ou obèses, l’entraînement fractionné de haute intensité et l’entraînement continu d’intensité modérée, sur 18 essais randomisés de 8 à 16 semaines.

Un fractionné intense d’au moins 75 minutes par semaine était associé, par rapport au groupe témoin, à une baisse de la masse grasse et du tour de taille et à la meilleure amélioration de la capacité aérobie. Les auteurs concluent, avec une certitude modérée à faible, que ce format est une option efficace en temps pour une perte de masse grasse modeste, et que l’entraînement continu modéré d’au moins 150 minutes par semaine reste une alternative pour les personnes qui tolèrent mal l’effort intense.

Ces volumes rejoignent les repères de l’OMS : 75 à 150 minutes d’activité soutenue par semaine, ou 150 à 300 minutes d’activité modérée. Les formats courts ne sont pas une façon de faire moins, mais de faire autrement.

9. La santé mentale, raison de bouger

Bouger pour aller mieux dans sa tête n’est plus seulement un argument de bien-être : la recherche le documente. Une revue de revues publiée en 2023 dans le British Journal of Sports Medicine par Singh et ses collègues a réuni 97 revues systématiques, soit 1 039 essais et 128 119 participants, adultes en bonne santé, personnes atteintes de troubles psychiques ou de maladies chroniques.

Par rapport aux soins habituels, l’activité physique avait des effets jugés moyens sur les symptômes de dépression et d’anxiété, et sur la détresse psychologique. Les bénéfices étaient les plus nets chez les personnes déprimées, les femmes enceintes ou après l’accouchement, certaines personnes atteintes de maladies chroniques et les personnes en bonne santé. Une intensité plus élevée allait de pair avec une amélioration plus grande ; en revanche, l’effet diminuait avec les interventions les plus longues.

Les auteurs notent aussi une limite : la plupart des revues incluses étaient de qualité méthodologique jugée très faible. Pour une salle, l’enseignement est clair, mais il appelle de la prudence : l’activité peut aider, elle ne remplace ni un diagnostic ni un traitement, et une personne en souffrance psychique doit être orientée vers un médecin.

10. La dépression : l’intensité compte

Une méta-analyse en réseau publiée en 2024 dans le BMJ par Noetel et ses collègues a rassemblé 218 essais et 14 170 participants souffrant de dépression majeure. La marche ou le jogging, le yoga, le renforcement musculaire, les exercices d’endurance variés et le tai-chi réduisaient la dépression de façon modérée par rapport aux groupes témoins actifs, avec des effets proportionnels à l’intensité prescrite.

Le renforcement musculaire et le yoga semblaient les mieux acceptés. La confiance dans ces résultats reste faible, faute d’études à faible risque de biais ; les auteurs concluent néanmoins que l’exercice pourrait être envisagé aux côtés de la psychothérapie et des antidépresseurs, toujours en accord avec le médecin.

11. Le renforcement musculaire, pas seulement pour les sportifs

Longtemps associé à la musculation de performance, le renforcement musculaire est devenu une recommandation de santé pour tous : l’OMS demande d’en faire au moins deux jours par semaine. Une méta-analyse de cohortes publiée en 2022 par Momma et ses collègues, sur 16 études, éclaire cette recommandation.

Les activités de renforcement musculaire étaient associées à un risque plus faible de 10 à 17 % de décès toutes causes, de maladie cardiovasculaire, de cancer, de diabète et de cancer du poumon, indépendamment de l’activité aérobie. Le bénéfice maximal, d’environ 10 à 20 %, était observé autour de 30 à 60 minutes par semaine pour la mortalité, les maladies cardiovasculaires et les cancers ; au-delà, l’effet d’un volume plus élevé restait incertain. Associer renforcement et activité aérobie allait de pair avec le risque le plus faible.

Ce sont des études d’observation, qui montrent une association. Mais elles confortent une évolution que les salles connaissent bien : le renforcement musculaire, à dose modérée et pour tous les âges, a toute sa place à côté du cardio.

12. Le travail : des attentes à revoir, moins de temps assis

Le sport des salariés est souvent présenté comme un marché en pleine croissance, avec des retours sur investissement spectaculaires. Les essais rigoureux invitent à plus de mesure.

Deux grands essais randomisés publiés en 2019, l’un de Song et Baicker dans le JAMA, l’autre de Jones, Molitor et Reif dans le Quarterly Journal of Economics, n’ont pas trouvé d’effet significatif des programmes de bien-être en entreprise sur les dépenses de santé ni sur l’absentéisme, après 18 mois pour le premier et plus de deux ans pour le second. Le second a mis en évidence une forte sélection : les salariés qui participaient allaient déjà mieux que les autres avant le programme.

En revanche, une méta-analyse de 80 essais publiée en 2025 par Nath et ses collègues trouve des effets faibles à modérés des interventions d’activité physique au travail sur la santé ressentie et sur des indicateurs comme l’absentéisme et la satisfaction, surtout quand elles sont régulières et en groupe. Les programmes qui associaient le corps et l’esprit donnaient de meilleurs résultats que ceux qui ne travaillaient que le corps, et le bénéfice augmentait avec la participation ; les auteurs appellent toutefois à la prudence, du fait d’une forte hétérogénéité des études. Pour une salle, les partenariats avec les entreprises restent donc intéressants, à condition de ne pas promettre de rendement.

La sédentarité au travail est devenue un sujet à part entière, distinct du manque d’activité. Les lignes directrices de l’OMS de 2020 recommandent de limiter le temps passé assis et de le remplacer par une activité de n’importe quelle intensité, y compris légère.

Une revue Cochrane de 2018 a montré que les bureaux assis-debout réduisaient le temps assis au travail d’environ 100 minutes par jour à court terme, et d’environ 57 minutes entre trois et douze mois, avec un niveau de preuve faible, et que des pauses courtes et fréquentes le réduisaient aussi. Ces résultats intéressent les salles qui travaillent avec des entreprises ou qui conseillent leurs adhérents sédentaires : bouger un peu, souvent, compte.

13. Bouger dehors

Le sport en plein air attire, et beaucoup de salles proposent des séances extérieures. Une revue systématique de 2011, menée par Thompson Coon et ses collègues, a comparé des séances de marche ou de course pratiquées dehors et à l’intérieur : dehors, les participants ressentaient plus de revitalisation, moins de tension et plus d’envie de recommencer.

Les auteurs restent prudents : les études étaient de faible qualité, ne portaient que sur une séance et ne mesuraient ni la santé physique ni la régularité dans la durée. Le plein air est un bon argument pour faire bouger ceux qui n’aiment pas les salles, pas une preuve de bénéfices supérieurs.

En toile de fond : l’exigence de preuves

Derrière ces dix évolutions, il en est une plus générale, peut-être la plus importante : les adhérents, les médecins, les entreprises et les autorités demandent de plus en plus que ce qui est promis soit démontré. Les essais sur les programmes en entreprise, les revues sur les objets connectés ou sur le sport en plein air montrent tous la même chose : les effets existent souvent, mais ils sont plus modestes que les promesses qui les accompagnent.

Pour une salle de sport, la conséquence est simple. Ce qui se dit sur les bienfaits d’une activité doit pouvoir s’appuyer sur une source lisible, et ce qui ne se démontre pas ne se promet pas. C’est une contrainte, mais c’est aussi ce qui construit la confiance des adhérents et des partenaires.

Ce que ces évolutions changent pour une salle

Mises bout à bout, ces dix évolutions dessinent quelques priorités concrètes. Former les équipes à l’accueil des personnes âgées et des personnes orientées par un médecin. Proposer des cours d’équilibre et de renforcement, et des formats courts pour ceux qui manquent de temps. Utiliser les outils numériques comme un appui, pas comme une promesse. Travailler avec les entreprises sur la participation de leurs salariés, sans annoncer de rendement. Et ne dire que ce que l’on peut démontrer.

Aucune de ces priorités ne demande de prévoir la croissance d’un marché. Elles demandent surtout du temps de formation pour les équipes, une offre de cours pensée pour des publics différents, et l’habitude de vérifier ce que l’on affirme avant de l’écrire sur une affiche ou un site. Ce sont des investissements modestes, à la portée d’une salle de quartier comme d’un grand établissement, et qui servent quelle que soit l’évolution réelle du marché. Elles demandent de connaître ses adhérents, ceux de demain compris, et de leur proposer une activité utile, encadrée et régulière.

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Si vous envisagez d’ouvrir une salle, méfiez-vous des projections de marché présentées sans source : elles ne disent rien de votre zone, de votre local ni de votre clientèle. Construisez votre prévisionnel sur vos propres hypothèses et testez-le sur plusieurs scénarios.

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En résumé

Le vieillissement de la population est l’évolution la plus sûre : la part des 65 ans ou plus passerait de 21 % à 29 % d’ici 2070 selon l’Insee, et l’exercice réduit les chutes des personnes âgées. L’activité physique peut être prescrite par les médecins depuis la loi de 2022, l’exercice garde un rôle à côté des traitements de l’obésité, les outils connectés ont un effet réel mais modeste, et les formats courts et intenses sont efficaces en temps. Les programmes en entreprise ont des effets plus modestes qu’annoncé. La tendance de fond, c’est l’exigence de preuves : ce qui ne se démontre pas ne se promet pas.

FAQ — Les tendances du fitness d’ici 2030

Quelles sont les grandes tendances du fitness d'ici 2030 ?
Les plus solides sont le vieillissement de la population (65 ans ou plus : de 21 % en 2021 à 29 % en 2070 selon l’Insee), l’activité physique prescrite par les médecins (code de la santé publique, L1172-1), la place de l’exercice à côté des traitements de l’obésité, les outils connectés, les formats courts et intenses, et l’exigence de preuves.
Le marché du fitness va-t-il croître de 8 % par an ?
Nous n’avons trouvé aucune publication lisible qui établisse ce chiffre. Les projections de croissance d’un marché mondial ne disent rien d’une zone ni d’une salle en particulier : un projet se juge sur un prévisionnel bâti sur ses propres hypothèses.
Pourquoi les personnes âgées sont-elles un public important ?
Parce que leur part augmente de façon quasi certaine jusqu’en 2040 selon l’Insee, et que l’exercice leur est utile : la revue Cochrane de Sherrington (2019, 108 essais) trouve 23 % de chutes en moins, avec un niveau de preuve élevé. L’OMS leur recommande une activité variée travaillant l’équilibre et la force au moins trois jours par semaine.
Les montres et applications font-elles vraiment bouger plus ?
Un peu. Selon une revue de 51 revues systématiques (Longhini et coll., 2024), elles pourraient ajouter environ 1 300 pas par jour en médiane, avec une certitude faible à modérée et des revues souvent de faible qualité. L’effet est incertain chez les personnes âgées et malades.
Le fractionné de haute intensité est-il efficace ?
Chez des adultes en surpoids, une méta-analyse de 18 essais (Deng et coll., 2026) trouve qu’au moins 75 minutes par semaine de fractionné intense réduisent modestement la masse grasse et améliorent la capacité aérobie, avec une certitude modérée à faible. L’entraînement continu modéré reste une alternative.
Le sport sur ordonnance est-il remboursé ?
La loi permet au médecin de prescrire une activité physique adaptée, mais la prescription ne garantit pas à elle seule un remboursement : celui-ci dépend des dispositifs locaux, des mutuelles et des situations.

Sources

  • Insee Projections de population 2021-2070 pour la France, Insee Première n° 1881. paru le 29/11/2021, lu le 29 octobre 2026. www.insee.fr/fr/statistiques/5893969
  • Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462. doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955
  • Sherrington C et coll. Exercise for preventing falls in older people living in the community. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2019 (résumé). doi.org/10.1002/14651858.CD012424.pub2
  • Lundgren JR et coll. Healthy weight loss maintenance with exercise, liraglutide, or both combined. New England Journal of Medicine, 2021 ; 384 : 1719-1730 (résumé). doi.org/10.1056/NEJMoa2028198
  • Longhini J et coll. Wearable devices to improve physical activity and reduce sedentary behaviour: an umbrella review. Sports Medicine – Open, 2024 ; 10 : 9 (résumé). doi.org/10.1186/s40798-024-00678-9
  • Deng Z et coll. Efficacy of different high-intensity interval training versus moderate-intensity continuous training for body composition and cardiorespiratory fitness in obese/overweight patients: a systematic review and network meta-analysis. BMC Sports Science, Medicine and Rehabilitation, 2026 ; 18 : 255 (résumé). doi.org/10.1186/s13102-026-01686-w
  • Song Z, Baicker K. Effect of a workplace wellness program on employee health and economic outcomes: a randomized clinical trial. JAMA, 2019 ; 321 : 1491-1501 (résumé). doi.org/10.1001/jama.2019.3307
  • Jones D, Molitor D, Reif J. What do workplace wellness programs do? Evidence from the Illinois Workplace Wellness Study. The Quarterly Journal of Economics, 2019 ; 134 : 1747-1791 (résumé). doi.org/10.1093/qje/qjz023
  • Nath A et coll. Move to improve: meta-analysis of workplace physical activity interventions. Journal of Occupational Health Psychology, 2025 ; 30 : 176-198 (résumé). doi.org/10.1037/ocp0000401
  • Shrestha N et coll. Workplace interventions for reducing sitting at work. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2018 ; CD010912 (résumé). doi.org/10.1002/14651858.CD010912.pub5
  • Thompson Coon J et coll. Does participating in physical activity in outdoor natural environments have a greater effect on physical and mental wellbeing than physical activity indoors? A systematic review. Environmental Science & Technology, 2011 ; 45 : 1761-1772 (résumé). doi.org/10.1021/es102947t
  • Singh B et coll. Effectiveness of physical activity interventions for improving depression, anxiety and distress: an overview of systematic reviews. British Journal of Sports Medicine, 2023 ; 57 : 1203-1209 (résumé). doi.org/10.1136/bjsports-2022-106195
  • Strain T et coll. National, regional, and global trends in insufficient physical activity among adults from 2000 to 2022: a pooled analysis of 507 population-based surveys with 5·7 million participants. The Lancet Global Health, 2024 (résumé). doi.org/10.1016/S2214-109X(24)00150-5
  • Halim N et coll. Increasing Reported Physical Activity Among Australian Adults: Progress Toward a Healthy Older Age. Journal of Aging and Physical Activity, 2025 (résumé). doi.org/10.1123/japa.2023-0426
  • Noetel M et coll. Effect of exercise for depression: systematic review and network meta-analysis of randomised controlled trials. BMJ, 2024 (résumé). doi.org/10.1136/bmj-2023-075847
  • Momma H et coll. Muscle-strengthening activities are associated with lower risk and mortality in major non-communicable diseases: a systematic review and meta-analysis of cohort studies. British Journal of Sports Medicine, 2022 ; 56 : 755-763 (résumé). doi.org/10.1136/bjsports-2021-105061
  • Code de la santé publique article L1172-1 ; code de commerce, articles L330-3 et R330-1. textes en vigueur lus le 29 octobre 2026 dans la compilation codes.droit.org ; seul Légifrance fait foi. codes.droit.org/PDF/Code de la santé publique.pdf

Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; les lignes directrices de l’OMS, dans leur texte intégral.

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