Musculation mondiale indicateurs pays conclusion pour la France — bilan complet

Musculation mondiale : 20 indicateurs, 40 pays, 1 conclusion pour la France — bilan complet

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 17 min · 📅 Publié le 21 mars 2026

Investigation · Comparer les pays · Ce que mesurent les indicateurs d’activité physique · Ce que disent les études

Comparer l’activité physique d’un pays à l’autre paraît simple : on aligne des pourcentages et on établit un classement. En réalité, chaque chiffre dépend de la façon dont il a été mesuré, de l’âge des personnes interrogées et de la définition retenue. Les chercheurs qui comparent les pays, pour l’Organisation mondiale de la santé, pour les bulletins internationaux sur les enfants ou pour l’observatoire mondial de l’activité physique, décrivent eux-mêmes les limites de leurs données. Voici ce que mesurent vraiment ces indicateurs, ce qu’ils montrent, et ce qu’on peut en retenir avant de comparer la France à ses voisins.

Une précision de méthode. Cet article ne cite que des sources que nous avons lues : les résumés publiés des études citées et les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé de 2020. Les taux de « pénétration du fitness », les densités de clubs, les taux de rétention, les rangs de la France sur 40 pays, les projections pour 2030 et les classements qui circulaient sans source lisible ne sont pas repris. Aucune personne n’est nommée, hors les auteurs des études.

Une précision de transparence. Magicfit est un réseau de clubs de sport en France, en licence de marque. Cet article est une synthèse documentaire sur la santé et l’activité physique ; il ne donne aucun conseil médical et ne promet aucun résultat.

1. Questionnaire ou appareil : deux mesures, deux résultats

La plupart des chiffres d’activité physique viennent de questionnaires : on demande aux gens combien de temps ils marchent, travaillent physiquement ou font du sport. Ces réponses dépendent de la mémoire et de la façon de poser la question. Les appareils, podomètres ou accéléromètres, mesurent directement le mouvement, mais ils coûtent plus cher et ne captent pas toutes les activités.

L’écart entre les deux peut être important. Dans une étude menée auprès de 733 écoliers de l’État de Lagos, au Nigeria, 87,5 % des 6-9 ans atteignaient le niveau d’activité recommandé selon le questionnaire, mais 72,8 % selon le podomètre (Ojedoyin et coll., 2022). Le même groupe d’enfants donnait donc deux résultats différents selon l’outil.

Les appareils restent l’exception. En recensant 85 travaux nigérians sur l’activité physique publiés de 1950 à 2020, une analyse de l’observatoire mondial de l’activité physique a trouvé que 7 % seulement utilisaient une mesure objective (Ayoola et coll., 2026). Avant de comparer deux pays, il faut donc savoir comment chacun a mesuré.

2. L’indicateur de l’OMS pour les adultes

L’indicateur le plus utilisé pour comparer les adultes est celui de l’Organisation mondiale de la santé : la part des adultes qui ne font pas 150 minutes d’activité d’intensité modérée par semaine, 75 minutes d’activité soutenue, ou une combinaison équivalente. Il compte toutes les activités : au travail, à la maison, dans les déplacements et pendant les loisirs.

L’analyse la plus récente, publiée en 2024 dans The Lancet Global Health, a réuni 507 enquêtes menées dans 163 pays et territoires, auprès de 5,7 millions de participants (Strain et coll., 2024). Elle estime que 31,3 % des adultes du monde étaient insuffisamment actifs en 2022, contre 23,4 % en 2000 et 26,4 % en 2010. La part augmentait dans 103 des 197 pays et territoires étudiés, et dans six des neuf régions.

Les femmes étaient plus souvent insuffisamment actives que les hommes, de 5 points : 33,8 % contre 28,7 %. Et l’inactivité augmentait chez les 60 ans et plus dans toutes les régions. Si les tendances de 2010 à 2022 se poursuivent, l’objectif mondial d’une baisse relative de 15 % d’ici 2030 ne sera pas atteint.

3. Pourquoi les pays riches semblent moins actifs

L’analyse précédente, publiée en 2018, portait sur 358 enquêtes et 1,9 million de participants (Guthold et coll., 2018). Elle montrait un résultat qui surprend souvent : en 2016, la part d’adultes insuffisamment actifs était plus de deux fois plus élevée dans les pays à revenu élevé, 36,8 %, que dans les pays à faible revenu, 16,2 %, et elle avait augmenté dans les pays riches depuis 2001.

Une explication possible tient à la définition : l’indicateur compte aussi l’activité au travail, à la maison et dans les déplacements, et pas seulement le sport. Là où beaucoup de personnes travaillent physiquement ou se déplacent à pied, la part d’inactifs peut être plus faible, même si peu de gens font du sport de loisir.

C’est une leçon importante pour lire les classements : un pays « actif » selon cet indicateur n’est pas forcément un pays où l’on fréquente des salles ou des clubs, et l’inverse.

4. Les adolescents : quatre sur cinq ne bougent pas assez

Pour les adolescents scolarisés de 11 à 17 ans, l’OMS recommande en moyenne 60 minutes d’activité modérée à soutenue par jour. Une analyse publiée en 2020 dans The Lancet Child & Adolescent Health a réuni 298 enquêtes scolaires de 146 pays, auprès de 1,6 million d’élèves (Guthold et coll., 2020). En 2016, 81 % de ces adolescents étaient insuffisamment actifs : 77,6 % des garçons et 84,7 % des filles.

La situation s’était légèrement améliorée pour les garçons depuis 2001, mais pas pour les filles. Il n’y avait pas de lien clair avec le niveau de revenu des pays. Dans 27 pays, la part de filles insuffisamment actives atteignait 90 % ou plus ; c’était le cas de deux pays seulement pour les garçons.

Ici, le classement des pays importe moins que le constat commun : partout, la grande majorité des adolescents, et plus encore des adolescentes, n’atteint pas le repère.

5. Le renforcement musculaire, l’indicateur oublié

Les recommandations de l’OMS demandent aussi aux adultes des activités de renforcement musculaire au moins deux jours par semaine (Bull et coll., 2020). Mais cet indicateur est beaucoup moins souvent mesuré que l’endurance, et il n’entre pas dans l’indicateur mondial de l’OMS décrit plus haut.

Là où il est mesuré, il est peu atteint. Aux États-Unis, une étude publiée en 2024 a suivi de 1998 à 2018 les personnes de 65 ans et plus : selon les groupes étudiés, de 7,2 % à 17,2 % seulement atteignaient à la fois le repère d’endurance et celui de renforcement, même si cette part progressait (Hyde et coll., 2024).

L’enjeu n’est pas mince : une méta-analyse de 16 cohortes associe la pratique du renforcement à un risque plus faible de 10 à 17 % de décès, de maladie cardiovasculaire, de cancer et de diabète, avec une zone favorable autour de 30 à 60 minutes par semaine (Momma et coll., 2022). Un pays peut donc sembler actif en endurance et rester très en retard sur le renforcement, sans que les classements habituels le montrent.

6. Les bulletins Global Matrix : noter les pays avec la même grille

Pour les enfants et les adolescents, l’Alliance mondiale pour des enfants actifs et en santé a créé une méthode commune : chaque pays participant attribue des notes, de A+ à F, à une série d’indicateurs, à partir des meilleures données disponibles. La quatrième édition, le Global Matrix 4.0, a réuni 57 pays ou territoires entre 2019 et 2021 (Tremblay et coll., 2022).

Une évaluation publiée en 2025 indique que ces 57 équipes, soit 682 experts, ont noté au moins dix indicateurs chacune et soumis 570 notes pour la comparaison internationale (Demchenko et coll., 2025). Les participants se disaient très satisfaits de la démarche, mais deux difficultés revenaient : le manque de financement et le manque de données nationales sur l’activité physique. Ils proposaient de revoir certains seuils, d’élargir le travail aux plus jeunes enfants et aux populations sous-représentées.

Les indicateurs portent à la fois sur le comportement des enfants, activité globale, sport organisé, jeu actif, trajets actifs, sédentarité, et sur ce qui l’influence : famille et amis, école, cadre de vie, politiques publiques.

7. Ce que montrent les bulletins d’Amérique latine

Une synthèse publiée en 2025 a réuni les notes de huit pays d’Amérique latine sur quatre éditions, de 2014 à 2022 (Bizzozero-Peroni et coll., 2025). Sur 193 notes, la plus fréquente était « D », soit entre 20 % et 39 % d’enfants atteignant l’objectif mesuré ; 27,5 % des indicateurs n’avaient pas assez de données pour être notés.

La moyenne régionale progressait de 9,3 % dans le temps, mais de façon contrastée : les indicateurs qui décrivent l’environnement des enfants s’amélioraient de 28,1 %, ceux qui décrivent leur comportement reculaient de 6,2 %. Autrement dit, les politiques progressent plus vite que l’activité réelle des enfants.

8. L’Argentine : la moitié des indicateurs sans données

Le bulletin argentin du Global Matrix 4.0, publié en 2025, illustre la limite principale de ces comparaisons (Lobo et coll., 2025). Sur douze indicateurs, l’activité globale, la sédentarité et l’action des pouvoirs publics ont reçu « D+ », le sport organisé et le cadre de vie « C- », l’obésité « C+ ».

Mais le jeu actif, les trajets actifs, la condition physique, la famille et les amis, l’école et le sommeil n’ont pas pu être notés, faute de données suffisantes. Seule la moitié des indicateurs a donc reçu une note. Les auteurs y voient un défi pour la recherche, la surveillance et les politiques nationales. Un pays absent d’un classement, ou mal classé sur un point, n’est pas toujours moins bon : il mesure parfois moins.

9. La Croatie : des données plus complètes

À l’inverse, le bulletin croate publié en 2023 a pu s’appuyer sur 90 publications et 18 études de qualité moyenne à bonne (Pedišić et coll., 2023). Les experts y ont noté « B- » l’activité globale, l’école et le cadre de vie, « C- » le sport organisé et les trajets actifs, « C » le jeu actif, « D+ » la sédentarité, la famille et les amis, et l’action publique. La condition physique, elle aussi, n’a pas pu être notée.

Le bulletin relève un manque d’activité marqué chez les filles et un temps d’écran excessif chez les garçons, et une baisse de la participation avec le temps. On le voit : même un pays bien documenté a des zones blanches, et ses notes doivent se lire avec leurs commentaires.

10. Dans un même pays, des régions différentes

Une moyenne nationale peut cacher de grands écarts. Lors de la quatrième édition du Global Matrix, trois régions espagnoles ont établi leur propre bulletin, avec la même méthode que le bulletin national (Brazo-Sayavera et coll., 2025). Les chercheurs ont comparé les notes des régions entre elles et avec celles du pays, analysé les différences entre filles et garçons, et recensé les priorités d’action de chaque région.

Les notes des indicateurs de comportement, activité globale, sport organisé, jeu actif, différaient d’une région à l’autre, mais leurs moyennes restaient proches ; l’Estrémadure avait la moyenne la plus basse. Les notes des indicateurs d’influence, famille, école, cadre de vie, action publique, différaient davantage. Les auteurs plaident pour une approche « glocale » : penser avec une grille mondiale, mais agir au niveau local, là où les différences se voient.

Pour la France comme pour ses voisins, la leçon vaut aussi : un chiffre national ne dit pas ce qui se passe dans une ville, un quartier ou une école. C’est à cette échelle que l’activité se construit.

11. Les bulletins et le développement durable

Les notes des bulletins ont aussi été comparées aux objectifs de développement durable des Nations unies. Une étude publiée en 2024 a rapproché les notes des 57 pays du Global Matrix 4.0 de leurs résultats sur plusieurs de ces objectifs (Silva et coll., 2024).

Les pays qui progressaient bien sur la santé, les infrastructures, les villes durables et les institutions avaient de meilleures notes pour le sport organisé, le cadre de vie et l’action publique. Mais ceux qui progressaient bien sur le climat avaient, à l’inverse, de moins bonnes notes sur ces mêmes indicateurs. Les auteurs ne l’expliquent pas dans leur résumé ; le résultat montre surtout que les indicateurs d’activité physique sont liés à l’ensemble des politiques d’un pays, pas seulement à son sport.

12. L’observatoire mondial et ses fiches pays

L’observatoire mondial de l’activité physique, GoPA!, a été le premier effort pour rassembler, pays par pays, des données standardisées de surveillance, de politiques et de recherche sur l’activité physique, résumées dans des « fiches pays ». Une enquête publiée en 2018 auprès de 143 responsables et défenseurs de l’activité physique de 68 pays a mesuré l’usage de la première série de fiches (Ramirez Varela et coll., 2018).

Leur usage dépendait de l’appartenance au réseau, de la connaissance des fiches et de la capacité du pays à promouvoir l’activité physique. Les plus grands utilisateurs étaient les correspondants nationaux et ceux qui travaillaient régulièrement avec un représentant du gouvernement chargé des maladies chroniques. Les auteurs concluaient que l’observatoire devait élargir son public au-delà du monde universitaire.

L’observatoire sert aussi à décrire la recherche elle-même. Au Nigeria, il a recensé 85 travaux, dont 90 % d’études d’observation et seulement 7,1 % d’évaluations d’interventions et 2,4 % d’analyses de politiques (Ayoola et coll., 2026). Un pays peut avoir beaucoup de chiffres sur la fréquence de l’inactivité et très peu sur ce qui marche pour la réduire.

13. L’obésité, l’indicateur le plus comparable

Le poids et la taille se mesurent de la même façon partout, ce qui rend l’obésité plus facile à comparer que l’activité. La collaboration NCD-RisC a publié en 2024 dans The Lancet une analyse de 3 663 études représentatives, portant sur 222 millions d’enfants, d’adolescents et d’adultes de 200 pays et territoires, de 1990 à 2022 (NCD-RisC, 2024).

La somme de la maigreur et de l’obésité chez les adultes a augmenté dans 162 pays pour les femmes et 140 pour les hommes, presque toujours à cause de la hausse de l’obésité. En 2022, l’obésité était plus fréquente que la maigreur dans 177 pays pour les femmes et 145 pour les hommes. Chez les enfants et les adolescents, elle était plus fréquente que la maigreur dans 133 pays pour les filles et 125 pour les garçons.

L’obésité ne mesure pas l’activité physique, mais elle donne une base comparable pour suivre l’évolution de la santé d’un pays à l’autre.

14. Les coûts : des estimations qui varient beaucoup

On voit souvent circuler des chiffres sur ce que l’inactivité coûterait à tel ou tel pays. Une revue systématique publiée en 2017 dans le British Journal of Sports Medicine a recensé 40 études sur le sujet (Ding et coll., 2017). Les coûts de santé attribués à l’inactivité allaient de 0,3 % à 4,6 % des dépenses nationales de santé, selon la méthode.

Les estimations variaient fortement, même pour un même pays, selon l’approche, la période et les hypothèses. Les auteurs relevaient un manque marqué de cohérence et de transparence, et proposaient une grille pour les futures études. Un chiffre de coût ne se compare donc à un autre que si la méthode est la même.

15. Le nombre de pas : un repère commun

Les objets connectés offrent un autre repère, plus simple : le nombre de pas par jour. Une méta-analyse publiée en 2022 dans The Lancet Public Health a réuni les données individuelles de 15 cohortes internationales et 47 471 adultes (Paluch et coll., 2022). Par rapport au quart le moins actif, autour de 3 500 pas par jour, ceux qui faisaient environ 5 800, 7 800 et 10 900 pas avaient un risque de décès plus faible de 40 %, 45 % et 53 %.

Le bénéfice atteignait un plateau entre 6 000 et 8 000 pas chez les 60 ans et plus, et entre 8 000 et 10 000 pas chez les plus jeunes. Ce repère a l’avantage d’être mesuré par un appareil, de la même façon partout ; il ne remplace pas pour autant l’indicateur de l’OMS, qui couvre aussi les activités plus intenses.

16. Ce que recommande l’OMS

Les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé publiées en 2020 sont la référence commune de tous ces indicateurs (Bull et coll., 2020). Pour les adultes : 150 à 300 minutes d’activité d’intensité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d’activité soutenue, ou une combinaison des deux, et du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine. Pour les enfants et les adolescents de 5 à 17 ans : en moyenne 60 minutes par jour d’activité modérée à soutenue, et des activités soutenues ou de renforcement au moins trois jours par semaine.

Elles insistent sur le fait que toute activité compte, même modeste, et qu’il vaut mieux réduire le temps passé assis. Pour les personnes âgées, elles ajoutent des exercices d’équilibre et de force au moins trois jours par semaine.

17. Ce que l’on peut retenir

Comparer les pays est utile, à condition de savoir ce que l’on compare. La première leçon : un chiffre d’activité dépend de sa mesure. Questionnaire ou appareil, activité totale ou seulement de loisir, adultes ou adolescents : deux chiffres ne se comparent que s’ils ont été obtenus de la même façon.

La deuxième : les pays riches ne sont pas forcément les plus actifs. L’indicateur de l’OMS compte le travail et les déplacements ; là où le quotidien demande moins d’efforts, il faut compenser par une activité choisie, sport, marche, club, association.

La troisième : les comparaisons ont des trous. Les bulletins sur les enfants laissent de nombreux indicateurs sans note faute de données, et le renforcement musculaire est rarement suivi. Un classement qui ignore ces trous donne une fausse précision.

La quatrième : certaines tendances sont communes. Partout, l’inactivité des adultes progresse, les femmes et les filles sont moins actives que les hommes et les garçons, et l’obésité augmente. Ces constats, eux, sont solides.

La dernière, enfin : à l’échelle de chacun, le repère ne change pas. Toute activité compte. Avant de reprendre une activité après une longue pause ou avec une maladie chronique, mieux vaut en parler à son médecin.

FAQ — Comparer l’activité physique entre pays

Peut-on classer les pays selon leur activité physique ?
Avec prudence. Les chiffres dépendent de la mesure (questionnaire ou appareil), de l’âge et de la définition. Pour les adultes, l’OMS utilise la part de personnes qui ne font pas 150 minutes d’activité modérée par semaine, travail et déplacements compris : 31,3 % dans le monde en 2022 (Strain et coll., 2024).
Pourquoi les pays riches semblent-ils moins actifs ?
En 2016, la part d’adultes insuffisamment actifs était plus de deux fois plus élevée dans les pays à revenu élevé que dans les pays à faible revenu (Guthold et coll., 2018). L’indicateur compte aussi le travail, la maison et les déplacements, pas seulement le sport.
Les adolescents bougent-ils assez dans le monde ?
Non : en 2016, 81 % des élèves de 11 à 17 ans étaient insuffisamment actifs, 77,6 % des garçons et 84,7 % des filles, dans 146 pays (Guthold et coll., 2020).
Qu'est-ce que le Global Matrix ?
Une initiative internationale où chaque pays note, de A+ à F, des indicateurs de l’activité physique des enfants avec une grille commune ; 57 pays ont participé à la quatrième édition (Tremblay et coll., 2022). Beaucoup d’indicateurs restent sans note faute de données (Lobo et coll., 2025).
Le renforcement musculaire est-il mesuré dans les comparaisons ?
Rarement : il n’entre pas dans l’indicateur mondial de l’OMS. Là où il est mesuré, il est peu atteint : chez les Américains de 65 ans et plus, de 7,2 % à 17,2 % seulement atteignaient à la fois les repères d’endurance et de renforcement (Hyde et coll., 2024).
Les chiffres sur le coût de l'inactivité sont-ils fiables ?
Ils varient beaucoup : selon une revue de 40 études, de 0,3 % à 4,6 % des dépenses nationales de santé, selon les méthodes (Ding et coll., 2017). Un chiffre ne se compare à un autre que si la méthode est la même.

Sources

  • Ojedoyin OO, Olagbegi OM, Nadasan T, Govender P. Levels and Patterns of Physical Activity and Sedentary Behaviour of Primary School Learners in Lagos State, Nigeria. International Journal of Environmental Research and Public Health, 2022 (résumé). doi.org/10.3390/ijerph191710745
  • Ayoola OI et coll. An Overview of Physical Activity and Health Research in Nigeria: The Global Observatory for Physical Activity-GOPA!. Journal of Physical Activity and Health, 2026 (résumé). doi.org/10.1123/jpah.2025-0650
  • Strain T et coll. National, regional, and global trends in insufficient physical activity among adults from 2000 to 2022: a pooled analysis of 507 population-based surveys with 5·7 million participants. The Lancet Global Health, 2024 (résumé). doi.org/10.1016/S2214-109X(24)00150-5
  • Guthold R, Stevens GA, Riley LM, Bull FC. Worldwide trends in insufficient physical activity from 2001 to 2016: a pooled analysis of 358 population-based surveys with 1·9 million participants. The Lancet Global Health, 2018 (résumé). doi.org/10.1016/S2214-109X(18)30357-7
  • Guthold R, Stevens GA, Riley LM, Bull FC. Global trends in insufficient physical activity among adolescents: a pooled analysis of 298 population-based surveys with 1·6 million participants. The Lancet Child & Adolescent Health, 2020 (résumé). doi.org/10.1016/S2352-4642(19)30323-2
  • Hyde ET et coll. Meeting the Aerobic and Muscle-Strengthening Physical Activity Guidelines Among Older US Adults, National Health Interview Survey 1998-2018. Journal of Applied Gerontology, 2024 (résumé). doi.org/10.1177/07334648241232930
  • Momma H, Kawakami R, Honda T, Sawada SS. Muscle-strengthening activities are associated with lower risk and mortality in major non-communicable diseases: a systematic review and meta-analysis of cohort studies. British Journal of Sports Medicine, 2022 (résumé). doi.org/10.1136/bjsports-2021-105061
  • Tremblay MS et coll. Active Healthy Kids Global Alliance Global Matrix 4.0-A Resource for Physical Activity Researchers. Journal of Physical Activity and Health, 2022 (résumé). doi.org/10.1123/jpah.2022-0257
  • Demchenko I, Aubert S, Tremblay MS. Global Matrix 4.0 on Physical Activity for Children and Adolescents: Project Evolution, Process Evaluation, and Future Recommendations. Journal of Physical Activity and Health, 2025 (résumé). doi.org/10.1123/jpah.2024-0513
  • Bizzozero-Peroni B et coll. The Global Matrix of Physical Activity in Children and Adolescents in Latin America: trends, successes and challenges in practice and surveillance. Revista Panamericana de Salud Pública, 2025 (résumé). doi.org/10.26633/rpsp.2025.87
  • Lobo P, Holgado M, López L, Baigún V, De Roia GF. Argentina’s Global Matrix 4.0 Report Card Results on Physical Activity for Children and Adolescents. Journal of Physical Activity and Health, 2025 (résumé). doi.org/10.1123/jpah.2024-0197
  • Pedišić Ž et coll. Physical Activity of Children and Adolescents in Croatia: A Global Matrix 4.0 Systematic Review of Its Prevalence and Associated Personal, Social, Environmental, and Policy Factors. Journal of Physical Activity and Health, 2023 (résumé). doi.org/10.1123/jpah.2022-0500
  • Brazo-Sayavera J et coll. Think Globally, Act Locally: A Glocal Approach Based on the Regional Report Cards From Spain in the AHKGA Global Matrix 4.0. Child: Care, Health and Development, 2025 (résumé). doi.org/10.1111/cch.70165
  • Silva DAS et coll. Physical Activity Report Card Indicators and the United Nations Sustainable Development Goals: Insights From Global Matrix 4.0. Journal of Physical Activity and Health, 2024 (résumé). doi.org/10.1123/jpah.2024-0442
  • Ramirez Varela A et coll. Worldwide use of the first set of physical activity Country Cards: The Global Observatory for Physical Activity – GoPA!. International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, 2018 (résumé). doi.org/10.1186/s12966-018-0663-7
  • NCD Risk Factor Collaboration (NCD-RisC). Worldwide trends in underweight and obesity from 1990 to 2022: a pooled analysis of 3663 population-representative studies with 222 million children, adolescents, and adults. The Lancet, 2024 (résumé). doi.org/10.1016/S0140-6736(23)02750-2
  • Ding D et coll. The economic burden of physical inactivity: a systematic review and critical appraisal. British Journal of Sports Medicine, 2017 (résumé). doi.org/10.1136/bjsports-2016-097385
  • Paluch AE et coll. Daily steps and all-cause mortality: a meta-analysis of 15 international cohorts. The Lancet Public Health, 2022 (résumé). doi.org/10.1016/s2468-2667(21)00302-9
  • Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462. doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955

Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; les lignes directrices de l’OMS, dans leur texte intégral.

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