Pourquoi la France rate sa révolution fitness — pays nous ont dépassés

Pourquoi la France rate sa révolution fitness — 40 pays nous ont dépassés

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 17 min · 📅 Publié le 21 mars 2026

Investigation · France · Activité physique, temps assis, inégalités · Ce que disent les enquêtes et les études

La France serait « en retard » sur l’activité physique, dépassée par des dizaines de pays. Ce genre de classement circule beaucoup, mais il repose souvent sur des chiffres de marché impossibles à vérifier. Les enquêtes de santé publique, elles, donnent une image plus précise et plus utile : quatre adultes sur dix pratiquent régulièrement pendant leurs loisirs, les inégalités sociales sont fortes, le temps passé assis augmente avec le télétravail, et la condition physique des jeunes Européens recule. Voici ce que disent les sources lues, et ce qu’elles suggèrent pour faire bouger davantage.

Une précision de méthode. Cet article ne cite que des sources que nous avons lues : les pages de Santé publique France sur ses Baromètres et sur l’étude Esteban, les fiches officielles d’Entreprendre Service Public, l’article du code de la santé publique sur l’activité physique adaptée et la page de la Haute Autorité de santé sur sa prescription, dans leur texte intégral ; les résumés publiés des études citées ; les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé de 2020. Les « taux de pénétration » du fitness, le classement de « 40 pays », les produits intérieurs bruts associés, le nombre de licenciés et les chiffres attribués à des rapports de marché ou à des fédérations professionnelles que nous n’avons pas pu lire ne sont pas repris. Aucune personne n’est nommée, hors les auteurs des études.

Une précision de transparence. Magicfit est un réseau de clubs de sport en France, en licence de marque. Nous avons donc un intérêt à ce que les Français fassent davantage de sport. Cet article est une synthèse documentaire ; il ne donne aucun conseil médical et ne promet aucun résultat.

1. Pourquoi les classements « fitness » ne disent pas grand-chose

La part de la population inscrite dans une salle de sport est souvent présentée comme un indicateur de la santé d’un pays. C’est un raccourci. Elle mesure la fréquentation d’un type d’établissement, pas l’activité physique : on peut être très actif sans jamais entrer dans une salle, en marchant, en faisant du vélo, en jardinant ou en pratiquant un sport en club. Et ces chiffres de marché viennent rarement avec une méthode publiée.

Les enquêtes de santé publique mesurent autre chose : l’activité physique déclarée, dans toutes ses dimensions, sur des échantillons représentatifs. Elles ont leurs propres limites, mais leurs méthodes sont connues. C’est sur elles que s’appuie cet article.

2. Comparer les pays : un piège de mesure

Même les enquêtes de santé publique se comparent difficilement d’un pays à l’autre. La plupart reposent sur des questionnaires, qui ont tendance à surestimer l’activité. Une étude publiée en 2026, menée au Népal, l’a mesuré en comparant le questionnaire mondial de l’OMS à un accéléromètre porté au poignet pendant sept jours par 423 adultes (Shrestha et coll., 2026).

L’activité modérée à soutenue médiane était de 15,3 minutes par jour selon l’accéléromètre, contre 43,3 minutes selon le questionnaire. Les auteurs recommandent de compléter les enquêtes par des mesures objectives. Pour la France comme pour les autres pays, un écart de quelques points entre deux enquêtes ne dit donc pas grand-chose.

3. Dans le monde, un adulte sur trois insuffisamment actif

Une analyse publiée en 2024 dans The Lancet Global Health a rassemblé 507 enquêtes menées dans 163 pays et territoires, auprès de 5,7 millions de participants (Strain et coll., 2024). Elle définissait l’activité insuffisante comme le fait de ne pas atteindre 150 minutes d’activité modérée par semaine, 75 minutes d’activité soutenue, ou une combinaison équivalente.

En 2022, 31,3 % des adultes du monde étaient insuffisamment actifs, contre 23,4 % en 2000 et 26,4 % en 2010. La part augmentait dans un peu plus de la moitié des pays. Elle était plus élevée de 5 points chez les femmes que chez les hommes, et elle augmentait chez les 60 ans et plus dans toutes les régions. Si les tendances se poursuivent, l’objectif mondial d’une baisse relative de 15 % entre 2010 et 2030 ne sera pas atteint.

4. En Europe, près d’un adulte sur deux ne fait jamais de sport

Une étude publiée en 2026 a analysé les réponses de 96 948 adultes de 26 pays de l’Union aux enquêtes Eurobaromètre de 2009, 2013, 2017 et 2022 (Memon et coll., 2026). La part d’adultes qui ne pratiquaient jamais de sport ni d’exercice est passée de 41,7 % en 2009 à 45,8 % en 2022.

La fréquence de pratique avait baissé jusqu’en 2017, puis légèrement remonté en 2022. Les auteurs jugent cette absence de pratique persistante et élevée, et demandent de cibler les groupes et les pays où la pratique recule.

5. En France, quatre adultes sur dix pendant leurs loisirs

Selon les résultats du Baromètre de Santé publique France 2024, 40,2 % des adultes déclarent pratiquer régulièrement des activités physiques pendant leurs loisirs. Cette pratique concerne davantage les hommes, les personnes retraitées et les catégories sociales les plus favorisées. Il s’agit surtout d’une pratique libre, informelle, réalisée hors de toute structure.

Ce dernier point est important : une grande partie de l’activité de loisir des adultes se fait déjà en dehors des structures. Faire bouger davantage passe donc aussi par l’espace public, les trajets et le travail, pas seulement par les clubs et les salles.

6. Ce que l’inactivité pèse sur la santé

Une étude publiée en 2022 dans le British Journal of Sports Medicine a estimé, pour 168 pays, la part des décès et des maladies attribuable à l’inactivité physique (Katzmarzyk et coll., 2022). Dans le monde, 7,2 % des décès toutes causes et 7,6 % des décès cardiovasculaires lui seraient attribuables.

Les parts les plus élevées étaient observées en Amérique latine et dans les Caraïbes, ainsi que dans les pays occidentaux et asiatiques à revenu élevé, dont fait partie la France. La richesse d’un pays, autrement dit, ne le protège pas de l’inactivité.

7. Des trajets du quotidien surtout motorisés

L’activité du quotidien compte autant que le sport. Selon le Baromètre de Santé publique France 2024, un tiers des adultes de 18 à 79 ans n’utilisent que des modes de transport motorisés pour les petits trajets du quotidien. Parmi les personnes qui travaillent, 75 % ne se rendent à leur travail que par des moyens motorisés.

Ces chiffres dessinent un levier souvent oublié dans les débats sur le sport : la marche et le vélo pour les trajets courts. Ils ne demandent ni abonnement, ni équipement particulier, et s’intègrent à des journées déjà chargées.

8. Au travail : l’offre crée la pratique

Le même Baromètre montre que le lieu de travail offre peu d’occasions de bouger : un travailleur sur cinq seulement, 21 %, déclare avoir la possibilité de pratiquer des activités physiques sur son lieu de travail. Mais quand ces activités sont proposées, 60 % des travailleurs disent y participer.

C’est l’un des constats les plus encourageants des enquêtes françaises. Quand l’occasion existe, elle est saisie. L’écart entre ces deux chiffres dessine une marge de progrès concrète, à la portée des employeurs.

9. Le temps assis, l’autre face du problème

Santé publique France rappelle que la sédentarité, le temps passé assis ou allongé en dehors du sommeil, est distincte du manque d’activité physique. Les deux sont des facteurs de risque presque indépendants, qui peuvent se cumuler et se compensent très difficilement.

Selon le Baromètre 2024, 28 % des adultes de 18 à 79 ans déclaraient passer plus de 7 heures par jour assis. Cette part dépasse 40 % chez les 18-29 ans, chez les plus diplômés et chez les cadres. Les étudiants, les cadres et les personnes en télétravail régulier sont les plus exposés. La quasi-totalité des adultes connaissent pourtant la recommandation d’interrompre une position assise prolongée au moins toutes les deux heures.

10. Le télétravail, premier facteur du temps assis

Une étude internationale publiée en 2026, menée sur 6 653 travailleurs, a cherché ce qui expliquait le mieux le temps passé assis (Nasir et coll., 2026). Les participants restaient assis 5,6 heures par jour en moyenne.

Ceux qui ne télétravaillaient jamais restaient assis 4,9 heures par jour, ceux qui télétravaillaient à plein temps 9,1 heures. Après prise en compte des autres facteurs, le télétravail restait le facteur le plus régulièrement associé à un temps assis très élevé, avec une relation proportionnelle : plus la part de télétravail était grande, plus le risque de rester assis huit à quatorze heures par jour augmentait.

11. L’activité des femmes a reculé

L’étude Esteban, menée en 2014-2015 par Santé publique France, a mesuré l’activité physique et la sédentarité pour compléter l’étude nationale nutrition santé de 2006-2007. Selon ses résultats, l’inactivité physique et la sédentarité gagnaient du terrain dans la population française.

La part de femmes atteignant les recommandations d’activité avait baissé de 16 % en dix ans. Le Baromètre 2024 confirme que la pratique de loisir reste plus fréquente chez les hommes. Faire bouger les femmes reste un enjeu majeur, en France comme dans le monde, où l’écart entre les sexes atteint 5 points.

12. Les enfants : moins actifs après 10 ans

Chez les enfants, Esteban montrait en 2015 des niveaux d’activité faibles. Parmi les 6-17 ans, 51 % des garçons et 33 % des filles atteignaient les recommandations de l’OMS en matière d’activité physique. Les 6-10 ans étaient plus actifs ; l’activité baissait nettement après 10 ans, surtout chez les filles.

Dans le même temps, le temps passé devant un écran avait beaucoup augmenté. Santé publique France en conclut qu’il faut promouvoir l’activité physique et réduire la sédentarité à tout âge.

13. La condition physique des jeunes Européens recule

Une méta-analyse publiée en 2026 a rassemblé 38 études et 417 362 enfants et adolescents de 6 à 16 ans dans 20 pays européens, de 1965 à 2023 (Domingo-Del-Val et coll., 2026). L’endurance cardiorespiratoire avait progressé jusqu’aux années 1980, puis baissé, avec un ralentissement de la baisse entre 2015 et 2023.

La force du haut du corps a reculé depuis les années 1970, celle du bas du corps depuis les années 1980, et la souplesse n’a cessé de baisser, plus vite après les années 2000. Les auteurs demandent une batterie de tests européenne commune, et des politiques qui encouragent le respect des recommandations, en particulier pour le renforcement musculaire.

14. L’école, premier lieu d’activité des enfants

L’école est le seul lieu où presque tous les enfants peuvent bouger. Une revue de la portée publiée en 2022 a rassemblé, dans le monde entier, les recommandations sur la façon dont l’éducation physique peut favoriser un mode de vie actif et sain (Bandeira et coll., 2022). Sur 2 408 documents examinés, 63 ont été retenus, qui contenaient vingt et une stratégies.

Plus de la moitié portaient sur les politiques et l’environnement, comme valoriser l’éducation physique, rendre les cours obligatoires, plus fréquents et plus longs, inclusifs et confiés à des enseignants qualifiés, ou sur la manière d’enseigner. Les auteurs recommandent une éducation physique obligatoire et valorisée à tous les niveaux, qui propose des expériences au-delà du seul sport, avec du matériel et des espaces adaptés.

15. Chez les enfants français : forme et goût de bouger

Une étude publiée en 2026 a mesuré la condition physique de 461 enfants français de 8 ans environ, et leur « littératie physique », c’est-à-dire leur rapport global à l’activité : capacités, confiance, motivation, connaissances (Derigny et coll., 2026). Les deux étaient nettement liées.

L’endurance, la force et la vitesse étaient associées à la dimension physique de cette littératie, et la force aussi à sa dimension psychologique. Mais la condition physique ne se confondait pas avec l’envie de bouger : les auteurs recommandent de travailler les deux ensemble pour que les enfants restent actifs toute leur vie.

16. Ce que coûte l’inactivité

Une analyse publiée en 2023 dans The Lancet Global Health a estimé que, si la part de personnes inactives ne change pas, 499,2 millions de nouveaux cas de maladies non transmissibles évitables surviendraient dans le monde d’ici 2030, avec des coûts directs de santé de 520 milliards de dollars internationaux (Santos et coll., 2023). Les pays à revenu élevé supporteraient 63 % de ces coûts.

Une revue systématique de 2017 rappelle toutefois que ces estimations varient beaucoup selon les méthodes : de 0,3 % à 4,6 % des dépenses nationales de santé selon les études (Ding et coll., 2017). Elles donnent un ordre de grandeur, pas un chiffre précis.

17. Le prix de l’accès

Le coût de la pratique est l’un des freins souvent cités. En France métropolitaine, selon la fiche officielle d’Entreprendre Service Public sur la TVA dans les loisirs, la vente de droits d’accès à des installations sportives est soumise au taux normal de 20 %. Assister à un match relève du taux réduit de 5,5 %, comme l’équitation.

Nous n’avons trouvé aucune étude, dans les sources lues, qui mesure l’effet d’une baisse de cette TVA sur la pratique en France. Le débat existe ; la preuve de son effet sur l’activité des Français, à notre connaissance, pas encore.

18. La prescription d’activité physique adaptée

La France dispose d’un outil propre : la prescription d’activité physique adaptée. L’article L1172-1 du code de la santé publique, dans sa rédaction issue de la loi du 2 mars 2022, prévoit que le médecin intervenant dans la prise en charge peut prescrire une activité physique adaptée aux personnes atteintes d’une affection de longue durée ou d’une maladie chronique, à celles qui présentent des facteurs de risque et aux personnes en perte d’autonomie.

La Haute Autorité de santé, sur sa page validée en octobre 2025, rappelle que toute augmentation de l’activité est bénéfique, même en dessous des recommandations, et qu’un programme d’activité physique adaptée doit toujours être relayé par une pratique ordinaire. Dans les articles du code que nous avons lus, aucun ne prévoit une prise en charge générale des séances par l’Assurance maladie.

19. Les médecins prescrivent encore peu

La prescription d’activité physique reste peu utilisée. Une étude publiée en 2025 a interrogé des médecins généralistes de toute la France entre octobre 2023 et avril 2024 (Hagiu et coll., 2025). Parmi les répondants, 39,1 % déclaraient prescrire de l’activité physique, environ deux fois par mois en médiane.

Connaître une structure sport-santé à proximité augmentait fortement la probabilité de prescrire, tout comme l’usage d’outils d’aide à la prescription ; les médecins qui n’en connaissaient aucun prescrivaient nettement moins. Les auteurs concluent qu’améliorer l’accès aux structures sport-santé et donner aux médecins des outils efficaces pourrait beaucoup développer la prescription.

20. En forme, quel que soit le poids

L’activité physique a des effets qui ne se lisent pas sur la balance. Une méta-analyse publiée en 2014 a réuni dix études prospectives qui mesuraient objectivement la capacité cardiorespiratoire et l’indice de masse corporelle, en lien avec la mortalité (Barry et coll., 2014). Par rapport aux personnes de poids normal en bonne forme, les personnes en mauvaise forme avaient environ deux fois plus de risque de décéder, quel que soit leur poids.

Les personnes en surpoids ou obèses mais en bonne forme avaient un risque proche de celui des personnes de poids normal en bonne forme. Les auteurs plaident pour des actions centrées sur l’activité physique et la forme plutôt que sur la seule perte de poids. Ce sont des études d’observation : elles montrent des associations, pas un effet démontré.

21. Ce que font d’autres pays

D’autres pays ont fait des choix différents, dont les effets restent à évaluer finement. La Thaïlande finance depuis 2001 une fondation de promotion de la santé par un prélèvement de 2 % sur le tabac et l’alcool ; selon des articles écrits en partie par ses responsables, la part de la population suffisamment active y est passée de 66,3 % en 2012 à 74,6 % en 2019, avant de chuter pendant la pandémie (Tangcharoensathien et coll., 2024).

Au Brésil, l’enquête Vigitel montre que la part d’adultes des capitales pratiquant une activité de loisir au moins une fois par semaine est passée de 45,1 % en 2013 à 54,6 % en 2023 (Gonçalves et coll., 2026). Ces chiffres ne se comparent pas directement à ceux de la France, mais ils montrent que la pratique de loisir peut progresser en une décennie. Le Brésil s’appuie aussi sur un programme public de promotion de la santé, Academia da Saúde, présenté comme le plus grand programme communautaire du pays ; une revue de 74 études et documents relève toutefois que son efficacité sur l’activité physique reste peu mesurée (Silva et coll., 2023). Faire progresser la pratique ne suffit pas : il faut aussi mesurer ce qui marche.

22. Ce que recommande l’OMS

Les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé publiées en 2020 servent de repère commun (Bull et coll., 2020). Pour les adultes : 150 à 300 minutes d’activité d’intensité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d’activité soutenue, ou une combinaison des deux, et du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine. Pour les enfants et les adolescents : en moyenne 60 minutes par jour d’activité modérée à soutenue.

Elles recommandent aussi de limiter le temps passé assis, et rappellent que toute activité compte, même modeste.

23. Ce que l’on peut retenir

La France n’est pas « dépassée par 40 pays » : ce classement repose sur des chiffres de marché que nous n’avons pas pu vérifier, et sur un indicateur, la fréquentation des salles, qui ne mesure pas l’activité physique. Les enquêtes de santé publique donnent une image plus nuancée : quatre adultes sur dix pratiquent régulièrement pendant leurs loisirs, surtout de façon libre, mais les femmes, les moins favorisés et les jeunes de plus de 10 ans bougent moins.

Le temps assis augmente, porté notamment par le télétravail, et la condition physique des jeunes Européens recule. Les leviers les plus concrets apparaissent dans les données : proposer des activités au travail, où 60 % des salariés participent quand l’offre existe ; interrompre le temps assis ; faire bouger les filles et les femmes ; et s’appuyer sur la prescription d’activité physique adaptée pour les personnes malades ou à risque.

FAQ — La France et l’activité physique

La France est-elle en retard sur l'activité physique ?
Les classements fondés sur la fréquentation des salles reposent souvent sur des chiffres invérifiables. Selon le Baromètre de Santé publique France 2024, 40,2 % des adultes pratiquent régulièrement pendant leurs loisirs, surtout de façon libre ; les femmes, les moins favorisés et les jeunes de plus de 10 ans bougent moins.
Combien de Français restent assis plus de 7 heures par jour ?
28 % des adultes de 18 à 79 ans en 2024, et plus de 40 % chez les 18-29 ans, les plus diplômés et les cadres, selon le Baromètre de Santé publique France.
Le télétravail fait-il rester plus assis ?
Oui, selon une étude internationale de 6 653 travailleurs : ceux qui ne télétravaillaient jamais restaient assis 4,9 heures par jour, ceux qui télétravaillaient à plein temps 9,1 heures (Nasir et coll., 2026).
Proposer du sport au travail sert-il à quelque chose ?
Oui : seuls 21 % des travailleurs ont la possibilité de pratiquer sur leur lieu de travail, mais 60 % y participent quand l’activité est proposée (Baromètre de Santé publique France 2024).
La condition physique des enfants baisse-t-elle ?
En Europe, oui : une méta-analyse de 38 études et 417 362 jeunes de 20 pays montre un recul de l’endurance depuis les années 1980, de la force et de la souplesse (Domingo-Del-Val et coll., 2026).
Quel est le taux de TVA d'un abonnement de salle de sport ?
En France métropolitaine, la vente de droits d’accès à des installations sportives est soumise au taux de 20 %, selon la fiche F37605 d’Entreprendre Service Public.

Sources

  • Santé publique France Activité physique, sédentarité et alimentation : résultats des Baromètres de Santé publique France. dossier « Nutrition et activité physique » mis à jour le 17 décembre 2025, lu le 29 octobre 2026. santepubliquefrance.fr/nutrition-et-activite-physique/activite-physique-sedentarite-et-alimentation-resultats-des-barometres-de-sante-publique-france
  • Santé publique France Les résultats de l’étude ESTEBAN 2014-2015. dossier « Nutrition et activité physique » mis à jour le 17 décembre 2025, lu le 29 octobre 2026. santepubliquefrance.fr/nutrition-et-activite-physique/les-resultats-de-letude-esteban-2014-2015
  • Shrestha R et coll. Comparing Accelerometer-Measured and Self-Reported Physical Activity Among Adults in Semi-Urban Nepal: Findings From a Community-Based Household Study. Journal of Physical Activity & Health, 2026 (résumé). doi.org/10.1123/jpah.2026-0412
  • Strain T et coll. National, regional, and global trends in insufficient physical activity among adults from 2000 to 2022: a pooled analysis of 507 population-based surveys with 5·7 million participants. The Lancet Global Health, 2024 (résumé). doi.org/10.1016/S2214-109X(24)00150-5
  • Memon AR et coll. Temporal trends in sports and exercise participation: a study in a population-representative sample of 96 948 European Union adults. BMJ Open Sport & Exercise Medicine, 2026 (résumé). doi.org/10.1136/bmjsem-2025-002922
  • Nasir H et coll. Teleworking as the main risk factor for sedentary behavior: the COVISTRESS international study. PLOS One, 2026 (résumé). doi.org/10.1371/journal.pone.0356764
  • Domingo-Del-Val D et coll. Temporal Trends in Health-Related Components of Physical Fitness of European Children and Adolescents. Sports Medicine – Open, 2026 (résumé). doi.org/10.1186/s40798-026-01032-x
  • Derigny T et coll. The Relationship Between Physical Fitness and Physical Literacy: Empirical Evidence Linking Two Physical Activity-Health Concepts. Sports Medicine – Open, 2026 (résumé). doi.org/10.1186/s40798-026-01048-3
  • Katzmarzyk PT, Friedenreich C, Shiroma EJ, Lee IM. Physical inactivity and non-communicable disease burden in low-income, middle-income and high-income countries. British Journal of Sports Medicine, 2022 (résumé). doi.org/10.1136/bjsports-2020-103640
  • Bandeira ADS et coll. Mapping recommended strategies to promote active and healthy lifestyles through physical education classes: a scoping review. International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, 2022 (résumé). doi.org/10.1186/s12966-022-01278-0
  • Santos AC, Willumsen J, Meheus F, Ilbawi A, Bull FC. The cost of inaction on physical inactivity to public health-care systems: a population-attributable fraction analysis. The Lancet Global Health, 2023 (résumé). doi.org/10.1016/S2214-109X(22)00464-8
  • Ding D et coll. The economic burden of physical inactivity: a systematic review and critical appraisal. British Journal of Sports Medicine, 2017 (résumé). doi.org/10.1136/bjsports-2016-097385
  • Entreprendre Service Public (Direction de l’information légale et administrative) Taux de TVA dans le secteur des loisirs (culture, sport, etc.). fiche vérifiée le 11 août 2026, lue le 29 octobre 2026. entreprendre.service-public.gouv.fr/vosdroits/F37605
  • Code de la santé publique article L1172-1. texte en vigueur lu le 29 octobre 2026 dans la compilation codes.droit.org (mise à jour du 16 octobre 2026) ; seul Légifrance fait foi. codes.droit.org/PDF/Code%20de%20la%20sant%C3%A9%20publique.pdf
  • Haute Autorité de santé Consultation et prescription médicale d’activité physique à des fins de santé. page validée en octobre 2025, mise en ligne le 19 novembre 2025, lue le 29 octobre 2026. has-sante.fr/jcms/c_2876862/fr/consultation-et-prescription-medicale-d-activite-physique-a-des-fins-de-sante
  • Hagiu DP, Entemeyer L, Falcon A. Physical activity prescription in general practice in France: where do we stand? A cross-sectional study. BMC Primary Care, 2025 (résumé). doi.org/10.1186/s12875-025-02815-z
  • Barry VW, Baruth M, Beets MW, Durstine JL, Liu J, Blair SN. Fitness vs. fatness on all-cause mortality: a meta-analysis. Progress in Cardiovascular Diseases, 2014 (résumé). doi.org/10.1016/j.pcad.2013.09.002
  • Tangcharoensathien V et coll. The Thai Health Promotion Foundation: Two Decades of Joint Contributions to Addressing Noncommunicable Diseases and Creating Healthy Populations. Global Health: Science and Practice, 2024 ; texte intégral lu le 29 octobre 2026. doi.org/10.9745/ghsp-d-23-00311
  • Gonçalves TR et coll. Trends in leisure-time physical activity participation by sex and age in Brazil: insights from Vigitel 2013-2023. BMC Public Health, 2026 (résumé). doi.org/10.1186/s12889-026-27178-7
  • Silva DAS, de Lima TR, Gonçalves L. “Academia da Saúde” program: mapping evidence from the largest health promotion community program in Brazil. Frontiers in Public Health, 2023 (résumé). doi.org/10.3389/fpubh.2023.1227899
  • Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462. doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955

Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; les pages de Santé publique France, la fiche officielle, l’article du code, la page de la HAS, l’article marqué « texte intégral » et les lignes directrices de l’OMS, dans leur texte intégral.

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