Ukraine le sport en temps de guerre — comment le fitness devient un outil de résilience nationale

Ukraine : le sport en temps de guerre — comment le fitness devient un outil de résilience nationale

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 17 min · 📅 Publié le 20 mars 2026

Investigation · Ukraine · Guerre, exil, santé mentale et activité physique · Ce que disent les études

Depuis février 2022, la guerre a bouleversé la vie de millions d’Ukrainiens, dans leur pays comme en exil. Ce qu’elle a fait au sport et aux salles du pays, nous ne pouvons pas le dire : aucune source lisible ne le documente de façon fiable. En revanche, des chercheurs ont mesuré, avant la guerre, l’activité physique des adolescents et des étudiants ukrainiens, puis, depuis 2022, la santé mentale des personnes réfugiées en Allemagne, en Italie ou en Pologne, et ce qui les aide à tenir. D’autres travaux, menés dans le monde entier, montrent ce que l’exercice peut apporter face au stress post-traumatique et à la dépression. Voici ce que disent ces études, et ce qu’on peut en retenir.

Une précision de méthode. Cet article ne cite que des sources que nous avons lues : les résumés publiés des études citées et les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé de 2020. Les chiffres de clubs, de chiffre d’affaires, de coachs, d’installations détruites, de dons et d’aides, et les effets de l’entraînement prêtés à des unités militaires, qui circulaient sans source lisible, ne sont pas repris, pas plus que les noms d’enseignes et de sportifs. Les nombres de personnes réfugiées sont ceux que donnent les auteurs des études, à la date qu’ils indiquent. Aucune personne n’est nommée, hors les auteurs des études.

Une précision de transparence. Magicfit est un réseau de clubs de sport en France, en licence de marque. Cet article est une synthèse documentaire sur la santé et l’activité physique ; il ne donne aucun conseil médical et ne promet aucun résultat. Si vous traversez une souffrance psychique intense, si vous avez des pensées sombres, ou si vous ne savez pas vers qui vous tourner, le 3114 répond gratuitement, 24 heures sur 24. En cas d’urgence vitale, appelez le 15 ou le 112.

1. Avant la guerre : des adolescents peu actifs

Une étude publiée en 2020 dans le Journal of Environmental and Public Health a interrogé 415 élèves de 11 à 15 ans d’écoles publiques urbaines d’Ukraine (Yelizarova et coll., 2020). Ses auteurs décrivent un mode de vie sédentaire chez la plupart de ces adolescents : seuls 30,8 % atteignaient le niveau recommandé d’au moins 60 minutes d’activité modérée à soutenue par jour.

L’écart entre les sexes était très marqué : 45,4 % des garçons contre 21,4 % des filles. Les filles avaient environ trois fois plus de chances de ne pas atteindre la durée recommandée, et deux fois et demie plus de chances d’être sédentaires. Un résultat retient l’attention : les adolescents qui faisaient du sport de leur propre initiative, et non sur la demande de leurs parents, avaient près de cinq fois plus de chances d’atteindre le niveau recommandé.

Les auteurs appelaient à des politiques pour faire bouger les jeunes, en tenant compte des traditions familiales, de l’accès aux équipements sportifs, des loisirs et de la publicité. Dans cette étude, l’envie personnelle pesait plus que l’obligation.

2. Les étudiants ukrainiens, comparés à leurs voisins

Une étude a interrogé de 2013 à 2016 plus de 5 000 étudiants d’universités d’Ukraine, de Hongrie, de Slovaquie, de République tchèque et de Pologne, avec la version longue du questionnaire international d’activité physique (Bergier et coll., 2018). Les étudiants des pays du groupe de Visegrád étaient nettement plus actifs que leurs camarades ukrainiens, et les étudiantes moins actives que les étudiants, dans tous les pays.

Les facteurs liés à une activité plus élevée étaient, des deux côtés, l’indice de masse corporelle et une bonne estime de sa propre condition physique. Le temps libre disponible, lui, ne faisait pas de différence. Autrement dit, ce n’était pas le manque de temps qui distinguait les plus actifs.

Une autre étude de la même équipe, menée auprès de 2 125 étudiants de Loutsk, a montré que le lieu d’origine comptait : les étudiants venus de villes moyennes et de zones rurales étaient plus actifs que ceux des petites villes et des grandes villes (Bergier et coll., 2016). Là encore, le temps libre ne différait pas selon l’origine.

3. Les étudiantes, moins actives que les étudiants

La même équipe a détaillé, chez les 2 125 étudiants de douze filières de l’université de Loutsk, les différences entre jeunes femmes et jeunes hommes (Bergier et coll., 2017). Le tableau d’ensemble était plutôt positif, mais les étudiants avaient une activité totale nettement plus élevée que les étudiantes, aussi bien pour le sport que pour l’activité liée aux études.

Les étudiants jugeaient aussi leur condition physique meilleure et passaient moins de temps assis. Les étudiantes, en revanche, avaient plus souvent un indice de masse corporelle normal, et le surpoids était chez elles très rare, à l’inverse des étudiants. Les deux sexes ne choisissaient pas du tout les mêmes activités sportives et de loisir.

Les auteurs concluent que la participation plus faible des femmes à l’activité physique empêche de porter un jugement positif sur leur mode de vie. Le constat rejoint celui des adolescentes : dès l’école, puis à l’université, les filles bougent moins, et l’offre d’activités gagnerait à tenir compte de leurs préférences.

4. L’exil : des millions de personnes

Les études citent des estimations différentes selon leur date : environ cinq millions d’Ukrainiens réfugiés à l’étranger selon une enquête menée en 2022 (Boiko et coll., 2024), 8,17 millions de personnes ayant fui le pays selon une estimation d’avril 2023 citée par une équipe italienne (Benoni et coll., 2025), plus de six millions de personnes réfugiées en Europe selon un commentaire publié en 2026 (Haskaraca et Schmid, 2026).

Ce dernier texte souligne que les femmes et les mères seules forment la majorité des personnes réfugiées. Il décrit des réseaux sociaux rompus, des familles séparées, l’incertitude économique et des obstacles pour accéder aux services, qui contribuent à des niveaux élevés d’anxiété, de dépression et de stress post-traumatique. L’accès aux soins de santé mentale reste limité, selon les auteurs, par des systèmes saturés, la barrière de la langue, les démarches administratives et des modèles de soins peu adaptés culturellement.

5. En Allemagne : plus de détresse que la population d’accueil

L’Allemagne accueille une grande partie des personnes réfugiées d’Ukraine. Une étude publiée en 2026 a comparé, à partir d’une grande enquête nationale menée en 2023, la santé mentale de 3 039 réfugiés ukrainiens à celle de personnes non migrantes, de migrants non réfugiés et de réfugiés d’Afghanistan, d’Iran, d’Irak et de Syrie (Bartig et coll., 2026).

Chez les réfugiés ukrainiens, 21 % présentaient des symptômes dépressifs et 13 % des symptômes anxieux, après ajustement sur l’âge : c’est plus que chez les personnes non migrantes et chez les autres migrants. Partout, les femmes déclaraient plus souvent une détresse psychologique que les hommes. L’intégration sociale, les discriminations et l’emploi étaient liés à la santé mentale de tous les réfugiés ; chez les Ukrainiens, l’âge, le sexe, le revenu et la satisfaction à l’égard du logement comptaient aussi.

Une étude plus petite, menée en 2023 auprès de 304 réfugiés ukrainiens en Allemagne, va dans le même sens (Buchcik et coll., 2023). Les femmes y déclaraient plus de détresse, de symptômes dépressifs et d’anxiété que les hommes, et cette détresse était liée à une moins bonne qualité de vie. Les auteurs rappellent la vulnérabilité particulière des femmes réfugiées.

6. Ce qui aide les femmes réfugiées à tenir

Une équipe allemande a réuni en 2023, à Hambourg, des femmes réfugiées d’Ukraine en groupes de discussion, et mesuré leur santé mentale (Adedeji et coll., 2025). Parmi les participantes, 43 % déclaraient des symptômes d’anxiété et 21 % des signes de dépression. Beaucoup décrivaient l’isolement, le sentiment de déconnexion, la difficulté de s’adapter à une autre culture et le poids émotionnel de l’exil.

Elles décrivaient aussi leurs ressources. Parmi les stratégies citées : rester active, faire du bénévolat et chercher le soutien de la communauté. Les obstacles pour accéder aux services de santé mentale restaient importants, surtout pour les enfants. Les auteurs recommandent un soutien linguistique, des services accessibles et l’engagement de la communauté, et citent, parmi les appuis à développer, un mode de vie actif, le soutien social, le bénévolat et une intégration réussie.

Ces témoignages suggèrent que bouger peut aussi être une façon de sortir de chez soi, de retrouver un rythme et de rencontrer d’autres personnes.

7. En Italie : le poids du contexte social

En Italie, une étude a suivi 224 réfugiés ukrainiens accueillis dans la province de Vérone entre novembre 2022 et avril 2023, dont huit sur dix étaient des femmes (Benoni et coll., 2025). Plus de la moitié, 55,6 %, présentaient un risque de détresse psychologique ; 40,8 % répondaient aux critères d’un trouble de stress post-traumatique, et 13,3 % à ceux d’un trouble complexe.

Les chercheurs ont dessiné avec chaque personne une carte de ses relations. Ceux qui décrivaient des relations difficiles avec leur réseau social, avec les services publics, ou avec l’école ou le travail dans le pays d’accueil avaient plus souvent un stress post-traumatique. Les auteurs concluent que réduire ces sources de stress dans le pays d’accueil pourrait améliorer la santé mentale des personnes réfugiées.

8. La détresse et le sommeil

Une enquête en ligne menée de mai à novembre 2022 a comparé 92 Ukrainiens réfugiés à l’étranger à 52 Ukrainiens restés chez eux (Boiko et coll., 2024). Les réfugiés présentaient davantage de symptômes dépressifs, obsessionnels et d’hostilité, et une détresse globale plus forte ; leur risque de dépression, d’anxiété et de stress était plus élevé, mais pas celui d’insomnie.

Les facteurs les plus liés aux troubles étaient le statut de réfugié, l’insatisfaction à l’égard de sa santé, la perte d’emploi, la souffrance liée aux combats et le soutien reçu de bénévoles, d’amis ou de proches. L’anxiété et l’insomnie étaient liées dans les deux sens. Il s’agit d’un petit échantillon, recruté en ligne : ses chiffres décrivent les participants, pas l’ensemble des réfugiés.

9. Les enfants réfugiés : l’école et le sport

Une étude publiée en 2024 dans Scientific Reports a interrogé en 2022 248 enfants ukrainiens de 10 à 15 ans arrivés en Pologne à cause de la guerre (Korcz et coll., 2024). Elle s’intéressait à leur résilience, c’est-à-dire leur capacité à faire face.

L’environnement scolaire jouait un rôle important : aimer l’école et se sentir soutenu par ses enseignants allaient avec une meilleure résilience. L’activité physique renforçait la résilience des filles, tandis qu’un indice de masse corporelle élevé l’affaiblissait. Les auteurs proposent une école accueillante, qui encourage l’activité physique et offre un soutien social, comme une piste prometteuse pour la santé mentale de ces enfants.

10. Les enfants et les jeunes restés en Ukraine

Une revue de la littérature publiée en 2026 dans BMJ Global Health a rassemblé 37 études, en anglais et en ukrainien, sur la santé mentale des enfants et des jeunes de 0 à 19 ans depuis le début du conflit en 2014 (Silwal et coll., 2026). La plupart portaient sur des jeunes vivant en Ukraine, et leurs résultats variaient beaucoup d’une étude à l’autre.

Trois facteurs revenaient comme liés aux troubles : le déplacement forcé, l’exposition aux événements de la guerre et la séparation d’avec les parents. À l’inverse, trois facteurs apparaissaient protecteurs : le soutien social ressenti, le fait de vivre dans un environnement familier et la capacité à faire face aux problèmes de façon concrète. Peu d’études mesuraient la résilience des adolescents exposés à la guerre.

Les auteurs demandent des études plus comparables et suivies dans le temps. Leur constat rejoint celui des enfants réfugiés en Pologne : l’entourage, l’école et les repères du quotidien comptent pour traverser l’épreuve.

11. Un statut incertain fait moins bouger

Ce que vivent les réfugiés ukrainiens n’est pas propre à eux. Une étude menée en Australie auprès de 276 personnes iraniennes et afghanes, réfugiées, demandeuses d’asile ou immigrées, montre le lien entre la sécurité du statut et l’activité physique (Rostami et coll., 2025). Parmi celles qui avaient un titre de séjour stable, 46 % atteignaient les recommandations de l’OMS.

Les demandeurs d’asile, au statut incertain, avaient trois fois moins de chances d’atteindre ces recommandations, et passaient en moyenne 30 minutes de plus par jour assis. L’analyse suggère que ce lien passait par les symptômes de dépression et de stress post-traumatique. Pour les auteurs, l’insécurité administrative peut avoir des conséquences durables sur la santé physique et mentale.

12. Le soutien par les pairs

Face aux limites des services de santé mentale, un commentaire publié en 2026 plaide pour le soutien par les pairs, c’est-à-dire l’aide apportée par des personnes qui ont vécu la même expérience (Haskaraca et Schmid, 2026). Selon ses auteurs, ces approches peuvent créer du lien social, apporter une reconnaissance des émotions et des conseils pratiques, et lever certains obstacles à l’accès aux soins.

Ils proposent d’intégrer des programmes structurés de soutien par les pairs aux stratégies de santé mentale. On peut penser qu’une activité physique pratiquée en groupe, entre personnes qui partagent une langue ou une histoire, offre elle aussi un lieu de rencontre ; ce n’est pas un soin, mais un appui.

13. Aider sans s’épuiser

L’accueil touche aussi ceux qui aident. Un article publié en 2023 dans Psychiatria Polska rappelle que l’incertitude et le flot continu d’informations sur les combats peuvent menacer le sentiment de sécurité des réfugiés comme celui des Polonais qui les accueillent (Zabłocka-Żytka et Lavdas, 2023). Un soutien prolongé, sans attention à soi, expose au risque d’épuisement, au sentiment d’impuissance, voire à de l’hostilité.

Les auteurs proposent d’organiser l’aide selon la pyramide des interventions de santé mentale et de soutien psychosocial du Comité permanent interorganisations. Ils insistent : des soins adaptés doivent être accessibles aux réfugiés comme aux personnes qui les aident.

14. L’exercice face au stress post-traumatique

Le stress post-traumatique est l’un des troubles les plus étudiés chez les personnes exposées à la guerre. Une méta-analyse publiée en 2026 dans Complementary Therapies in Medicine a réuni 16 essais contrôlés et 663 participants (Wang et coll., 2026). Les programmes d’exercice structurés réduisaient significativement les symptômes de stress post-traumatique, avec un effet modéré. Le yoga et les études menées chez des militaires montraient des effets plus grands, mais les différences entre sous-groupes n’étaient pas significatives.

Une méta-analyse en réseau publiée en 2025 a réuni 30 essais et 1 435 adultes atteints de stress post-traumatique (Li et coll., 2025). Elle trouve une relation en U inversé entre la quantité d’exercice et le bénéfice, avec un effet maximal autour de 730 équivalents métaboliques-minutes par semaine. Les programmes qui combinaient plusieurs types d’exercice étaient les plus efficaces ; les meilleurs résultats allaient avec des séances de 30 minutes, plus de quatre fois par semaine, à intensité modérée à soutenue. La certitude des preuves restait modérée à faible.

Ces résultats concernent des personnes déjà atteintes : l’exercice y complète le traitement, il ne le remplace pas.

15. Peut-on prévenir le stress post-traumatique en bougeant ?

La question de la prévention est plus incertaine. Une méta-analyse publiée en 2023 dans BMJ Open a réuni six études de pratiques corps-esprit, comme le yoga, chez des personnes exposées à un traumatisme (Tan et coll., 2023). L’effet préventif sur l’apparition d’un stress post-traumatique était faible et non significatif.

Les auteurs concluent que les preuves sont limitées et appellent à la prudence, compte tenu du petit nombre d’études. Autrement dit, l’exercice aide à soigner les symptômes, mais on ne peut pas affirmer qu’il en protège.

16. L’exercice face à la dépression

Pour la dépression, les preuves sont plus nombreuses. Une méta-analyse en réseau publiée en 2024 dans le BMJ a réuni 218 essais et 14 170 participants atteints de dépression majeure (Noetel et coll., 2024). Par rapport aux groupes témoins actifs, la marche ou la course, le yoga, le renforcement musculaire, les exercices d’endurance variés et le tai-chi ou le qi gong réduisaient modérément la dépression. Les effets étaient proportionnels à l’intensité prescrite.

Le renforcement musculaire et le yoga étaient les mieux acceptés. Les auteurs estiment que ces formes d’exercice pourraient être envisagées aux côtés de la psychothérapie et des antidépresseurs comme traitements de base. La confiance dans les résultats restait toutefois faible à très faible, car une seule étude avait un faible risque de biais. Une dépression se soigne avec un professionnel de santé ; l’exercice peut s’y ajouter, avec son avis.

17. Ce que recommande l’OMS

Les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé publiées en 2020 servent de repère dans toutes ces études (Bull et coll., 2020). Pour les adultes, elles recommandent 150 à 300 minutes d’activité d’intensité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d’activité soutenue, ou une combinaison des deux, et des exercices de renforcement musculaire au moins deux jours par semaine.

Pour les enfants et les adolescents de 5 à 17 ans, elles recommandent en moyenne 60 minutes par jour d’activité modérée à soutenue. Elles insistent sur le fait que toute activité compte, même modeste, et qu’un peu vaut mieux que rien : un point important pour les personnes qui reprennent après une période difficile.

18. Ce que l’on peut retenir

L’expérience ukrainienne ne se transpose pas, et cet article ne prétend pas la résumer. Quelques constats, tirés des études, valent pourtant pour tous. Le premier : l’exil pèse sur la santé mentale, surtout celle des femmes, et ce poids dépend beaucoup de l’accueil. L’emploi, le logement, l’absence de discrimination, des relations apaisées avec l’école, le travail et les services publics vont avec une meilleure santé mentale.

Le deuxième : l’insécurité fait moins bouger, et moins bouger peut aggraver la détresse. Rester actif fait partie des ressources que citent elles-mêmes les femmes réfugiées, comme le bénévolat et le soutien de la communauté.

Le troisième : chez les enfants, l’école compte. Se sentir soutenu par ses enseignants et pratiquer une activité physique allaient avec une meilleure résilience, en particulier chez les filles.

Le quatrième : l’exercice aide à soigner le stress post-traumatique et la dépression, en complément d’un suivi professionnel, sans pouvoir prétendre les prévenir à coup sûr. Une activité régulière, en groupe, adaptée à chacun, peut être un appui, jamais un remplacement des soins.

Enfin, ceux qui aident ont eux aussi besoin d’attention. Et pour chacun, la même règle s’applique : toute activité compte. Si vous traversez une souffrance psychique intense, le 3114 répond gratuitement, 24 heures sur 24 ; en cas d’urgence vitale, appelez le 15 ou le 112.

FAQ — Ukraine : guerre, exil et activité physique

Les adolescents ukrainiens étaient-ils actifs avant la guerre ?
Peu, selon une étude de 2020 auprès de 415 élèves urbains de 11 à 15 ans : seuls 30,8 % atteignaient 60 minutes d’activité modérée à soutenue par jour, 45,4 % des garçons et 21,4 % des filles (Yelizarova et coll., 2020).
Comment va la santé mentale des réfugiés ukrainiens ?
En Allemagne, 21 % présentaient des symptômes dépressifs et 13 % des symptômes anxieux en 2023, plus que la population d’accueil (Bartig et coll., 2026). Les femmes sont plus touchées, et l’accueil (emploi, logement, absence de discrimination) compte beaucoup.
Le sport aide-t-il les enfants réfugiés ?
Chez 248 enfants ukrainiens réfugiés en Pologne, l’activité physique allait avec une meilleure résilience chez les filles, et le soutien des enseignants comptait pour tous (Korcz et coll., 2024). C’est une association, pas une preuve de cause.
L'exercice réduit-il le stress post-traumatique ?
Oui, en complément d’un suivi : une méta-analyse de 16 essais trouve une réduction modérée des symptômes (Wang et coll., 2026). En revanche, on ne peut pas affirmer que l’exercice prévient l’apparition du trouble (Tan et coll., 2023).
Quel exercice contre la dépression ?
Selon une méta-analyse de 218 essais, la marche ou la course, le yoga et le renforcement musculaire réduisent modérément la dépression, d’autant plus que l’intensité est élevée ; la confiance dans les résultats reste faible (Noetel et coll., 2024). Le suivi par un professionnel de santé reste indispensable.
Vers qui se tourner en cas de détresse ?
En France, le 3114 répond gratuitement, 24 heures sur 24, aux personnes en souffrance psychique ou qui ont des pensées sombres, et à leurs proches. En cas d’urgence vitale, appelez le 15 ou le 112.

Sources

  • Yelizarova O et coll. Specific Features of the Ukrainian Urban Adolescents’ Physical Activity: A Cross-Sectional Study. Journal of Environmental and Public Health, 2020 (résumé). doi.org/10.1155/2020/3404285
  • Bergier J et coll. Level of and Factors Determining Physical Activity in Students in Ukraine and the Visegrad Countries. International Journal of Environmental Research and Public Health, 2018 (résumé). doi.org/10.3390/ijerph15081738
  • Bergier J, Bergier B, Tsos A. Place of residence as a factor differentiating physical activity in the life style of Ukrainian students. Annals of Agricultural and Environmental Medicine, 2016 (résumé). doi.org/10.5604/12321966.1226844
  • Bergier J, Bergier B, Tsos A. Variations in physical activity of male and female students from the Ukraine in health-promoting life style. Annals of Agricultural and Environmental Medicine, 2017 (résumé). doi.org/10.5604/12321966.1230674
  • Haskaraca FN, Schmid LA. The Case for Peer-Support in Addressing the Mental Health Needs of Ukrainian Refugees in Europe. Journal of Immigrant and Minority Health, 2026 (résumé). doi.org/10.1007/s10903-026-02001-y
  • Bartig S, Liebig S, Koschollek C, Silva ARC, Biddle L. Mental health of Ukrainian refugees in Germany compared to other population groups – Results from the IAB-BAMF-SOEP Survey 2023. Journal of Health Monitoring, 2026 (résumé). doi.org/10.25646/14267
  • Buchcik J, Kovach V, Adedeji A. Mental health outcomes and quality of life of Ukrainian refugees in Germany. Health and Quality of Life Outcomes, 2023 (résumé). doi.org/10.1186/s12955-023-02101-5
  • Adedeji A et coll. Mental Health Outcomes Among Female Ukrainian Refugees in Germany-A Mixed Method Approach Exploring Resources and Stressors. Healthcare, 2025 (résumé). doi.org/10.3390/healthcare13030259
  • Benoni R et coll. Exploring socio-ecological context and mental health of Ukrainian refugees in Italy through eco-map: a mixed-methods study. Journal of Migration and Health, 2025 (résumé). doi.org/10.1016/j.jmh.2025.100351
  • Boiko DI et coll. Mental health and sleep disturbances among Ukrainian refugees in the context of Russian-Ukrainian war: A preliminary result from online-survey. Sleep Medicine, 2024 (résumé). doi.org/10.1016/j.sleep.2023.12.004
  • Korcz A, Cieśla E, Urbański P. The role of school functioning, physical activity, BMI, sex and age in building resilience among Ukrainian refugee children in Poland. Scientific Reports, 2024 (résumé). doi.org/10.1038/s41598-024-55933-6
  • Silwal S et coll. Mental health of Ukrainian children and youth during the Russian-Ukrainian war: a scoping review. BMJ Global Health, 2026 (résumé). doi.org/10.1136/bmjgh-2025-020506
  • Rostami R et coll. Visa Status, Physical Activity and Mental Health Among Farsi/Dari Speaking Refugees, Immigrants and Asylum Seekers in Sydney, Australia. Health Promotion Journal of Australia, 2025 (résumé). doi.org/10.1002/hpja.70032
  • Zabłocka-Żytka L, Lavdas M. The stress of war. Recommendations for the protection of mental health and wellbeing for both Ukrainian refugees as well as Poles supporting them. Psychiatria Polska, 2023 (résumé). doi.org/10.12740/pp/156157
  • Wang H, Chen S, Gou W, Huang J, Han X. Impact of physical exercise interventions on post-traumatic stress disorder symptoms: A systematic review and meta-analysis. Complementary Therapies in Medicine, 2026 (résumé). doi.org/10.1016/j.ctim.2026.103400
  • Li XJ, Xia H, Yu GH, Hu YX, Zhu FL. Optimal exercise dosage and type for improving post-traumatic stress disorder: a systematic review and network meta-analysis of randomized controlled trials. Complementary Therapies in Clinical Practice, 2025 (résumé). doi.org/10.1016/j.ctcp.2025.102004
  • Tan L, Strudwick J, Deady M, Bryant R, Harvey SB. Mind-body exercise interventions for prevention of post-traumatic stress disorder in trauma-exposed populations: a systematic review and meta-analysis. BMJ Open, 2023 (résumé). doi.org/10.1136/bmjopen-2022-064758
  • Noetel M et coll. Effect of exercise for depression: systematic review and network meta-analysis of randomised controlled trials. BMJ, 2024 (résumé). doi.org/10.1136/bmj-2023-075847
  • Notredame CE et coll. The 3114: A new professional helpline to swing the French suicide prevention in a new paradigm. European Psychiatry, 2022 (résumé). doi.org/10.1192/j.eurpsy.2022.2318
  • Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462. doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955

Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; les lignes directrices de l’OMS, dans leur texte intégral.

Vous envisagez d’ouvrir une salle de sport sous la marque Magicfit, en licence de marque ?

Recevoir le dossier de présentation →

Réseau Magicfit · Licence de marque
Ouvrir un club Magicfit en licence de marque

10 clubs en France · Une zone exclusive · Aucune redevance en pourcentage du chiffre d’affaires.

Ouvrir un club Magicfit en licence de marque

Partager cet article

Rédigé par

L'équipe Magicfit

Nos coachs diplômés d'État partagent leur expertise pour vous accompagner vers vos objectifs fitness. Nutrition, entraînement, lifestyle : découvrez tous nos conseils !

Prêt à passer à l'action ?

Rejoignez Magicfit et bénéficiez d'un accompagnement personnalisé avec nos coachs diplômés d'État.

Trouver un club

10 clubs Magicfit en France

Me géolocaliser

Trouver les clubs les plus proches

Voir tous les clubs

Liste complète avec carte interactive

ou rechercher

Géolocalisation impossible

Veuillez autoriser l'accès à votre position ou utilisez la recherche par ville.

3 clubs trouvés près de vous