✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 17 min · 📅 Publié le 20 mars 2026
Investigation · Pays baltes · Estonie · Lettonie · Lituanie · Activité physique · Ce que disent les fiches de l’OMS
L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie sont souvent présentées comme des modèles du sport-santé, en avance sur leurs voisins. Les fiches que l’Organisation mondiale de la santé a consacrées en 2021 à l’activité physique dans chacun de ces pays permettent d’aller au-delà de la formule. Elles décrivent leurs recommandations nationales, leurs enquêtes, leurs politiques, l’éducation physique à l’école, les mesures pour le travail et les personnes âgées. On y trouve des initiatives intéressantes, mais aussi des niveaux d’activité qui restent faibles dans certaines tranches d’âge. Cet article présente ce que disent ces fiches et quelques études publiées, pays par pays, puis ce que l’on peut en retenir pour la France, sans chiffres de marché que nous n’avons pas pu vérifier.
1. Ce que nous avons retiré, et pourquoi
La version précédente de cet article avançait des taux de fréquentation des salles de sport pays par pays, des taux de croissance du nombre de clubs, des prix d’abonnement, des taux de TVA, des taux de mortalité cardiovasculaire, des nombres de prescriptions d’activité physique, des programmes nationaux, une taxe et des chiffres attribués à des enseignes de salles de sport. Nous n’avons trouvé aucune source lisible pour ces chiffres, et les sources citées renvoyaient à des pages d’accueil.
Nous les avons donc retirés, ainsi que l’idée d’une « avance de vingt ans » sur les voisins, qu’aucune donnée ne permet de mesurer. Ce qui suit s’appuie sur les fiches de l’OMS, rédigées à partir d’informations nationales, sur des études publiées et sur les lignes directrices de l’OMS. Les chiffres de ces fiches viennent d’enquêtes différentes selon les pays : ils décrivent chaque pays, mais ne se comparent pas toujours directement entre eux.
2. Trois pays, trois profils
Selon les fiches de l’OMS de 2021, qui reprennent des données d’Eurostat de 2020 et 2021, l’Estonie comptait 1,33 million d’habitants, la Lettonie 1,89 million et la Lituanie 2,80 millions. L’âge médian y était de 42,3 ans, 43,7 ans et 44,2 ans. Le produit intérieur brut par habitant était de 15 250 euros en Estonie, 12 130 euros en Lettonie et 13 890 euros en Lituanie.
L’espérance de vie des hommes y était de 74,2 ans, 70,9 ans et 70,1 ans ; celle des femmes, de 82,7 ans, 80,1 ans et 80,0 ans. Pour comparaison, la fiche de la France donne 67,44 millions d’habitants, un PIB par habitant de 30 610 euros et une espérance de vie de 79,2 ans pour les hommes et de 85,3 ans pour les femmes. L’écart d’espérance de vie entre hommes et femmes est nettement plus marqué dans les pays baltes, surtout en Lettonie et en Lituanie.
3. Des recommandations nationales pour tous les âges
Les trois pays disposent de recommandations nationales sur l’activité physique pour la santé, qui couvrent les enfants, les adolescents, les adultes et les personnes âgées. Selon l’OMS, celles de l’Estonie s’appuient sur les recommandations nutritionnelles nordiques de 2012 et sur les recommandations britanniques de 2011.
Celles de la Lettonie, mises en œuvre en 2014, s’appuient sur les recommandations de l’OMS de 2010, sur les recommandations américaines de 2008 et sur les recommandations britanniques. Celles de la Lituanie, mises en œuvre en 2018, reprennent les recommandations de l’OMS de 2010 et celles de 2019 pour les enfants de moins de 5 ans. Le lien avec le modèle nordique est donc réel pour l’Estonie, qui s’appuie sur les recommandations nordiques, moins pour ses deux voisins, qui suivent surtout l’OMS.
4. L’Estonie : combien d’habitants sont assez actifs ?
La fiche estonienne donne la part des personnes suffisamment actives. Chez les adolescents, mesurée par l’enquête internationale sur la santé des enfants d’âge scolaire en 2017-2018, elle était de 19 % à 11 ans, puis de 14 % à 13 ans et à 15 ans. À 15 ans, 16 % des garçons et 11 % des filles atteignaient le niveau recommandé.
Chez les adultes de 18 à 64 ans, 44,8 % étaient actifs en 2020, selon une définition propre à l’enquête estonienne : 30 minutes d’activité de quatre à six fois par semaine, ou chaque jour. Ces chiffres montrent que même dans un pays souvent cité en exemple, une grande majorité des adolescents n’atteint pas les recommandations, et que la baisse avec l’âge, entre 11 et 15 ans, y est nette, en particulier chez les filles.
5. L’Estonie : une politique du sport tournée vers la santé
Selon l’OMS, l’Estonie s’est dotée de trois documents qui encadrent la promotion de l’activité physique : les fondements de la politique sportive estonienne jusqu’en 2030, le plan national de développement de la santé 2020-2030 et un livre vert sur la nutrition et l’activité physique. Les fondements de la politique sportive visent à améliorer la santé mentale et physique et le bien-être des Estoniens en les encourageant à être plus actifs, et à offrir des cadres de vie qui favorisent l’activité physique.
Le livre vert vise à réduire les maladies non transmissibles et les problèmes de santé liés au surpoids et à l’obésité. L’un de ses objectifs est d’augmenter l’activité physique et l’exercice régulier de 25 % chez les adultes de 16 à 64 ans et de 30 % chez les enfants. Une association estonienne du sport pour tous, créée en 1991, contribue à la politique du sport pour tous par des programmes, des événements et des campagnes.
6. L’Estonie : bouger à l’école
À l’école estonienne, l’éducation physique est obligatoire, à raison de deux à trois leçons par semaine en primaire et de deux leçons dans le secondaire. Le programme « Schools in Motion » aide les écoles à intégrer l’activité physique dans la journée scolaire : mouvement pendant et entre les cours, trajets actifs vers l’école, récréations plus actives. En 2021, selon l’OMS, 148 écoles y participaient, soit 28 % des écoles d’enseignement général, avec plus de 63 000 élèves.
Le programme propose des idées concrètes : récréations dansées, matériel sportif mis à disposition, récréations en plein air, parcours d’obstacles, ou encore des élèves plus âgés formés pour animer des jeux actifs pour les plus jeunes. Un dispositif associe aussi les écoles, l’éducation et les transports pour permettre aux enfants de se rendre à l’école à pied ou à vélo en sécurité.
7. La récréation dehors, une piste étudiée
Des chercheurs estoniens ont mesuré l’effet de ces choix. Dans une étude publiée en 2023 dans la revue Children, Lemberg et ses collègues ont équipé d’accéléromètres des élèves de 8 à 13 ans de quatre écoles. Pendant les récréations en plein air, les élèves passaient environ deux fois plus de temps en activité modérée à soutenue que pendant les récréations à l’intérieur : 20,4 % contre 9,5 % du temps.
Une seconde étude des mêmes auteurs, publiée en 2025 dans l’European Journal of Public Health, a comparé quinze écoles. Dans celles qui pratiquaient la récréation dehors chaque jour, la part d’activité modérée à soutenue pendant la récréation se maintenait d’une classe à l’autre ; dans les écoles à récréation intérieure, elle chutait de 21 % à 10 %, et le temps assis augmentait. Une mesure simple, sortir chaque jour, semble donc freiner la baisse de l’activité avec l’âge.
8. L’Estonie : le travail et les trajets
La fiche de l’OMS décrit aussi des mesures pour les adultes. Depuis 2018, les employeurs estoniens peuvent prendre en charge jusqu’à 100 euros par salarié et par trimestre de dépenses de santé et de sport, sous la forme d’un avantage exonéré d’impôt : inscriptions à des événements sportifs, usage régulier d’installations sportives, services de santé. Une campagne invite à aller travailler à pied, par équipes qui gagnent des points à chaque trajet.
L’enquête estonienne sur les comportements de santé des adultes mesure le temps de marche ou de vélo vers le travail : en 2020, 21,4 % des personnes travaillant hors de chez elles y consacraient plus de 60 minutes par jour, et 31,5 % moins de 15 minutes. Le gouvernement a décidé en avril 2018 d’investir 2,4 millions d’euros entre 2019 et 2022 dans des équipements de plein air pour le sport pour tous, dans chacun des quinze comtés.
9. La Lettonie : des niveaux d’activité très bas chez les adultes
La fiche lettone donne la part des personnes suffisamment actives selon des enquêtes nationales. Chez les 11-15 ans, en 2017-2018, elle était de 18,8 % : 22,2 % des garçons et 15,4 % des filles. Chez les adultes, selon l’enquête lettone sur les comportements de santé de 2018, elle était très basse : 4,6 % chez les 15-24 ans, 3,7 % chez les 24-34 ans, puis de 4,1 % à 9,5 % dans les tranches suivantes jusqu’à 74 ans.
Ces chiffres dépendent de la définition retenue par l’enquête lettone, qui n’est pas celle des autres pays, et ne se comparent donc pas directement aux chiffres estoniens ou lituaniens. Ils ne permettent pas, en tout cas, de présenter la Lettonie comme un pays où la population adulte serait particulièrement active. Ils montrent aussi un fait inattendu : la part des actifs y augmente avec l’âge, des jeunes adultes aux 65-74 ans.
10. La Lettonie : des politiques et une prescription d’activité
La Lettonie s’est dotée de lignes directrices de santé publique et de lignes directrices de politique sportive pour 2014-2020. Les premières visaient à augmenter de trois ans l’espérance de vie en bonne santé et à réduire les inégalités de santé, selon le principe de « la santé dans toutes les politiques ». Les secondes visaient à augmenter la participation des enfants, des jeunes et des personnes handicapées au sport et à l’activité physique.
Selon l’OMS, un dispositif de prescription d’exercice en médecine générale est en place dans les soins primaires depuis 2014, lancé par le centre national de médecine du sport, pour renforcer le rôle de l’activité physique dans la prévention des maladies non transmissibles. Des recommandations d’activité physique ont été publiées pour les maladies cardiovasculaires, le diabète, le surpoids, le cancer, les maladies respiratoires, l’arthrose, l’ostéoporose et la sarcopénie.
11. La Lettonie : l’école et les activités après la classe
À l’école lettone, l’éducation physique est obligatoire, à raison de deux heures par semaine en primaire et de trois heures dans le secondaire. L’activité physique et la santé font partie, de manière obligatoire, de la formation initiale et continue des enseignants d’éducation physique. Le centre national de l’éducation a produit des supports pour des pauses actives de deux à trois minutes pendant les cours.
Chaque école primaire et secondaire propose aussi, selon l’OMS, des groupes d’activités financés par l’État, après les cours, ouverts librement selon les goûts de chaque enfant : arts, musique, chorale, sport, danse. Un réseau national d’écoles promotrices de santé, coordonné par le centre de prévention des maladies du ministère de la santé, permet aux écoles de partager leurs expériences.
12. La Lettonie : marcher, et les communes
L’enquête européenne par entretien sur la santé, menée en Lettonie par l’office statistique, mesure les déplacements actifs : selon la fiche de l’OMS, 57 % des personnes marchaient plus de dix minutes par jour, et 6 % faisaient du vélo plus de dix minutes par jour. Les lignes directrices nationales de santé 2021-2027 prévoient de développer un réseau national de lieux de travail favorables à la santé.
Pour les personnes âgées, les communes mènent des programmes volontaires, appuyés par des recommandations du ministère de la santé aux collectivités locales, qui encouragent les activités de loisir et les investissements dans des environnements favorables à l’activité physique. Un réseau national de communes en bonne santé aide les collectivités à échanger leurs pratiques. Deux campagnes nationales de sensibilisation sont menées chaque année par les ministères de l’éducation et de la santé.
13. La Lituanie : des niveaux d’activité plus élevés
La fiche lituanienne donne des niveaux plus élevés, issus d’enquêtes nationales sur les modes de vie : 38,1 % des 11-15 ans étaient suffisamment actifs en 2020 (41,9 % des garçons et 34,4 % des filles), et 40,5 % des adultes de 18 à 94 ans en 2018 (41,7 % des hommes et 39,6 % des femmes).
Là encore, la méthode des enquêtes diffère de celle des pays voisins, et la prudence s’impose avant de conclure qu’un jeune Lituanien serait deux fois plus actif qu’un jeune Estonien ou Letton. Ce que montrent ces chiffres, en revanche, est constant d’un pays à l’autre : les filles sont moins actives que les garçons, et une majorité de la population n’atteint pas les recommandations.
14. La Lituanie : de nombreux textes
La Lituanie est le pays qui cite le plus de documents de politique : dix, selon l’OMS, de la stratégie de santé 2014-2025 au programme de développement de la santé publique 2016-2023, en passant par la stratégie nationale de développement du sport 2011-2020, des règles de financement du sport et des textes sur les pistes cyclables et piétonnes. Le programme de santé publique vise à prolonger l’espérance de vie en bonne santé et à rapprocher les équipements sportifs des lieux de vie.
Cette abondance de textes ne dit pas tout de leur application. Une analyse de la politique sportive lituanienne, publiée par Mikalauskas et ses collègues en 2025, rappelle qu’une disposition de la loi sur l’éducation physique et le sport, l’adoption d’une stratégie nationale, est restée inappliquée de 1990 à 2009. Les auteurs décrivent une politique sportive restée centralisée et politiquement influencée, avec une gouvernance fragmentée.
15. La Lituanie : l’école et les récréations actives
À l’école lituanienne, l’éducation physique est obligatoire, à raison de trois heures par semaine en primaire et de deux à trois heures dans le secondaire. Selon l’OMS, le plan général des écoles prévoit au moins une récréation active par jour, d’au moins 25 minutes ; chaque communauté scolaire, élèves, enseignants et parents, en choisit le contenu.
Un programme « Écoles actives », lancé en 2019 par les ministères de l’éducation et de la santé, encourage l’activité tout au long de la journée et les trajets actifs vers l’école ; 127 écoles avaient été reconnues comme écoles actives au moment de la fiche. Les activités après la classe sont financées par l’État, qui répartit les crédits entre les communes selon le nombre d’élèves, et assurées par des clubs, des centres sportifs municipaux et des enseignants indépendants.
16. La Lituanie : les clubs, le travail et les aînés
La réglementation lituanienne confie aux clubs sportifs la promotion de l’activité physique, d’un mode de vie sain et de la performance sportive. Selon l’OMS, le pays comptait environ 1 200 clubs sportifs dans 60 communes, et l’organisation nationale du sport pour tous et ses 17 membres réunissaient environ 500 clubs tournés vers la santé, l’inclusion sociale et le sport local. Aucune donnée ne dit combien de clubs appliquent des principes de promotion de la santé.
Les bureaux municipaux de santé mènent des programmes d’activité physique dans les entreprises ; à Vilnius, les salariés se voient proposer dix séances gratuites associant conseils, exercices pratiques, méthodes de travail ergonomiques et nutrition. Un arrêté du ministère de la santé, entré en vigueur en 2021, fixe des règles pour les programmes d’activité physique destinés aux personnes âgées dans toutes les communes.
17. Ce que dit la France, à titre de comparaison
La fiche française de l’OMS de 2021 indique que l’éducation physique y est obligatoire, à raison de trois heures par semaine en primaire et de deux à quatre heures dans le secondaire. Les recommandations nationales s’appuient sur celles de l’OMS de 2010 et ont été mises en œuvre en 2016. Les niveaux d’activité y ont été mesurés par l’enquête Esteban en 2014-2015.
Les horaires d’éducation physique des pays baltes ne sont donc pas supérieurs à ceux de la France. Les différences tiennent plutôt à certains dispositifs : récréations actives obligatoires en Lituanie, récréations en plein air étudiées en Estonie, avantage fiscal pour les dépenses sportives des salariés en Estonie, prescription d’exercice en médecine générale en Lettonie. La France a ses propres dispositifs, dont la prescription d’activité physique adaptée par le médecin, prévue par le code de la santé publique (article L1172-1).
18. Ce que montrent ces fiches, et ce qu’elles ne montrent pas
Les fiches de l’OMS montrent des pays qui ont structuré leur action : recommandations pour tous les âges, enquêtes régulières, politiques associant la santé, l’éducation, le sport et les transports, formation des professionnels de santé, dispositifs à l’école et au travail. Elles montrent aussi les limites : une majorité d’adolescents insuffisamment actifs partout, des filles moins actives que les garçons, des niveaux très bas chez les adultes lettons selon l’enquête nationale.
Elles ne permettent pas de classer ces pays par rapport à la France ou entre eux, faute d’enquêtes comparables. Elles ne disent rien des salles de sport commerciales, de leurs prix ou de leur fréquentation. Toute affirmation sur un « modèle balte » plus efficace que les autres dépasse ce que disent les données publiques que nous avons lues.
19. Les repères internationaux
Pour situer ces chiffres, deux repères internationaux sont utiles. Les lignes directrices de l’OMS de 2020, publiées par Bull et ses collègues, recommandent aux enfants et adolescents au moins 60 minutes par jour en moyenne d’activité d’intensité modérée à soutenue, et aux adultes 150 à 300 minutes par semaine d’activité modérée, avec du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine.
Une analyse de 298 enquêtes scolaires dans 146 pays, publiée par Guthold et ses collègues en 2020, estimait qu’en 2016, 81 % des élèves de 11 à 17 ans dans le monde étaient insuffisamment actifs : 77,6 % des garçons et 84,7 % des filles. Les pays baltes ne font pas exception à ce constat mondial, et la baisse de l’activité à l’adolescence, en particulier chez les filles, y est une préoccupation partagée.
20. Ce que l’on peut en retenir pour la France
Plusieurs idées des pays baltes méritent l’attention, sans chiffre de résultat à la clé. La récréation en plein air quotidienne, dont les études estoniennes suggèrent qu’elle freine la baisse de l’activité avec l’âge. La récréation active obligatoire de 25 minutes en Lituanie. Les pauses actives de quelques minutes pendant les cours en Lettonie. L’exonération fiscale des dépenses sportives prises en charge par l’employeur en Estonie.
Aucune de ces mesures n’est un remède miracle, et leur effet sur la santé n’a pas été mesuré dans les fiches. Mais elles ont un point commun : elles intègrent le mouvement dans la vie quotidienne, à l’école, au travail et sur les trajets, plutôt que de le réserver à des séances de sport. C’est aussi ce que recommandent les lignes directrices de l’OMS : bouger un peu plus, chaque jour, et passer moins de temps assis.
21. Ce que l’on peut retenir
L’Estonie, la Lettonie et la Lituanie se sont dotées de recommandations nationales sur l’activité physique, de politiques associant plusieurs ministères, de dispositifs à l’école et au travail. L’Estonie s’appuie sur les recommandations nordiques ; la Lettonie et la Lituanie surtout sur celles de l’OMS. Leurs horaires d’éducation physique sont proches de ceux de la France.
Les niveaux d’activité restent faibles chez une majorité d’adolescents, plus encore chez les filles, et très bas chez les adultes lettons selon l’enquête nationale. Les données ne permettent pas de dire que ces pays seraient « en avance » sur leurs voisins. Elles offrent en revanche des idées concrètes, comme la récréation en plein air ou les récréations actives, que la recherche estonienne commence à évaluer.
FAQ — Activité physique dans les pays baltes
Sources
- Organisation mondiale de la santé, bureau régional de l’Europe Physical activity factsheet — Estonia 2021. fiche de 2021 (texte intégral). who.int/europe/publications/m/item/physical-activity-factsheet-estonia-2021
- Organisation mondiale de la santé, bureau régional de l’Europe Physical activity factsheet — Latvia 2021. fiche de 2021 (texte intégral). who.int/europe/publications/m/item/physical-activity-factsheet-latvia-2021
- Organisation mondiale de la santé, bureau régional de l’Europe Physical activity factsheet — Lithuania 2021. fiche de 2021 (texte intégral). who.int/europe/publications/m/item/physical-activity-factsheet-lithuania-2021
- Organisation mondiale de la santé, bureau régional de l’Europe Physical activity factsheet — France 2021. fiche de 2021 (texte intégral). who.int/europe/publications/m/item/physical-activity-factsheet-france-2021
- Lemberg GM et coll. School children’s physical activity and preferred activities during outdoor recess in Estonia: using accelerometers, recess observation, and schoolyard mapping. Children, 2023 (résumé). doi.org/10.3390/children10040702
- Lemberg GM, Kull M, Mäestu J, Riso EM, Mäestu E. The associations of different recess types on physical activity and sedentary behaviour in Estonian primary school students. European Journal of Public Health, 2025 (résumé). doi.org/10.1093/eurpub/ckaf052
- Mikalauskas R, Valantine I, Begović M. Evolution and challenges of sport policy in Lithuania: a historical and contemporary analysis. Frontiers in Sports and Active Living, 2025 (texte intégral). doi.org/10.3389/fspor.2025.1659099
- Guthold R, Stevens GA, Riley LM, Bull FC. Global trends in insufficient physical activity among adolescents: a pooled analysis of 298 population-based surveys with 1·6 million participants. The Lancet Child & Adolescent Health, 2020 (résumé). doi.org/10.1016/S2352-4642(19)30323-2
- Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462 (texte intégral). doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955
- Code de la santé publique article L1172-1. texte en vigueur lu le 29 octobre 2026 dans la compilation codes.droit.org ; seul Légifrance fait foi. codes.droit.org/
Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les fiches de l’OMS, l’analyse de la politique sportive lituanienne, les lignes directrices de l’OMS et l’article du code, dans leur texte intégral ; les autres études, dans leur résumé publié. Les chiffres des fiches viennent d’enquêtes nationales différentes et ne se comparent pas toujours entre pays.
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