Roumanie le marché fitness émergent de millions d'habitants — opportunité ou mirage

Roumanie : le marché fitness émergent de 19 millions d’habitants — opportunité ou mirage ?

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 15 min · 📅 Publié le 20 mars 2026

Investigation · Roumanie · Activité physique, facteurs de risque, accès aux soins · Ce que disent les données européennes

La Roumanie est souvent présentée comme un « marché émergent » du sport, avec un fort potentiel de croissance. Les données de santé publiées par les institutions européennes racontent une histoire plus nuancée : les adultes roumains sont, parmi les Européens, ceux qui atteignent le moins les recommandations d’activité physique, alors que leur taux d’obésité déclaré est le plus bas de l’Union. L’espérance de vie y reste parmi les plus faibles d’Europe, l’alcool et l’alimentation pèsent lourd, et l’accès aux soins de premier recours est inégal. Voici ce que montrent ces données, et ce qu’elles disent, par comparaison, de la France.

Une précision de méthode. Cet article ne cite que des sources que nous avons lues : le profil de santé 2023 de la Roumanie publié par l’Observatoire européen des systèmes et des politiques de santé avec l’OCDE, dans son texte intégral ; les résumés publiés des études citées ; les pages de Santé publique France sur ses enquêtes ; les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé de 2020. Le taux de « pénétration du fitness », la croissance économique, les projections pour 2030 et les chiffres attribués à des fédérations ou à des rapports que nous n’avons pas pu lire ne sont pas repris. Aucune personne n’est nommée, hors les auteurs des études.

Une précision de transparence. Magicfit est un réseau de clubs de sport en France, en licence de marque. Cet article est une synthèse documentaire sur la santé et l’activité physique en Roumanie ; il ne donne aucun conseil médical et ne promet aucun résultat.

1. D’où viennent les chiffres

La principale source de cet article est le profil de santé de la Roumanie publié en 2023 dans la série « L’état de santé dans l’Union européenne ». Ces profils, préparés pour chaque pays par l’OCDE et l’Observatoire européen des systèmes et des politiques de santé, en coopération avec la Commission européenne, rassemblent des données comparables sur l’état de santé, les facteurs de risque et le système de soins.

Les chiffres d’activité physique de ce profil viennent de l’enquête européenne par entretien sur la santé de 2019, et ceux des adolescents de l’enquête internationale sur la santé des élèves de 2022. Ce sont des données déclarées : ce que les personnes disent de leur activité, de leur poids ou de leur consommation d’alcool. Elles se comparent d’un pays à l’autre parce que les questions sont les mêmes, mais elles ne remplacent pas des mesures objectives.

2. L’activité physique la plus faible de l’Union

Selon le profil de santé, seuls 8 % des adultes roumains déclaraient en 2019 pratiquer au moins deux heures et demie d’activité physique par semaine, comme le recommande l’Organisation mondiale de la santé. C’est le pourcentage le plus bas de tous les pays de l’Union.

Le profil cite aussi l’Eurobaromètre de 2022 : un adulte roumain sur cinq seulement, 20 %, déclarait faire de l’exercice avec au moins une certaine régularité, contre 38 % en moyenne dans l’Union.

Ces deux chiffres ne mesurent pas la même chose, et ne se comparent pas entre eux. Mais ils vont dans le même sens : la pratique régulière d’une activité physique de loisir reste rare en Roumanie.

3. En Europe, près d’un adulte sur deux ne fait jamais de sport

La Roumanie s’inscrit dans une tendance européenne. Une étude publiée en 2026 a analysé les réponses de 96 948 adultes de 26 pays de l’Union aux enquêtes Eurobaromètre de 2009, 2013, 2017 et 2022 (Memon et coll., 2026).

La part d’adultes qui ne pratiquaient jamais de sport ni d’exercice est passée de 41,7 % en 2009 à 45,8 % en 2022. La fréquence de pratique avait baissé jusqu’en 2017, puis légèrement remonté en 2022, dessinant une courbe en U.

Les auteurs jugent cette absence de pratique persistante et élevée. Ils demandent de renforcer la promotion du sport et de l’exercice dans l’Union, en ciblant les groupes de population et les pays où la pratique recule.

4. Le paradoxe de l’obésité

Malgré cette faible activité, le taux d’obésité déclaré des adultes roumains est le plus bas de l’Union : 10,5 % en 2019, contre 16 % en moyenne. Le profil précise que ce taux repose sur la taille et le poids déclarés.

Chez les adolescents, en revanche, la tendance est inverse. La part des jeunes de 15 ans en surpoids augmente régulièrement depuis vingt ans : en 2022, un sur quatre se déclarait en surpoids, au-dessus de la moyenne européenne. L’écart entre garçons et filles est net : un garçon de 15 ans sur trois, contre une fille sur cinq.

Une faible activité déclarée coexiste donc, chez les adultes, avec une obésité déclarée basse, tandis que le surpoids progresse chez les jeunes.

5. L’alimentation : les fruits et légumes, presque absents

Le profil relève que la Roumanie a la plus faible part d’adultes consommant les cinq portions quotidiennes de fruits et légumes recommandées : 2,4 % en 2019, contre 3,5 % en 2014.

Les risques alimentaires, qui comprennent notamment les excès de sucre et de sel et le manque de fruits et légumes, étaient associés à 25 % des décès en 2019, la troisième part la plus élevée de l’Union, contre 17 % en moyenne. Ces estimations viennent des travaux de l’Institut de mesure et d’évaluation de la santé repris par le profil.

6. L’alcool, un problème surtout masculin

La consommation d’alcool des adultes roumains était élevée en 2019, à 10 litres par habitant et par an. Plus d’un tiers des adultes, 35,0 %, déclaraient une consommation massive au moins une fois par mois, soit six verres ou plus en une occasion. C’est le deuxième taux le plus élevé de l’Union, presque le double de la moyenne de 18,5 %.

L’écart entre les sexes est très marqué : plus de la moitié des hommes, 53,1 %, contre moins d’une femme sur cinq, 18,0 %. Chez les adolescents, à l’inverse, l’ivresse répétée était plutôt moins fréquente que la moyenne européenne, 17 % contre 18 %.

7. Le tabac, chez les adultes comme chez les jeunes

Environ un adulte sur cinq fumait quotidiennement en 2019, une proportion proche de la moyenne européenne, malgré une légère baisse depuis 2008. Mais les hommes fumaient près de quatre fois plus que les femmes, 30,6 % contre 7,5 %.

Chez les adolescents, la situation inquiète davantage : en 2022, 25 % des jeunes de 15 ans déclaraient avoir fumé au cours du dernier mois, contre 18 % en moyenne dans l’Union. Selon l’enquête européenne sur l’alcool et les drogues en milieu scolaire de 2019, citée par le profil, 40 % des 15-16 ans avaient fumé des cigarettes ou utilisé une cigarette électronique au cours des trente derniers jours, le taux le plus élevé de l’Union.

8. Près de la moitié des décès liés aux comportements

Selon le profil, environ 46 % des décès enregistrés en Roumanie en 2019 pouvaient être attribués à des facteurs de risque comportementaux : le tabac, les risques alimentaires, l’alcool et le manque d’activité physique.

Le tabac, tabagisme passif compris, était associé à 17 % des décès, l’alcool à 7 %, et le manque d’activité physique à environ 2 %, des parts proches des moyennes européennes. La pollution de l’air, en revanche, contribuait à environ 7 % des décès, contre 4 % en moyenne dans l’Union.

Le profil précise qu’un même décès peut être attribué à plusieurs facteurs de risque : le total des décès liés à ces facteurs est donc inférieur à la somme des parts.

9. Une espérance de vie parmi les plus basses d’Europe

En 2022, l’espérance de vie à la naissance en Roumanie était de 75,3 ans, 71,5 ans pour les hommes et 79,3 ans pour les femmes. Le profil la classe au troisième rang des plus faibles de l’Union. Elle avait progressé un peu plus vite que la moyenne européenne entre 2010 et 2019, puis chuté pendant la pandémie de COVID-19.

À 65 ans, en 2020, une Roumaine pouvait espérer vivre encore 17,7 ans, plus de trois ans de moins que la moyenne européenne, et un Roumain 13,4 ans, quatre ans de moins. L’écart est aussi marqué pour les années de vie en bonne santé, en particulier chez les femmes.

Paradoxalement, les Roumains se jugent plutôt en bonne santé : en 2022, 73,3 % déclaraient une santé bonne ou très bonne, contre 68,0 % en moyenne dans l’Union.

10. Des décès évitables nombreux

Le profil distingue deux types de décès évitables. La mortalité « évitable par la prévention » renvoie aux décès que des actions de santé publique et de prévention auraient pu empêcher ; la mortalité « évitable par les soins » à ceux qu’un traitement efficace et rapide aurait pu éviter.

En 2020, la Roumanie avait les taux les plus élevés de l’Union pour les deux. Les décès évitables par la prévention atteignaient 358 pour 100 000 habitants, presque le double de la moyenne européenne de 180 ; leurs causes principales étaient la COVID-19, les cardiopathies ischémiques et les maladies liées à l’alcool. Les décès évitables par les soins atteignaient 235 pour 100 000, deux fois et demie la moyenne de 92, surtout par cardiopathie ischémique, pneumonie et accident vasculaire cérébral.

11. L’accès aux soins de premier recours

Une partie de ces décès évitables tient à l’accès aux soins. Le profil relève qu’en 2019, 1 098 localités roumaines manquaient de médecins généralistes, et que 424 n’en avaient aucun. Depuis 2022, les généralistes installés dans des zones mal desservies peuvent ouvrir des cabinets secondaires pour élargir l’accès.

Le profil souligne aussi que la mortalité élevée après un infarctus ou un accident vasculaire cérébral semble davantage liée aux difficultés d’accès aux soins ambulatoires et aux médicaments qu’à la qualité des soins hospitaliers.

12. Les dépenses de santé les plus basses de l’Union

Le profil situe ces constats dans un système de santé aux moyens limités. En 2021, la Roumanie dépensait pour la santé 1 663 euros par habitant, en parité de pouvoir d’achat, soit moins de la moitié de la moyenne européenne de 4 030 euros, et le niveau le plus bas de l’Union. Cela représentait 6,5 % de son produit intérieur brut.

La part publique de ces dépenses était élevée, 78 % en 2021, mais le reste à charge des patients atteignait 21 % des dépenses de santé, au-dessus de la moyenne européenne de 15 %. En 2022, 18 % des Roumains déclaraient avoir dû faire un paiement supplémentaire, un cadeau ou un don lors d’une visite dans un établissement public, le taux le plus élevé de l’Union, où la moyenne était de 4 %.

13. Renoncer aux soins, surtout quand on est pauvre

Selon l’enquête européenne sur les revenus et les conditions de vie de 2022, citée par le profil, 4,9 % des Roumains déclaraient des besoins de soins non satisfaits à cause du coût, de la distance ou de l’attente, plus du double de la moyenne européenne de 2,2 %. Trois quarts d’entre eux citaient le coût comme raison principale.

L’écart selon le revenu était net : 1,8 % chez les plus aisés, contre 9,1 % chez les plus modestes. Malgré une assurance maladie obligatoire, environ 12 % de la population restait sans couverture en 2020, en particulier dans les zones rurales.

14. Les investissements prévus

Le profil décrit aussi les investissements prévus par le plan national pour la reprise et la résilience, financé par l’Union. Ce plan apporte à la Roumanie 14,2 milliards d’euros de subventions et 14,9 milliards de prêts, dont environ 10 % pour la santé.

Près de 70 % de l’enveloppe santé doit aller aux infrastructures hospitalières publiques, que le profil décrit comme en dégradation rapide. Le reste finance les soins ambulatoires, la santé numérique, pour 400 millions d’euros dans le plan d’origine, et le renforcement de la gestion et des ressources humaines. Le profil note que le plan était en cours de révision, ce qui pouvait en modifier le montant et la répartition.

15. Des écarts régionaux persistants

La Roumanie n’est pas homogène. Une étude publiée en 2026 a examiné, de 2000 à 2022, les écarts de mortalité entre régions dans six pays d’Europe centrale et orientale, dont la Roumanie (Hrzic et Grigoriev, 2026).

Dans la plupart de ces pays, les écarts absolus de mortalité toutes causes, cardiovasculaire et par causes externes se sont réduits. Mais les écarts relatifs de mortalité cardiovasculaire ont augmenté : certaines régions progressent moins vite que les autres. Les auteurs y voient des différences de capacité des systèmes de santé régionaux à adopter rapidement les innovations.

16. Des écarts entre l’est et l’ouest du pays

Une autre étude, publiée en 2026, a cartographié la mortalité prématurée des hommes de 20 à 64 ans dans 2 320 territoires de douze pays d’Europe centrale et orientale et de l’ex-Union soviétique, de 2003 à 2019 (Grigoriev et coll., 2026). La mortalité a nettement baissé partout sur cette période, et les inégalités entre régions se sont légèrement réduites.

Parmi les écarts géographiques les plus notables, les auteurs relèvent des fractures entre l’est et l’ouest en Hongrie, en Roumanie et en Pologne. Ces géographies de la mortalité sont restées remarquablement stables malgré les transformations politiques et économiques, et les auteurs invitent à tenir compte de l’histoire et du contexte socioculturel pour les comprendre.

17. La pandémie et l’espérance de vie en Europe

Une analyse publiée en 2026 a porté sur 29 pays européens de 2015 à 2023 (Țarcă et coll., 2026). La période de pandémie était associée à une baisse moyenne de l’espérance de vie de 1,12 an. La surmortalité, plus que les décès attribués directement à la COVID-19, expliquait l’essentiel de cette baisse, 79 %.

Les auteurs concluent que les différences entre régions reflètent surtout des différences structurelles de systèmes de santé et de conditions socio-économiques. Ils recommandent de renforcer la résilience des systèmes de santé en plus des interventions ciblées sur une maladie.

18. Chez les jeunes adultes roumains

Une enquête publiée en 2026 a interrogé en ligne 1 202 Roumains de 18 à 30 ans sur leur alimentation et leur mode de vie (Crișan et coll., 2026). Leur indice de masse corporelle moyen était de 23,8, et 32,4 % étaient en surpoids ou obèses, davantage les hommes que les femmes.

Les compulsions alimentaires et la consommation de sodas étaient associées à un indice plus élevé, de façon proportionnelle. Dormir cinq heures ou moins par nuit allait avec plus de surpoids, prendre un petit-déjeuner chaque jour avec moins. L’activité physique n’avait pas de lien indépendant après ajustement, mais les auteurs notent qu’elle n’était mesurée que par une seule question déclarative.

19. Le mode de vie dans le diabète de type 2

Une étude publiée en 2026 a construit un indice simple d’adhésion au mode de vie chez 231 adultes suivis pour un diabète de type 2 dans une consultation spécialisée roumaine (Petca et coll., 2026). L’indice combinait sept comportements et le niveau d’activité physique.

Plus l’indice était élevé, plus la graisse corporelle, l’hémoglobine glyquée, les triglycérides et le risque cardiovasculaire estimé étaient bas, et meilleure était la fonction rénale. Chaque point d’indice était associé à une probabilité plus faible d’obésité et de diabète mal équilibré. C’est une étude transversale, qui montre des associations plutôt qu’un effet.

20. Santé mentale : un faible taux déclaré, à interpréter avec prudence

Le profil consacre une section à la santé mentale. Selon les estimations qu’il reprend, la Roumanie aurait la plus faible prévalence de troubles mentaux de l’Union, mais 60 % des adultes se déclaraient à risque de dépression en 2022, plus que la moyenne européenne de 55 %.

Le profil invite à la prudence : les faibles taux de dépression déclarée pourraient refléter un sous-diagnostic et une réticence à consulter liée à la stigmatisation, plutôt qu’une meilleure santé mentale.

21. Et en France ?

La comparaison avec la France demande de la prudence : les enquêtes françaises et européennes ne posent pas exactement les mêmes questions. Selon le Baromètre de Santé publique France 2024, 40,2 % des adultes déclarent pratiquer régulièrement des activités physiques pendant leurs loisirs, davantage les hommes, les retraités et les catégories sociales favorisées.

L’étude Esteban, menée en 2014-2015, montrait que l’inactivité physique et la sédentarité gagnaient du terrain en France. Dans les deux pays, les enquêtes rappellent qu’une grande partie des adultes reste en dessous des recommandations, et que l’enjeu concerne aussi les plus jeunes.

22. Ce que recommande l’OMS

Les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé publiées en 2020 servent de repère commun (Bull et coll., 2020). Pour les adultes : 150 à 300 minutes d’activité d’intensité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d’activité soutenue, ou une combinaison des deux, et du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine. Pour les enfants et les adolescents : en moyenne 60 minutes par jour d’activité d’intensité modérée à soutenue.

Elles recommandent aussi de limiter le temps passé assis, et rappellent que toute activité compte, même modeste, surtout quand on part de très peu.

23. Ce que l’on peut retenir

La Roumanie n’est pas un « marché » à prendre, mais un pays où la pratique régulière d’une activité physique est la plus rare de l’Union, selon les données européennes. Son obésité adulte déclarée reste basse, mais le surpoids progresse chez les adolescents, en particulier chez les garçons.

L’alcool, le tabac et une alimentation pauvre en fruits et légumes pèsent lourd, surtout chez les hommes. L’espérance de vie reste parmi les plus basses d’Europe, et les décès évitables, par la prévention comme par les soins, y sont les plus nombreux de l’Union. L’accès aux médecins généralistes, inégal selon les territoires, en explique une partie.

Ces données dessinent les priorités que le profil lui-même met en avant : la prévention des facteurs de risque, l’accès aux soins de premier recours et la santé des plus jeunes.

FAQ — La Roumanie, l’activité physique et la santé

Les Roumains font-ils du sport ?
Peu, selon les données européennes : en 2019, seuls 8 % des adultes roumains déclaraient au moins deux heures et demie d’activité physique par semaine, le taux le plus bas de l’Union, et en 2022 un adulte sur cinq disait faire de l’exercice avec une certaine régularité, contre 38 % en moyenne (profil de santé 2023).
Pourquoi l'obésité est-elle si basse en Roumanie ?
Le taux d’obésité déclaré des adultes, 10,5 % en 2019, est le plus bas de l’Union, mais il repose sur la taille et le poids déclarés. Chez les adolescents, le surpoids augmente depuis vingt ans : un jeune de 15 ans sur quatre se déclarait en surpoids en 2022.
Quelle est l'espérance de vie en Roumanie ?
75,3 ans en 2022 (71,5 ans pour les hommes, 79,3 ans pour les femmes), l’une des trois plus basses de l’Union selon le profil de santé 2023.
Quels sont les principaux facteurs de risque en Roumanie ?
Selon le profil de santé 2023, environ 46 % des décès de 2019 pouvaient être attribués au tabac, aux risques alimentaires, à l’alcool et au manque d’activité physique ; l’alimentation à elle seule était associée à 25 % des décès.
L'accès aux médecins est-il un problème en Roumanie ?
Oui : en 2019, 1 098 localités manquaient de médecins généralistes et 424 n’en avaient aucun, selon le profil de santé 2023 ; depuis 2022, les généralistes des zones mal desservies peuvent ouvrir des cabinets secondaires.
Combien d'activité physique recommande l'OMS ?
Pour les adultes, 150 à 300 minutes d’activité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d’activité soutenue, et du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine ; pour les jeunes, 60 minutes par jour en moyenne (Bull et coll., 2020).

Sources

Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; le profil de santé de la Roumanie, les pages de Santé publique France et les lignes directrices de l’OMS, dans leur texte intégral.

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