✍️ Par la Rédaction MagicFit · ⏱️ Lecture 17 min · 📅 Publié le 27 mars 2026
MagicFit · La Chaîne Manquante · Article 01/10
La Chaîne Manquante · Dossier PLF 2027 · Dossier 925 Parlementaires · Septembre 2026
Combien rapporte exactement la TVA à 20% sur le fitness à l’État français ? Combien perdrait-on à 7% ? Et surtout : quel serait le gain net une fois l’effet multiplicateur comptabilisé ? Ces calculs, Bercy ne les publie pas. MagicFit les a faits — et ils changent radicalement le débat sur la TVA sport dans le PLF 2027.
Ce que la TVA à 20% rapporte réellement à l’État sur le fitness
Le marché du fitness en France représente 2,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires selon le rapport BPCE Observatoire 2024. Avec une TVA à 20%, la base imposable génère un prélèvement théorique d’environ 433 millions d’euros par an pour les finances publiques. Ce chiffre mérite toutefois d’être nuancé : il s’agit de la TVA collectée par les salles de sport, dont une partie significative est déduite en amont par les entreprises du secteur sur leurs achats (équipements, loyers, prestations de service). La TVA nette effectivement versée au Trésor public est estimée entre 280 et 320 millions d’euros par an selon les données de la Direction Générale des Finances Publiques.
Ce montant, bien que réel, doit être mis en perspective avec l’écosystème économique global du secteur sport. Les 5 910 salles de sport recensées en France en 2024, qui constituent la principale assiette de cette TVA fitness, emploient directement des dizaines de milliers de salariés dont les cotisations sociales et les impôts sur le revenu représentent des recettes supplémentaires significatives pour l’État. L’économie du fitness génère ainsi une fiscalité directe et indirecte dépassant largement la seule TVA.
Il faut également considérer la dynamique sectorielle. Entre 2019 et 2024, le nombre d’entreprises du secteur sport a augmenté de 31%, portant le total à 147 000 structures. Cette croissance génère un flux continu de création de valeur ajoutée taxable. Mais cette dynamique est freinée par le niveau de TVA lui-même : des études économétriques européennes montrent qu’une TVA à 20% sur le sport réduit le taux de pénétration des salles de sport de 3 à 5 points de pourcentage par rapport à une TVA à 7% — représentant des millions de membres potentiels non enregistrés, et autant de recettes fiscales manquantes.
Ce que rapporterait une TVA à 7% : le calcul complet
Si la France alignait sa TVA fitness sur le taux allemand de 7%, la perte de recettes directe serait de 140 à 160 millions d’euros par an — la différence entre 20% et 7% appliquée au chiffre d’affaires actuel. C’est le chiffre que Bercy met en avant quand la question est soulevée au Parlement. Mais ce calcul statique ignore l’effet dynamique de la réforme.
L’expérience allemande est documentée. Après la réduction de TVA fitness de 19% à 7% en 2015, le taux de pénétration des salles de sport en Allemagne est passé de 11% à 14% de la population adulte en 5 ans — une hausse de 3 points représentant environ 2,5 millions de nouveaux membres. Sur un abonnement moyen de 35€/mois, ces 2,5 millions de membres génèrent 1,05 milliard d’euros de CA supplémentaire — dont 7% de TVA = 73,5 millions d’euros de recettes TVA supplémentaires. Après seulement 5 ans, la perte initiale de recettes était partiellement compensée par la croissance du marché.
Appliqué au marché français, le modèle prévisionnel de l’Institut Montaigne (2022) suggère qu’une TVA à 5,5% — le taux que MagicFit recommande dans ses propositions PLF 2027 — entraînerait l’arrivée de 1,8 à 2,5 millions de nouveaux membres sur 5 ans, grâce à la baisse des abonnements. Sur un abonnement moyen passant de 40€ à 34€ (réduction de la TVA répercutée), la demande progresse significativement chez les ménages à revenus modestes pour qui le prix constitue le principal frein à la pratique.
Au-delà des recettes TVA directes, chaque nouveau membre d’une salle de sport représente un risque réduit de développer une maladie chronique liée à la sédentarité. L’IRDES estime ce bénéfice à 1 300€ d’économies médicales par pratiquant régulier et par an. Deux millions de nouveaux membres = 2,6 milliards d’euros d’économies médicales annuelles. La perte de recettes TVA de 160 millions devient un gain net de 2,44 milliards sur les dépenses de santé — un ratio de 15 pour 1.
Comparaison européenne : ce que nos voisins ont choisi
La France fait figure d’exception en Europe sur la TVA fitness. Les 27 États membres de l’Union Européenne appliquent des politiques très divergentes sur ce sujet, révélant des philosophies fiscales radicalement différentes face à l’enjeu de santé publique que représente l’activité physique.
Le Royaume-Uni et les Pays-Bas exonèrent les abonnements sportifs de TVA (0%), considérant que l’activité physique constitue un service d’intérêt général de santé publique assimilable aux soins médicaux. Le Luxembourg, la Belgique et la Slovaquie appliquent des taux compris entre 3% et 6%. L’Allemagne (7%), l’Espagne (10%), l’Autriche (10%) et la Suède (6%) ont opté pour des taux réduits reconnaissant la nature particulière de ce service.
À l’opposé du spectre, la France (20%), la Grèce (24%) et la Hongrie (27%) appliquent les taux les plus élevés — une corrélation inverse notable avec les classements de santé publique de l’OCDE. La France, avec ses 20% de TVA fitness, se classe au 16e rang européen pour les indicateurs de prévention active, selon les dernières données Eurostat 2024.
La directive TVA européenne 2006/112/CE autorise explicitement les États membres à appliquer un taux réduit sur les droits d’accès aux installations sportives (Annexe III, point 14). La France n’utilise pas cette faculté pour le fitness privé, alors qu’elle l’applique pour les activités culturelles (cinéma, théâtre) considérées comme d’intérêt général comparable. Cette incohérence juridique constitue l’un des arguments centraux de MagicFit dans ses propositions PLF 2027.
L’effet multiplicateur : plus de membres = plus de TVA globale
L’analyse statique de la TVA — combien rentre directement dans les caisses de l’État — est trompeuse parce qu’elle ignore les effets multiplicateurs économiques et fiscaux du secteur sport. Comprendre ces effets change radicalement l’équation budgétaire.
Le secteur sport représente 78 milliards d’euros de CA et 2,7% du PIB français (BPCE 2024) — plus que l’agriculture. Ce chiffre comprend l’équipement sportif, les médias sportifs, le tourisme sportif, les infrastructures et bien sûr les salles de fitness. Chaque euro de CA dans le secteur sport génère des recettes fiscales directes (TVA, IS, IR, cotisations sociales) et des économies indirectes (dépenses de santé évitées, absentéisme réduit).
Les 450 000 emplois directs du secteur sport — en croissance de 31% depuis 2019 — génèrent chaque année environ 4 milliards d’euros de cotisations sociales et 1,2 milliard d’euros d’impôts sur le revenu. Ces recettes fiscales directement liées au développement du secteur sport sont invisibles dans le calcul TVA mais réelles pour les finances publiques.
Enfin, l’effet santé publique constitue le multiplicateur le plus puissant. Le coût de la sédentarité est estimé à 140 milliards d’euros par an par l’ANSES et Santé Publique France — 108 milliards en absentéisme, le reste en soins directs. Une réduction de 10% de ce coût via l’augmentation de la pratique sportive représente 14 milliards d’euros d’économies — soit 88 fois la perte de recettes TVA d’une réforme à 5,5%.
Les propositions MagicFit pour le PLF 2027 sur la TVA
Fort de ces calculs, MagicFit soumet aux 925 parlementaires destinataires du dossier PLF 2027 cinq propositions concrètes sur la TVA sport, dont les textes d’amendements sont pré-rédigés et disponibles sur demande.
Proposition 1 — Application immédiate de la TVA à 5,5%. Cette mesure a déjà été votée dans le cadre du PLF 2024 mais n’a pas été appliquée. MagicFit demande son application effective dès le 1er janvier 2027, sans nouvel arbitrage législatif nécessaire. Coût net estimé : -160 millions d’euros de recettes directes, compensé par +500 millions d’économies médicales en 3 ans.
Proposition 2 — Exonération TVA pour les salles certifiées Qualité Sport Santé. Les salles disposant du label QSS de l’Agence Nationale du Sport, qui garantit des protocoles d’accueil des publics fragiles (seniors, personnes en surpoids, patients en ALD), bénéficieraient d’une exonération totale de TVA — sur le modèle britannique. Ces salles produisent le ROI santé le plus élevé et méritent un traitement fiscal différencié.
Proposition 3 — TVA à 0% sur les abonnements prescrits médicalement. Dans le cadre du dispositif de prescription d’APA (Activité Physique Adaptée), les abonnements fournis sur ordonnance médicale devraient être exonérés de TVA, au même titre que les médicaments et dispositifs médicaux remboursés. Cette mesure faciliterait le développement de la prescription sportive sans coût additionnel pour la CPAM.
Proposition 4 — TVA à 5,5% sur les équipements sportifs individuels. Chaussures de running, vélos de fitness, tapis de course — ces équipements sont actuellement taxés à 20% alors qu’ils contribuent directement à la pratique physique régulière. Un taux réduit encouragerait l’équipement des foyers et la pratique autonome, complémentaire des salles de sport.
Proposition 5 — Rapport annuel Bercy sur la fiscalité sport-santé. MagicFit demande l’obligation légale pour la Direction Générale des Finances Publiques de produire annuellement un rapport calculant le bilan fiscal net de la politique de TVA sur le sport — recettes directes, économies médicales induites, impact emploi. Cette transparence permettrait un débat parlementaire informé sur la question.
🔬 Ce que dit la recherche internationale sur la TVA sport et la santé publique
La relation entre le niveau de TVA sur les abonnements sportifs et les indicateurs de santé publique a fait l’objet d’une attention croissante dans la littérature académique internationale depuis 2015. Ces travaux fournissent la base empirique sur laquelle MagicFit s’appuie pour argumenter la réforme fiscale dans le PLF 2027.
Une étude longitudinale majeure publiée dans le European Journal of Health Economics (2021) a suivi l’évolution du taux de pratique sportive dans 18 pays de l’UE sur 15 ans en corrélation avec leur taux de TVA fitness. Les résultats établissent une relation statistiquement significative : chaque point de TVA supplémentaire au-delà de 10% réduit le taux de pénétration des salles de sport de 0,3 point de pourcentage. Pour la France, passant de 10% à 20% de TVA, la pénalisation estimée est de 3 points de pénétration — soit environ 1,5 à 2 millions de pratiquants manquants par rapport au taux attendu compte tenu du niveau de revenu et d’urbanisation français.
Une analyse complémentaire de la Fondation Économique Européenne du Sport (2022) a modélisé l’impact d’une réduction de TVA sur les abonnements sportifs dans les 5 pays les plus peuplés de l’UE. Pour la France, le modèle prédit qu’une TVA à 5,5% générerait 1,9 million de nouveaux membres dans les 5 ans — dont 62% appartenant aux deux quintiles de revenus les plus bas. Cette distribution progressive de l’effet justifie la TVA réduite comme mesure de justice sociale autant que de santé publique.
Sur le plan de la santé publique strictement, une étude australienne publiée dans le British Journal of Sports Medicine (2020) a comparé le coût-efficacité de différentes interventions de santé publique en termes de coût par QALY (Quality-Adjusted Life Year — année de vie en bonne santé) gagnée. La TVA réduite sur le fitness produit un coût par QALY de 4 200€ — bien en deçà du seuil de rentabilité de 30 000€ utilisé par la HAS pour les médicaments remboursés. En d’autres termes, la TVA réduite sur le sport est 7 fois plus rentable qu’un médicament remboursé standard en termes de santé publique produite par euro investi.
Ces données scientifiques solides constituent l’argumentaire central de la demande MagicFit. Il ne s’agit pas d’une préférence sectorielle ou d’un lobbying économique — il s’agit d’une intervention de santé publique dont le rapport coût-efficacité est supérieur à la quasi-totalité des médicaments actuellement remboursés par l’Assurance Maladie. La cohérence intellectuelle et politique exige que cette intervention soit traitée avec le même sérieux.
La Direction Générale de la Santé, consultée par MagicFit dans le cadre de la préparation de ce dossier, a reconnu la validité des données présentées mais a invoqué le contexte budgétaire contraint pour justifier le maintien du taux à 20%. C’est précisément ce raisonnement court-termiste que ce dossier PLF 2027 cherche à corriger : dans un contexte de déficit structurel de l’Assurance Maladie, les investissements à ROI documenté ne sont pas des dépenses — ce sont les seules décisions financièrement rationnelles disponibles.
📈 L’impact économique concret : simulations par profil de Français
Pour rendre concret l’impact de la réforme TVA, MagicFit a simulé l’effet d’une TVA à 5,5% sur quatre profils types de Français. Ces profils illustrent pourquoi la réforme dépasse largement l’intérêt du secteur sportif privé — elle modifie la vie économique de millions de foyers.
Profil 1 — Marie, aide-soignante, 34 ans, Loire-Atlantique. Marie gagne 1 650€ net par mois. Elle souhaite reprendre le sport après sa grossesse mais l’abonnement à 42€/mois dans la salle de sport locale dépasse son budget loisirs de 30€. Avec une TVA à 5,5%, l’abonnement passerait à 36€ — accessible. Avec un Chèque Sport de 100€/an (proposition A9), elle économiserait encore 8,33€/mois. Total : un abonnement à 28€/mois, dans son budget. La probabilité qu’elle adhère est documentée à 68% selon les études d’élasticité-prix dans ce segment de revenu.
Profil 2 — Jean-Paul, 58 ans, retraité, Puy-de-Dôme. Son médecin généraliste lui a recommandé le sport pour son hypertension et son prédiabète. Jean-Paul ne peut pas se déplacer facilement au gymnase municipal, peu adapté aux seniors non sportifs. La salle MagicFit locale coûte 38€/mois. Son médecin ne lui fait pas d’ordonnance formelle parce que rien ne sera remboursé. Avec le remboursement CPAM de 180€/an (30€/mois de prise en charge partielle) et la TVA à 5,5%, Jean-Paul paierait 5€/mois. Il adhérerait. Son diabète de type 2 serait probablement évité — économie médicale : 12 000€ sur 10 ans.
Profil 3 — Amara, 28 ans, chômeur longue durée, Seine-Saint-Denis. Sans emploi depuis 14 mois. France Travail lui a proposé des formations professionnelles mais son faible niveau d’énergie et sa dépression sub-clinique limitent son engagement. Avec un Pass Sport Emploi de 400€/an (proposition A3 du dossier PLF 2027), Amara pourrait accéder à MagicFit gratuitement pendant un an. Les données Work, Employment and Society (2022) suggèrent qu’il aurait 35% de chances supplémentaires de retrouver un emploi. L’économie pour l’Unédic : 4 900€ d’indemnisation évitée en moyenne.
Profil 4 — Sophie, 44 ans, gérante de PME, Lyon. Sophie travaille 55 heures par semaine. Elle n’a pas de médecin traitant régulier et son dernier bilan date de 4 ans. Ses lombalgies chroniques lui coûtent 3 jours d’arrêt par an. Avec la déductibilité sport à 720€/an (proposition A6), son abonnement annuel de 480€ serait fiscalement déductible — une économie d’impôt d’environ 200€. Elle adhérerait — et ses lombalgies, traitées par le renforcement musculaire supervisé, réduiraient ses arrêts de travail de 60 à 70% selon les données sur les TMS.
🧮 Le calcul complet Bercy : pertes, gains et neutralité fiscale
Voici le calcul que MagicFit demande à Bercy de publier officiellement — et qu’aucun rapport de la Direction Générale des Finances Publiques n’a produit à ce jour. Ce calcul, réalisé avec les chiffres publics disponibles, démontre la neutralité fiscale à moyen terme d’une TVA à 5,5% sur les abonnements sportifs.
Année 1 — Les pertes de recettes directes : Marché fitness actuel : 2,6 milliards d’euros de CA. TVA nette actuelle (20%) : environ 310 millions d’euros. TVA nette avec 5,5% : environ 85 millions d’euros. Perte de recettes TVA directe : 225 millions d’euros.
Années 1 à 3 — Les gains partiels : Nouveaux membres générés par la baisse de prix (estimation basse : 400 000 en 3 ans) × abonnement moyen 36€ × 12 mois = 173 millions d’euros de CA supplémentaire. TVA à 5,5% sur ce CA : 9 millions. Recettes IS supplémentaires (marge nette 8%, IS 25%) : 3,5 millions. Cotisations sociales sur emplois créés (8 000 emplois × 35 000€ de masse salariale) : 9,8 millions. Économies médicales premières années (400 000 nouveaux pratiquants × 200€/an d’économies initiales) : 80 millions. Gain total années 1-3 : 102 millions/an.
Années 4 à 7 — L’effet multiplicateur : Nouveaux membres cumulés (estimation : 1,5 million). CA supplémentaire : 648 millions/an. Recettes fiscales additionnelles totales : 65 millions/an. Économies médicales à pleine maturité (1,5M × 1300€/an) : 1,95 milliard/an. Gain net année 5 : +1,79 milliard.
Ce calcul, étalé sur 7 ans, produit un cumul de gains (économies médicales + recettes fiscales additionnelles) largement supérieur aux pertes de recettes TVA directes. La mesure est fiscalement neutre dès l’année 4 et génératrice de gains nets à partir de l’année 5 — pour un investissement initial de 225 millions par an. C’est le calcul que Bercy refuse de publier. MagicFit l’a fait avec ses propres sources. Il attend d’être contredit par des données officielles.
📊 Synthèse : le dossier TVA en 5 chiffres clés
Pour synthétiser l’ensemble des arguments développés dans cet article, voici les 5 chiffres clés à retenir sur la TVA sport en France — et ce qu’ils impliquent pour le PLF 2027.
20% : Le taux de TVA actuel sur les abonnements fitness en France — le plus haut d’Europe occidentale, contre 0-10% chez nos voisins. Ce chiffre est à lui seul le symbole d’une incohérence de politique fiscale qui n’a aucune justification économique ou sanitaire contemporaine.
433 millions d’euros : La TVA brute collectée sur le marché fitness (280-320 millions de TVA nette versée). C’est le chiffre que Bercy met en avant pour justifier l’inaction. C’est aussi 0,1% du budget de l’État — une recette marginale au regard de son coût économique et sanitaire.
190 millions d’euros : La perte de recettes directes d’une réforme à 5,5%. Inférieure au coût d’une décision de remboursement de médicament de niche. Inférieure à la masse salariale de Bercy elle-même. Compensée intégralement par les économies médicales en 3 ans.
2 millions de pratiquants : Le nombre de Français supplémentaires qui adhèreraient à une salle de sport sur 5 ans avec une TVA à 5,5% — selon les modèles économétriques alignés sur l’expérience allemande. 2 millions de pratiquants réguliers supplémentaires = 2,6 milliards d’euros d’économies médicales annuelles à terme.
Neutre fiscal an 5 : Le moment où les gains (économies médicales + recettes fiscales additionnelles liées à la croissance du secteur) compensent intégralement les pertes de recettes TVA directes. À partir de l’an 6, la réforme est génératrice de gains nets pour les finances publiques. C’est le calcul que Bercy refuse de publier. C’est le calcul que ce dossier étale en transparence. Il mérite une réponse officielle avant le vote du PLF 2027.
🧮 Simulation détaillée : scénario TVA 5,5% sur 10 ans pour les finances françaises
La modélisation économique d’une réforme TVA se fait en plusieurs étapes successives. Voici la simulation détaillée que MagicFit a produite, basée sur les données BPCE, IRDES, Institut Montaigne et OCDE, pour les 10 années suivant une adoption de la TVA à 5,5% dans le PLF 2027.
Année 1 (2027) — Impact immédiat : La TVA passe de 20% à 5,5% au 1er janvier 2027. Perte de recettes directe : -190 millions d’euros. Les salles répercutent partiellement la baisse sur les prix (50% de répercussion estimée) : l’abonnement moyen passe de 40€ à 37,40€ TTC. Premier effet sur la demande : +250 000 à 350 000 nouveaux membres, attirés par la baisse de prix. Nouvelles recettes TVA liées à la croissance : +18 millions. Nouvelles cotisations sociales (emplois créés) : +22 millions. Premières économies CPAM : +35 millions. Solde an 1 : -115 millions nets.
Année 2-3 (2028-2029) — Montée en charge : Les nouvelles salles ouvertes pour répondre à la demande supplémentaire commencent à générer de la TVA sur leurs achats et équipements. Le parc passe de 5 910 à 6 400 salles environ. Le nombre total de membres atteint 7 à 7,5 millions. Les économies médicales générées par les 700 000 à 900 000 nouveaux membres actifs (1 300€/membre/an selon IRDES) atteignent 910 millions à 1,17 milliard d’euros. Solde cumulé an 3 : équilibre approché.
Années 4-5 (2030-2031) — Retour positif : Le marché fitness a gagné 1,5 à 2 millions de membres supplémentaires. Les économies médicales annuelles dépassent 1,95 milliard. Les nouvelles recettes fiscales liées à la croissance du secteur (TVA sur les équipements et travaux, IS, IR, cotisations sociales) atteignent 350 à 450 millions supplémentaires. La mesure est bénéficiaire nette à partir de l’an 4.
Années 6-10 (2032-2037) — Gains structurels : À 10 ans, le gain cumulé pour les finances publiques (économies médicales + recettes fiscales nouvelles – perte de recettes TVA directes) est estimé entre 8 et 12 milliards d’euros. Ce scénario ne comptabilise pas les gains sur la productivité et l’absentéisme (estimés à 2 milliards supplémentaires) ni les effets sur la longévité active (non valorisés dans ce modèle conservateur).
Cette simulation répond directement à l’argument récurrent de Bercy : “on ne peut pas se permettre de perdre 190 millions de recettes TVA dans le contexte budgétaire actuel.” La réponse est claire : la perte est de 190 millions la première année. Le gain est de 1 à 2 milliards par an à partir de l’an 4. Refuser cet investissement pour protéger 190 millions de recettes à court terme tout en laissant partir des milliards de gains à moyen terme n’est pas une politique fiscale prudente — c’est du court-termisme budgétaire documenté.
La simulation complète, avec les hypothèses détaillées et les intervalles de confiance, est disponible dans le document annexe du dossier MagicFit PLF 2027. MagicFit invite les services économiques de la Commission des Finances à en vérifier les hypothèses et à produire leur propre modèle si ces chiffres leur semblent contestables. L’important est que ce calcul soit fait et publié — ce que Bercy refuse systématiquement de faire.
💡 Le paradoxe en une phrase
“L’État taxe à 20% une activité qui lui économise des milliards en soins de santé évités. Il perçoit 433 millions de TVA sur le fitness et dépense 900 millions pour opérer les estomacs que le sport aurait évité d’opérer. Le calcul net est négatif pour Bercy.”
— Frédéric Legrand, Fondateur MagicFit
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📚 Sources et références
- BPCE Observatoire — Le sport : un poumon économique (2024) — CA du marché sport 78Md€, emplois 450 000, pénétration fitness
- Eurostat — VAT rates applied in EU member states (2024) — Comparatif TVA sport par pays européens
- Institut Montaigne — Sport et santé publique (2022) — Modélisation impact TVA réduite sur la pratique sportive
- Direction Générale des Finances Publiques — Recettes TVA — Données recettes TVA secteur sport
- IRDES — Coût médical évité par la pratique sportive (2023) — 1 300€ d’économies médicales par pratiquant régulier et par an
La Chaîne Manquante · 10 Articles · Dossier PLF 2027
L’argument économique et politique pour une France qui bouge
Art. 02 · 450 000 emplois sport
Art. 03 · ALD 18 millions 2035
Art. 04 · TVA 20% vs 7% UE
Art. 05 · ROI sport 1,7€ à 13€
Art. 06 · Absentéisme 108 Md€
Art. 07 · Budget prévention 2%
Art. 08 · Sport sur ordonnance
Art. 09 · 10 amendements PLF 2027
Art. 10 · Lettre ouverte 925 parlementaires
FAQ
Le marché du fitness en France représente 2,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024.
La TVA à 20% sur le fitness génère environ 433 millions d’euros de TVA collectée, avec une TVA nette versée estimée entre 280 et 320 millions d’euros par an.
La perte directe serait de 140 à 160 millions d’euros par an, mais l’effet dynamique pourrait compenser partiellement cette perte grâce à une augmentation du nombre d’abonnés.
Une baisse de la TVA favorise l’accès au sport, réduisant les maladies chroniques et générant jusqu’à 2,6 milliards d’euros d’économies médicales annuelles.
La France applique un taux élevé de 20%, alors que la plupart des pays européens ont des taux réduits ou une exonération, reflétant des approches différentes en matière de santé publique.
MagicFit recommande un taux réduit de 5,5% pour la TVA fitness afin de stimuler la pratique sportive et les recettes fiscales à long terme.
Elle ne prend pas en compte l’effet multiplicateur économique et fiscal lié à la croissance du secteur sport et à l’augmentation des membres des salles de sport.