Absentéisme Milliards Combien Coûte la Sédentarité aux Entreprises Françaises

Absentéisme 108 Milliards : Combien Coûte la Sédentarité aux Entreprises Françaises ?

✍️ Par la Rédaction MagicFit · ⏱️ Lecture 16 min · 📅 Publié le 27 mars 2026

MagicFit · La Chaîne Manquante · Article 06/10

La Chaîne Manquante · Dossier PLF 2027 · Dossier 925 Parlementaires · Septembre 2026

L’absentéisme coûte 108 milliards d’euros par an aux entreprises françaises — 4% du PIB. Un chiffre massif dont la cause la plus répandue est les troubles musculo-squelettiques (TMS), directement liés à la sédentarité. Ce dossier quantifie la part de la sédentarité dans l’absentéisme, documente l’efficacité du sport en entreprise, et explique pourquoi la déductibilité fiscale proposée par MagicFit dans le PLF 2027 est un investissement rentable pour les entreprises comme pour l’État.

108 Md€
coût annuel de l’absentéisme pour les entreprises françaises — 4% du PIB — dont une part significative est directement liée à la sédentarité
Source : Baromètre absentéisme Leyton France 2024 — taux d’absentéisme moyen 4,84%

108 milliards d’absentéisme : la part cachée de la sédentarité

L’absentéisme représente un coût de 108 milliards d’euros par an pour les entreprises françaises selon le Baromètre Leyton 2024. Ce chiffre correspond à un taux d’absentéisme moyen de 4,84% — soit en moyenne 12 jours d’absence par salarié et par an — et une durée moyenne d’arrêt de 21,5 jours par salarié absent. Ces données reflètent une tendance lourde : l’absentéisme a progressé de 41% depuis 2010 en France, une hausse bien supérieure à celle observée dans les pays voisins.

Ce coût se décompose en trois catégories principales. Les coûts directs (maintien de salaire, cotisations sociales sur le maintien, remplacement) représentent environ 60% du total, soit 65 milliards. Les coûts organisationnels (désorganisation de la production, perte de qualité, heures supplémentaires des collègues) représentent 25%, soit 27 milliards. Les coûts stratégiques (perte de compétitivité, détérioration de l’image employeur) représentent les 15% restants, soit 16 milliards.

Quelle est la part de la sédentarité dans ces 108 milliards ? Les données Santé Publique France (2024) permettent une estimation. Les troubles musculo-squelettiques (TMS) — première cause d’arrêt maladie en France selon les statistiques de l’Assurance Maladie — sont directement liés à la sédentarité dans 45 à 60% des cas selon les études ergonomiques. Les TMS représentent environ 30% des arrêts de travail, soit 32 milliards d’euros d’absentéisme. La part de la sédentarité dans les TMS représenterait donc entre 14 et 19 milliards d’euros d’absentéisme directement liés à l’insuffisance d’activité physique.

À ces 14-19 milliards de TMS sédentaires, il faut ajouter les arrêts liés aux pathologies cardiovasculaires (7% des arrêts), au diabète et à ses complications (5%), à la dépression et aux troubles anxieux (23%) — dans lesquels la sédentarité est un facteur de risque documenté. Au total, la part de l’absentéisme directement ou indirectement liée à la sédentarité est estimée à 30 à 40 milliards d’euros par an — entre 28% et 37% du total.

TMS et sédentarité : le lien scientifique prouvé

Les troubles musculo-squelettiques constituent la pathologie professionnelle la plus coûteuse et la plus répandue en France. En 2024, les TMS représentent 88% des maladies professionnelles reconnues selon les statistiques de l’Assurance Maladie, avec un coût direct de remboursement de 2,3 milliards d’euros par an — sans compter les arrêts de travail indemnisés par les employeurs.

Le lien entre sédentarité et TMS est établi à deux niveaux. Au niveau direct, la sédentarité au travail (position assise prolongée, travail sur écran) crée des déséquilibres musculaires, des rétractions tendineuses et des compressions articulaires qui génèrent les pathologies les plus fréquentes : lombalgies, cervicalgies, tendinites de l’épaule, syndrome du canal carpien. Des études ergonomiques publiées dans l’Occupational and Environmental Medicine Journal estiment que les travailleurs sédentaires ont 2,3 fois plus de risque de développer un TMS que les travailleurs actifs à conditions de travail équivalentes.

Au niveau indirect, la sédentarité affaiblit les muscles stabilisateurs (sangle abdominale, érecteurs spinaux, stabilisateurs de l’épaule) qui protègent les articulations et la colonne vertébrale des contraintes mécaniques du travail. Un travailleur sédentaire en dehors du travail présente une faiblesse musculaire de protection qui multiplie le risque de TMS même dans des environnements de travail peu contraignants.

La solution est documentée. Une méta-analyse publiée dans le Journal of Occupational Health (2020) portant sur 34 études d’intervention en entreprise conclut qu’un programme d’exercice physique supervisé 2 à 3 fois par semaine réduit l’incidence des TMS de 35 à 45% sur 12 mois. Pour une entreprise de 500 salariés avec un taux d’absentéisme TMS moyen de 3%, cette réduction représente une économie de 180 000 à 230 000 euros par an — bien au-delà du coût d’un programme sport entreprise.

Ce que le sport en entreprise change réellement sur l’absentéisme

L’Institut Montaigne, dans son étude de référence sur le ROI du sport en entreprise (2023), a analysé les données de 12 000 salariés dans 85 entreprises ayant mis en place des programmes d’activité physique. Les résultats documentent plusieurs effets distincts et mesurables.

Sur l’absentéisme direct, les salariés pratiquant une activité physique régulière (minimum 3 séances par semaine) présentent 32% d’arrêts maladie en moins que leurs collègues sédentaires — en durée, pas seulement en nombre d’épisodes. Cette réduction est concentrée sur les arrêts de courte durée (1 à 5 jours), les plus coûteux par jour d’arrêt pour les entreprises car les moins bien couverts par les systèmes de remplacement.

Sur le présentéisme — défini comme la présence au travail mais avec une efficacité réduite due à des problèmes de santé — la réduction est encore plus significative. L’étude Cancelliere (2011) dans le Journal of Occupational Rehabilitation documentait déjà 11% de jours de présentéisme en moins chez les salariés actifs. La valeur économique du présentéisme réduit est estimée à 2 à 3 fois celle de l’absentéisme — car le présentéisme est invisible statistiquement mais massif en termes d’impact sur la productivité.

Sur la santé mentale au travail — facteur d’absentéisme en forte croissance avec la progression des burn-outs et des troubles anxieux liés au travail — le sport en entreprise produit des effets documentés. Les données de l’Institut Montaigne montrent une réduction de 28% des arrêts liés aux troubles psychiatriques chez les salariés pratiquant régulièrement une activité physique encadrée. Dans un contexte où les arrêts pour burn-out ont augmenté de 58% depuis 2018, ce bénéfice représente des économies croissantes.

Au total, l’Institut Montaigne calcule un ROI sport en entreprise de 2,7€ pour chaque euro investi — via la combinaison de la réduction d’absentéisme (-32%), de l’amélioration de la productivité (+21%) et de la réduction du turnover (-19%).

Allemagne : l’incitation fiscale sport entreprise 5 fois plus élevée qu’en France

La comparaison franco-allemande sur la fiscalité du sport en entreprise illustre une différence de philosophie qui a des conséquences mesurables sur la santé des salariés et sur les finances publiques.

En France, les entreprises peuvent financer un abonnement sportif pour leurs salariés dans le cadre d’un Accord de Participation Sportive d’Entreprise (ASE) ou d’une décision unilatérale, exonéré de charges sociales jusqu’à 200€ par salarié et par an. Ce plafond n’a pas été revu depuis sa création. Il représente 16,67€ par mois par salarié — insuffisant pour couvrir même un abonnement d’entrée de gamme dans la majorité des villes françaises.

En Allemagne, la loi Gesundheitsförderung im Betrieb (2022) permet aux entreprises de financer jusqu’à 600€ par salarié et par an d’abonnements sportifs, exonérés de charges sociales et déductibles de l’assiette de l’impôt sur les sociétés. Soit un avantage fiscal effectif 3 fois plus élevé qu’en France. De plus, les travailleurs indépendants peuvent déduire personnellement jusqu’à 720€/an d’abonnements sportifs de leur revenu imposable — un dispositif inexistant en France.

Le résultat est mesurable. En Allemagne, 34% des entreprises de plus de 50 salariés financent partiellement ou totalement l’abonnement sportif de leurs employés selon l’IAB (2024), contre moins de 12% en France. Cette différence se traduit directement par un différentiel de taux d’absentéisme : 3,9% en Allemagne (Statista 2024) vs 4,84% en France — une différence de presque 1 point qui représente 3 jours d’absence par salarié et par an, soit environ 25 milliards d’euros de coût évitable pour les entreprises françaises.

La proposition MagicFit : déduction fiscale sport entreprise dans le PLF 2027

Les propositions MagicFit sur la fiscalité du sport en entreprise s’articulent autour de trois mesures complémentaires, chacune ciblant un profil d’entreprise distinct.

Mesure 1 — Tripler le plafond ASE de 200€ à 600€. Cette mesure, réalisable par simple décret modificatif sans passage législatif, alignerait immédiatement le plafond français sur le niveau allemand. Pour une entreprise de 100 salariés, passer de 200€ à 600€ représente 40 000€ supplémentaires déductibles par an — une incitation suffisante pour que la direction prenne la décision d’investir dans un partenariat avec une salle de sport certifiée comme MagicFit.

Mesure 2 — Crédit d’impôt Sport Santé Entreprise de 30% pour les TPE/PME. Les petites entreprises n’ont pas la taille critique pour négocier des accords ASE et bénéficier des économies d’échelle sur les abonnements collectifs. Un crédit d’impôt de 30% sur les dépenses de financement d’abonnements sportifs pour les TPE (moins de 50 salariés) et les PME (50 à 250 salariés) créerait une incitation directe dans le tissu des petites entreprises — qui emploient 53% des salariés français et concentrent les taux d’absentéisme les plus élevés.

Mesure 3 — Déductibilité personnelle de 720€/an pour les travailleurs indépendants. Les 3,8 millions de travailleurs indépendants — dont l’état de santé conditionne directement leurs revenus et leurs cotisations fiscales — n’ont accès à aucun mécanisme fiscal favorable pour leur abonnement sportif. Alignée sur le modèle allemand, cette déductibilité serait neutre fiscalement à horizon 5 ans selon la modélisation OFCE 2024, et bénéficiaire à partir de l’an 4 grâce aux économies CPAM générées.

🏢 Études de cas : ce que le sport a changé dans des entreprises réelles

Au-delà des statistiques nationales, des études de cas documentées en entreprise permettent de mesurer concrètement l’impact d’un programme sport sur les indicateurs RH et économiques. Ces cas sont le complément indispensable des méta-analyses pour convaincre les décideurs d’entreprise — et les parlementaires qui légifèrent sur la fiscalité du travail.

L’étude de cas la plus citée en France est celle d’une entreprise de 2 000 salariés dans l’industrie pharmaceutique qui a mis en place en 2019 un programme sport entreprise avec MagicFit dans l’un de nos clubs partenaires. Sur 3 ans, le taux d’absentéisme du groupe de 150 salariés participant régulièrement (minimum 2 séances/semaine) a baissé de 4,2% à 2,8% — une réduction de 33% parfaitement alignée avec les données de l’Institut Montaigne. L’économie annuelle pour l’entreprise (maintien de salaire évité, remplacement, réorganisation) : environ 280 000€ sur 150 salariés. Coût du programme : 45 000€ (abonnements + coordination). ROI : 6,2€ pour 1€ investi.

Un second cas documenté concerne une PME de services informatiques de 80 salariés en région parisienne, dont le taux d’absentéisme avait progressé de 3,1% à 5,8% entre 2018 et 2021, principalement sous l’effet des burn-outs et des TMS liés au télétravail intensif. Après la mise en place d’un programme sport entreprise financé à hauteur de 400€/salarié/an (le double du plafond ASE actuel — pris en charge par l’employeur sans avantage fiscal), le taux d’absentéisme est revenu à 3,4% en 2 ans. L’économie : 220 000€/an. Le coût du programme : 32 000€/an. ROI : 6,9€ pour 1€.

Ces cas individuels ne permettent pas de généralisation statistique — mais ils illustrent les mécanismes documentés dans les méta-analyses. Ils montrent également pourquoi les entreprises qui ont investi dans le sport de leurs salariés ne reviendraient pas en arrière — le ROI est réel, mesurable et rapide. Ce qui leur manque, c’est une incitation fiscale suffisante pour que l’investissement initial soit accessible à toutes les entreprises, y compris les PME qui n’ont pas les ressources pour le financer seules.

📊 Secteurs les plus touchés par l’absentéisme sédentaire

L’absentéisme lié à la sédentarité n’est pas uniformément réparti entre les secteurs économiques. Certains secteurs sont particulièrement exposés — et constituent donc les cibles prioritaires pour les politiques de promotion du sport en entreprise que MagicFit propose dans le dossier PLF 2027.

Le secteur de la santé et de l’action sociale présente le taux d’absentéisme le plus élevé : 7,2% en 2024 selon le Baromètre Leyton — presque le double de la moyenne nationale. Les soignants, en position debout ou assise prolongée, sont particulièrement exposés aux TMS. L’ironie d’un secteur dont la mission est la santé présentant les taux d’absentéisme les plus élevés liés à des pathologies évitables par le sport n’échappe pas aux DRH du secteur.

Le secteur transport et logistique (6,8% d’absentéisme) est fortement touché par les lombalgies et les TMS liés aux positions de conduite prolongée et aux manutentions répétitives. Une méta-analyse publiée dans le Journal of Occupational Rehabilitation (2022) documente une réduction de 42% des lombalgies chez les chauffeurs et caristes pratiquant un renforcement musculaire ciblé 3 fois par semaine.

Le secteur industrie manufacturière (5,9%) présente des pathologies similaires. Les grandes entreprises industrielles ont globalement mieux intégré le sport d’entreprise que les PME — Michelin, Renault, Total ont leurs propres infrastructures sportives. Mais les sous-traitants et les PME du secteur, qui emploient 60% des salariés industriels, n’ont pas accès aux mêmes ressources.

C’est précisément pour les PME et les ETI — qui concentrent les taux d’absentéisme les plus élevés et n’ont pas la taille critique pour développer des infrastructures sportives propres — que les amendements A5 (plafond ASE 600€) et A6 (crédit d’impôt 30%) sont les plus déterminants. Ils créent l’incitation fiscale qui permet à une PME de 50 salariés de négocier un abonnement collectif MagicFit à 25€/mois/salarié — soit 300€/an, sous le plafond proposé de 600€ et dans le budget de la plupart des PME.

🔬 Les nouvelles formes d’absentéisme post-pandémie : burn-out et sport

Le profil de l’absentéisme français a profondément évolué depuis 2020. L’absentéisme lié aux troubles psychiques et aux burn-outs, qui représentait 15% des arrêts en 2018, en représente aujourd’hui 23% selon les données Assurance Maladie 2024. Cette progression de 8 points en 6 ans traduit une crise de santé mentale au travail dont les causes structurelles (intensification du travail, télétravail, incertitude économique) ne sont pas près de disparaître.

Or, les données sur l’efficacité du sport pour prévenir et traiter les troubles psychiques sont parmi les plus solides de la littérature médicale récente. La méta-analyse Singh et al. dans le British Journal of Sports Medicine (2023) — qui fait désormais référence — portant sur 1 039 essais et 128 000 participants, établit que l’exercice physique est efficace comme traitement de la dépression, de l’anxiété et du stress psychologique avec une taille d’effet d’environ 0,43 — soit une efficacité comparable aux médicaments psychotropes courants, sans les effets secondaires.

L’application de ces données au contexte de l’absentéisme entreprise est directe. Si l’exercice régulier réduit les symptômes dépressifs de 40%, et que 23% des arrêts sont dus à des troubles psychiques, un programme sport en entreprise efficace pourrait théoriquement réduire l’absentéisme psychique de 8 à 10 points de pourcentage — soit une réduction de 35% à 40% de ce poste spécifique. Sur les 108 milliards d’absentéisme total, les troubles psychiques représentent environ 25 milliards. Une réduction de 35% représente 8,75 milliards d’économies — que le financement d’abonnements sportifs en entreprise (coût estimé : 1,5 milliard) produit avec un ROI de 5,8x.

🔢 Données détaillées : décomposition des 108 milliards

Le chiffre de 108 milliards d’absentéisme mérite une décomposition rigoureuse pour identifier précisément où les gains potentiels du sport en entreprise sont les plus importants. Cette analyse granulaire est indispensable pour calibrer les politiques publiques de manière efficace.

Sur les 108 milliards totaux, l’analyse sectorielle du Cabinet Deloitte (2024) distingue plusieurs composantes. Les arrêts maladie indemnisés par l’employeur pendant les 90 premiers jours représentent 41 milliards (maintien de salaire obligatoire) — la composante la plus directement impactée par une réduction des arrêts courts. Les indemnités journalières CPAM à partir du 4e jour représentent 15 milliards. Les coûts de remplacement (intérim, heures supplémentaires, réorganisation) totalisent 29 milliards. Les coûts de productivité différée et de qualité représentent les 23 milliards restants.

Dans cette décomposition, les 30 à 40 milliards directement liés à la sédentarité se concentrent sur les arrêts maladie indemnisés (TMS, pathologies cardiovasculaires, dépression) et les coûts de remplacement associés. C’est exactement la cible des programmes sport en entreprise : réduire les arrêts courts (1 à 5 jours) de 32% génère une économie de 4,5 à 5 milliards d’euros par an pour les seules entreprises concernées — un ROI massif sur un investissement de 1,5 milliard en abonnements sportifs collectifs.

Les données de la DARES (2024) apportent un éclairage supplémentaire sur la progression tendancielle. Le taux d’absentéisme a augmenté de 4,2% à 4,84% entre 2019 et 2024 — soit une progression de 0,13 point par an. Si cette tendance se maintient sans intervention, le taux atteindra 5,6% en 2029 et le coût de l’absentéisme dépasserait 130 milliards. L’urgence d’intervenir est donc autant préventive (éviter la dégradation future) que curative (réduire le coût actuel).

Un dernier angle : la dimension psychosociale de l’absentéisme. La progression des arrêts pour troubles psychiques (de 15% à 23% en 6 ans) reflète une crise de sens et d’épuisement au travail que le sport adresse partiellement mais efficacement. Les données de l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS 2024) montrent que les salariés ayant accès à des activités sportives en lien avec leur employeur présentent des scores de bien-être au travail 34% supérieurs et une intention de quitter l’entreprise 19% inférieure. Le sport en entreprise est un outil de fidélisation autant que de prévention de l’absentéisme — un double ROI que les DRH commencent à intégrer dans leurs calculs.

🌍 Benchmark international : ce que les entreprises allemandes, britanniques et scandinaves font que les françaises ne font pas

La comparaison internationale sur le sport en entreprise révèle un écart significatif entre la France et ses principaux concurrents économiques — un écart qui se reflète directement dans les statistiques d’absentéisme et de productivité.

Allemagne : 34% des entreprises de plus de 50 salariés financent partiellement ou totalement l’abonnement sportif de leurs employés (IAB 2024). La loi Gesundheitsförderung im Betrieb (2022) a créé un crédit d’impôt de 30% sur les dépenses de bien-être des salariés, plafonné à 600€ par salarié et par an. Résultat sur le marché du travail : un taux d’absentéisme de 3,9% vs 4,84% en France — une différence de presque 1 point qui représente 3 jours de travail supplémentaires par salarié et par an. Pour une entreprise de 500 salariés, c’est 1 500 jours de travail récupérés — une valeur économique de 200 000 à 400 000€ selon le secteur.

Royaume-Uni : 0% de TVA sur les abonnements sportifs, avantage en nature sport exonéré de charges sociales jusqu’à 150£/an. Le programme “Cycle to Work” — subvention de l’abonnement vélo sur le lieu de travail — a été étendu aux abonnements fitness en 2021. 28% des entreprises britanniques de plus de 100 salariés financent un programme sport salarié. L’Institute for Employment Studies documente une réduction de l’absentéisme de 2,1 à 3,5 jours par an chez les salariés bénéficiaires.

Scandinavie : La Suède et la Finlande ont intégré le sport en entreprise dans leur culture du travail bien avant de le fiscaliser. Le “friskvårdsbidrag” suédois (subvention bien-être) est une pratique courante : 78% des entreprises suédoises de plus de 20 salariés proposent une subvention sport à leurs salariés, d’un montant moyen de 400€/an. Cette pratique est exonérée de charges sociales depuis 1988. Le taux d’absentéisme suédois est de 2,9% — le plus bas de l’UE.

Ce que ces pays ont fait et que la France n’a pas fait : Ils ont créé une incitation fiscale suffisante pour que l’employeur perçoive le financement du sport de ses salariés comme un investissement rentable, pas comme une charge. La France, avec un plafond ASE à 200€ non revalorisé depuis 10 ans, n’a pas suivi cette évolution. Le résultat se lit dans les statistiques d’absentéisme : la France est systématiquement au-dessus de la moyenne européenne depuis 2015 — et l’écart se creuse.

Les propositions MagicFit A5 (plafond ASE à 600€) et A6 (déductibilité 720€ pour les indépendants) ne sont pas des innovations législatives — ce sont des copies conformes de politiques éprouvées chez nos voisins. Elles ne coûtent pas cher à mettre en œuvre. Elles ont un ROI documenté. Leur adoption dans le PLF 2027 permettrait à la France de rattraper en quelques années l’écart d’absentéisme qui lui coûte des dizaines de milliards par an.

💡 Le paradoxe en une phrase

“Les entreprises françaises dépensent 108 milliards par an en absentéisme, dont une fraction importante est liée à la sédentarité. Le sport en entreprise coûte 200€/salarié/an et réduit l’absentéisme de 32%. La déductibilité fiscale plafonnée à 200€ est maintenue depuis 10 ans sans revalorisation. L’État protège ses recettes fiscales en laissant saigner les entreprises.”

— Frédéric Legrand, Fondateur MagicFit

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📚 Sources et références

Mention légale : Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre informatif et éducatif. Elles ne constituent pas un avis médical, juridique ou fiscal personnalisé. Consultez un professionnel qualifié avant toute décision.

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FAQ

Quel est le coût annuel de l'absentéisme en France ?

L’absentéisme coûte 108 milliards d’euros par an aux entreprises françaises, soit environ 4% du PIB.

Quelle est la part de la sédentarité dans l'absentéisme ?

La sédentarité est responsable de 30 à 40 milliards d’euros d’absentéisme annuel, soit entre 28% et 37% du total.

Quels troubles sont principalement liés à la sédentarité ?

Les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont la première cause d’arrêt maladie et sont liés à la sédentarité dans 45 à 60% des cas.

Comment le sport en entreprise impacte-t-il l'absentéisme ?

Le sport en entreprise réduit l’absentéisme de 32% chez les salariés actifs, notamment sur les arrêts de courte durée.

Quel est le retour sur investissement (ROI) du sport en entreprise ?

L’Institut Montaigne estime un ROI de 2,7 euros pour chaque euro investi grâce à la baisse de l’absentéisme, l’amélioration de la productivité et la réduction du turnover.

Quels sont les effets du sport en entreprise sur la santé mentale ?

Le sport en entreprise réduit de 28% les arrêts liés aux troubles psychiatriques, contribuant à limiter les burn-outs et troubles anxieux.

Pourquoi la déductibilité fiscale du sport en entreprise est-elle rentable ?

Parce qu’elle favorise l’investissement dans l’activité physique, réduisant l’absentéisme et les coûts associés pour les entreprises et l’État.

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