Sport sur Ordonnance Ce qui Fonctionne en Europe et Pourquoi la France est en Retard

Sport sur Ordonnance : Ce qui Fonctionne en Europe et Pourquoi la France est en Retard

✍️ Par la Rédaction MagicFit · ⏱️ Lecture 15 min · 📅 Publié le 27 mars 2026

MagicFit · La Chaîne Manquante · Article 08/10

La Chaîne Manquante · Dossier PLF 2027 · Dossier 925 Parlementaires · Septembre 2026

Le sport sur ordonnance est remboursé dans 12 pays européens. En France, c’est une expérimentation depuis 2017 — sans financement pérenne, sans remboursement, sans généralisation. Neuf ans d’atermoiements pendant lesquels la Suède documentait -30% d’hospitalisations, la Finlande -82% de mortalité cardiovasculaire, l’Australie un ROI de 3,5€ pour 1€. Ce dossier fait le bilan de ce retard et propose la sortie d’expérimentation dans le PLF 2027.

12
pays européens remboursent le sport sur ordonnance — la France expérimente depuis 2017 sans financement pérenne ni généralisation
Source : HAS — Évaluation du sport sur ordonnance en France 2024 — OMS Physical activity report 2024

Sport sur ordonnance : l’état des lieux en Europe en 2026

Le sport sur ordonnance — prescription médicale d’activité physique adaptée dans le cadre du traitement ou de la prévention d’une pathologie — est passé en Europe du stade expérimental au stade systémique dans une majorité de pays en moins de deux décennies. En 2026, 12 pays européens disposent d’un système de remboursement ou de financement public de la prescription sportive médicale.

Les modèles sont variés mais convergent vers le même objectif : permettre à un médecin de prescrire l’exercice physique comme un médicament, avec une prise en charge financière qui ne pèse pas sur le patient. En Suède (depuis 2001), la prescription d’activité physique (“FaR — Fysisk aktivitet på Recept”) est intégrée dans la convention médicale : les médecins généralistes sont formés, rémunérés pour la consultation prescriptive, et orientent vers des structures certifiées dont les prestations sont partiellement remboursées par les régions. En Finlande (depuis les années 1990 au niveau régional, national depuis 2019), le système de soins primaires intègre systématiquement l’évaluation de l’activité physique. En Allemagne (depuis 2003), les caisses d’assurance maladie remboursent jusqu’à 150€/an de dépenses sportives dans le cadre de la prévention primaire.

Les Pays-Bas (programme GALA depuis 2018), la Suisse (remboursement post-événement cardiovasculaire depuis 2022), le Danemark (prescription obligatoire pour les patients diabétiques de type 2 depuis 2020), la Belgique (remboursement mutuelle 150€/an), la Norvège, l’Estonie, la Lettonie et l’Écosse (programme “Active Scotland”) complètent ce paysage européen.

Dans ces pays, la prescription sportive n’est pas perçue comme une mesure idéologique ou “alternative” — c’est une modalité thérapeutique reconnue, évaluée, intégrée dans les recommandations de bonne pratique des sociétés savantes médicales.

Suède, Finlande, Australie : les modèles qui ont prouvé leur efficacité

Trois pays se distinguent par la solidité de leurs données d’évaluation sur le long terme : la Suède, la Finlande et l’Australie. Leurs résultats constituent la base empirique sur laquelle MagicFit fonde ses propositions pour le PLF 2027.

La Suède est la référence internationale. Le programme FaR, déployé nationalement depuis 2001, a fait l’objet d’évaluations régulières publiées dans le British Journal of General Practice et le Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports. Les résultats à 20 ans sont sans ambiguïté : réduction de 30% des hospitalisations pour pathologies chroniques dans les cohortes de patients ayant suivi au moins 6 mois de prescription sportive, réduction de 24% des prescriptions d’antihypertenseurs, réduction de 18% des arrêts de travail liés aux TMS. Le taux d’adhérence au programme (patients qui pratiquent toujours 1 an après la prescription) atteint 52% — bien au-dessus des 30 à 35% d’adhérence aux médicaments pour les maladies chroniques.

La Finlande présente le cas le plus spectaculaire sur le long terme. Le programme North Karelia, lancé en 1972 dans la province finlandaise présentant le taux le plus élevé de mortalité cardiovasculaire au monde, a combiné prévention sportive, éducation nutritionnelle et modification des environnements alimentaires. En 40 ans : mortalité cardiovasculaire -82%, espérance de vie +10 ans, diabète de type 2 -30% chez les actifs. Le programme a été déclaré “meilleur exemple mondial de prévention des maladies non transmissibles” par l’OMS en 2013.

L’Australie a développé le programme “Better Health Channel” avec un mécanisme de prescription innovant : le “Green Prescription”, carnet de prescription spécifiquement dédié à l’activité physique, distinct de l’ordonnance médicamenteuse, avec des objectifs hebdomadaires et un suivi mensuel par téléphone. L’évaluation sur 15 ans documente un ROI de 3,5€ pour 1€ investi — parfaitement aligné avec l’estimation médiane OCDE — et une réduction de 22% des hospitalisations cardiovasculaires dans les zones d’application complète du programme.

France : pourquoi 9 ans d’expérimentation n’ont pas abouti ?

La France a introduit la prescription d’Activité Physique Adaptée (APA) dans son droit en 2016 (loi Santé du 26 janvier 2016, article 144, codifié à l’article L.1172-1 du Code de la santé publique). Depuis 2017, des expérimentations locales ont été menées dans plusieurs territoires pilotes — Strasbourg, Brest, Pays de la Loire, Puy-de-Dôme. En 2026, 9 ans après le début de l’expérimentation, la France n’a toujours pas généralisé ni financé pérennement le sport sur ordonnance.

Les raisons de ce blocage sont multiples et documentées dans le rapport d’évaluation HAS 2024 et les rapports parlementaires successifs. Premier obstacle : l’absence de financement. L’APA est légalement prescriptible mais non remboursable. Le patient qui reçoit une ordonnance sportive doit financer lui-même son abonnement à la structure certifiée. Dans un contexte où le prix est le principal frein à la pratique pour 41% des potentiels pratiquants (IRDES 2023), une prescription sans remboursement n’est qu’un conseil non opérant.

Deuxième obstacle : le sous-emploi de la prescription par les médecins. En 2024, seulement 12% des médecins généralistes ont rédigé une ordonnance APA selon la DREES. La formation à la prescription sportive est optionnelle dans le cursus médical. La consultation de prescription sportive n’est pas reconnue comme un acte distinct dans la nomenclature — elle s’inscrit dans le C ordinaire (consultation de base) sans rémunération supplémentaire pour le temps supplémentaire nécessaire.

Troisième obstacle : la fragmentation des structures d’accueil. Le label “Qualité Sport Santé” (QSS) de l’Agence Nationale du Sport, créé pour identifier les structures aptes à accueillir des patients en APA, ne couvre pas encore toutes les zones géographiques. Dans les villes de moins de 20 000 habitants — où vit la majorité des patients à risque — les structures certifiées QSS sont insuffisantes ou inexistantes.

Le cadre juridique et financier pour généraliser le sport sur ordonnance

La généralisation du sport sur ordonnance en France ne nécessite pas de révolution législative — elle nécessite deux modifications ciblées et un financement identifié.

Modification 1 — Remboursement CPAM. Insérer dans le Code de la sécurité sociale un article L.160-9 créant un remboursement de 360€/an pour les abonnements dans une structure certifiée QSS, sur prescription médicale, pour les patients en ALD ou présentant un facteur de risque documenté. Cette modification simple — un article de loi — crée le mécanisme de financement qui transforme la prescription en acte thérapeutique réel. Coût estimé : 1 à 1,2 milliard d’euros selon le volume de bénéficiaires (2 à 3 millions de patients éligibles initialement).

Modification 2 — Valorisation de la consultation prescriptive. Créer un acte CCAM dédié “Consultation de prescription d’activité physique adaptée” valorisé à 25€ (au-dessus du C ordinaire), remboursable CPAM, permettant aux médecins généralistes de consacrer le temps nécessaire à l’évaluation du patient, la rédaction d’une prescription adaptée et l’orientation vers une structure certifiée. Cette mesure lèverait le principal obstacle à la prescription documenté par la DREES.

Financement identifié. Le coût du remboursement et de la consultation peut être partiellement financé par les économies médicales générées. L’Assurance Maladie remboursant actuellement 900 millions d’euros de chirurgie bariatrique par an, conditionner ce remboursement à 6 mois de pratique sportive supervisée préalable pour les IMC 30-40 permettrait d’éviter 20 000 à 25 000 interventions par an — une économie de 200 à 250 millions qui couvre une partie significative du coût du remboursement sport.

La proposition MagicFit : intégrer le sport sur ordonnance dans le PLFSS 2027

MagicFit propose dans son dossier transmis aux 925 parlementaires une sortie d’expérimentation en deux temps, dans le cadre du PLFSS (Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale) 2027 — le véhicule législatif le plus approprié pour les mesures de remboursement.

Phase 1 (PLF 2027 — entrée en vigueur janvier 2027) : Remboursement CPAM de 180€/an pour les patients ALD ayant une prescription médicale d’APA dans une structure certifiée QSS. Ce montant couvre la moitié d’un abonnement moyen (360€/an) — le patient couvrant l’autre moitié. Ce demi-remboursement initial, ciblé sur les patients ALD (14,1 millions potentiellement éligibles, mais seulement 2 à 3 millions initialement cibles prioritaires), permettrait de tester le dispositif à grande échelle tout en limitant le coût de démarrage à 350 à 550 millions d’euros.

Phase 2 (PLFSS 2028 — élargissement) : Remboursement à 360€/an (montant plein) et extension aux patients présentant un risque documenté sans ALD constituée (prédiabète, surpoids, sédentarité sévère). Extension de la capacité de prescription aux médecins scolaires et aux sages-femmes.

MagicFit s’engage dans ce dispositif à travers sa demande de labellisation QSS pour l’ensemble de ses 15 clubs, son programme de formation spécifique des coachs à l’accueil des patients en prescription sportive, et son système de reporting médical aux prescripteurs. Le réseau MagicFit serait prêt à accueillir 50 000 patients en APA remboursée dès la première année d’application.

🩺 Témoignages de médecins : ce qu’ils feraient avec les bons outils

MagicFit a recueilli les témoignages de médecins généralistes partenaires de ses clubs — des praticiens qui orientent informellement leurs patients vers nos salles depuis des années, sans cadre légal ni remboursement formalisé. Ces témoignages illustrent ce que le sport sur ordonnance remboursé changerait concrètement dans la pratique médicale quotidienne.

Un médecin généraliste exerçant à Maintenon (commune où MagicFit est implanté) témoigne : “J’ai au moins 15 à 20 patients par semaine pour qui je recommande une activité physique régulière — diabétiques de type 2 débutants, hypertendus en surpoids, dépressifs légers, personnes âgées avec risque de chute. Je les oriente informellement vers MagicFit. Certains y vont. Beaucoup ne le font pas parce que 40€/mois, c’est beaucoup pour une retraitée à 1 200€/mois. Si l’abonnement était partiellement remboursé, je le prescrirai sur une ordonnance formelle, et le taux d’adhérence doublerait. Je n’ai aucun doute là-dessus.”

Une médecin généraliste à Serris (Seine-et-Marne) soulève un point différent : “Le problème n’est pas seulement le financement — c’est ma formation. Pendant mes études de médecine et ma spécialisation, j’ai eu deux heures sur la prescription d’activité physique en six ans de formation. Je sais que le sport est efficace pour le diabète et l’HTA. Je ne sais pas évaluer le niveau d’activité de mon patient, calculer une intensité adaptée, choisir entre cardio et renforcement selon son profil. Si la prescription APA était valorisée financièrement ET accompagnée d’une formation obligatoire, je l’utiliserais systématiquement pour les patients concernés.”

Ces témoignages confirment ce que les enquêtes DREES documentent statistiquement : les médecins ne prescrivent pas le sport par manque de formation et de rémunération dédiée, pas par absence de conviction sur son efficacité. Les amendements 3 (consultation prescriptive valorisée à 25€) et 4 (formation des médecins scolaires) s’attaquent directement à ces deux obstacles. Leur adoption transformerait la pratique médicale quotidienne en France — à un coût marginal pour les finances publiques, pour un bénéfice de santé publique considérable.

🏥 Protocoles médicaux : comment prescrire concrètement l’exercice

L’un des obstacles à la généralisation du sport sur ordonnance en France est la méconnaissance des protocoles de prescription par la communauté médicale. MagicFit, en tant qu’acteur de terrain travaillant avec des médecins prescripteurs informels depuis des années, peut documenter ce que ces protocoles impliquent concrètement.

Une prescription APA efficace repose sur quatre composantes, codifiées dans les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS 2019) et de l’American College of Sports Medicine (ACSM). La première est l’évaluation initiale : mesure du niveau d’activité physique actuel (questionnaire IPAQ ou GPAQ validé), des contre-indications éventuelles (pathologies cardiaques, articulaires, respiratoires sévères), et des objectifs de santé prioritaires. Cette évaluation prend 10 à 15 minutes — c’est le temps supplémentaire non rémunéré qui dissuade les médecins.

La deuxième est la prescription d’intensité : définir la fréquence (2 à 5 séances/semaine selon la pathologie), la durée (30 à 60 minutes), l’intensité (modérée pour la plupart des pathologies chroniques — soit 50-70% de la FC max) et le type d’exercice (aérobie, renforcement musculaire, ou les deux). Pour un diabétique de type 2, la prescription optimale documentée est 150 minutes/semaine d’aérobie + 2 séances de renforcement musculaire.

La troisième est l’orientation vers une structure certifiée : identifier la salle ou le prestataire QSS le plus proche, expliquer au patient comment accéder au remboursement (dans le cadre de la proposition A2) et comment s’inscrire. C’est ici que le rôle d’une structure comme MagicFit devient central : un club labellisé QSS, formé à l’accueil des patients en prescription, est capable de prendre en charge un patient orienté par son médecin avec un programme adapté dès la première séance.

La quatrième est le suivi et compte-rendu : transmission mensuelle au médecin prescripteur des données de fréquentation et de progression du patient (dans le respect du RGPD), permettant un ajustement de la prescription médicamenteuse en fonction des progrès observés. Ce suivi est la clé de l’efficacité de la prescription sportive documentée dans les études — et c’est ce que les systèmes suédois et australiens ont formalisé avec des résultats probants.

🗓️ Chronologie : 9 ans d’occasions manquées en France

Documenter la chronologie des occasions manquées depuis l’introduction de la prescription APA dans le droit français permet de comprendre pourquoi le dossier PLF 2027 n’est pas la première tentative — et pourquoi les mécanismes de blocage doivent être explicitement identifiés pour être surmontés.

2016 : Loi Santé du 26 janvier 2016 — introduction de l’article L.1172-1 du Code de la santé publique. La prescription d’APA devient légale pour les patients en ALD. Absence de financement et de cadre de remboursement.

2017 : Lancement des premières expérimentations locales (Strasbourg, Brest, Pays de la Loire). Résultats positifs dès la première année. Pas de financement national pérenne annoncé.

2019 : Publication du rapport HAS “Développement de la prescription d’APA”. 47 recommandations. Aucune n’est suivie d’un projet de loi ou d’un décret dans les 24 mois.

2020-2021 : La pandémie démontre que la sédentarité est un facteur aggravant majeur du COVID-19 sévère (surpoids, diabète, hypertension). Occasion politique de lancer une politique massive de prévention sportive. Occasion manquée — le plan de relance sanitaire post-COVID ne prévoit pas de ligne sport-santé.

2022 : Amendement pour une TVA réduite sur le fitness déposé à l’Assemblée Nationale — rejeté en commission.

2024 : Amendement TVA 5,5% adopté dans le PLF 2024 — jamais appliqué.

2025 : Rapport HCAAM “Prévention et financement de l’assurance maladie” — recommande le remboursement du sport sur ordonnance. Pas de suite législative.

2026 : Dossier MagicFit PLF 2027 — 10 amendements pré-rédigés transmis aux 925 parlementaires. Cette fois, les textes sont disponibles. Il manque une majorité.

💊 L’ordonnance type : ce que le médecin écrirait demain si c’était remboursé

Pour rendre concret ce que signifie “prescrire le sport sur ordonnance”, voici à quoi ressemblerait une ordonnance type pour un patient diabétique de type 2 nouvellement diagnostiqué — le profil le plus courant et le plus bénéficiaire de la prescription sportive.

ORDONNANCE APA — Patient : M. X, 52 ans, diabète type 2 (HbA1c 7,2%), IMC 28, sédentaire (< 30 min/sem de marche rapide)

Prescrite par Dr. [NOM], médecin généraliste conventionné, N° RPPS [XXXXX], acte CCAM “Consultation APA” — 25€ remboursés SS

Programme prescrit : 150 à 180 minutes d’activité physique modérée par semaine, réparties en 3 à 5 séances. Combinaison aérobie (vélo, marche rapide, elliptique) + renforcement musculaire (2 séances/semaine). Intensité : 50-70% de la fréquence cardiaque maximale théorique (220 – âge). Durée minimale d’une séance : 30 minutes. Progression sur 8 semaines depuis 2 séances de 20 min jusqu’à 5 séances de 35 min.

Contre-indications identifiées : Surveillance de la glycémie avant et après les séances. Éviter les séances si glycémie < 1g/L. Consulter si hypoglycémie sévère pendant l’effort.

Structure certifiée orientée : MagicFit [Ville] — labellisé QSS — tél. XX XX XX XX — référent coach APA : M./Mme [NOM].

Durée de prescription : 12 mois renouvelables. Compte-rendu trimestriel adressé au prescripteur.

Prise en charge : 180€/an (phase 1) remboursés Assurance Maladie obligatoire. Reste à charge : variable selon complémentaire santé.

Cette ordonnance type n’est pas une fiction — c’est ce que les médecins suédois, australiens et néerlandais rédigent quotidiennement depuis 10 à 25 ans. C’est ce que les médecins français pourraient rédiger dès janvier 2027 si le PLFSS 2027 crée le code de remboursement correspondant. L’obstacle est un numéro dans une nomenclature — pas la science, pas la volonté médicale, pas les structures d’accueil. Un numéro et une décision politique.

🏋️ Ce que le sport sur ordonnance changerait pour un patient diabétique de type 2 : le parcours idéal

Pour illustrer concrètement ce que le sport sur ordonnance remboursé changerait dans la vie des Français, voici le parcours détaillé d’un patient diabétique de type 2 — la pathologie pour laquelle le bénéfice de la pratique sportive est le mieux documenté — dans un système où les propositions MagicFit PLF 2027 auraient été adoptées.

Aujourd’hui (sans les amendements) : Marc, 52 ans, est diagnostiqué diabétique de type 2 lors d’un bilan annuel. Son médecin généraliste lui recommande une prise de médicaments (metformine), un régime alimentaire et “un peu de sport”. Marc sait que le sport l’aiderait. Il n’a pas de salle de sport près de chez lui, ou celle qui existe lui coûte 45€/mois — une dépense difficile à assumer sur sa retraite anticipée de 1 400€. Il marche parfois. Le plus souvent, il prend ses médicaments. Sa HbA1c se stabilise autour de 7,5% — dans les valeurs acceptables mais pas optimales. Dans 5 ans, les complications commencent.

Demain (avec les amendements MagicFit PLF 2027) : Marc, 52 ans, est diagnostiqué diabétique de type 2. Son médecin généraliste réalise une “Consultation APA” valorisée à 25€ — remboursée à 70% par la CPAM. Il évalue le niveau d’activité de Marc, ses contraintes physiques, ses disponibilités. Il rédige une ordonnance APA spécifiant : 3 séances/semaine de renforcement musculaire + cardio modéré, durée 45 minutes, dans une structure certifiée QSS. La CPAM prend en charge 180€/an sur les 360€ d’abonnement annuel dans le club MagicFit labellisé QSS le plus proche. Marc paie 180€ de sa poche — 15€/mois. Accessible.

Au club, le coach MagicFit formé APA accueille Marc avec son ordonnance. Il conçoit un programme personnalisé intégrant les contraintes du diabète (hypoglycémie à l’effort, surveillance de la tension). Un compte-rendu mensuel est transmis au médecin prescripteur. Après 6 mois de pratique régulière, la HbA1c de Marc passe de 7,5% à 6,8% — un résultat comparable à l’ajout d’un second médicament, sans les effets secondaires. Après 12 mois, la metformine peut être réduite de 50%. Après 2 ans, certains patients peuvent arrêter les médicaments.

Le calcul de ce parcours pour l’Assurance Maladie : L’abonnement subventionné coûte 180€/an à la CPAM. La réduction de la metformine économise 120€/an. La réduction des consultations médicales liées aux complications économise 400€/an. La réduction des hospitalisations (complications diabétiques évitées) économise 800€/an en probabilité actuarielle. Total des économies : 1 320€/an pour un investissement de 180€. ROI : 7,3€ pour 1€ investi — dans la fourchette haute documentée par les études de terrain, et bien au-dessus du seuil de rentabilité CPAM.

Ce parcours idéal n’est pas une fiction. C’est ce que la Suède produit depuis 2001, ce que la Finlande produit depuis 1990, ce que l’Australie produit depuis 1998. C’est ce que MagicFit est prêt à déployer dès 2027 si les amendements sont adoptés. Il manque une ligne dans le PLF 2027.

💡 Le paradoxe en une phrase

“La Suède prescrit le sport depuis 2001. La France expérimente depuis 2017. La Suède a documenté -30% d’hospitalisations. La France débat encore du financement. 9 ans de retard. Un déficit de 13,8 milliards. Un Français sur cinq en ALD. Et personne ne tire le frein d’urgence.”

— Frédéric Legrand, Fondateur MagicFit

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📚 Sources et références

Mention légale : Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre informatif et éducatif. Elles ne constituent pas un avis médical, juridique ou fiscal personnalisé. Consultez un professionnel qualifié avant toute décision.

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FAQ

Qu'est-ce que le sport sur ordonnance ?

Le sport sur ordonnance est la prescription médicale d’une activité physique adaptée pour traiter ou prévenir une pathologie, avec un financement public pour ne pas faire peser le coût sur le patient.

Combien de pays européens remboursent le sport sur ordonnance ?

En 2026, 12 pays européens disposent d’un système de remboursement ou de financement public pour le sport sur ordonnance.

Quels sont les résultats du programme de sport sur ordonnance en Suède ?

Depuis 2001, la Suède a observé une réduction de 30% des hospitalisations, 24% des prescriptions d’antihypertenseurs et 18% des arrêts de travail liés aux troubles musculo-squelettiques grâce à ce programme.

Pourquoi la France n'a-t-elle pas généralisé le sport sur ordonnance après 9 ans d'expérimentation ?

Le principal frein est l’absence de financement pérenne et de remboursement, un faible usage par les médecins, et une offre insuffisante de structures certifiées, notamment en zones rurales.

Quels sont les bénéfices du programme finlandais North Karelia ?

Ce programme a permis une baisse de 82% de la mortalité cardiovasculaire, une augmentation de l’espérance de vie de 10 ans et une réduction de 30% du diabète de type 2 chez les actifs en 40 ans.

Quelle est la situation de la formation des médecins en France concernant la prescription d'activité physique ?

La formation à la prescription sportive est optionnelle et la consultation spécifique n’est pas reconnue ni rémunérée comme un acte distinct, ce qui limite son usage par les médecins.

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