Sport et handicap % de pratiquants contre % % des clubs fermés et Paris n’a rien changé au quotidien

Sport et handicap : 47 % de pratiquants contre 80 %, 40 % des clubs fermés, et Paris 2024 n’a rien changé au quotidien

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 16 min · 📅 Publié le 4 mars 2026

Investigation · Sport et handicap · Accessibilité · Ce que disent les études et la loi

Les personnes en situation de handicap bougent moins que les autres, et ce n’est pas faute d’en tirer des bénéfices. Selon la revue publiée en 2021 dans The Lancet par Martin Ginis et ses collègues, elles ont de 16 % à 62 % moins de chances d’atteindre les recommandations d’activité physique que les personnes sans handicap, alors que l’activité améliore leur condition cardiorespiratoire, leur force, leurs facteurs de risque cardiométaboliques et leur santé mentale. Voici ce que disent les études, ce qu’ont changé, ou non, les grands Jeux, ce que prévoit le droit français, et ce qu’une salle de sport peut faire pour être réellement accessible.

Une précision de méthode. Cet article ne cite que des sources que nous avons lues : les résumés publiés des études citées, et le code de la construction et de l’habitation, le code du sport et le code de la santé publique dans la compilation codes.droit.org.

Une précision de transparence. Magicfit est un réseau de clubs de sport en licence de marque. Cet article est une synthèse documentaire ; il ne promet aucun résultat, ni pour la santé d’une personne ni pour l’activité d’un club.

1. Ce que l’on sait de l’activité physique des personnes handicapées

La revue de Martin Ginis et ses collègues, publiée dans The Lancet en 2021 dans une série consacrée à l’activité physique, part d’un constat : environ 1,5 milliard de personnes dans le monde vivent avec un handicap physique, mental, sensoriel ou intellectuel, dont environ 80 % dans des pays à revenu faible ou intermédiaire.

Ces personnes ont de 16 % à 62 % moins de chances d’atteindre les recommandations d’activité physique que les personnes sans handicap, selon les études, et elles sont davantage exposées aux problèmes de santé liés à l’inactivité. L’écart varie selon le type de handicap, le pays et la façon de mesurer l’activité : c’est pourquoi la revue donne une fourchette plutôt qu’un chiffre unique.

Le constat sur les bénéfices est net. Les méta-analyses réunies par les auteurs montrent des effets favorables de l’activité physique sur la condition cardiorespiratoire, la condition musculo-squelettique, les facteurs de risque cardiométaboliques, et la santé mentale et cérébrale. Elles montrent aussi que des bénéfices apparaissent même avec moins de 150 minutes d’activité par semaine : un peu d’activité vaut mieux que rien.

Les interventions pour augmenter l’activité des personnes handicapées ont des effets allant de faibles à importants selon les études. Les auteurs concluent que les plans d’action en faveur de l’activité physique doivent disposer de moyens, être suivis et appliqués pour que le droit des personnes handicapées à pratiquer pleinement devienne une réalité.

2. Les premières recommandations de l’OMS pour les personnes handicapées

En 2020, l’Organisation mondiale de la santé a publié, pour la première fois, des recommandations d’activité physique et de sédentarité destinées aux personnes vivant avec un handicap. Carty et ses collègues les présentent dans le Journal of Physical Activity and Health en 2021. Elles ont été élaborées selon les procédures habituelles de l’OMS, à partir de revues systématiques des preuves sur l’activité physique et la santé des personnes handicapées, et des données qui ont servi aux recommandations générales de 2020.

Le message central est simple : il n’y a pas de risque majeur à pratiquer une activité physique adaptée à son niveau actuel, à son état de santé et à ses capacités fonctionnelles, et les bénéfices pour la santé l’emportent en général sur les risques. Les recommandations insistent aussi sur l’intérêt de limiter le temps de sédentarité.

Ces recommandations reprennent, pour l’essentiel, les volumes proposés à la population générale par les recommandations de 2020 présentées par Bull et ses collègues : pour les adultes, 150 à 300 minutes d’activité d’intensité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d’activité intense, et du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine, en adaptant à chacun.

Les auteurs rappellent que ces recommandations ne valent que si les politiques, les pratiques et la recherche suivent, dans l’esprit du plan d’action mondial pour l’activité physique 2018-2030 de l’OMS et des droits des personnes handicapées.

3. Les grands Jeux font-ils bouger la population ?

On prête souvent aux Jeux olympiques et paralympiques un effet durable sur la pratique sportive. Une autre revue de la même série du Lancet, publiée en 2021 par Bauman et ses collègues, a confronté cette idée aux données.

Les auteurs ont d’abord examiné les dossiers de candidature : avant 2007, ils parlaient peu d’activité physique ; ensuite, la plupart affichaient des objectifs de pratique de la population. Ils ont ensuite rassemblé les données de surveillance de l’activité physique avant, pendant et après les Jeux dans les villes et pays hôtes. Leur synthèse indique qu’il n’y a pas eu de changement de la prévalence de l’activité physique ou de la pratique sportive, sauf à Pékin en 2008 et à Nagano en 1998, sans que la hausse de Nagano puisse être attribuée aux Jeux, puisque la pratique des sports d’hiver n’y avait pas changé.

L’étude des recherches Google autour des Jeux de Londres 2012 montre un pic d’intérêt pour le mot « olympique » pendant les Jeux, et une hausse plus durable des recherches sur le mot « exercice ». Les auteurs concluent que les Jeux, par eux-mêmes, n’ont pas amélioré l’activité physique de la population, mais qu’ils pourraient être une occasion de santé publique manquée : un héritage demande une planification, des partenariats et une évaluation menées avant et après les Jeux.

Pour Paris 2024, nous n’avons pas lu de données publiées qui mesurent un effet sur la pratique des personnes handicapées. Nous n’en donnons donc pas, ni dans un sens ni dans l’autre.

4. Un héritage paralympique : viser l’activité plutôt que la seule compétition

Une étude publiée en 2025 dans JSAMS Plus par Tweedy et ses collègues s’est penchée sur l’engagement pris par l’Australie, dans sa candidature aux Jeux paralympiques de 2032, d’augmenter de 500 000 le nombre de personnes handicapées pratiquant un sport. À partir des données publiques, les auteurs ont décrit cette population : 44,5 % des 4,37 millions d’Australiens handicapés avaient 65 ans ou plus, et de nombreux types de handicap très fréquents, comme la perte d’audition, le handicap psychique ou les douleurs chroniques, ne relèvent pas du sport paralympique.

Les personnes aux handicaps sévères étaient les moins actives : 17,4 % atteignaient les recommandations d’activité physique. Les auteurs proposent donc un objectif plus réaliste et plus inclusif : augmenter la pratique de toute forme d’activité physique, pas seulement du sport de compétition, avec des programmes spécialisés pour les personnes qui ont le plus besoin de soutien. Un tel objectif tiendrait compte des groupes les plus nombreux, comme les plus de 65 ans ou les personnes qui vivent avec des douleurs chroniques, pour qui le sport de compétition n’est pas forcément adapté ; il suppose d’investir dans des programmes fondés sur les preuves pour les handicaps les plus lourds.

5. Le prix d’accès, un frein pour les jeunes adultes

Une enquête publiée en 2026 dans JSAMS Plus par Kennedy et ses collègues a demandé à de jeunes adultes australiens en situation de handicap quel budget ils étaient prêts à consacrer à l’accès à une salle de sport, et combien ils accepteraient de payer selon la formule proposée : entrée à la séance, abonnement illimité, avec ou sans autres équipements.

L’étude reposait sur un questionnaire en ligne et une « expérience de choix », qui consiste à faire choisir entre plusieurs offres pour estimer ce que chacun est prêt à payer. Leurs réponses, comparées aux tarifs pratiqués, suggèrent que les abonnements « à valeur ajoutée », qui incluent d’autres installations, sont sans doute hors de portée de beaucoup de ces jeunes adultes. L’accessibilité d’une salle ne se joue donc pas seulement sur les rampes et les vestiaires : des formules simples, souples et abordables comptent aussi.

6. Les obstacles dans les salles de sport

La recherche sur l’accessibilité des salles de sport vient surtout des États-Unis. L’étude de Johnson et ses collègues, publiée en 2012 dans Topics in Spinal Cord Injury Rehabilitation, a visité 16 salles de sport en milieu rural dans l’ouest du Wisconsin et a mesuré leur conformité à la loi américaine sur les personnes handicapées. Les chercheurs avaient pu visiter 16 des 36 salles éligibles, et dix professionnels de ces salles avaient répondu à un questionnaire en ligne ; les résultats étaient comparés à quatre études menées dans d’autres régions. Aucune salle n’était entièrement conforme. Les meilleurs résultats concernaient le comptoir d’accueil (84 %) et les circulations dans la salle (72 %) ; les plus faibles, le téléphone (6 %) et les vestiaires (32 %).

Les professionnels interrogés n’avaient pas été formés aux transferts en fauteuil roulant, et très peu avaient reçu une formation pour accueillir des personnes handicapées. Les auteurs concluent que l’accessibilité des salles de sport reste un sujet de préoccupation, et que la sensibilisation des professionnels doit progresser, surtout dans les zones rurales, où l’offre de salles est limitée.

Ces résultats ne décrivent pas la France, où la loi et les normes sont différentes. Ils rappellent toutefois que l’accessibilité ne se résume pas à l’entrée : elle concerne aussi les vestiaires, les douches, les équipements, l’information et, surtout, les compétences de l’équipe.

Une revue publiée en 2026 dans Global Health Action par Miller et ses collègues, consacrée aux outils d’évaluation de l’accessibilité des espaces de loisirs publics, ajoute un constat : presque tous ces outils portent sur les handicaps physiques, et la participation des personnes handicapées à leur conception n’est pas toujours indiquée. Les handicaps sensoriels, intellectuels et psychiques restent souvent oubliés.

7. Ce que dit le droit français sur l’accessibilité

En France, l’accessibilité des bâtiments relève du code de la construction et de l’habitation. Son article L161-1 pose le principe : les dispositions architecturales, les aménagements et les équipements intérieurs et extérieurs des établissements recevant du public, des installations ouvertes au public et des bâtiments à usage professionnel sont accessibles à tous, dans les cas et conditions prévus par le code.

Pour les établissements existants, l’article L164-1 prévoit qu’ils sont rendus accessibles, dans leurs parties ouvertes au public, selon des conditions propres à leur type et à leur catégorie, et qu’un registre public d’accessibilité y est tenu. L’article L164-2 fixe le délai, au plus dix ans après la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. Les établissements existant au 31 décembre 2014 devaient transmettre un document de conformité ou, à défaut, un agenda d’accessibilité programmée.

L’article L164-3 prévoit des dérogations motivées, en cas d’impossibilité technique, de disproportion manifeste entre les améliorations et leurs coûts ou leurs effets, de contraintes de préservation du patrimoine, ou de refus des copropriétaires dans les conditions prévues par la loi.

L’article R164-1 renvoie à des arrêtés du ministre chargé de la construction pour le détail des obligations : cheminements extérieurs, stationnement, accès et accueil, circulations, locaux intérieurs et sanitaires, portes, revêtements, équipements, éclairage et information des usagers. Il prévoit des règles particulières pour les établissements comportant des douches et des cabines de déshabillage, ce qui concerne directement les vestiaires d’une salle de sport.

Les mesures techniques, comme les pentes, les largeurs ou les hauteurs, figurent dans ces arrêtés, que nous n’avons pas relus pour cet article. Nous n’en donnons donc pas. Un porteur de projet les vérifie avec un professionnel du bâtiment et auprès de l’administration lors de la demande d’autorisation de travaux.

8. Ce que dit le code du sport

Le code du sport pose des principes. Son article L100-1 dispose que la loi favorise un égal accès aux activités physiques et sportives, sans discrimination fondée notamment sur l’âge ou le handicap, et que la pratique sportive contribue à l’intégration sociale et à la préservation de la santé. L’article L100-2 demande à l’État, aux collectivités, aux associations, aux fédérations et aux entreprises de veiller à un égal accès aux pratiques sportives sur tout le territoire.

L’article L100-3 prévoit que l’organisation et le développement des activités physiques et sportives dans les établissements spécialisés et les entreprises accueillant des personnes handicapées font l’objet d’adaptations à leur situation.

Ces textes ne créent pas d’obligation chiffrée pour une salle de sport privée, mais ils donnent le cadre : l’accès au sport des personnes handicapées est un objectif d’intérêt général, auquel les entreprises sont appelées à contribuer.

9. L’activité physique adaptée sur prescription

Le code de la santé publique offre un autre levier. L’article L1172-1 permet au médecin intervenant dans la prise en charge de prescrire une activité physique adaptée aux personnes atteintes d’une affection de longue durée ou d’une maladie chronique, présentant des facteurs de risque, ou en perte d’autonomie.

L’article D1172-1-1 précise les situations de perte d’autonomie dues au handicap ou au vieillissement qui ouvrent droit à cette prescription, notamment pour les personnes bénéficiant d’un droit attribué par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées, ou titulaires de la carte « mobilité inclusion ».

L’article D1172-2 décrit la prescription : le médecin la rédige sur un formulaire spécifique, en précisant le type d’activité, sa durée, sa fréquence et son intensité, pour trois à six mois renouvelables. Elle ouvre droit à un bilan de la condition physique, des capacités fonctionnelles et de la motivation. L’activité est dispensée par des personnes qualifiées : certains professionnels de santé, les titulaires d’un diplôme en activité physique adaptée, des éducateurs sportifs titulaires de diplômes ou de certifications reconnus, ou des intervenants certifiés par une fédération sportive agréée, selon des listes fixées par arrêté.

La prescription ne vaut pas, à elle seule, remboursement. La prise en charge éventuelle dépend des dispositifs locaux et de la complémentaire de chacun.

10. L’accueil : là où tout se joue

Les études lues convergent sur un point : les obstacles ne sont pas seulement matériels. Dans les salles du Wisconsin, l’équipe n’était pas formée ; dans la revue du Lancet, les auteurs insistent sur les plans d’action, les moyens et le suivi. Une salle peut être conforme sur le papier et rester difficile à fréquenter si personne ne sait accueillir, adapter un exercice ou orienter.

Concrètement, l’accueil commence avant l’inscription : une information claire et vérifiable sur l’accès, le stationnement, les vestiaires, les douches et les équipements, pour que la personne sache ce qu’elle trouvera. Il continue par une première visite où l’on écoute ses besoins, ses objectifs et ce que son médecin lui a conseillé.

Il tient aussi au rythme. La revue de Martin Ginis et ses collègues montre que des bénéfices apparaissent même en dessous de 150 minutes d’activité par semaine : une progression douce, avec des objectifs atteignables, vaut mieux qu’un programme standard qui décourage dès les premières séances.

Il passe ensuite par l’encadrement. Pour une activité physique adaptée sur prescription, le code de la santé publique fixe qui peut intervenir. En dehors de ce cadre, un éducateur sportif qualifié adapte l’effort, connaît les limites de sa compétence et sait orienter vers un professionnel de santé ou une structure spécialisée quand c’est nécessaire.

11. Travailler avec le territoire

Une salle de sport n’est pas seule. Les associations sportives, les fédérations qui proposent une pratique adaptée, les établissements et services médico-sociaux, les professionnels de santé et, lorsqu’elles existent, les Maisons Sport-Santé forment un réseau. Selon l’article L1173-1 du code de la santé publique, ces dernières assurent l’accueil, l’information et l’orientation du public vers l’activité physique à des fins de santé et l’activité physique adaptée, ainsi que la mise en réseau des professionnels de la santé, du social et du sport.

Pour une salle, connaître ce réseau permet d’orienter une personne vers la structure la plus adaptée, et d’accueillir celles qui y sont adressées. Il ne s’agit pas de « capter un marché », mais de trouver sa place dans un parcours.

12. Ce que l’on peut retenir

Trois enseignements se dégagent. Le premier est que l’écart de pratique entre personnes handicapées et sans handicap est réel et bien documenté, et que l’activité physique leur apporte des bénéfices mesurables, même à petite dose.

Le deuxième est que les grands événements ne suffisent pas : sans moyens, sans planification et sans évaluation, les Jeux ne changent pas la pratique de la population. L’accessibilité se construit au quotidien, dans les équipements et dans les équipes.

Le troisième est que le droit français donne un cadre : obligation d’accessibilité des établissements recevant du public, égal accès au sport inscrit dans le code du sport, et prescription d’activité physique adaptée. Il appartient à chaque établissement de le traduire en pratique.

13. Et pour un porteur de projet ?

Pour un porteur de projet, l’accessibilité est d’abord une obligation légale à intégrer dès la conception du local, avec des professionnels du bâtiment, puisque le code renvoie à des règles techniques précises et à une procédure d’autorisation. C’est aussi une question de compétences et d’accueil, qui se prépare avec l’équipe.

Le registre public d’accessibilité que prévoit l’article L164-1 du code de la construction et de l’habitation pour les établissements existants est aussi un outil d’information : tenu à la disposition du public, il permet à une personne de savoir, avant de venir, ce que l’établissement a prévu pour son accueil. Le tenir à jour et clair fait partie de l’accueil.

Nous ne donnons ni coût, ni nombre de membres, ni chiffre d’affaires attendu : aucune source lue ne permet de les estimer, et l’accueil des personnes handicapées n’a pas à être présenté comme un levier de rentabilité. Un club ouvert sous licence de marque s’inscrit dans les mêmes obligations que tout établissement recevant du public, et dans le même réseau local que les autres acteurs du sport et de la santé.

FAQ — Sport, handicap et accessibilité

Les personnes handicapées font-elles moins d'activité physique ?
Oui. Selon la revue de Martin Ginis et coll. (The Lancet, 2021), elles ont de 16 % à 62 % moins de chances d’atteindre les recommandations que les personnes sans handicap, et sont plus exposées aux problèmes de santé liés à l’inactivité.
Le sport est-il risqué pour une personne en situation de handicap ?
Selon les recommandations de l’OMS de 2020 pour les personnes vivant avec un handicap (Carty et coll., 2021), il n’y a pas de risque majeur à pratiquer une activité adaptée à son niveau, à son état de santé et à ses capacités, et les bénéfices l’emportent en général sur les risques. L’avis du médecin reste utile pour adapter la pratique.
Les Jeux paralympiques font-ils augmenter la pratique ?
Les données réunies par Bauman et coll. (The Lancet, 2021) ne montrent pas, en général, de hausse de l’activité physique de la population après les Jeux. Un héritage demande une planification et une évaluation.
Une salle de sport doit-elle être accessible ?
Oui. Le code de la construction et de l’habitation (L161-1, L164-1 à L164-3) impose l’accessibilité des établissements recevant du public, avec un registre public d’accessibilité et des dérogations motivées possibles. Le détail technique figure dans des arrêtés.
Un médecin peut-il prescrire du sport à une personne handicapée ?
Oui. L’article L1172-1 du code de la santé publique permet de prescrire une activité physique adaptée, notamment en situation de perte d’autonomie due au handicap (D1172-1-1). Elle est dispensée par des personnes qualifiées listées à l’article D1172-2 ; la prescription ne vaut pas, à elle seule, remboursement.
Que doit savoir faire l'équipe d'une salle ?
Accueillir, écouter les besoins, adapter l’effort et orienter vers un professionnel ou une structure spécialisée quand c’est nécessaire. Une étude américaine (Johnson et coll., 2012) a trouvé que la plupart des professionnels des salles visitées n’étaient pas formés à l’accueil des personnes handicapées.

Sources

  • Martin Ginis KA et coll. Participation of people living with disabilities in physical activity: a global perspective. The Lancet, 2021 (résumé). doi.org/10.1016/S0140-6736(21)01164-8
  • Carty C et coll. The First Global Physical Activity and Sedentary Behavior Guidelines for People Living With Disability. Journal of Physical Activity and Health, 2021 (résumé). doi.org/10.1123/jpah.2020-0629
  • Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462. doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955
  • Bauman AE et coll. An evidence-based assessment of the impact of the Olympic Games on population levels of physical activity. The Lancet, 2021 (résumé). doi.org/10.1016/S0140-6736(21)01165-X
  • Tweedy S et coll. An analysis of people with disabilities in Australia by age, sex, disability type and severity – Implications for leveraging the 2032 Paralympic games to increase physical activity participation. JSAMS Plus, 2025 (résumé). doi.org/10.1016/j.jsampl.2025.100110
  • Kennedy RA, Tonmukayakul U, Shields N. What Australian young adults with disability are prepared and willing to pay to exercise in a gym: An online survey and discrete choice experiment. JSAMS Plus, 2026 (résumé). doi.org/10.1016/j.jsampl.2026.100154
  • Johnson MJ et coll. ADA Compliance and Accessibility of Fitness Facilities in Western Wisconsin. Topics in Spinal Cord Injury Rehabilitation, 2012 (résumé). doi.org/10.1310/sci1804-340
  • Miller AH, Prasai S, Morrison J. Frameworks to analyse accessibility of public recreational spaces for persons with disabilities: a rapid scoping review. Global Health Action, 2026 (résumé). doi.org/10.1080/16549716.2026.2729891
  • Code de la construction et de l’habitation articles L161-1, L164-1 à L164-3 et R164-1. textes en vigueur lus le 29 octobre 2026 dans la compilation codes.droit.org ; seul Légifrance fait foi. codes.droit.org/PDF/Code%20de%20la%20construction%20et%20de%20l%27habitation.pdf
  • Code du sport articles L100-1 à L100-3. textes en vigueur lus le 29 octobre 2026 dans la compilation codes.droit.org. codes.droit.org/PDF/Code%20du%20sport.pdf
  • Code de la santé publique articles L1172-1, L1173-1, D1172-1-1 et D1172-2. textes en vigueur lus le 29 octobre 2026 dans la compilation codes.droit.org. codes.droit.org/PDF/Code%20de%20la%20sant%C3%A9%20publique.pdf

Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; la fiche de l’OMS et les textes de loi, dans leur texte intégral.

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