Sport féminin % des pratiquantes % de la couverture médiatique % du sponsoring mondial

Sport féminin : 40 % des pratiquantes, 4 % de la couverture médiatique, 0,4 % du sponsoring mondial

✍️ Par la Rédaction MagicFit · ⏱️ Lecture 6 min · 📅 Publié le 4 mars 2026

Série Investigation MAGICFIT — Saison 3 — Article 2/5

Les oubliés du sport · Données sourcées · Analyse indépendante

Les femmes représentent 40 % des sportifs en France et 39 % des licenciés fédéraux. Pourtant, elles ne reçoivent que 4 % de la couverture médiatique sportive hors grands événements (UNESCO), 0,4 % du sponsoring mondial, et en 2025, moins de 7 % des unes de L’Équipe leur sont consacrées. Aucune femme ne figure parmi les 100 athlètes les mieux payés au monde (Forbes 2024). Enquête sur une invisibilisation qui freine la pratique et pénalise la santé des femmes.

Le grand écart : pratique vs visibilité

Le paradoxe est vertigineux. Les femmes pratiquent le sport à un niveau comparable à celui des hommes — en 2024, 68 % des femmes déclarent une pratique sportive occasionnelle contre 73 % des hommes, soit un écart de seulement 5 points — mais leur visibilité médiatique reste dérisoire. Le sport féminin ne représente encore que 15 % des contenus sportifs diffusés en France, malgré une progression de 20 % en dix ans.

Indicateur Femmes Hommes Source
Part des licenciés sportifs (France) 39 % 61 % Ministère des Sports 2023
Pratique sportive occasionnelle (2024) 68 % 73 % Ministère des Sports 2025
Couverture médiatique sportive 4 à 16 % 84 à 96 % UNESCO / ONU Femmes 2022
Unes de L’Équipe (2025) < 7 % > 93 % Geobjectif / HCE 2025
Sponsoring sportif mondial 0,4 % 99,6 % UNESCO
Parmi les 100 athlètes les mieux payés 0 100 Forbes / Sportico 2024
Rémunération moyenne (élite) 1 % des hommes 100 % Sporting Intelligence 2017

Sources : UNESCO, ONU Femmes, Forbes, Sportico, Ministère des Sports, Geobjectif, HCE.

L’invisibilisation qui tue la pratique

Le cercle vicieux est documenté : moins de médiatisation = moins de modèles = moins de pratique féminine = moins d’audience = moins de médiatisation. Comme le résume la campagne irlandaise « If she can’t see it, she can’t be it », l’absence de sportives visibles dans les médias pousse les jeunes filles à l’autocensure.

En France, l’écart de pratique entre filles et garçons est massif chez les jeunes : 50 % des femmes de 16-24 ans pratiquent une activité sportive contre 63 % des hommes (INSEE). Et près d’une personne sur deux considère que « certains sports conviennent mieux aux filles qu’aux garçons ».

Pourtant, les audiences sont au rendez-vous quand on donne leur chance aux compétitions féminines. La Coupe du monde féminine de football 2023 a atteint 2 milliards de téléspectateurs. 88 % des Français estiment que le sport féminin n’est pas assez médiatisé, et 73 % le trouvent aussi spectaculaire que le sport masculin (Médiamétrie 2024). Plus d’un Français sur deux suit aujourd’hui du sport féminin — une progression soutenue, portée notamment par les 18-24 ans.

2,35 milliards de dollars : l’économie du sport féminin explose, les investissements traînent

Selon le cabinet Deloitte, les revenus mondiaux du sport féminin professionnel devraient atteindre 2,35 milliards de dollars en 2025, soit une augmentation de 240 % en quatre ans. En 2024, le marché avait déjà dépassé les prévisions initiales de 1,28 milliard pour atteindre 1,88 milliard.

Les audiences confirment cette dynamique. En France à l’été 2025, l’Euro féminin de football a rassemblé 36,1 millions de personnes en couverture cumulée. La Coupe du monde féminine de rugby a touché 34,6 millions de personnes, soit 2,5 fois plus qu’en 2017. Les femmes représentent désormais 43 % de l’audience du football féminin — un public qui se féminise et se rajeunit.

Malgré ces chiffres, l’investissement reste dérisoire. L’ANS a mobilisé 1,063 million d’euros en 2024 pour le fonds de soutien à la production audiovisuelle du sport féminin. Une goutte d’eau par rapport aux droits TV du sport masculin. Et si les athlètes féminines ont 88 % de taux de crédibilité comme modèles (ONU Femmes), peu de marques investissent réellement : elles capitalisent sur les succès déjà réalisés au lieu d’anticiper.

Les barrières spécifiques des femmes dans le sport

Ce que vivent les femmes dans le sport

Barrière Chiffre Source
Harcèlement ou abus sexuels subis (athlètes féminines) 55 % Commission européenne
Femmes entraîneures aux JO (Tokyo 2020) 13 % CIO
Joueuses non payées (qualif. Coupe du monde) 29 % FIFPRO
Retransmission féminine aux JO Paris 2024 37 % volume horaire Arcom
Consommation de psychotropes (femmes actives) 6,5 % (vs 3,6 % hommes) Astérès / MGEN 2025

Les freins à la pratique féminine sont multiples : insécurité dans l’espace public, charge mentale et domestique, manque de créneaux adaptés, grossophobie, sexisme ordinaire en salle. À cela s’ajoutent des freins structurels : pas de vestiaires adaptés, peu de modèles visibles, des créneaux horaires pensés pour des hommes.

Conséquence sanitaire directe : les femmes actives consomment 2,7 fois plus d’antidépresseurs que les hommes. Comme nous l’avons montré dans notre enquête précédente sur sport et santé mentale, l’exercice est aussi efficace que les antidépresseurs. Les femmes, premières consommatrices de psychotropes, sont aussi celles qui ont le moins accès au sport.

Paris 2024 : un progrès historique, mais fragile

Les JO de Paris 2024 ont été historiques : première parité athlètes femmes/hommes de l’histoire olympique, 5 milliards de téléspectateurs mondiaux, 51 millions en France. La couverture des épreuves féminines a atteint 37 % du volume horaire total (42 % hors épreuves paralympiques) — un niveau inédit.

Mais dès que les JO sont terminés, le sport féminin retombe dans l’ombre : moins de 4 % des compétitions diffusées à la télévision entre 2018 et 2021 concernaient des femmes. Le constat est clair : la médiatisation du sport féminin reste « sous condition » d’un exploit ou d’un grand événement. Entre ces temps forts, l’exposition reste limitée.

2025 : les mesures gouvernementales, enfin ?

Lors de la conférence du 7 mars 2025, la ministre des Sports a présenté un plan ambitieux de mesures concrètes pour le sport féminin. Les principales avancées annoncées :

Le financement dédié passe de 12,9 % à 20 % des crédits PSF pour toutes les fédérations sportives en 2025. La Ligue féminine de football professionnel, créée en 2024, marque un tournant pour la professionnalisation. La crèche de l’INSEP ouvre aux bébés dès 10 semaines. Des accords sectoriels garantissent 12 mois de salaire en congé maternité dans le handball et le basket. La part des femmes sur les listes de haut niveau atteint désormais 42 % en 2024 (contre 39 % en 2021). Et une étude inédite sur l’économie du sport féminin sera lancée au premier semestre 2025 pour poser les bases d’un baromètre bisannuel.

Le nombre de licenciées a augmenté de 8,9 % entre 2021 et 2023, contre 6,5 % pour les hommes. La dynamique est là — mais elle reste fragile, car elle dépend encore largement de la volonté politique et des grands événements pour se maintenir.

La campagne « Sport Féminin Toujours » de l’Arcom (janvier-février 2025) va dans ce sens en cherchant à installer durablement les compétitions féminines dans les grilles de programmes. Mais comme le souligne le rapport d’ecosportwomen, le paysage médiatico-sportif français « rend nécessaire l’exploit comme norme de médiatisation des athlètes féminines » — un paradigme qui doit être inversé.

MAGICFIT : le sport inclusif, pas un slogan

Chez MAGICFIT, plus de la moitié de nos adhérents sont des femmes. Ce n’est pas un hasard : nos salles sont conçues pour l’accessibilité et le confort de toutes et tous.

Nos cours collectifs (yoga, Body Pump, HIIT, EMS) sont les formats que la science identifie comme les plus efficaces pour la santé mentale féminine — et les plus demandés par les femmes.

Nos 81 calculateurs fitness incluent des outils spécifiques (masse grasse, métabolisme, besoins caloriques) adaptés aux profils féminins.

Notre partenariat RNPC Toulon offre un accompagnement diététique personnalisé — essentiel pour les femmes qui représentent 70 % des victimes de troubles du comportement alimentaire.

40 % des sportifs sont des femmes. 0,4 % du sponsoring leur revient. On change ça ?

MAGICFIT : des salles pensées pour toutes, dans toute la France.

Découvrir la franchise MAGICFIT

81 calculateurs gratuits · 48 guides nutritionnels · 180 exercices

Des outils adaptés à tous les profils, femmes et hommes.

Accéder aux calculateurs


Sources et références

UNESCO — 4 % de couverture médiatique, 0,4 % du sponsoring
ONU Femmes — Faits et chiffres : les femmes dans le sport (2024)
Sports.gouv.fr — Le sport féminin gagne du terrain (mars 2025)
Geobjectif — Moins de 7 % des unes de L’Équipe en 2025
ÉcoRéseau Business — Deloitte : 2,35 Md$ de revenus sport féminin 2025
Women Sports — Audiences Euro et Coupe du monde féminine 2025
ecosportwomen — Visibilité et attention du sport féminin 2024
Oxfam France — Inégalités femmes dans le sport
Expression Publique — Sport féminin en France : 39 % de licenciées
INSEE — Pratiques sportives femmes vs hommes
MAGICFIT — 151 calculateurs fitness gratuits
MAGICFIT — Partenariat RNPC Toulon

Série Investigation MAGICFIT — Les oubliés du sport

1. Sport et santé mentale ·
2. Sport féminin ·
3. Coaching sauvage ·
4. Sport et handicap ·
5. Quartiers prioritaires

3 saisons · 21 articles d’investigation · Le sport est un droit, pas un luxe

Decouvrez aussi : devenir franchise MagicFit

FAQ

Quelle est la part des femmes dans le sport en France ?

Les femmes représentent 39 % des licenciés fédéraux en France. En 2024, 68 % des femmes déclarent une pratique sportive occasionnelle, contre 73 % des hommes — un écart qui s’est réduit de 4 points par rapport à 2023. Le nombre de licenciées a progressé de 8,9 % entre 2021 et 2023.

Pourquoi le sport féminin est-il si peu médiatisé ?

Le sport féminin ne représente que 15 % des contenus sportifs diffusés en France, et moins de 7 % des unes de L’Équipe en 2025. Cette sous-exposition crée un cercle vicieux : moins de visibilité entraîne moins de sponsors, moins de modèles pour les jeunes filles, et donc moins de pratique féminine.

Combien pèse l'économie du sport féminin mondial ?

Selon Deloitte, les revenus du sport féminin professionnel devraient atteindre 2,35 milliards de dollars en 2025, soit une hausse de 240 % en quatre ans. Les audiences explosent : l’Euro féminin 2025 a touché 36,1 millions de personnes en France, la Coupe du monde de rugby féminine 34,6 millions.

Que change Paris 2024 pour le sport féminin ?

Les JO de Paris 2024 ont été les premiers à atteindre la parité athlètes femmes/hommes. La couverture féminine a atteint 37 % du volume horaire. Mais cette visibilité reste liée aux grands événements — entre les temps forts, le sport féminin retombe sous les 4 % de diffusion télévisuelle.

Quelles mesures le gouvernement prend-il pour le sport féminin en 2025 ?

Les crédits fédéraux dédiés au sport féminin passent de 12,9 % à 20 %. La crèche de l’INSEP ouvre dès 10 semaines. Des accords sectoriels garantissent 12 mois de salaire en congé maternité (handball, basket). Une étude inédite sur l’économie du sport féminin est lancée au premier semestre 2025.

Quel lien entre sport féminin et santé mentale des femmes ?

Les femmes actives consomment 2,7 fois plus d’antidépresseurs que les hommes (6,5 % vs 3,6 %). L’activité physique est aussi efficace que les antidépresseurs selon les études scientifiques. Mais les femmes, premières consommatrices de psychotropes, sont aussi celles qui ont le moins accès au sport — un paradoxe qui a un coût sanitaire énorme.

Pourquoi aucune femme ne figure parmi les 100 athlètes les mieux payés ?

Le classement Forbes 2024 ne compte aucune femme parmi les 100 athlètes les mieux rémunérés. L’écart salarial est abyssal : le premier choix de la WNBA gagne 76 000 dollars par an, celui de la NBA 10 millions. Ce déséquilibre est directement lié à la sous-médiatisation et au sous-investissement du sponsoring dans le sport féminin.

Partager cet article

Rédigé par

L'équipe Magicfit

Nos coachs diplômés d'État partagent leur expertise pour vous accompagner vers vos objectifs fitness. Nutrition, entraînement, lifestyle : découvrez tous nos conseils !

Prêt à passer à l'action ?

Rejoignez Magicfit et bénéficiez d'un accompagnement personnalisé avec nos coachs diplômés d'État.

Trouver un club

15 clubs Magicfit en France

Me géolocaliser

Trouver les clubs les plus proches

Voir tous les clubs

Liste complète avec carte interactive

ou rechercher

Géolocalisation impossible

Veuillez autoriser l'accès à votre position ou utilisez la recherche par ville.

3 clubs trouvés près de vous