Quartiers prioritaires % de pratique sportive contre % des terrains de foot mais pas de salles et % qui dénoncent une offre trop restreinte

Quartiers prioritaires : 78 % de pratique sportive contre 89 %, des terrains de foot mais pas de salles, et 42 % qui dénoncent une offre trop restreinte

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 16 min · 📅 Publié le 4 mars 2026

Investigation · Quartiers prioritaires · Activité physique · Inégalités sociales de santé · Ce que disent les études et la loi

En France métropolitaine, 5,3 millions de personnes, soit 8 % de la population, vivent dans l’un des 1 362 quartiers prioritaires de la politique de la ville. Ces quartiers sont définis par le revenu de leurs habitants, plus faible que dans le reste de leur agglomération. Que sait-on de l’activité physique de ces habitants, des obstacles qu’ils rencontrent et des dispositifs qui cherchent à les lever ? Les statistiques publiques, les textes de loi et les études publiées permettent d’y répondre en partie, et de dire aussi ce que l’on ne sait pas.

Une précision de méthode. Cet article ne cite que des sources que nous avons lues : les publications de l’Insee, les codes en vigueur, la page du ministère des Sports sur le pass Sport, les résumés publiés des études citées et les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé de 2020. Les chiffres de pratique sportive propres aux quartiers prioritaires publiés par d’autres organismes, que nous n’avons pas pu consulter, ne sont pas repris, pas plus que les écarts de santé, les surcoûts et les taux d’abandon qui circulent sans source.

Une précision de transparence. Magicfit est un réseau de clubs de sport en licence de marque. Cet article est une synthèse documentaire ; il ne promet aucun résultat, ni pour la santé d’une personne ni pour l’activité d’un club.

1. Ce qu’est un quartier prioritaire

Selon l’Insee, les quartiers prioritaires de la politique de la ville sont des territoires d’intervention de l’État et des collectivités définis par la loi de programmation pour la ville et la cohésion urbaine du 21 février 2014, dite loi Lamy. Leur objectif commun est de réduire les écarts de développement entre les quartiers défavorisés et leurs unités urbaines. En France métropolitaine, ils ont été identifiés selon un critère unique, le revenu par habitant, à partir de données carroyées de l’Insee, puis leurs contours ont été affinés au niveau local.

Leur liste est fixée par le décret n° 2024-806 du 13 juillet 2024 en France métropolitaine et par le décret n° 2024-1212 du 27 décembre 2024 dans les départements d’outre-mer, à Saint-Martin et en Polynésie française. Au 1er janvier 2025, l’Insee compte 1 362 quartiers en France métropolitaine, 156 dans les départements d’outre-mer, 88 en Polynésie française et 3 à Saint-Martin. Les contours ont été élaborés par l’Agence nationale de la cohésion des territoires, qui a succédé en 2020 au Commissariat général à l’égalité des territoires.

2. Une géographie très inégale

Selon l’Insee Première n° 2008, publiée en août 2024, il y a désormais 1 362 quartiers prioritaires en France métropolitaine, contre 1 296 sur la période précédente, de 2014 à 2023. Ils comptent en moyenne 3 900 habitants, mais leur répartition est très hétérogène : un seul quartier dans plusieurs départements, comme les Hautes-Alpes, le Cantal, la Creuse, le Gers, le Lot et la Lozère, et 94 dans le Nord.

En Seine-Saint-Denis, 42 % des habitants résident dans un quartier prioritaire, et ce département abrite le quartier le plus peuplé, avec 132 500 habitants. Dans le Val-d’Oise, la part est de 18 %. À l’opposé, environ 1 % des habitants du Lot, de la Haute-Loire, de la Vendée et des Hautes-Alpes vivent dans un quartier prioritaire. Parler « des quartiers » au singulier masque donc des réalités très différentes, d’une grande barre de banlieue parisienne à un petit quartier d’une ville moyenne.

3. Qui vit dans ces quartiers

Les habitants des quartiers prioritaires sont plus jeunes : 35 ans en moyenne, contre 41 ans dans les environnements urbains voisins, et 39 % ont moins de 25 ans, contre 30 %. Les familles monoparentales y sont près de deux fois plus fréquentes, 17 % des ménages contre 9 %, et dans neuf cas sur dix une femme est à la tête de la famille. Les personnes étrangères et immigrées représentent respectivement 23 % et 28 % de la population.

Les ménages sont locataires dans 85 % des cas, et 62 % déclarent occuper un logement appartenant à un organisme HLM, contre 14 % dans les environnements urbains. Un ménage sur sept habite un logement suroccupé, 2,5 fois plus qu’alentour. Selon une autre publication de l’Insee, l’Insee Première n° 1996 de mai 2024, 43 % des habitants des quartiers prioritaires vivaient en 2018 sous le seuil de pauvreté, contre 14 % des habitants de leur environnement urbain.

4. Diplôme, emploi et temps disponible

Les habitants des quartiers prioritaires sont en moyenne moins diplômés : 44 % déclarent n’avoir aucun diplôme, contre 23 % des habitants des environnements urbains, et seuls 17 % ont un diplôme de niveau bac + 2 ou plus, contre 39 %. Seuls 60 % des jeunes de 15 à 24 ans sont scolarisés, contre 70 %, et plus d’un quart des jeunes de 16 à 25 ans ne sont ni en emploi ni en études.

Moins de la moitié des habitants de 15 à 64 ans disent occuper un emploi (47 %), contre les deux tiers dans les environnements urbains, et ce taux tombe à environ 40 % pour les femmes et les étrangers. Le chômage y est 2,3 fois plus élevé, et 23 % des personnes en emploi ont un contrat à durée limitée, contre 13 %. Les sources lues ne mesurent pas directement la pratique sportive dans ces quartiers. Mais ces conditions de vie, budget serré, logement petit, horaires et contrats incertains, familles monoparentales, sont celles que les études suivantes associent à une activité physique plus faible ou à des obstacles d’accès.

5. L’activité physique en France

Pour situer ces quartiers, il faut d’abord rappeler la situation de l’ensemble du pays. Selon l’étude publiée en 2022 dans l’International Journal of Environmental Research and Public Health par Verdot et ses collègues de Santé publique France, à partir de l’étude Esteban de 2014-2016, 71 % des hommes et 53 % des femmes atteignaient les recommandations d’activité physique alors en vigueur, soit au moins 30 minutes d’activité modérée cinq jours par semaine.

Depuis 2006-2007, l’activité physique avait baissé chez les femmes et augmenté chez les hommes. Surtout, 80 % des adultes déclaraient au moins trois heures d’écran par jour sur leur temps de loisir, en forte hausse. Chez les enfants, seuls 51 % des garçons et 33 % des filles atteignaient les recommandations, et l’activité baissait nettement après 10 ans. Ce manque d’activité, en particulier chez les femmes et les filles, concerne tout le pays ; les quartiers prioritaires n’en sont pas une exception, mais ils cumulent des facteurs qui y sont liés.

6. L’inactivité, le diplôme et l’obésité

Une étude publiée en 2025 dans le Journal of Physical Activity and Health par Bouchan et ses collègues, sur 1 491 femmes et 1 157 hommes de l’étude Esteban, a regroupé les adultes selon leurs activités de loisir et leur temps d’écran. Chez les femmes, le groupe le plus nombreux (61,7 %) réunissait des personnes inactives avec beaucoup d’écran. Il était associé à un niveau de diplôme plus faible (rapport de cotes de 1,6) et à une probabilité plus élevée d’obésité (2,4).

Chez les hommes, le groupe peu actif avec beaucoup d’écran (39,9 %) était associé à un âge plus jeune et à l’obésité (2,5). Dans les deux sexes, l’inactivité associée à beaucoup de sédentarité allait de pair avec l’obésité. Cette étude ne porte pas sur les quartiers prioritaires ; elle montre seulement que l’inactivité est plus fréquente chez les personnes moins diplômées, qui y sont plus nombreuses. Elle invite à des actions ciblées, qui tiennent compte des différences entre femmes et hommes.

7. Une santé cardiovasculaire marquée par les inégalités

Une étude publiée en 2025 dans l’American Journal of Preventive Cardiology par Deraz et ses collègues, sur 191 335 adultes de 18 à 69 ans de la cohorte Constances, a mesuré la santé cardiovasculaire par le score « Life’s Essential 8 », qui combine huit indicateurs de santé cardiovasculaire, dont, depuis 2022, la qualité du sommeil.

Le score moyen était de 66,11 sur 100, et seuls 13,21 % des adultes atteignaient un niveau élevé, de 80 points ou plus. Les auteurs relèvent des disparités liées à des facteurs sociodémographiques individuels et contextuels, et à la santé mentale. Ils plaident pour des stratégies de prévention précoces et personnalisées. Là encore, l’étude ne vise pas les quartiers prioritaires, mais elle confirme que le milieu de vie compte dans la santé du cœur.

8. Des équipements sportifs moins proches

Une revue systématique publiée en 2026 dans l’International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity par van de Geest et ses collègues a réuni 250 études menées dans les pays à revenu élevé sur les environnements de quartier favorables à l’activité physique. Le résultat est nuancé : les personnes de position socio-économique plus basse vivaient plus souvent dans des quartiers propices à la marche et au vélo, et plus souvent près d’aires de jeux.

En revanche, elles avaient moins souvent accès à des équipements sportifs organisés. Pour les autres environnements, les résultats étaient le plus souvent nuls. Les auteurs concluent que les inégalités d’exposition sont nuancées plutôt qu’uniformes, et qu’il faut adapter les actions au contexte local. Pour une salle de sport, ces résultats suggèrent que la distance aux équipements organisés est un obstacle réel, mais que les quartiers modestes ne sont pas dépourvus de ressources pour bouger.

9. Ce que dit la loi

Le code du sport, à son article L100-1, déclare d’intérêt général le développement du sport pour tous. Il précise que la pratique des activités physiques et sportives est une dimension nécessaire des politiques publiques visant notamment l’égalité des chances et la santé, et que la loi favorise un égal accès à ces activités, sans discrimination fondée notamment sur l’âge, le handicap ou la condition sociale.

Le code de la santé publique, à son article L1172-1, permet au médecin de prescrire une activité physique adaptée aux personnes atteintes d’une affection de longue durée ou d’une maladie chronique, présentant des facteurs de risque ou en perte d’autonomie. Son article L1173-1 crée les maisons sport-santé, habilitées par l’autorité administrative, chargées d’accueillir, d’informer et d’orienter le public et de mettre en réseau les professionnels de la santé, du social et du sport. Enfin, son article L1434-10 demande que le diagnostic territorial de santé porte une attention particulière aux quartiers prioritaires de la politique de la ville.

10. Le pass Sport en 2026

Le pass Sport est une aide de l’État à l’inscription dans un club ou une structure sportive. Selon la page du ministère des Sports publiée le 29 août 2026, il évolue pour la saison 2026-2027 : un montant de 50 €, le retour des enfants de 6 à 13 ans, et une aide complémentaire versée par la Caisse nationale d’allocations familiales au premier trimestre 2027 aux jeunes de 6 à 17 ans allocataires qui l’auront activé.

Sont éligibles les jeunes de 6 à 17 ans dont le quotient familial est de 699 € ou moins, les jeunes en situation de handicap bénéficiaires de l’AEEH de 6 à 19 ans ou de l’AAH de 16 à 30 ans, et les étudiants boursiers de moins de 28 ans. La campagne est ouverte du 1er septembre au 31 décembre 2026. Le jeune présente son code au club ou à la structure de son choix parmi ceux qui sont éligibles, qui déduit 50 € de l’inscription et se fait rembourser ensuite. Les critères d’éligibilité ne mentionnent pas le lieu d’habitation : le pass vise les familles modestes et les publics cités, où qu’ils vivent.

11. Les maisons sport-santé dans les quartiers populaires

Un article publié en 2024 dans la revue Santé publique par Boux et ses collègues retrace l’expérience de la Ville de Paris, qui a développé un réseau de maisons sport-santé dans les quartiers populaires. Selon les auteurs, les habitants concernés connaissent les recommandations de santé publique sur l’activité physique et l’alimentation, mais font face à des obstacles matériels, pratiques et symboliques.

En s’adaptant à leurs besoins, les maisons sport-santé leur donnent les moyens concrets d’adopter des habitudes favorables à la santé. Le titre de l’article parle de « réussites et incertitudes » : l’expérience montre l’intérêt du dispositif pour réduire les inégalités sociales de santé, sans en faire une solution achevée. Le constat de départ compte : le problème n’est pas l’ignorance, mais l’accès.

12. Le sport sur ordonnance

Strasbourg a été en 2012 la première ville française à expérimenter un dispositif de sport-santé sur ordonnance, financé et organisé par les collectivités. Une enquête qualitative publiée en 2021 dans Santé publique par Lutrat et Gasparini, auprès de patients du dispositif, rappelle que la prescription ne garantit ni la pratique ni l’engagement durable.

Les auteurs soulignent que les maladies chroniques, associées à des conditions sociales précaires, éloignent de l’activité physique. L’activité prescrite peut alors devenir une ressource, qui donne accès à une pratique que la trajectoire sociale du patient ne prévoyait pas, et la pratique régulière de patients auparavant inactifs peut changer leur trajectoire. Une autre étude, publiée en 2016 par Marsault, montre que les éducateurs sportifs traduisent la prescription selon leur structure, avec une forme de « démédicalisation » au profit de la pratique sportive.

13. Aller vers les personnes éloignées

Les actions de prévention profitent souvent moins à ceux qui en ont le plus besoin. La recherche-action INVITE, publiée en 2025 dans Santé publique par Bianchi et ses collègues, a construit en région Provence-Alpes-Côte d’Azur une procédure pour inviter des seniors défavorisés à des ateliers sur l’alimentation et l’activité physique. Elle a été conçue avec des chercheurs, des travailleurs sociaux et des personnes âgées.

La procédure compte six étapes : repérage, lettre d’invitation, appel téléphonique, visite à domicile, appel de confirmation et accueil lors de l’atelier. Pour neuf ateliers, 47 visites à domicile ont été réalisées et 11 personnes âgées ont participé. Les auteurs jugent la procédure bien reçue et capable d’atteindre des personnes que les ateliers ne touchaient pas. Le chiffre rappelle aussi l’effort que demande chaque participation.

14. Faire plus pour ceux qui ont moins

L’essai PRALIMAP-INÈS, publié en 2020 dans l’International Journal of Obesity par Briançon et ses collègues, a été mené dans 35 collèges et lycées publics du nord-est de la France auprès d’adolescents de 13 à 18 ans en surpoids ou obèses. Il appliquait le principe d’universalisme proportionné : une prise en charge standard pour tous, et une prise en charge renforcée pour les moins favorisés.

Sur 1 419 adolescents inclus, 1 143 ont été suivis un an. Les auteurs concluent qu’une telle intervention peut éviter d’aggraver, voire réduire, les inégalités sociales de surpoids, surtout chez les filles. Une analyse publiée en 2023 dans Public Health par Omorou et ses collègues, sur 985 adolescents répartis en cinq classes sociales, confirme une réduction de la pente du gradient social. Dans un autre essai, ICAPS, publié en 2014 par Simon et ses collègues dans huit collèges, une approche agissant à la fois sur l’élève, la famille, l’école et l’environnement a limité la prise de poids excessive jusqu’à 30 mois après la fin de l’intervention, avec un effet qui semblait plus marqué chez les adolescents les moins aisés.

15. La ségrégation pèse aussi sur les comportements

Une étude publiée en 2026 dans EPJ Data Science par Cottineau-Mugadza et ses collègues a simulé, sur la région parisienne, l’effet de la ségrégation urbaine sur la diffusion de comportements de santé, comme une alimentation saine. Dans tous les scénarios, les comportements favorables progressaient, mais les inégalités sociales évoluaient différemment.

Quand les lieux de résidence étaient attribués au hasard, les inégalités se réduisaient à long terme. Des déplacements quotidiens plus mélangés atténuaient la hausse des inégalités due à la ségrégation résidentielle, dès qu’une petite part des déplacements était aléatoire. La ségrégation de jour, telle qu’elle existe à Paris, renforçait légèrement l’écart entre les plus et les moins diplômés. Ce n’est qu’un modèle, mais il suggère que la mixité des lieux fréquentés au quotidien, lieux de pratique sportive compris, n’est pas un détail pour la diffusion des bonnes habitudes.

16. Ce que recommande l’OMS

Les recommandations de l’OMS de 2020, présentées par Bull et ses collègues dans le British Journal of Sports Medicine, proposent aux adultes de 150 à 300 minutes par semaine d’activité modérée, ou de 75 à 150 minutes d’activité soutenue, et des activités de renforcement musculaire au moins deux jours par semaine. Pour les enfants et les adolescents, elles proposent en moyenne 60 minutes par jour d’activité modérée à soutenue.

Elles insistent sur le fait que toute activité vaut mieux que rien, et qu’il faut limiter la sédentarité. Pour des personnes qui manquent de temps, de place ou d’argent, ce message compte : une activité modeste, accessible au quotidien, est déjà un premier pas.

17. Ce que l’on peut retenir

Trois enseignements se dégagent. Le premier est que les habitants des quartiers prioritaires cumulent des conditions de vie, revenus faibles, logement petit, emploi précaire, familles monoparentales, qui rendent la pratique régulière plus difficile, dans un pays où l’activité physique est déjà insuffisante, surtout chez les femmes et les filles. Le deuxième est que l’obstacle tient moins au manque de connaissance qu’à l’accès : distance des équipements organisés, coût, obstacles pratiques et symboliques. Le troisième est que des dispositifs existent, de la loi aux maisons sport-santé, du pass Sport au sport sur ordonnance, et que plusieurs des actions étudiées reposent sur un effort plus grand pour ceux qui en ont le plus besoin, ou sur une démarche qui va vers eux.

Pour une salle de sport, la leçon est d’accueillir sans jugement, d’aller vers les habitants avec les acteurs locaux, de proposer des formats simples et des horaires compatibles avec des vies contraintes, et de ne promettre aucun résultat. Un club ouvert sous licence de marque peut y contribuer à son échelle, sans prétendre remplacer les politiques publiques.

FAQ — Quartiers prioritaires et activité physique : ce que disent les études et la loi

Combien de personnes vivent dans un quartier prioritaire ?
Selon l’Insee (Insee Première n° 2008, août 2024), 5,3 millions de personnes, soit 8 % de la population de France métropolitaine, vivent dans l’un des 1 362 quartiers prioritaires délimités en 2024.
Comment un quartier prioritaire est-il défini ?
Par la loi du 21 février 2014, dite loi Lamy, et, en France métropolitaine, par un critère unique : le revenu par habitant, plus faible que dans le reste de l’unité urbaine. La liste actuelle est fixée par le décret n° 2024-806 du 13 juillet 2024.
Les habitants des quartiers prioritaires font-ils moins de sport ?
Les sources que nous avons lues ne mesurent pas directement leur pratique. Elles montrent que l’inactivité est plus fréquente chez les personnes moins diplômées (Bouchan et coll., 2025), plus nombreuses dans ces quartiers, et que les équipements sportifs organisés sont moins accessibles aux personnes de position socio-économique basse (van de Geest et coll., 2026).
Qui peut bénéficier du pass Sport en 2026 ?
Selon le ministère des Sports, les jeunes de 6 à 17 ans dont le quotient familial est de 699 € ou moins, les jeunes bénéficiaires de l’AEEH (6 à 19 ans) ou de l’AAH (16 à 30 ans) et les étudiants boursiers de moins de 28 ans. L’aide est de 50 € sur l’inscription, de septembre à décembre 2026.
Qu'est-ce qu'une maison sport-santé ?
Une structure habilitée par l’autorité administrative (article L1173-1 du code de la santé publique) qui accueille, informe et oriente le public vers l’activité physique à des fins de santé et met en réseau les professionnels. À Paris, la Ville en a développé dans les quartiers populaires (Boux et coll., 2024).
Comment toucher les personnes les plus éloignées du sport ?
Les études lues montrent l’intérêt d’aller vers elles, avec des acteurs sociaux (procédure INVITE, Bianchi et coll., 2025), et de faire plus pour ceux qui ont moins, selon le principe d’universalisme proportionné (PRALIMAP-INÈS, Briançon et coll., 2020).

Sources

  • Insee. Portrait des nouveaux quartiers prioritaires de la politique de la ville en France métropolitaine. Insee Première n° 2008, août 2024 (texte intégral). insee.fr/fr/statistiques/8236231
  • Insee. La moitié des personnes ayant habité en quartier prioritaire entre 2011 et 2020 y restent tout au long de la période. Insee Première n° 1996, mai 2024 (texte intégral). insee.fr/fr/statistiques/8188284
  • Insee. Quartiers prioritaires de la politique de la ville. définition, mise à jour lue le 29 octobre 2026. insee.fr/fr/metadonnees/definition/c2114
  • Ministère des Sports. Le dispositif pass Sport de retour pour la rentrée 2026. sports.gouv.fr, 29 août 2026. sports.gouv.fr/le-dispositif-pass-sport-de-retour-pour-la-rentree-2026-10272
  • Verdot C et coll. Prevalence of Physical Activity and Sedentary Behaviors in the French Population: Results and Evolution between Two Cross-Sectional Population-Based Studies, 2006 and 2016. International Journal of Environmental Research and Public Health, 2022 (résumé). doi.org/10.3390/ijerph19042164
  • Bouchan J, Verdot C, Charreire H, Deschamps V, Oppert JM. Sex-Specific Leisure-Time Physical Activity and Sedentary Behavior Patterns in French Adults. Journal of Physical Activity and Health, 2025 (résumé). doi.org/10.1123/jpah.2025-0029
  • Deraz O et coll. Life’s Essential 8 cardiovascular health status of 18-69-year-old individuals in France. American Journal of Preventive Cardiology, 2025 (résumé). doi.org/10.1016/j.ajpc.2025.100981
  • van de Geest JDS et coll. Socioeconomic inequalities in exposure to neighbourhood environments for physical activity: a systematic review. International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, 2026 (résumé). doi.org/10.1186/s12966-026-01912-1
  • Boux AC, Cellier Y, Deramchi S, Izambert C. Des Maisons Sport-Santé dans les quartiers populaires pour réduire les inégalités sociales de santé : réussites et incertitudes de l’expérience parisienne. Santé publique, 2024 (résumé). doi.org/10.3917/spub.hs2.2024.0083
  • Lutrat F, Gasparini W. Sport sur ordonnance : de la prescription à l’engagement des bénéficiaires atteints d’une maladie chronique. Santé publique, 2021 (résumé). doi.org/10.3917/spub.212.0221
  • Marsault C. Demedicalisation of « Medical prescription of sport »: The Strasbourg programme as Viewed by Sports Educators. Santé publique, 2016 (résumé). pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28155787/
  • Bianchi C et coll. Recrutement actif de seniors socio-économiquement défavorisés pour des ateliers de prévention : la procédure INVITE. Santé publique, 2025 (résumé). doi.org/10.3917/spub.251.0089
  • Briançon S et coll. Effectiveness of a socially adapted intervention in reducing social inequalities in adolescence weight. The PRALIMAP-INÈS school-based mixed trial. International Journal of Obesity, 2020 (résumé). doi.org/10.1038/s41366-020-0520-z
  • Omorou AY et coll. Proportionate universalism intervention is effective for tackling nutritional social gradient in adolescents: the PRALIMAP-INÈS mixed randomised trial. Public Health, 2023 (résumé). doi.org/10.1016/j.puhe.2023.06.006
  • Simon C et coll. A socio-ecological approach promoting physical activity and limiting sedentary behavior in adolescence showed weight benefits maintained 2.5 years after intervention cessation. International Journal of Obesity, 2014 (résumé). doi.org/10.1038/ijo.2014.23
  • Cottineau-Mugadza C et coll. An agent-based model to investigate the effects of urban segregation around the clock on inequalities in health behaviour. EPJ Data Science, 2026 (résumé). doi.org/10.1140/epjds/s13688-025-00603-4
  • Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462. doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955
  • Code du sport article L100-1. texte en vigueur lu le 29 octobre 2026 dans la compilation codes.droit.org ; seul Légifrance fait foi. codes.droit.org/PDF/Code%20du%20sport.pdf
  • Code de la santé publique articles L1172-1, L1173-1 et L1434-10. textes en vigueur lus le 29 octobre 2026 dans la compilation codes.droit.org. codes.droit.org/PDF/Code%20de%20la%20sant%C3%A9%20publique.pdf

Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; la fiche de l’OMS et les textes de loi, dans leur texte intégral.

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