Musculation et santé publique les pays qui investissent et leurs résultats chiffrés

Musculation et santé publique : les pays qui investissent et leurs résultats chiffrés

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 16 min · 📅 Publié le 21 mars 2026

Investigation · Renforcement musculaire · Santé publique · Coût de l’inactivité · Ce que disent les études

Le renforcement musculaire fait partie des recommandations de santé publique au même titre que l’endurance, mais il reste le parent pauvre de l’activité physique. Les grandes études publiées depuis 2019 montrent pourtant qu’il est associé à une mortalité plus faible, qu’il aide à contrôler le diabète et la tension, qu’il entretient la force des personnes âgées et, avec l’équilibre, qu’il réduit les chutes. D’autres travaux chiffrent ce que l’inactivité coûte aux systèmes de santé. Voici ce que disent ces études, et ce que prévoient la France et le Royaume-Uni pour orienter les patients vers l’activité physique.

Une précision de méthode. Cet article ne cite que des sources que nous avons lues : les résumés publiés des études citées, les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé de 2020, les articles du code de la santé publique, la page de la Haute Autorité de santé sur la prescription d’activité physique et la recommandation britannique sur l’orientation vers l’exercice. Le « retour sur investissement » de 2,80 euros attribué à une méta-analyse de 2023 que nous n’avons pas trouvée, les montants de remboursement prêtés à plusieurs pays, les chiffres d’absentéisme et de malades en affection de longue durée, qui circulaient sans source lisible, ne sont pas repris. Aucune personne n’est nommée, hors les auteurs des études.

Une précision de transparence. Magicfit est un réseau de clubs de sport en France, en licence de marque. Cet article est une synthèse documentaire sur la santé et l’activité physique ; il ne donne aucun conseil médical et ne promet aucun résultat.

1. Ce que recommande l’OMS

Les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé publiées en 2020 recommandent aux adultes 150 à 300 minutes d’activité d’intensité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d’activité soutenue, ou une combinaison des deux (Bull et coll., 2020). Elles y ajoutent des activités de renforcement musculaire d’intensité modérée ou plus, qui sollicitent tous les grands groupes musculaires, au moins deux jours par semaine.

Pour les personnes âgées, elles recommandent en plus des activités variées qui associent l’équilibre fonctionnel et la force, au moins trois jours par semaine, pour améliorer la capacité fonctionnelle et prévenir les chutes. Pour les enfants et les adolescents, des activités de renforcement des muscles et des os au moins trois jours par semaine. Le renforcement n’est donc pas un supplément : c’est l’une des deux jambes des recommandations.

2. Peu de personnes atteignent le repère

Le renforcement musculaire est moins pratiqué que l’endurance. Aux États-Unis, une étude publiée en 2024 a suivi, de 1998 à 2018, la part des personnes de 65 ans et plus qui atteignaient les recommandations nationales, très proches de celles de l’OMS : 150 minutes d’activité d’endurance et deux jours de renforcement par semaine (Hyde et coll., 2024).

Cette part a augmenté dans tous les groupes d’âge et dans la plupart des groupes sociaux. Mais elle reste faible : selon les groupes étudiés, de 7,2 % à 17,2 % seulement des personnes âgées atteignaient à la fois le repère d’endurance et celui de renforcement. La hausse était aussi plus ou moins forte selon le niveau d’études. Autrement dit, même dans un pays où l’on mesure ces pratiques depuis longtemps, le renforcement reste l’exception chez les aînés.

3. Le renforcement et la mortalité

Une méta-analyse publiée en 2022 dans le British Journal of Sports Medicine a réuni 16 études de cohorte qui suivaient des adultes sans maladie grave (Momma et coll., 2022). Indépendamment de l’activité d’endurance, la pratique du renforcement musculaire était associée à un risque plus faible de 10 à 17 % de décès toutes causes confondues, de maladie cardiovasculaire, de cancer, de diabète et de cancer du poumon.

La relation n’était pas linéaire. Pour la mortalité, les maladies cardiovasculaires et le cancer, la baisse de risque était maximale, de l’ordre de 10 à 20 %, autour de 30 à 60 minutes de renforcement par semaine ; au-delà, l’effet d’un volume plus élevé était incertain. Pour le diabète, la baisse était forte jusqu’à 60 minutes par semaine. Associer renforcement et endurance, plutôt que ne rien faire, était lié à une mortalité plus faible.

Il s’agit d’associations observées dans des cohortes, pas d’essais : elles ne prouvent pas, à elles seules, que le renforcement est la cause de ces écarts. Elles indiquent qu’un volume modeste, 30 à 60 minutes par semaine, se situe dans la zone la plus favorable.

4. Endurance et renforcement : la meilleure combinaison

Une grande cohorte publiée en 2023 dans JAMA Internal Medicine a suivi 500 705 adultes américains pendant dix ans en moyenne (López-Bueno et coll., 2023). Elle a comparé 48 combinaisons d’activité modérée, d’activité soutenue et de renforcement musculaire.

Par rapport aux personnes sans activité d’endurance et avec moins de renforcement que recommandé, la combinaison la plus favorable pour la mortalité toutes causes comprenait un peu d’activité modérée, plus de 150 minutes d’activité soutenue et au moins deux séances de renforcement par semaine : le risque de décès y était réduit de moitié. Pour la mortalité cardiovasculaire, la meilleure combinaison associait 150 à 225 minutes d’activité modérée, un peu d’activité soutenue et au moins deux séances de renforcement.

Les auteurs concluent qu’un équilibre entre activité modérée, activité soutenue et renforcement est associé aux plus fortes baisses de mortalité. Dans toutes les combinaisons les plus favorables, on retrouve au moins deux séances de renforcement par semaine.

5. Le diabète : la salle plutôt que le salon

Chez les personnes atteintes de diabète de type 2, le renforcement musculaire fait baisser l’hémoglobine glyquée, le marqueur de l’équilibre du diabète sur plusieurs mois. Une méta-analyse publiée en 2025 a réuni 20 essais contrôlés et 1 397 participants (Bärg et coll., 2025). Le renforcement réduisait l’hémoglobine glyquée de 0,33 point en moyenne par rapport aux groupes témoins.

Le résultat le plus intéressant tient au lieu de pratique. Le renforcement pratiqué en salle réduisait significativement l’hémoglobine glyquée, de 0,39 point ; celui pratiqué à domicile n’avait pas d’effet significatif. Les auteurs avancent plusieurs explications possibles : la motivation apportée par les coachs ou les partenaires d’entraînement, une meilleure assiduité, et, à domicile, le manque de matériel et une charge moins bien dosée. La variabilité entre études était importante.

Pour une personne diabétique, ces résultats suggèrent que le renforcement aide, surtout quand il est pratiqué en salle et encadré. Il complète le traitement et se discute avec le médecin.

6. La tension artérielle

Une méta-analyse publiée en 2026 a réuni 12 essais contrôlés chez des adultes hypertendus ou dont la tension était élevée (Romero-Vera et coll., 2026). Le renforcement musculaire faisait baisser la tension systolique, avec un effet modéré, et la tension diastolique, avec un effet plus faible.

Les auteurs restent prudents : l’application clinique du renforcement doit être envisagée comme un complément du traitement médicamenteux, et les données disponibles ne permettent pas de dire combien de patients changeraient de catégorie de tension. Ils demandent des protocoles standardisés et des résultats exprimés en millimètres de mercure. Le renforcement fait partie des outils contre l’hypertension ; il ne remplace pas le suivi médical.

7. La force des aînés et la sarcopénie

La sarcopénie est la perte de masse et de force musculaires liée à l’âge. Une méta-analyse publiée en 2026 a réuni 13 essais contrôlés et 546 personnes âgées atteintes de sarcopénie (Li et coll., 2026). Le renforcement améliorait significativement la force de préhension, de près de 3 kilos en moyenne, la vitesse de marche, l’indice de masse musculaire des membres et le test qui consiste à se lever cinq fois d’une chaise, plus rapide de près de 2 secondes.

Les effets sur la vitesse de marche étaient plus marqués avec trois séances par semaine, chez les moins de 75 ans et pour des programmes courts, mais avec une grande variabilité. Ces gains portent sur des gestes du quotidien : se lever d’une chaise, marcher plus vite, serrer un objet.

8. Les chutes : l’équilibre d’abord, le renforcement avec

Les chutes sont l’un des grands risques du vieillissement : au moins un tiers des personnes de plus de 65 ans vivant chez elles tombent chaque année, rappelle la revue Cochrane publiée en 2019 (Sherrington et coll., 2019). Elle a réuni 108 essais et 23 407 participants de 25 pays, âgés de 76 ans en moyenne.

L’exercice, tous types confondus, réduisait le nombre de chutes de 23 % et le nombre de personnes qui tombaient de 15 %, avec un niveau de preuve élevé. Les exercices d’équilibre et fonctionnels réduisaient les chutes de 24 %. Les programmes qui associaient plusieurs types d’exercice, le plus souvent équilibre et exercices fonctionnels plus renforcement, les réduisaient probablement de 34 %. Le tai-chi pourrait les réduire de 19 %.

En revanche, l’effet des programmes de renforcement seul, sans équilibre, restait incertain. La leçon est précise : pour prévenir les chutes, le renforcement doit s’accompagner d’exercices d’équilibre. Les effets indésirables rapportés étaient surtout bénins, de nature musculaire ou articulaire.

9. La dépression

Le renforcement musculaire agit aussi sur la santé mentale. Une méta-analyse en réseau publiée en 2024 dans le BMJ a réuni 218 essais et 14 170 participants atteints de dépression majeure (Noetel et coll., 2024). Par rapport aux groupes témoins actifs, la marche ou la course, le yoga et le renforcement musculaire étaient parmi les exercices les plus efficaces, avec des réductions modérées de la dépression, d’autant plus fortes que l’intensité était élevée.

Le renforcement et le yoga étaient aussi les mieux acceptés par les participants. La confiance dans ces résultats restait faible, car une seule étude avait un faible risque de biais. Les auteurs proposent d’envisager ces exercices aux côtés de la psychothérapie et des antidépresseurs. Une dépression se soigne avec un professionnel de santé ; l’exercice peut s’y ajouter, avec son avis.

10. Un conseil de cinq minutes

Faut-il de grands moyens pour faire pratiquer le renforcement ? Une étude britannique publiée en 2025 a testé, en soins primaires, une intervention très brève de cinq minutes : rappeler à 31 adultes de 50 à 75 ans la recommandation de « renforcer ses muscles au moins deux jours par semaine », et leur demander de tenir un carnet pendant six mois (Gluchowski et Humphreys, 2025).

Au bout de six mois, la force de préhension s’était significativement améliorée ; celle de la cheville, non. L’âge, l’emploi, le revenu, l’expérience passée du renforcement et le niveau de force déclaré au départ influençaient le résultat. Les participants appréciaient l’intervention, mais demandaient davantage de conseils pratiques sur les exercices. Les auteurs notent que les professionnels de santé parlent peu de ce volet des recommandations.

L’étude est petite et sans groupe témoin ; elle montre surtout qu’un conseil simple peut être un point de départ, et qu’il gagne à être suivi d’un accompagnement.

11. Ce que coûte l’inactivité

L’inactivité physique a un coût pour les systèmes de santé. Une analyse publiée en 2016 dans The Lancet l’a estimé pour 142 pays, qui représentaient 93,2 % de la population mondiale (Ding et coll., 2016). Selon une estimation prudente, l’inactivité a coûté aux systèmes de santé 53,8 milliards de dollars internationaux en 2013, pour cinq maladies : maladies coronariennes, accidents vasculaires cérébraux, diabète de type 2, cancers du sein et du côlon.

Sur ce total, 31,2 milliards étaient payés par le secteur public, 12,9 milliards par le secteur privé et 9,7 milliards par les ménages. S’y ajoutaient 13,7 milliards de pertes de productivité liées aux décès. Les pays à revenu élevé supportaient la plus grande part du coût économique, 80,8 % des dépenses de santé, tandis que les pays à revenu faible ou intermédiaire supportaient la plus grande part du poids des maladies.

Ces chiffres sont à manier avec prudence. Une revue systématique de la même équipe, publiée en 2017, a recensé 40 études sur le sujet et montré que les estimations variaient beaucoup, même pour un même pays, selon les méthodes (Ding et coll., 2017). Les coûts de santé attribués à l’inactivité allaient de 0,3 % à 4,6 % des dépenses nationales de santé. Les auteurs demandaient des méthodes plus cohérentes et plus transparentes.

12. Le coût de l’inaction jusqu’en 2030

Une analyse publiée en 2023 dans The Lancet Global Health a estimé le coût de l’inaction pour 194 pays (Santos et coll., 2023). Si la part de personnes inactives ne change pas, 499,2 millions de nouveaux cas de maladies non transmissibles évitables surviendraient dans le monde d’ici 2030, avec des coûts directs de santé de 520 milliards de dollars internationaux, soit environ 47,6 milliards par an.

Là encore, les pays à revenu faible ou intermédiaire concentreraient 74 % des nouveaux cas, mais les pays à revenu élevé 63 % des coûts. La démence ne représentait que 3 % des nouveaux cas évitables mais 22 % des coûts ; le diabète de type 2, 2 % des cas mais 9 % des coûts. Pour les auteurs, ce fardeau est évitable : investir dans des politiques efficaces pour faire bouger la population aiderait les pays à atteindre l’objectif de réduction de la mortalité due aux maladies non transmissibles.

Ces estimations portent sur l’activité physique en général, pas sur le seul renforcement musculaire. Elles ne disent pas combien rapporterait un euro investi dans une salle de sport.

13. En France : la prescription d’activité physique adaptée

En France, l’article L1172-1 du code de la santé publique, dans sa rédaction issue de la loi du 2 mars 2022 visant à démocratiser le sport en France, prévoit que, dans le cadre du parcours de soins, le médecin intervenant dans la prise en charge peut prescrire une activité physique adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical du patient. Ce droit vaut pour les personnes atteintes d’une affection de longue durée ou d’une maladie chronique, pour celles qui présentent des facteurs de risque et pour les personnes en perte d’autonomie.

Le même article prévoit que ces activités sont dispensées par des personnes qualifiées, dans des conditions fixées par décret. La Haute Autorité de santé rappelle que ce programme national a été initié par la loi du 26 janvier 2016 de modernisation du système de santé, puis par celle du 2 mars 2022.

14. Ce que recommande la Haute Autorité de santé

Sur sa page consacrée à la consultation et à la prescription d’activité physique à des fins de santé, validée en octobre 2025, la Haute Autorité de santé rappelle que toute augmentation de l’activité, même en dessous des recommandations de l’OMS, est bénéfique et doit être encouragée. Elle précise que tout le monde n’a pas besoin d’un avis médical avant de commencer une activité physique.

Elle classe l’activité physique à des fins de santé en quatre niveaux : la rééducation et la réadaptation par les professionnels de santé ; les programmes d’activité physique adaptée ; puis les activités physiques et sportives ordinaires, supervisées par des éducateurs sportifs au niveau 3, pratiquées en autonomie au niveau 4. Un programme d’activité physique adaptée compte, selon elle, deux à trois séances de 45 à 60 minutes par semaine, associant endurance et renforcement musculaire, et doit toujours être relayé par une pratique ordinaire.

15. Le remboursement : ce que disent les textes lus

C’est la question qui revient le plus souvent. Dans les articles du code de la santé publique que nous avons lus, la prescription d’activité physique adaptée ouvre droit à des bilans réalisés par l’intervenant, mais aucun article ne prévoit une prise en charge générale des séances par l’Assurance maladie. Nous n’avons pas pu lire les pages de l’Assurance maladie, qui refusent les lectures automatiques ; nous ne disons donc rien des aides éventuelles des complémentaires santé ou d’autres organismes.

Pour savoir ce qui est pris en charge dans votre situation, le plus sûr est de poser la question à votre médecin, à votre caisse, à votre complémentaire santé ou à la maison sport-santé la plus proche.

16. Au Royaume-Uni : orienter vers l’exercice, sous conditions

Au Royaume-Uni, l’institut national pour la santé et l’excellence des soins a publié en septembre 2014 une recommandation sur les programmes d’orientation vers l’exercice, qui associent une évaluation en soins primaires, une orientation vers un service d’activité physique et un programme. Il recommande de ne pas financer ces programmes pour les personnes sédentaires mais en bonne santé.

Pour les personnes sédentaires qui ont une maladie ou des facteurs de risque, il ne recommande de les financer que s’ils intègrent des techniques de changement de comportement, objectifs, soutien social, suivi des progrès, prévention des rechutes, et s’ils recueillent des données d’évaluation. Une méta-analyse de huit essais publiée en 2011 dans le BMJ avait trouvé une légère hausse de l’activité et une baisse de la dépression, mais une incertitude considérable sur l’efficacité de ces programmes (Pavey et coll., 2011).

17. Ce que l’on peut retenir

Le renforcement musculaire n’est pas une affaire de culturistes. Trente à soixante minutes par semaine, en complément de l’endurance, sont associées à une mortalité plus faible, et toutes les combinaisons les plus favorables en comprennent au moins deux. Chez les personnes malades ou âgées, les essais montrent des effets concrets : un diabète mieux équilibré, une tension plus basse, plus de force et de vitesse de marche, et, avec l’équilibre, moins de chutes.

Le lieu et l’accompagnement comptent. Chez les personnes diabétiques, le renforcement pratiqué en salle faisait mieux que celui pratiqué à domicile, peut-être grâce aux coachs, aux partenaires et au matériel. Un simple conseil peut amorcer la pratique, mais les participants demandent ensuite des exercices concrets.

Les politiques publiques avancent, prudemment. En France, la prescription d’activité physique adaptée est inscrite dans la loi, sans prise en charge générale des séances dans les textes lus ; au Royaume-Uni, l’orientation vers l’exercice n’est recommandée que sous conditions. Les estimations du coût de l’inactivité sont élevées, mais elles varient selon les méthodes et ne se traduisent pas en « rendement » d’un abonnement.

Enfin, toute activité compte, même modeste. Avant de commencer le renforcement avec une maladie chronique, mieux vaut en parler à son médecin.

FAQ — Renforcement musculaire et santé publique

Combien de renforcement musculaire faut-il faire ?
L’OMS recommande aux adultes des activités de renforcement de tous les grands groupes musculaires au moins deux jours par semaine, en plus de 150 à 300 minutes d’activité modérée (Bull et coll., 2020). Dans les cohortes, la zone la plus favorable se situe autour de 30 à 60 minutes de renforcement par semaine (Momma et coll., 2022).
Le renforcement musculaire aide-t-il contre le diabète ?
Oui : chez les personnes atteintes de diabète de type 2, il fait baisser l’hémoglobine glyquée de 0,33 point en moyenne selon une méta-analyse de 20 essais ; l’effet était net en salle, mais pas à domicile (Bärg et coll., 2025). Il complète le traitement, avec l’avis du médecin.
Le renforcement musculaire évite-t-il les chutes ?
Pas seul. Selon la revue Cochrane de 2019, les exercices d’équilibre réduisent les chutes de 24 %, et les programmes qui associent équilibre et renforcement probablement de 34 % ; l’effet du renforcement seul reste incertain (Sherrington et coll., 2019).
Combien coûte l'inactivité physique ?
Selon une estimation prudente pour 142 pays, 53,8 milliards de dollars internationaux de dépenses de santé en 2013 (Ding et coll., 2016) ; selon une autre, 520 milliards d’ici 2030 si rien ne change (Santos et coll., 2023). Les estimations varient beaucoup selon les méthodes (Ding et coll., 2017).
L'activité physique est-elle remboursée en France ?
Le médecin peut prescrire une activité physique adaptée (code de la santé publique, article L1172-1), mais les articles que nous avons lus ne prévoient pas de prise en charge générale des séances par l’Assurance maladie. Renseignez-vous auprès de votre caisse, de votre complémentaire santé ou d’une maison sport-santé.
Faut-il un avis médical avant de commencer ?
Selon la Haute Autorité de santé, tout le monde n’en a pas besoin, et toute augmentation de l’activité est bénéfique. Avec une maladie chronique, mieux vaut en parler à son médecin avant de commencer le renforcement.

Sources

  • Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462. doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955
  • Hyde ET et coll. Meeting the Aerobic and Muscle-Strengthening Physical Activity Guidelines Among Older US Adults, National Health Interview Survey 1998-2018. Journal of Applied Gerontology, 2024 (résumé). doi.org/10.1177/07334648241232930
  • Momma H, Kawakami R, Honda T, Sawada SS. Muscle-strengthening activities are associated with lower risk and mortality in major non-communicable diseases: a systematic review and meta-analysis of cohort studies. British Journal of Sports Medicine, 2022 (résumé). doi.org/10.1136/bjsports-2021-105061
  • López-Bueno R et coll. Prospective Associations of Different Combinations of Aerobic and Muscle-Strengthening Activity With All-Cause, Cardiovascular, and Cancer Mortality. JAMA Internal Medicine, 2023 (résumé). doi.org/10.1001/jamainternmed.2023.3093
  • Bärg M et coll. Effects of home- and gym-based resistance training on glycemic control in patients with type 2 diabetes mellitus-a systematic review and meta-analysis. Diabetology & Metabolic Syndrome, 2025 (résumé). doi.org/10.1186/s13098-025-01793-7
  • Romero-Vera L et coll. Effects of Resistance Training on Systolic and Diastolic Blood Pressure in Hypertensive Adults: A Systematic Review and Meta-Analysis of Randomized Controlled Trials. Journal of Clinical Medicine, 2026 (résumé). doi.org/10.3390/jcm15145531
  • Li GQ et coll. The intervention effects of resistance exercise on sarcopenia in older adults: a systematic review and meta-analysis. BMC Geriatrics, 2026 (résumé). doi.org/10.1186/s12877-026-07808-w
  • Sherrington C et coll. Exercise for preventing falls in older people living in the community. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2019 (résumé). doi.org/10.1002/14651858.cd012424.pub2
  • Noetel M et coll. Effect of exercise for depression: systematic review and network meta-analysis of randomised controlled trials. BMJ, 2024 (résumé). doi.org/10.1136/bmj-2023-075847
  • Gluchowski A, Humphreys G. A very brief intervention with the muscle-strengthening guidelines to improve strength in adults aged 50-75 years: a mixed methods study. BMC Primary Care, 2025 (résumé). doi.org/10.1186/s12875-025-03092-6
  • Ding D et coll. The economic burden of physical inactivity: a global analysis of major non-communicable diseases. The Lancet, 2016 (résumé). doi.org/10.1016/s0140-6736(16)30383-x
  • Ding D et coll. The economic burden of physical inactivity: a systematic review and critical appraisal. British Journal of Sports Medicine, 2017 (résumé). doi.org/10.1136/bjsports-2016-097385
  • Santos AC, Willumsen J, Meheus F, Ilbawi A, Bull FC. The cost of inaction on physical inactivity to public health-care systems: a population-attributable fraction analysis. The Lancet Global Health, 2023 (résumé). doi.org/10.1016/S2214-109X(22)00464-8
  • Code de la santé publique article L1172-1. texte en vigueur lu le 29 octobre 2026 dans la compilation codes.droit.org (mise à jour du 16 octobre 2026) ; seul Légifrance fait foi. codes.droit.org/PDF/Code%20de%20la%20sant%C3%A9%20publique.pdf
  • Haute Autorité de santé Consultation et prescription médicale d’activité physique à des fins de santé. page validée en octobre 2025, mise en ligne le 19 novembre 2025, lue le 29 octobre 2026. has-sante.fr/jcms/c_2876862/fr/consultation-et-prescription-medicale-d-activite-physique-a-des-fins-de-sante
  • National Institute for Health and Care Excellence Physical activity: exercise referral schemes (PH54). recommandation publiée le 24 septembre 2014, lue le 29 octobre 2026. nice.org.uk/guidance/ph54
  • Pavey TG et coll. Effect of exercise referral schemes in primary care on physical activity and improving health outcomes: systematic review and meta-analysis. BMJ, 2011 (résumé). doi.org/10.1136/bmj.d6462

Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; les lignes directrices de l’OMS, les articles du code, la page de la HAS et la recommandation du NICE, dans leur texte intégral.

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