Cabillaud One Pan au Four la Recette Meal Prep pour une Semaine de Repas Protéinés

Cabillaud One-Pan au Four : la Recette Meal Prep pour une Semaine de Repas Protéinés

✍️ Par la Rédaction MagicFit · ⏱️ Lecture 16 min · 📅 Publié le 25 septembre 2026

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Cabillaud One-Pan au Four : la Recette Meal Prep pour une Semaine de Repas Protéinés

Meal prep · Une seule plaque · 320 kcal · 38 g de protéines · poisson maigre · 30 min

Le cabillaud est le poisson idéal pour qui veut manger protéiné sans passer sa vie en cuisine : une seule plaque, le poisson et les légumes rôtis ensemble, et plusieurs portions prêtes pour la semaine. Maigre, riche en protéines complètes, économique et parmi les poissons les moins chargés en mercure, il coche toutes les cases d’un meal prep intelligent. Cette recette one-pan se prépare en trente minutes, et un calculateur ajuste les quantités au nombre de portions que vous visez. Reste une règle de sécurité à connaître, que nous détaillons : le poisson cuit se conserve moins longtemps que les autres restes.

18 g

de protéines pour cent grammes de cabillaud, pour moins de 1 gramme de lipides et environ 80 kilocalories, l’un des meilleurs rapports protéines-calories de tous les aliments

Valeur moyenne d’après les tables de composition nutritionnelle des aliments (cabillaud cru)

Pourquoi le meal prep change la donne pour un sportif

La plupart des écarts alimentaires ne viennent pas d’un manque de volonté, mais d’un manque de temps. Après une longue journée ou une séance, la tentation du plat tout prêt ou de la livraison l’emporte souvent sur l’intention de bien manger, simplement parce que cuisiner demande une énergie qu’on n’a plus. Le meal prep, c’est-à-dire préparer plusieurs repas à l’avance en une seule session, résout ce problème à la racine : quand le repas protéiné est déjà prêt dans le réfrigérateur, il n’y a plus de décision à prendre ni d’effort à fournir.

Pour la construction et le maintien de la masse musculaire, cette régularité compte davantage que la perfection d’un repas isolé. La prise de position de l’International Society of Sports Nutrition, publiée sous la direction de Jäger et ses collègues en 2017, souligne que ce qui détermine les résultats est l’apport protéique total sur la durée, réparti en plusieurs prises correctement dosées au fil de la journée. Or maintenir cette régularité jour après jour est précisément ce que le meal prep rend facile : chaque portion préparée garantit une dose de protéines franche, sans dépendre de la motivation du soir.

La méta-analyse de Morton et ses collègues, parue dans le British Journal of Sports Medicine en 2018, confirme sur quarante-neuf essais contrôlés qu’un apport protéique suffisant améliore réellement les gains de masse maigre et de force à l’entraînement, avec une zone utile qui se situe autour de 1,6 gramme par kilo et par jour. Atteindre ce niveau chaque jour est une affaire d’organisation autant que de choix alimentaires, et c’est là que préparer ses repas à l’avance fait la différence sur le long terme.

Le cabillaud est un candidat idéal pour ce type d’organisation. Sa cuisson au four est passive : une fois la plaque enfournée, on n’a plus rien à surveiller, contrairement à une saisie à la poêle qui demande de rester devant. Il se décline en portions individuelles faciles à répartir, et sa chair neutre se marie avec presque toutes les garnitures, ce qui évite la lassitude d’un même plat répété. Reste sa fragilité une fois cuit, seul point de vigilance, que nous traitons plus loin en détail.

Source de protéines Protéines / 100 g Lipides / 100 g Calories / 100 g
Cabillaud cuit 23 g 1 g 105 kcal
Blanc de poulet cuit 30 g 4 g 165 kcal
Thon cuit 28 g 2 g 130 kcal
Saumon cuit 25 g 13 g 215 kcal
Tofu ferme 15 g 9 g 145 kcal

Réussir son cabillaud au four sans le dessécher

Le cabillaud partage un défaut avec tous les poissons maigres : sans gras pour le protéger, il sèche vite s’il cuit trop longtemps. La bonne nouvelle, c’est que la cuisson au four est plus indulgente que la poêle, à condition de respecter quelques règles simples. Le tableau ci-dessous distingue ce qui donne une chair nacrée et fondante de ce qui la transforme en ouate.

✅ À faire ❌ À éviter Pourquoi
Enfourner à four déjà chaud, 200 degrés Démarrer à four froid Une montée lente prolonge la cuisson et dessèche
Un filet épais et régulier Un filet mince en pointe L’épaisseur régulière cuit uniformément
Ajouter le poisson en cours de cuisson des légumes Tout enfourner en même temps Les légumes cuisent plus lentement que le poisson
Un filet d’huile et une rondelle de citron dessus Cuire le poisson à sec Le gras limite le dessèchement en surface
Arrêter dès que la chair se détache en flocons Attendre qu’elle soit ferme et opaque partout La chaleur résiduelle finit la cuisson
Bien éponger un filet décongelé avant cuisson Enfourner un filet gorgé d’eau L’excès d’eau fait bouillir au lieu de rôtir

Combien de cabillaud et de légumes pour votre semaine ? Indiquez le nombre de portions à préparer : le calculateur ci-dessous ajuste toutes les quantités de la recette et recalcule les valeurs nutritionnelles par portion. Tous les poids du poisson sont donnés crus, tels que vous les achetez.

Calculateur de portions meal prep
Indiquez combien de portions vous voulez préparer. Le calculateur ajuste toutes les quantités de la recette et affiche les valeurs nutritionnelles par portion. Les poids du poisson sont donnés crus, tels que vous les achetez.
4 portions
Chaque portion apporte environ 38 g de protéines pour 320 kcal. Vos besoins dépendent de votre poids, de votre activité et de votre état de santé : en cas de doute, parlez-en à un professionnel de santé.
Liste de courses
Filets de cabillaud (crus)640 g
Pommes de terre grenaille500 g
Courgettes300 g
Poivrons250 g
Tomates cerises200 g
Huile d'olive3 c. à s.
Par portion
320
kcal
38 g
protéines
30 g
glucides
9 g
lipides
Conservation : gardez au réfrigérateur les 2 à 3 portions des jours proches et congelez le reste dès la préparation. Le poisson cuit se conserve moins longtemps que les autres restes : 2 à 3 jours au frais, pas plus. Mettez le plat au froid dans les 2 heures suivant la cuisson.
À savoir : les poids du cabillaud sont donnés crus. Comptez environ un quart de perte à la cuisson. Ce calcul vaut pour du cabillaud frais ou décongelé : il ne s'applique pas au poisson salé, séché ou fumé, dont la concentration diffère. Les valeurs sont des estimations qui varient selon les produits et la cuisson. Ne vous fiez jamais au seul aspect ou à l'odeur pour juger de la fraîcheur d'un reste : dans le doute, jetez.

Les ingrédients et leur rôle dans l’assiette

Cette recette est calibrée pour quatre portions, le format classique d’une session de meal prep couvrant plusieurs jours. Le principe reste simple : un poisson maigre au centre, des légumes qui rôtissent sur la même plaque, et une source de glucides complexes pour faire un repas complet. Les quantités ci-dessous valent pour l’ensemble des quatre portions.

Ingrédient Quantité (4 portions) Rôle dans le repas
Filets de cabillaud 640 g (4 × 160 g) Protéines complètes maigres, iode, B12
Pommes de terre grenaille 500 g Glucides complexes, énergie durable
Courgettes 300 g Volume, fibres, peu de calories
Poivrons 250 g Vitamine C, couleur, croquant
Tomates cerises 200 g Fraîcheur, potassium, lycopène
Huile d’olive 3 c. à s. Rôtissage, satiété, bons lipides
Ail, citron, herbes au goût Le goût sans excès de sel
PAR PORTION ≈ 470 g 38 g protéines · 320 kcal · 30 g glucides

Le cabillaud est la vedette, et pour de bonnes raisons. Sa densité protéique est excellente rapportée aux calories : environ dix-huit grammes de protéines pour cent grammes de chair crue, avec moins d’un gramme de lipides. C’est l’un des meilleurs rapports protéines-calories de l’alimentation, ce qui en fait un allié précieux quand on cherche à maximiser les protéines sans faire grimper l’apport énergétique. Il apporte aussi de l’iode, nécessaire au bon fonctionnement de la thyroïde, et de la vitamine B12, absente des aliments végétaux.

Les pommes de terre grenaille jouent un rôle que les régimes à la mode font souvent oublier : elles fournissent les glucides complexes qui rechargent l’énergie et rassasient durablement. Rôties à l’huile d’olive plutôt que frites, elles gardent tout leur intérêt sans l’excès de gras. Pour comprendre en détail leur atout côté récupération, notre recette de potatoes healthy au four développe la logique. Les courgettes, poivrons et tomates cerises complètent l’assiette en volume, en fibres et en vitamines, tout en apportant les couleurs qui rendent un plat meal prep appétissant même réchauffé.

L’huile d’olive mérite qu’on ne la rationne pas à l’excès. Trois cuillères à soupe pour quatre portions restent raisonnables, et elles remplissent deux fonctions : elles permettent aux légumes de bien rôtir et de caraméliser, et elles apportent les acides gras mono-insaturés qui prolongent la satiété. Le poisson étant très maigre, c’est cette huile et un filet de citron qui apportent le moelleux et le goût. L’ail et les herbes ferment la marche en donnant du caractère sans qu’on ait besoin de charger le plat en sel.

La recette en 7 étapes

Comptez trente minutes en tout, dont l’essentiel en cuisson passive pendant laquelle vous n’avez rien à faire. Le secret de la réussite tient en un point : les légumes plus longs à cuire partent seuls au four, et le poisson les rejoint seulement en fin de course. Ainsi tout est prêt en même temps, sans que le cabillaud ne dessèche.

1Préchauffez le four à 200 degrés. Si vos filets de cabillaud sont décongelés, épongez-les soigneusement avec du papier absorbant pour retirer l’excès d’eau.
2Coupez les pommes de terre grenaille en deux, les courgettes en demi-rondelles et les poivrons en lanières. Gardez les tomates cerises entières.
3Étalez les pommes de terre sur la plaque, arrosez de deux cuillères d’huile d’olive, salez peu, poivrez. Enfournez seules pendant quinze minutes, elles sont les plus longues à cuire.
4Sortez la plaque, ajoutez courgettes, poivrons et tomates autour des pommes de terre, mélangez et remettez au four dix minutes.
5Poussez les légumes sur les côtés, déposez les filets de cabillaud au centre. Arrosez-les de la dernière cuillère d’huile, d’ail, d’herbes et d’une rondelle de citron chacun.
6Remettez au four huit à dix minutes, jusqu’à ce que la chair du cabillaud se détache facilement en flocons à la fourchette.
7Pour un repas immédiat, servez aussitôt. Pour le meal prep, laissez refroidir moins de deux heures, puis répartissez en portions dans des contenants hermétiques.

Le décalage de cuisson est le cœur de la méthode one-pan. Les pommes de terre demandent près de trente-cinq minutes pour être fondantes, les légumes vingt, et le cabillaud seulement dix. Les enfourner ensemble reviendrait soit à obtenir des pommes de terre crues, soit à cuire le poisson en semelle. En les échelonnant, chacun cuit le temps qu’il lui faut et tout arrive à point au même moment, sur une seule plaque à laver.

Le repère de cuisson du cabillaud est visuel et infaillible : la chair passe de translucide à opaque et se détache en gros flocons nacrés dès qu’on la pousse à la fourchette. C’est le signal d’arrêt. Un cabillaud qui résiste et reste ferme est déjà en train de sécher. Comme pour toute cuisson de poisson, la chaleur résiduelle continue de le cuire une fois sorti du four, il vaut donc mieux l’arrêter juste avant qu’après.

Pour le meal prep, l’étape du refroidissement est plus importante qu’elle n’en a l’air, et nous y revenons dans la section sécurité. Retenez pour l’instant qu’un plat doit passer au froid dans les deux heures suivant la cuisson, et qu’il ne faut pas le laisser tiédir toute la soirée sur le plan de travail avant de le ranger. Répartir en portions individuelles accélère le refroidissement et facilite les repas de la semaine.

Variante Modification Quand l’utiliser
Version standard Recette de base, 320 kcal Meal prep équilibré de la semaine
Basses calories Remplacer les pommes de terre par du brocoli En période de déficit calorique
Charge glucidique Doubler les pommes de terre ou ajouter du riz Grosses semaines d’entraînement
Autre poisson blanc Lieu noir, colin ou merlu à la place Selon l’étal et le budget
Méditerranéenne Olives, feta, origan sur les légumes Pour varier les saveurs

Conservation : la règle à connaître pour un poisson cuit

C’est le point le plus important de cet article, et celui que la plupart des guides de meal prep survolent. Le poisson cuit ne se conserve pas aussi longtemps que les autres restes. Là où un plat de viande ou de légumes tient trois à quatre jours au réfrigérateur, le poisson est plus fragile et doit être consommé plus vite. Ignorer cette différence, c’est prendre un risque inutile.

Les recommandations officielles de conservation des restes, comme celles publiées par Santé Canada, situent le poisson cuit à trois ou quatre jours maximum au réfrigérateur maintenu à quatre degrés ou moins. Dans la pratique, pour un plat de poisson préparé à la maison, il est plus prudent de viser une consommation sous deux à trois jours, le poisson développant plus vite que d’autres aliments des altérations perceptibles. Deux conditions conditionnent cette durée : la fraîcheur du poisson au départ, et surtout la rapidité de mise au froid après cuisson.

La règle des deux heures est le geste de sécurité central. Un plat cuisiné doit passer au réfrigérateur dans les deux heures suivant la fin de la cuisson, et ce délai se réduit quand il fait chaud. Laisser refroidir un plat toute la soirée sur le plan de travail avant de le ranger le lendemain matin est l’erreur classique qui expose à la prolifération bactérienne. Répartir le plat en portions individuelles dans des contenants peu profonds accélère nettement le refroidissement, ce qui est à la fois plus sûr et plus pratique.

Pour couvrir une semaine complète, la solution est simple : congeler. Un plat de cabillaud cuit se congèle bien et se conserve plusieurs semaines à moins dix-huit degrés. La stratégie de meal prep la plus sûre consiste donc à garder au réfrigérateur les deux ou trois portions des jours proches, et à congeler le reste dès la préparation, pour le sortir la veille de sa consommation. On profite ainsi de tout l’intérêt du batch cooking sans jamais pousser un poisson au-delà de sa durée de sécurité au frais. Un dernier réflexe : ne jamais se fier au seul aspect ou à l’odeur, car certaines altérations ne se voient ni ne se sentent, et dans le doute il vaut toujours mieux jeter.

Le cabillaud, championne des protéines maigres

Si l’on cherchait l’aliment protéiné le plus efficace au gramme de calorie, le cabillaud serait dans le peloton de tête. Sa chair est quasiment dépourvue de lipides, ce qui concentre presque toutes ses calories dans les protéines. Concrètement, un filet de cent soixante grammes apporte de l’ordre de trente grammes de protéines pour à peine plus de cent trente calories, un rendement que peu d’aliments égalent. C’est un atout majeur en période de déficit calorique, quand chaque calorie compte et qu’il faut préserver la masse musculaire.

Cette maigreur est aussi ce qui rend le cabillaud si polyvalent. Sans le gras qui donne au saumon son goût prononcé, sa chair neutre s’accommode de toutes les saveurs, des herbes méditerranéennes aux épices asiatiques. Pour un meal prep où l’on répète le même aliment sur plusieurs jours, cette neutralité est un avantage : il suffit de changer l’assaisonnement pour éviter la lassitude, là où un poisson au goût marqué finit par lasser.

Sur le plan de la qualité, le cabillaud offre des protéines complètes, c’est-à-dire contenant l’ensemble des acides aminés essentiels dans de bonnes proportions, leucine comprise. Comme le rappellent Phillips et Van Loon dans leur revue de référence sur les protéines du sportif, c’est cette combinaison de quantité et de qualité qui rend une source protéique réellement utile à l’adaptation à l’entraînement. Le cabillaud coche ces deux cases, avec en prime une charge calorique minimale.

Un mot sur le mercure, puisque la question revient pour tout poisson. Contrairement au thon ou à l’espadon, prédateurs qui concentrent le méthylmercure, le cabillaud est un poisson à teneur faible, ce qui le classe parmi les espèces que les autorités recommandent de privilégier plus souvent. L’avis du comité scientifique de l’EFSA de 2015 place ainsi les poissons maigres comme le cabillaud du bon côté de la balance bénéfices-risques, sans la réserve de fréquence qui s’applique aux gros prédateurs. C’est un point de plus en faveur d’un meal prep régulier à base de ce poisson.

Organiser sa semaine autour de ce plat

Le meal prep n’a d’intérêt que s’il tient dans la durée, et cela suppose une organisation réaliste plutôt qu’un dimanche de cuisine intensive qu’on ne reproduira jamais. La force du cabillaud one-pan est justement sa simplicité : une plaque, trente minutes, presque pas de vaisselle. C’est le genre de recette qu’on peut vraiment répéter chaque semaine sans que cela pèse, ce qui vaut mieux qu’un plat élaboré tenté une fois puis abandonné.

Une bonne pratique consiste à combiner ce plat avec d’autres bases préparées d’avance, pour varier les repas sans multiplier les sessions de cuisine. Un curry de lentilles pour les jours végétariens, une salade de céréales pour les déjeuners froids, et ce cabillaud pour les dîners chauds : trois préparations couvrent une semaine sans monotonie. Nos recettes de curry de lentilles en batch cooking et de salade de quinoa meal prep complètent parfaitement ce plat de poisson.

Côté réchauffage, le poisson demande une attention particulière : un passage trop long au micro-ondes le dessèche et le caoutchoute. Mieux vaut le réchauffer à puissance modérée, quelques minutes seulement, juste pour le tiédir sans le recuire. Une alternative consiste à consommer le cabillaud froid, émietté sur une salade, ce qui évite complètement l’écueil du réchauffage et transforme le plat en déjeuner rafraîchissant. Cette polyvalence chaud-froid fait partie de ce qui rend ce poisson si pratique en meal prep.

Enfin, adaptez les quantités à vos besoins réels plutôt qu’à une recette figée. Le calculateur plus haut vous permet d’ajuster le nombre de portions, mais pensez aussi à moduler la part de glucides selon votre semaine : plus de pommes de terre les jours de grosse séance, davantage de légumes verts les jours calmes. Cette souplesse, greffée sur une base simple, est ce qui transforme un plat unique en véritable système alimentaire durable.

Bien choisir son cabillaud, frais ou surgelé

Un cabillaud frais de qualité présente une chair blanche et nacrée, ferme et sans zones jaunies, avec une odeur marine discrète et jamais forte. À l’étal, un filet qui semble aqueux ou dont la chair se délite facilement est déjà passé. Si vous cuisinez le jour même, le frais est idéal ; sinon, il vaut mieux le congeler dès l’achat que de le garder plusieurs jours au réfrigérateur, car le cabillaud cru est fragile.

Le cabillaud surgelé est, pour le meal prep, une excellente option souvent sous-estimée. Congelé en mer peu après la pêche, il conserve une fraîcheur parfois supérieure à un filet dit frais ayant voyagé plusieurs jours. Il est aussi plus économique et disponible toute l’année, ce qui facilite l’organisation. Le seul geste qui compte est la décongélation : lente, au réfrigérateur la veille, jamais à température ambiante, et un épongeage soigneux avant cuisson pour retirer l’eau libérée.

Côté espèces, si le cabillaud manque ou coûte cher, plusieurs poissons blancs le remplacent sans rien changer à la recette. Le lieu noir, le colin, le merlu ou l’églefin ont une chair et un profil nutritionnel proches, tous maigres et riches en protéines. Cette interchangeabilité est pratique : elle permet de suivre les arrivages et les promotions sans se priver d’un plat de poisson dans la semaine. Une attention à la provenance et à la durabilité de la pêche complète utilement le choix.

Manger du poisson sans exploser son budget

L’idée que le poisson serait forcément un luxe est un frein réel pour beaucoup de sportifs. Elle est en partie fausse : le cabillaud, et plus encore ses cousins comme le lieu ou le colin, figurent parmi les poissons les plus abordables, surtout en version surgelée. Comparé au prix au kilo d’une viande maigre de qualité, un poisson blanc surgelé se défend très bien, tout en offrant un profil nutritionnel remarquable.

Le meal prep amplifie cette économie. Acheter un grand sachet de filets surgelés, cuisiner en lot et répartir en portions revient bien moins cher que des plats individuels ou des repas achetés tout prêts. Le coût par portion chute, et le temps investi une seule fois se rentabilise sur plusieurs repas. C’est l’un des atouts les moins mis en avant du batch cooking : il est aussi bon pour le porte-monnaie que pour l’organisation.

Pour tirer le meilleur parti de ce budget, quelques réflexes aident. Acheter le poisson surgelé en grand format, profiter des promotions pour constituer un stock au congélateur, et compléter avec des légumes de saison, moins chers et meilleurs. Les légumes surgelés nature, sans sauce ni assaisonnement, sont d’ailleurs une option parfaitement valable et économique pour ce type de plat, sans perte nutritionnelle notable par rapport au frais. Bien organisé, un meal prep de poisson revient à un coût très raisonnable par repas.

En pratique chez MagicFit

Quand nos adhérents se plaignent de ne pas tenir leurs objectifs nutritionnels, la cause est presque toujours la même : le manque de temps en semaine. Le conseil de nos coachs est invariable, et le voici en pratique : bloquez une heure le week-end, préparez une base protéinée comme ce cabillaud, et vous désamorcez la moitié des mauvais choix de la semaine avant qu’ils n’arrivent. La seule vigilance que nous martelons concerne la conservation du poisson : deux à trois jours au frais, pas plus, et on congèle le reste. C’est un réflexe de sécurité simple qui évite toute mauvaise surprise. Cette organisation tranquille, répétée chaque semaine, produit bien plus de résultats qu’un régime parfait tenu trois jours puis abandonné.

Sources scientifiques

  1. Jäger R, Kerksick CM, Campbell BI, et al. International Society of Sports Nutrition Position Stand: protein and exercise. J Int Soc Sports Nutr, 2017;14:20. — Lire l’étude →
  2. Morton RW, Murphy KT, McKellar SR, et al. A systematic review, meta-analysis and meta-regression of the effect of protein supplementation on resistance training-induced gains in muscle mass and strength in healthy adults. Br J Sports Med, 2018;52(6):376-384. — Lire l’étude →
  3. Phillips SM, Van Loon LJC. Dietary protein for athletes: from requirements to optimum adaptation. J Sports Sci, 2011;29(S1):S29-S38. — Lire l’étude →
  4. EFSA Scientific Committee. Statement on the benefits of fish/seafood consumption compared to the risks of methylmercury in fish/seafood. EFSA Journal, 2015;13(1):3982. — Lire l’étude →
  5. Kerksick CM, Arent S, Schoenfeld BJ, et al. International society of sports nutrition position stand: nutrient timing. J Int Soc Sports Nutr, 2017;14:33. — Lire l’étude →
  6. Santé Canada. Conserver les restes en toute sécurité (durées de conservation au réfrigérateur et au congélateur). 2024. — Consulter le document →

Sources complémentaires : tables de composition nutritionnelle des aliments (Ciqual, ANSES) pour les valeurs des aliments ; repères de conservation des plats cuisinés (ANSES, DGCCRF). Vérification des liens le 21 septembre 2026.

Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas un avis médical ou diététique personnalisé. Les besoins en protéines et en énergie varient d’une personne à l’autre. Les indications de conservation sont des repères de sécurité domestique et non une norme opposable : en cas de doute sur l’état d’un aliment, ne le consommez pas. En cas de pathologie rénale, de diabète, de grossesse, de traitement en cours ou de tout régime particulier, consultez un professionnel de santé avant de modifier significativement votre alimentation.


Questions fréquentes sur le cabillaud one-pan

Combien de temps se conserve le cabillaud cuit au réfrigérateur ?
Trois à quatre jours maximum selon les recommandations officielles, mais pour un poisson il est plus prudent de viser deux à trois jours. Au-delà, congelez plutôt que de garder au frais.
Peut-on congeler ce plat de meal prep ?
Oui, le cabillaud cuit se congèle bien et se garde plusieurs semaines à moins dix-huit degrés. Pour une semaine complète, gardez au frais les portions des jours proches et congelez le reste dès la préparation.
Pourquoi mon cabillaud est-il toujours sec au four ?
Parce qu’il cuit trop longtemps. Enfournez-le seulement en fin de cuisson des légumes, à 200 degrés, et arrêtez dès que la chair se détache en flocons. La chaleur résiduelle finit la cuisson.
Peut-on utiliser du cabillaud surgelé ?
Oui, c’est même une excellente option pour le meal prep, souvent plus fraîche et plus économique. Décongelez lentement au réfrigérateur la veille et épongez bien le filet avant cuisson.
Par quoi remplacer le cabillaud ?
Par n’importe quel poisson blanc maigre : lieu noir, colin, merlu ou églefin. Leur chair et leur profil nutritionnel sont proches, la recette reste identique.
Combien de portions préparer d'avance ?
Le calculateur de l’article ajuste les quantités au nombre de portions visé. Tenez compte de la règle de conservation : au-delà de deux à trois portions pour les jours proches, congelez le reste.

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