Fiscalité des entreprises

Fiscalité des entreprises : le panorama complet pour une salle de sport

✍️ Par la Rédaction MagicFit · ⏱️ Lecture 14 min · 📅 Publié le 21 janvier 2025

Franchise · Panorama fiscal

La fiscalité d’une salle de sport franchisée se compose de cinq blocs distincts — impôt sur les sociétés, TVA, impôts locaux, charges sociales et redevances de franchise — dont la somme représente souvent une part majeure de la valeur créée par le club. Ce guide offre une vue d’ensemble structurée de ces prélèvements, de leur assiette et de leur calendrier, avec des renvois vers nos analyses dédiées pour chaque sujet approfondi.

Beaucoup de porteurs de projet découvrent l’ampleur réelle de leur charge fiscale et sociale progressivement, exercice après exercice, plutôt que de l’anticiper globalement dès la construction du business plan. Cette approche fragmentée conduit souvent à des tensions de trésorerie qu’une vision panoramique permet d’éviter : on ne pilote bien que ce que l’on a cartographié à l’avance, échéance par échéance et assiette par assiette.

L’enjeu n’est pas seulement de connaître chaque impôt isolément, mais de comprendre comment ils s’articulent dans le temps. Un club peut être bénéficiaire sur le papier tout en manquant de liquidités à une échéance donnée, simplement parce que la TVA, les charges sociales et un acompte d’impôt sur les sociétés tombent la même semaine. La maîtrise de cette mécanique d’ensemble distingue une exploitation sereine d’une exploitation qui subit ses échéances.

Ce guide s’adresse aux franchisés et porteurs de projet qui veulent une cartographie complète de leurs obligations fiscales et sociales, avant d’approfondir chaque sujet via nos articles dédiés à l’impôt sur les sociétés, à la TVA ou aux impôts locaux.

Note : Cet article est rédigé par MagicFit à titre informatif et ne remplace pas l’accompagnement d’un expert-comptable, seul habilité à analyser votre situation fiscale complète et à sécuriser vos déclarations.

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grands blocs de prélèvements s’appliquent à une salle de sport franchisée : impôt sur les sociétés, TVA, impôts locaux (CFE/CVAE), charges sociales patronales, et redevances de franchise. Comprendre leur articulation globale, plutôt que chacun isolément, est ce qui permet un pilotage de trésorerie réellement maîtrisé.

1. Panorama des prélèvements applicables à une salle de sport

Une salle de sport franchisée, comme toute entreprise commerciale en France, est soumise à un empilement de prélèvements qu’il convient de distinguer clairement pour comprendre leur poids respectif et leur logique propre. Les impôts sur le résultat (impôt sur les sociétés) taxent le bénéfice généré une fois toutes les charges déduites. Les impôts sur le chiffre d’affaires (TVA) s’appliquent sur chaque transaction, indépendamment de la rentabilité. Les impôts locaux (CFE, CVAE) rémunèrent la présence territoriale de l’entreprise et financent les collectivités. Les charges sociales financent la protection sociale des salariés et du dirigeant. Enfin, les redevances contractuelles de franchise, bien que n’étant pas un impôt à proprement parler, fonctionnent comme un prélèvement régulier sur le chiffre d’affaires et doivent figurer dans la même cartographie budgétaire.

Cette distinction est essentielle car ces prélèvements n’interviennent ni au même moment, ni selon la même assiette, ni avec la même sensibilité à la performance du club. La TVA est collectée et reversée mensuellement ou trimestriellement quelle que soit la rentabilité, tandis que l’impôt sur les sociétés n’est dû qu’en présence d’un bénéfice. Les impôts locaux sont largement indépendants du résultat et de l’activité réelle. Les charges sociales suivent la masse salariale. Comprendre cette mécanique différenciée est la condition d’un prévisionnel de trésorerie fiable, en particulier dans les premiers mois d’exploitation où la rentabilité n’est pas encore atteinte mais où plusieurs de ces prélèvements sont déjà exigibles.

Le cinquième bloc, les redevances de franchise, mérite une attention particulière car il est souvent confondu avec les charges d’exploitation courantes alors qu’il obéit à sa propre logique. Adossées au contrat de franchise, elles se composent généralement d’une redevance d’enseigne, proportionnelle au chiffre d’affaires, et d’une contribution à la communication nationale. Comme la TVA, elles s’appliquent au chiffre d’affaires indépendamment de la rentabilité du club, ce qui en fait un prélèvement contractuel à intégrer dans le prévisionnel au même titre que les impôts. En contrepartie, elles financent l’apport de la marque, des méthodes et de l’accompagnement du réseau — une contrepartie de valeur, mais qui doit figurer noir sur blanc dans la cartographie financière du projet pour éviter toute surprise.

Le tableau ci-dessous synthétise les cinq blocs, leur déclencheur principal et leur périodicité indicative — une grille de lecture utile pour situer chaque prélèvement avant d’en approfondir le détail.

Bloc Assiette Déclencheur Périodicité
Impôt sur les sociétés Bénéfice fiscal Présence d’un résultat positif Acomptes trimestriels + solde annuel
TVA Chiffre d’affaires Chaque encaissement d’abonnement Mensuelle ou trimestrielle
Impôts locaux (CFE/CVAE) Valeur locative / valeur ajoutée Implantation et seuils de CA Annuelle
Charges sociales Masse salariale brute Emploi de salariés Mensuelle (DSN)
Redevances de franchise Chiffre d’affaires Contrat de franchise Mensuelle ou trimestrielle

2. L’impôt sur les sociétés : la part la plus emblématique

L’impôt sur les sociétés (IS) taxe le bénéfice net de l’exercice au taux normal de 25 %, avec un taux réduit de 15 % applicable sur les premiers 42 500 euros de bénéfice pour les PME éligibles — sous conditions tenant notamment à un chiffre d’affaires inférieur à un plafond et à un capital entièrement libéré détenu majoritairement par des personnes physiques. C’est le prélèvement le plus directement lié à la performance du club : plus le club est rentable, plus l’IS pèse en valeur absolue, mais il ne s’applique jamais en l’absence de bénéfice.

L’assiette de l’IS n’est pas le bénéfice comptable brut mais le résultat fiscal, obtenu après réintégration de certaines charges non déductibles et déduction des charges admises. Pour une salle de sport, les principaux postes déductibles incluent l’amortissement du matériel (machines, équipements, agencements), les loyers, la masse salariale, les redevances de franchise et les frais financiers liés aux emprunts d’ouverture. La bonne tenue de cette mécanique de réintégrations et de déductions détermine directement le montant final dû.

L’IS se règle par acomptes trimestriels calculés sur le résultat de l’exercice précédent, puis par un solde versé lors du dépôt de la liasse fiscale. Un club déficitaire ou tout juste à l’équilibre lors de ses premiers exercices peut reporter ses déficits sur les exercices bénéficiaires suivants, un mécanisme qui allège la charge fiscale au moment où la rentabilité s’installe. Nous consacrons un article dédié à ce sujet, qui détaille le calcul du résultat fiscal imposable, les charges déductibles spécifiques au secteur fitness et les leviers d’optimisation légale accessibles à un exploitant de salle de sport.

Le choix de la date de clôture de l’exercice a lui aussi une incidence concrète : pour une salle de sport dont l’activité connaît une saisonnalité marquée — pics de janvier et de septembre, creux estival — la date de clôture détermine la photographie du résultat et la répartition de la charge d’IS dans le temps. Choisir une clôture en fin de saison basse plutôt qu’au plus fort de l’activité peut faciliter l’établissement des comptes et lisser la trésorerie. Cet arbitrage, en apparence purement administratif, fait partie des décisions à prendre dès la constitution de la société, en lien avec l’expert-comptable, car le modifier ensuite est plus lourd qu’il n’y paraît.

3. La TVA : un poids spécifique au secteur fitness

La TVA appliquée aux abonnements de salle de sport en France est fixée à 20 %, le taux normal — contrairement à plusieurs pays voisins qui appliquent un taux réduit au secteur sportif, considéré comme un enjeu de santé publique justifiant un traitement fiscal différencié. Cette TVA, collectée auprès des membres lors du paiement de leur abonnement, est ensuite reversée à l’État après déduction de la TVA payée sur les achats professionnels — équipements, travaux, prestataires, fournitures.

Ce mécanisme de TVA déductible mérite une gestion rigoureuse, en particulier lors des investissements lourds de la phase d’ouverture : l’achat des machines et les travaux d’aménagement génèrent une TVA déductible souvent supérieure à la TVA collectée des premiers mois, ce qui peut créer un crédit de TVA récupérable auprès de l’administration. Bien piloté, ce crédit constitue un soutien de trésorerie appréciable au lancement, à condition d’en suivre les modalités de remboursement ou d’imputation.

Selon le niveau de chiffre d’affaires, l’entreprise relève du régime réel normal ou du régime réel simplifié, qui déterminent la périodicité des déclarations et des reversements. Le débat sur le taux de TVA applicable au secteur fitness fait par ailleurs l’objet d’une mobilisation active des organisations professionnelles, qui plaident pour un alignement sur les taux réduits pratiqués ailleurs en Europe — un sujet que nous traitons en détail dans nos analyses dédiées à la fiscalité du sport et au dumping fiscal.

À l’autre extrémité, les très petites structures dont le chiffre d’affaires reste sous certains seuils peuvent relever de la franchise en base de TVA, un régime qui les dispense de facturer la TVA mais leur interdit corrélativement de la déduire sur leurs achats. Pour une salle de sport, ce régime est rarement pertinent au-delà de la phase de tout démarrage, car il prive l’exploitant de la récupération de la TVA sur les lourds investissements d’équipement et d’aménagement — précisément le moment où cette récupération a le plus de valeur. Le choix du régime de TVA n’est donc pas neutre et doit être arbitré en fonction du calendrier d’investissement autant que du niveau d’activité prévu.

4. Les impôts locaux : CFE et CVAE

La Cotisation Foncière des Entreprises (CFE), due par toute entreprise disposant de locaux professionnels, est calculée sur la valeur locative cadastrale des biens utilisés pour l’activité, à laquelle s’applique un taux voté chaque année par la commune ou l’intercommunalité. Deux conséquences pratiques en découlent pour une salle de sport : le montant varie sensiblement d’une commune à l’autre, ce qui doit être intégré dans la comparaison entre plusieurs emplacements potentiels lors de l’étude de marché ; et une cotisation minimale s’applique, dont le barème dépend du chiffre d’affaires réalisé.

La Cotisation sur la Valeur Ajoutée des Entreprises (CVAE), qui complète la CFE pour former la Contribution Économique Territoriale (CET), ne concerne que les entreprises dont le chiffre d’affaires hors taxe dépasse 500 000 euros, une obligation déclarative existant dès 152 500 euros de chiffre d’affaires. La majorité des clubs individuels ne sont pas redevables dans leurs premières années, mais ce seuil doit être surveillé pour les franchisés en stratégie multi-clubs dont le chiffre d’affaires consolidé peut le dépasser.

Point d’attention pour le prévisionnel : la CVAE fait l’objet d’une suppression progressive programmée à l’horizon 2030 par la loi de finances pour 2025, dont la trajectoire de taux a été plusieurs fois réaménagée au gré des lois de finances successives. Il reste donc prudent d’intégrer cette cotisation dans les projections tant qu’un texte définitif n’acte pas sa disparition. La somme de la CFE et de la CVAE fait par ailleurs l’objet d’un plafonnement en fonction de la valeur ajoutée, mécanisme utile pour les structures à forte intensité immobilière mais à faible marge.

Sur le plan pratique, la CFE n’est en principe pas due l’année de création de l’établissement, ce qui offre un léger répit la première année, mais elle s’installe dès l’exercice suivant et constitue ensuite une charge récurrente largement indépendante du résultat. Pour une salle de sport occupant une surface importante, ce montant n’est pas anecdotique et mérite d’être estimé en amont, commune par commune, avant la signature du bail. Anticiper cette cotisation dans le prévisionnel — plutôt que de la découvrir sur l’avis d’imposition de fin d’année — fait partie des réflexes qui distinguent un pilotage de trésorerie maîtrisé d’une gestion au fil de l’eau.

5. Les charges sociales : le poste souvent sous-estimé

Les charges sociales patronales, calculées sur la masse salariale des coachs et du personnel d’accueil, représentent fréquemment le poste de prélèvement le plus lourd en valeur absolue pour une salle de sport — un secteur intensif en main-d’œuvre par nature. Ces charges financent l’assurance maladie, la retraite, l’assurance chômage et les autres dispositifs de protection sociale des salariés, et s’ajoutent au salaire brut pour former le coût total employeur, généralement nettement supérieur au salaire net perçu.

Le statut social du dirigeant détermine également un régime de cotisations distinct : un président de SAS relève du régime général en tant qu’assimilé salarié, tandis qu’un gérant majoritaire de SARL relève du régime des travailleurs non salariés, avec des niveaux de protection et des taux de cotisation différents. Cet arbitrage, aux conséquences à la fois sociales et financières, doit être pesé dès le choix du statut juridique de la société d’exploitation, car il influe durablement sur le coût global de la rémunération du dirigeant.

Le secteur du fitness se prête par ailleurs au recours à l’alternance et à l’apprentissage pour former des coachs et du personnel d’accueil, avec à la clé des allègements de cotisations et des aides à l’embauche qui réduisent le coût salarial des premières années. Bien utilisé, ce levier permet d’étoffer l’équipe tout en maîtrisant la masse salariale, à condition d’anticiper l’encadrement nécessaire et de vérifier l’éligibilité des contrats. C’est l’un des postes où une lecture fine des dispositifs sociaux disponibles produit un effet direct et mesurable sur la rentabilité d’exploitation.

Plusieurs dispositifs d’allègement de cotisations sur les bas salaires viennent atténuer ce poids, en particulier sur les niveaux de rémunération proches du salaire minimum fréquents dans les fonctions d’accueil. Le simulateur ci-dessous permet de visualiser la cascade complète, du chiffre d’affaires jusqu’au résultat net après IS, en tenant compte des principales charges d’exploitation incluant la masse salariale — une vue d’ensemble utile pour appréhender le poids cumulé de ces différents prélèvements sur la rentabilité finale.

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Estimation indicative. IS au taux réduit 15% jusqu’à 42 500 €, puis 25%. Hors CFE, CVAE et fiscalité personnelle du dirigeant.

6. Le calendrier fiscal annuel d’une salle de sport

Structurer un calendrier fiscal annuel évite les mauvaises surprises de trésorerie liées à des échéances mal anticipées. La logique consiste à distinguer les obligations mensuelles, trimestrielles et annuelles, puis à les positionner sur un échéancier unique partagé avec l’expert-comptable, afin qu’aucune sortie de trésorerie ne soit découverte au dernier moment.

Échéance Obligation Fréquence
TVA Déclaration et reversement Mensuelle ou trimestrielle
Charges sociales Déclaration sociale nominative (DSN) Mensuelle
Acomptes d’IS Versement des acomptes trimestriels Trimestrielle
Liasse fiscale + solde IS Dépôt et paiement du solde 3 mois après clôture
CFE Paiement annuel (acompte en juin) Décembre
CVAE (si applicable) Déclaration et acomptes Mai + juin/septembre

Ce calendrier n’est pas figé : la périodicité de la TVA dépend du régime applicable, et certaines échéances locales varient selon la commune. L’enjeu reste de transformer une succession d’obligations dispersées en un plan de trésorerie lisible sur douze mois.

7. Les dispositifs d’allègement et d’aide accessibles

Plusieurs dispositifs permettent de réduire légalement la charge globale, à condition d’en connaître l’existence et les conditions d’éligibilité. Les exonérations et allègements de charges sociales liés à certains dispositifs d’aide à l’embauche (premiers salariés, contrats spécifiques, allègements sur les bas salaires) peuvent alléger significativement le coût du recrutement initial, déterminant dans un secteur où la masse salariale est élevée.

Les crédits et réductions d’impôt (mécénat, formation professionnelle continue dans certains cas) restent accessibles selon la nature des dépenses engagées. Selon l’implantation, certains dispositifs zonés peuvent par ailleurs ouvrir droit à des exonérations temporaires d’impôts locaux ou de cotisations — un paramètre supplémentaire à vérifier au moment du choix de l’emplacement, qui peut peser dans la comparaison entre deux communes.

Le taux réduit d’IS et la TVA déductible sur les investissements constituent les leviers les plus immédiatement mobilisables pour une salle de sport en phase de lancement, tandis que les dispositifs liés à l’embauche méritent d’être étudiés systématiquement avant chaque recrutement, leurs conditions évoluant régulièrement avec la législation. Là encore, l’appui d’un expert-comptable spécialisé permet d’activer ces leviers sans risque de requalification.

Au-delà de chaque dispositif pris isolément, c’est la cohérence d’ensemble qui produit l’optimisation réelle : un allègement de charges mal articulé avec le régime de TVA ou avec la date de clôture peut annuler une partie de son effet. La logique gagnante consiste à raisonner sur l’ensemble du parcours fiscal et social du club — du statut juridique initial jusqu’au pilotage annuel des échéances — plutôt qu’à empiler des optimisations ponctuelles. Cette approche globale suppose une veille régulière, car la plupart de ces dispositifs sont révisés chaque année en loi de finances, et un avantage acquis un exercice peut être réaménagé le suivant.

8. Comment MagicFit accompagne la gestion fiscale globale de ses franchisés

Le réseau MagicFit intègre cette vision panoramique dès la phase de candidature : le business plan type fourni projette l’ensemble des prélèvements applicables — IS, TVA, charges sociales, impôts locaux — sur les premières années d’exploitation, permettant aux candidats de visualiser la rentabilité réellement disponible après l’ensemble de ces charges, pas seulement après l’une d’entre elles isolément. Cette projection évite l’erreur classique consistant à raisonner sur le chiffre d’affaires ou sur le seul résultat avant impôt.

L’orientation vers des experts-comptables spécialisés dans le secteur fitness, combinée aux outils de pilotage partagés entre les clubs du réseau, permet à chaque franchisé de bénéficier d’une vision consolidée et à jour de ses obligations, plutôt que de découvrir chaque échéance isolément au fil de l’année. La mutualisation des bonnes pratiques entre clubs — calendriers types, modèles de prévisionnel, retours d’expérience sur les régimes de TVA — constitue un avantage concret du fonctionnement en réseau par rapport à une exploitation isolée.

Comprendre l’ensemble de sa fiscalité n’est donc pas un exercice purement comptable : c’est un outil de pilotage qui sécurise la trésorerie, éclaire les décisions d’investissement et de recrutement, et permet d’aborder chaque échéance avec anticipation plutôt qu’avec inquiétude.

Cette vision panoramique prend tout son sens au moment des grandes décisions du club : ouvrir un deuxième établissement, recruter une équipe complète, investir dans un parc de machines renouvelé. Chacune de ces décisions active simultanément plusieurs des cinq blocs — un investissement génère de la TVA déductible et de l’amortissement déductible à l’IS, un recrutement déclenche des charges sociales mais ouvre droit à des allègements, une expansion peut faire franchir un seuil de CVAE. Raisonner bloc par bloc conduirait à des arbitrages partiels ; raisonner sur l’ensemble permet au contraire de mesurer l’effet net réel de chaque décision sur la rentabilité disponible. C’est précisément cette lecture consolidée que le réseau met à disposition de ses franchisés.

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Questions fréquentes

FAQ — Fiscalité globale d'une salle de sport franchisée

Quels sont les principaux prélèvements applicables à une salle de sport ?
Cinq blocs : l’impôt sur les sociétés (sur le bénéfice), la TVA (sur le chiffre d’affaires), les impôts locaux CFE/CVAE (liés à l’implantation), les charges sociales patronales (sur la masse salariale) et les redevances de franchise (prélèvement contractuel régulier). C’est leur articulation dans le temps, plus que chacun isolément, qui détermine la trésorerie réelle du club.
Quelle est la différence entre l'IS et la TVA dans leur impact sur la trésorerie ?
L’IS n’est dû qu’en présence d’un bénéfice et se règle après la clôture de l’exercice. La TVA est collectée et reversée mensuellement ou trimestriellement quelle que soit la rentabilité du club, ce qui en fait une charge de trésorerie plus immédiate à anticiper, en particulier les premiers mois.
Quel taux d'impôt sur les sociétés s'applique à une salle de sport ?
Le taux normal est de 25 %, avec un taux réduit de 15 % sur les premiers 42 500 euros de bénéfice pour les PME éligibles. L’assiette est le résultat fiscal, obtenu après réintégrations et déductions, et non le bénéfice comptable brut.
Qu'est-ce que la CFE et qui la doit ?
La Cotisation Foncière des Entreprises est due par toute entreprise disposant de locaux professionnels. Elle est calculée sur la valeur locative cadastrale du bien et sur un taux voté par la commune, avec une cotisation minimale selon le chiffre d’affaires — un critère à intégrer dans la comparaison entre plusieurs emplacements.
Une salle de sport doit-elle payer la CVAE ?
Seulement si son chiffre d’affaires hors taxe dépasse 500 000 euros, une obligation déclarative existant dès 152 500 euros. La majorité des clubs individuels n’y sont pas soumis les premières années, mais le seuil doit être surveillé en stratégie multi-clubs. La CVAE fait l’objet d’une suppression progressive programmée à l’horizon 2030.
Pourquoi les charges sociales sont-elles souvent le poste le plus lourd ?
Une salle de sport est intensive en main-d’œuvre (coachs, accueil), ce qui rend les charges sociales patronales souvent supérieures en valeur absolue aux autres prélèvements. Le statut social du dirigeant (assimilé salarié ou travailleur non salarié) ajoute une dimension supplémentaire à anticiper dès le choix du statut juridique.
Comment structurer un calendrier fiscal pour une salle de sport ?
En distinguant les échéances mensuelles (TVA, DSN sociale), trimestrielles (acomptes d’IS) et annuelles (liasse fiscale et solde d’IS trois mois après clôture, CFE en décembre, CVAE pour les structures concernées), puis en les positionnant sur un échéancier unique partagé avec l’expert-comptable. Les outils de pilotage mutualisés du réseau MagicFit facilitent cette consolidation sur douze mois.
Existe-t-il des dispositifs pour alléger la charge fiscale et sociale ?
Oui : allègements et exonérations de charges sociales liés à l’embauche, taux réduit d’IS sur les premiers 42 500 euros de bénéfice, TVA déductible sur les investissements d’ouverture, et selon les cas crédits ou réductions d’impôt liés à la formation ou au mécénat, voire dispositifs zonés selon l’implantation.
Comment MagicFit aide-t-il ses franchisés à anticiper cette fiscalité ?
Le business plan type fourni en candidature projette l’ensemble des prélèvements sur les premières années, et le réseau oriente vers des experts-comptables spécialisés fitness, pour une vision consolidée plutôt qu’une découverte fragmentée des échéances au fil de l’année.

Sources

  1. Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP). La fiscalité des entreprises — guide pratique. Consulter
  2. Légifrance. Code Général des Impôts — IS, TVA, CFE, CVAE. Consulter
  3. economie.gouv.fr. Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) — fonctionnement et calendrier. Consulter
  4. URSSAF. Charges sociales patronales — taux et assiette de cotisation. Consulter
  5. Service-Public Entreprendre. Contribution économique territoriale (CET) : CFE et CVAE. Consulter
  6. Bpifrance Création. Fiscalité de l’entreprise : panorama et dispositifs d’aide. Consulter

Pour aller plus loin

Frédéric Legrand — Direction du développement franchise, MagicFit.

Dernière mise à jour : juin 2026.

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Rédigé par

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