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Sédentarité en France : ce que coûte l’inactivité et les leviers en débat

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 14 min · 📅 Publié le 3 mars 2026

Santé publique · Sédentarité · Ce que disent les sources

La France a chiffré ce que lui coûte la sédentarité, et l’Anses a mesuré la part des adultes exposés à un risque pour leur santé faute de bouger assez. Que disent exactement ces travaux, quelles réponses sont débattues, et que peut faire chacun à son échelle ? Cette synthèse s’en tient aux sources publiques lues, sans plaidoyer.

Cet article conclut une série consacrée au sport et à la santé publique en France. Les articles précédents ont examiné le budget du sport et le coût de l’alcool et le coût social du tabac, de l’alcool et des drogues. Celui-ci rassemble ce que l’on sait de la sédentarité elle-même : ce qu’elle coûte, qui elle touche, ce que recommandent les autorités de santé, et les leviers dont on discute pour la réduire.

Une précision de méthode. Cet article ne cite que des sources lues : le résumé publié de l’étude de Racine et coll. (2022) sur le coût de la sédentarité, la page de l’Anses du 15 février 2022, les lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé de 2020, le résumé de l’enquête de Hagiu et coll. (2025) auprès des médecins généralistes, et la fiche d’Entreprendre Service Public sur les taux de TVA des loisirs. Aucune personne n’est nommée hors les auteurs des études, et aucune position n’est prêtée à un acteur sans source. Les clubs Magicfit sont exploités en licence de marque ; cet article est une synthèse documentaire, qui ne promet aucun résultat.

51 193

décès prématurés par an apparaissent liés, en France, à un temps assis quotidien prolongé, selon le premier chiffrage publié (Racine et coll., European Journal of Public Health, 2022).

1. Ce que coûte la sédentarité

Les conséquences économiques du temps passé assis n’avaient jamais été évaluées en France avant l’étude publiée en 2022 par Racine et ses collègues dans l’European Journal of Public Health. Ses auteurs sont partis d’un constat solide : un temps de sédentarité élevé augmente le risque de plusieurs maladies chroniques et de décès prématuré. Ils ont cherché à traduire ce risque en nombre de cas et en euros.

La méthode mérite d’être comprise, parce qu’elle conditionne la lecture des chiffres. À partir du temps de sédentarité des personnes, les auteurs ont retenu le risque relatif de développer une maladie cardiovasculaire, un cancer du côlon, un cancer du sein, et de mourir prématurément toutes causes confondues. En combinant ce risque et la fréquence de la sédentarité dans la population, ils ont estimé le nombre annuel de cas attribuables à la sédentarité pour chaque maladie, selon une approche dite des fractions attribuables. Ils ont ensuite utilisé les données de l’Assurance maladie pour calculer le coût moyen d’un cas, et une méthode dite des coûts de friction pour estimer les pertes de production liées aux maladies et aux décès.

Les résultats sont les suivants. En France, 51 193 décès prématurés par an apparaissent liés à un temps de sédentarité quotidien prolongé. Chaque année, la sédentarité prolongée coûte 494 millions d’euros à l’Assurance maladie. Les pertes de production dues aux décès prématurés qui lui sont attribuables représentent 507 millions d’euros par an, et celles dues aux maladies entre 43 et 147 millions d’euros. L’ensemble dépasse donc le milliard d’euros par an.

Les auteurs concluent que des économies importantes et de nombreux décès pourraient être évités en réduisant la part de la population qui reste assise trop longtemps, et ils plaident pour des réponses fortes contre la sédentarité, en complément de la promotion de l’activité physique. Cette précision compte : la sédentarité et le manque d’activité physique ne sont pas la même chose. On peut faire du sport trois fois par semaine et rester assis dix heures par jour ; les deux risques s’additionnent, et les réponses ne sont pas tout à fait les mêmes.

2. Ce que ces chiffres permettent de dire, et ce qu’ils ne disent pas

Un chiffrage de ce type est une estimation par modélisation, pas un décompte. Il repose sur des risques relatifs issus d’autres études, sur une mesure de la sédentarité dans la population et sur des coûts moyens par maladie. Chacune de ces briques a sa marge d’incertitude, et le résultat en hérite. Le chiffre de 51 193 décès ne veut pas dire que 51 193 personnes sont mortes d’être restées assises : il désigne la part des décès que l’on peut attribuer, statistiquement, à ce facteur de risque.

Le périmètre est aussi limité. L’étude retient quelques maladies, pour lesquelles le lien avec la sédentarité est bien établi : les maladies cardiovasculaires, deux cancers et la mortalité toutes causes. D’autres effets possibles, sur la santé mentale ou le diabète par exemple, ne sont pas chiffrés. Et le coût retenu pour l’Assurance maladie ne couvre que les soins de ces maladies. On ne peut donc pas lire ce milliard comme le coût total de l’inactivité en France : c’est un ordre de grandeur, sur un périmètre défini.

Enfin, ce coût ne se compare pas directement à un budget. Rapporter une dépense publique à un coût social par un simple ratio, comme on le voit souvent, mélange des grandeurs de nature différente : un crédit voté pour une année, d’un côté ; une estimation de soins et de pertes de production attribuables, de l’autre. Les articles précédents de la série reviennent sur ce piège, à propos de l’alcool et du tabac. Le chiffre est utile pour mesurer l’enjeu ; il ne dit pas, à lui seul, combien il faudrait dépenser, ni pour quoi.

3. Qui est concerné : les chiffres de l’Anses

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié le 15 février 2022 un état des lieux sans détour. Selon elle, 95 % de la population française adulte est exposée à un risque de détérioration de la santé par manque d’activité physique ou par un temps trop long passé assis, et ces risques sont majorés quand les deux se cumulent.

L’Anses rappelle les repères qu’elle avait définis en 2016 pour être en bonne santé : pratiquer trente minutes, cinq fois par semaine, une activité cardiorespiratoire comme monter les escaliers, faire du vélo, courir ou marcher à bonne allure ; faire du renforcement musculaire une à deux fois par semaine ; et des exercices d’assouplissement deux à trois fois par semaine. Seuls 5 % des adultes ont une activité physique suffisante pour être protectrice.

Les femmes sont plus exposées au manque d’activité : selon l’Anses, 70 % d’entre elles sont en deçà de tous les niveaux d’activité identifiés pour être en bonne santé, contre 42 % des hommes. Pour la sédentarité, passer plus de huit heures par jour assis expose à un risque pour la santé ; les adultes au faible niveau d’études et les moins de 45 ans sont les plus touchés. Et plus d’un tiers des adultes cumulent un niveau de sédentarité élevé et une activité physique insuffisante, ce qui les expose davantage aux maladies cardiovasculaires, à certains cancers, à l’hypertension et à l’obésité.

L’Anses conclut que l’initiative personnelle occupe une place importante, mais que la promotion de modes de vie favorables à l’activité physique et à la lutte contre la sédentarité doit constituer une priorité des pouvoirs publics. Autrement dit, la réponse ne repose pas seulement sur la volonté de chacun : l’environnement de vie, de travail et de déplacement pèse lourd.

4. Ce que recommande l’Organisation mondiale de la santé

Les lignes directrices publiées par l’Organisation mondiale de la santé en 2020, résumées par Bull et ses collègues dans le British Journal of Sports Medicine, donnent les repères internationaux. Tous les adultes devraient pratiquer chaque semaine 150 à 300 minutes d’activité d’endurance d’intensité modérée, ou 75 à 150 minutes d’intensité soutenue, ou une combinaison équivalente des deux. Chez les enfants et les adolescents, une moyenne de 60 minutes par jour d’activité d’intensité modérée à soutenue, sur la semaine, apporte des bénéfices pour la santé.

L’OMS recommande aussi un renforcement musculaire régulier à tous les âges, et, pour la première fois, la réduction du temps de sédentarité pour tous, quels que soient l’âge et les capacités, tout en reconnaissant que les données ne permettent pas encore de fixer un seuil précis de temps assis. Ces lignes directrices comportent des recommandations propres aux femmes enceintes ou venant d’accoucher, et aux personnes vivant avec une maladie chronique ou un handicap.

Deux messages traversent ces recommandations, et ils sont encourageants : un peu d’activité vaut mieux que pas du tout, et davantage vaut mieux encore pour la santé. Les auteurs soulignent l’importance de pratiquer à la fois l’endurance et le renforcement, et invitent les pays à s’en servir pour leurs politiques nationales et pour suivre leurs progrès.

5. L’activité physique sur ordonnance : ce que font les médecins

Depuis plusieurs années, un médecin peut prescrire une activité physique adaptée. Comment cet outil est-il utilisé en pratique ? Une enquête publiée en 2025 dans BMC Primary Care par Hagiu et ses collègues a interrogé des médecins généralistes de toute la France entre octobre 2023 et avril 2024, à l’aide d’un questionnaire structuré sur la fréquence de leurs prescriptions, les maladies visées, leurs connaissances et les obstacles qu’ils perçoivent.

Parmi les répondants, 39,1 % déclaraient prescrire de l’activité physique, avec une fréquence médiane d’environ deux prescriptions par mois. Plusieurs facteurs étaient associés à une prescription plus fréquente. Le plus fort était la connaissance d’une structure de sport-santé à proximité, qui multipliait les chances de prescrire par près de quatre. L’usage d’outils d’aide à la prescription jouait aussi en faveur de la prescription, alors que les médecins qui n’en connaissaient aucun prescrivaient nettement moins. Fait intéressant, les médecins eux-mêmes peu sédentaires prescrivaient davantage.

Les auteurs concluent qu’améliorer l’accès aux structures de sport-santé et fournir aux médecins des outils d’aide efficaces pourrait nettement développer la prescription. Ce constat déplace la question : l’enjeu n’est pas seulement que l’activité soit prescrite, mais que le médecin sache vers qui orienter son patient, et que cette offre existe près de chez lui. Pour le détail du cadre juridique, notre article sur le sport sur ordonnance présente ce que prévoient les textes.

6. La fiscalité de l’accès aux installations sportives

La question de la fiscalité revient souvent dans le débat. Selon la fiche d’Entreprendre Service Public consacrée aux taux de TVA dans le secteur des loisirs (vérifiée le 11 août 2026), la vente de droits d’accès à des installations sportives est soumise en France métropolitaine à la TVA à 20 %, le taux normal. Sont concernés les stades, piscines et gymnases, les installations de sports mécaniques, nautiques ou aériens, les circuits de randonnée ou d’escalade, les patinoires et sites de sports de glisse, les espaces de sports de précision et ceux de sports de combat. La même fiche précise que les entrées vendues pour visiter un stade relèvent, elles, d’un taux de 10 %.

Faut-il un taux réduit pour l’accès aux salles de sport, au nom de la santé publique ? C’est un débat de politique fiscale, qui relève du législateur, et sur lequel cet article ne prend pas parti. On peut seulement noter ce que les sources lues permettent de dire : l’activité physique est recommandée par les autorités de santé, son manque a un coût chiffré, et l’accès aux installations sportives relève aujourd’hui du taux normal. La manière de concilier ces éléments, par la fiscalité, par des aides ciblées ou par d’autres moyens, est précisément l’objet des choix publics.

7. Les leviers en débat

À partir de ces constats, plusieurs familles de leviers sont discutées. Sans en recommander aucun, on peut les décrire, en rappelant à chaque fois ce que les sources lues en disent.

Agir sur le temps assis. L’étude de Racine et coll. insiste sur ce point : réduire la sédentarité est une réponse à part entière, complémentaire de la promotion de l’activité physique. Cela concerne le travail de bureau, les trajets, l’école et les loisirs d’écran, et donc des acteurs très divers : employeurs, collectivités, établissements scolaires, et chacun dans sa journée.

Rendre l’activité accessible. L’Anses souligne que certains publics sont plus exposés, en particulier les femmes, et que l’environnement de vie pèse sur la pratique. L’accessibilité tient à la proximité des équipements, à leurs horaires, à leur coût et à l’offre adaptée aux personnes qui ne pratiquent pas ou plus. Les équipements publics, le tissu associatif et les salles privées y contribuent chacun à leur manière.

Faire le lien entre soin et pratique. L’enquête de Hagiu et coll. montre que les médecins prescrivent davantage quand ils connaissent une structure de sport-santé proche et disposent d’outils. Le lien entre le cabinet médical et l’offre d’activité adaptée est donc un levier concret, qui suppose que cette offre existe, qu’elle soit connue et qu’elle soit encadrée par des professionnels formés.

Mesurer et suivre. L’OMS invite les pays à renforcer leurs systèmes de suivi pour mesurer les progrès. Un chiffrage comme celui de 2022 n’a de valeur durable que s’il est actualisé : savoir si la part des personnes trop sédentaires recule est la seule façon de juger l’effet des politiques menées.

La fiscalité et le financement. Taux de TVA, prise en charge de l’activité prescrite, budgets de prévention : ces questions relèvent des choix publics. Les articles de cette série en exposent les données ; les arbitrages appartiennent au débat démocratique.

8. Ce que chacun peut faire à son échelle

Les politiques publiques comptent, mais les repères de l’OMS et de l’Anses s’adressent aussi à chacun, et ils sont accessibles. Le premier pas n’est pas forcément le sport : c’est souvent de casser les longues périodes assises. Se lever régulièrement, marcher pendant un appel, prendre l’escalier, descendre un arrêt plus tôt, alterner position assise et debout au travail : ces gestes ne remplacent pas l’activité physique, mais ils réduisent le temps de sédentarité, qui est un risque à part entière.

Le deuxième pas est de viser progressivement les repères d’activité. Cent cinquante minutes d’activité modérée par semaine, c’est par exemple une demi-heure de marche rapide cinq jours sur sept ; on peut les fractionner. L’OMS le rappelle : un peu vaut mieux que rien, et chaque augmentation compte, surtout pour les personnes qui partent de très peu.

Le troisième pas est le renforcement musculaire, que l’OMS recommande à tous les âges et que l’Anses fixait à une ou deux séances par semaine. Il se pratique à la maison, dans un parc, dans une association ou en salle ; l’important est la régularité et une progression adaptée. Pour une personne qui reprend après une longue pause ou qui vit avec une maladie chronique, un avis médical et un encadrement par un professionnel formé sont les meilleures garanties d’une reprise sûre. Les coachs des clubs Magicfit sont diplômés d’État, et chaque club travaille avec des médecins référents.

Enfin, il faut se méfier des solutions miracles. Aucun appareil, aucune application ni aucun programme ne remplace la régularité. Les bénéfices de l’activité physique sur la santé se construisent sur la durée, et la meilleure activité reste celle que l’on peut tenir, semaine après semaine, en l’ajustant à sa vie.

9. Les publics les plus concernés

Les chiffres moyens cachent de fortes différences, et les sources lues permettent d’en dessiner les contours. Le premier écart est entre les femmes et les hommes. Selon l’Anses, 70 % des femmes adultes sont en deçà de tous les niveaux d’activité identifiés pour être en bonne santé, contre 42 % des hommes. Cet écart n’est pas une question de volonté individuelle : il renvoie au temps disponible, à la charge familiale, au sentiment de sécurité dans l’espace public ou à l’offre proposée. Toute action qui ne tient pas compte de ces obstacles risque de toucher d’abord ceux qui bougent déjà.

Le deuxième écart concerne la sédentarité elle-même, qui ne frappe pas les mêmes publics que le manque d’activité. L’Anses relève que les adultes au faible niveau d’études et les moins de 45 ans sont les plus touchés par un temps assis excessif. On peut y voir le poids du travail de bureau, des trajets en voiture ou en transport assis, et des loisirs sur écran. C’est une population souvent active par ailleurs, et qui ne se reconnaît pas toujours dans le message « faites du sport » : pour elle, le premier levier est de couper les longues périodes assises.

Le troisième groupe est celui des personnes qui cumulent les deux risques, plus d’un tiers des adultes selon l’Anses. Ce sont elles qui présentent les taux de mortalité et de maladie les plus élevés, et pour qui les bénéfices d’un changement, même modeste, sont les plus grands. L’OMS le formule simplement : un peu d’activité vaut mieux que pas du tout, et chaque progrès compte, surtout quand on part de très bas.

Enfin, les lignes directrices de l’OMS de 2020 accordent pour la première fois une place propre à deux publics : les femmes enceintes ou venant d’accoucher, et les personnes vivant avec une maladie chronique ou un handicap. Pour elles, les repères généraux s’adaptent, et l’activité gagne à être construite avec un professionnel de santé. C’est aussi là que le lien entre le médecin et une offre d’activité adaptée, décrit plus haut, prend tout son sens.

10. En résumé

La France dispose aujourd’hui de données solides sur la sédentarité. Le premier chiffrage, publié en 2022, attribue à un temps assis prolongé plus de 51 000 décès prématurés par an et plus d’un milliard d’euros de coûts annuels, soins et pertes de production compris, sur un périmètre limité à quelques maladies. L’Anses estime que 95 % des adultes sont exposés à un risque pour leur santé faute de bouger assez ou parce qu’ils restent trop assis, et que seuls 5 % ont une activité vraiment protectrice. L’OMS fixe des repères simples, de 150 à 300 minutes d’activité modérée par semaine, avec du renforcement et moins de temps assis.

Ces constats appellent des réponses à plusieurs niveaux : l’environnement de vie et de travail, l’accès aux équipements, le lien entre les médecins et l’offre d’activité adaptée, le suivi des progrès, et les choix fiscaux et budgétaires, qui relèvent du débat public. À l’échelle de chacun, ils se traduisent par des gestes simples, à commencer par moins de temps assis et un peu plus de mouvement chaque jour.

Sources

  1. Noël Racine A, Margaritis I, Duclos M, Carré F, Vuillemin A, Gautier C. Costing the economic burden of prolonged sedentary behaviours in France. European Journal of Public Health, 2022. doi 10.1093/eurpub/ckac071, PMID 36031819.
  2. Anses. Manque d’activité physique et excès de sédentarité : une priorité de santé publique, 15 février 2022. Consulter
  3. Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020. doi 10.1136/bjsports-2020-102955, PMID 33239350.
  4. Hagiu DP, Entemeyer L, Falcon A. Physical activity prescription in general practice in France: where do we stand? A cross-sectional study. BMC Primary Care, 2025. doi 10.1186/s12875-025-02815-z, PMID 40229727.
  5. Entreprendre Service Public. Taux de TVA dans le secteur des loisirs (F37605), vérifiée le 11 août 2026. Consulter

Sources lues par la Rédaction Magicfit le 31 octobre 2026. Cet article est une synthèse documentaire à portée générale : il ne remplace pas un avis médical. Avant de reprendre une activité après une longue pause ou en cas de maladie chronique, demandez l’avis de votre médecin.

FAQ — Sédentarité en France : ce que disent les sources

Combien coûte la sédentarité en France ?
Selon le premier chiffrage publié (Racine et coll., 2022), la sédentarité prolongée coûte chaque année 494 millions d’euros à l’Assurance maladie, 507 millions d’euros de pertes de production liées aux décès prématurés et 43 à 147 millions liées aux maladies, soit plus d’un milliard d’euros, sur un périmètre limité à quelques maladies.
Combien de décès sont liés à la sédentarité ?
La même étude attribue 51 193 décès prématurés par an à un temps assis quotidien prolongé. C’est une estimation statistique, par fractions attribuables, et non un décompte de cas.
Quelle part des Français bouge assez ?
Selon l’Anses (2022), seuls 5 % des adultes ont une activité physique suffisante pour être protectrice, et 95 % sont exposés à un risque pour leur santé par manque d’activité ou par excès de temps assis. Les femmes sont plus touchées par le manque d’activité.
Que recommande l’OMS ?
150 à 300 minutes par semaine d’activité d’endurance d’intensité modérée, ou 75 à 150 minutes d’intensité soutenue, du renforcement musculaire régulier, et moins de temps assis, à tous les âges (lignes directrices de 2020). Un peu d’activité vaut mieux que pas du tout.
Les médecins prescrivent-ils de l’activité physique ?
Dans une enquête auprès de généralistes français (Hagiu et coll., 2025), 39,1 % déclaraient en prescrire, environ deux fois par mois. Connaître une structure de sport-santé proche était le facteur le plus associé à la prescription.
Quel est le taux de TVA sur l’accès aux salles de sport ?
La vente de droits d’accès à des installations sportives est soumise à la TVA à 20 % en France métropolitaine, selon Entreprendre Service Public (fiche F37605, vérifiée le 11 août 2026).

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