les Fonds d'Investissement

Fonds d’investissement : financer une salle de sport en franchise

✍️ Par la Rédaction MagicFit · ⏱️ Lecture 15 min · 📅 Publié le 23 janvier 2025

Franchise · Rentabilité & business plan

Et si un fonds d’investissement participait au financement de votre salle de sport ? Ouvrir son capital à des investisseurs professionnels est une voie de financement encore mal connue des porteurs de projet fitness. Cet article explique ce qu’est un fonds d’investissement, quand il a du sens, et ce qu’il attend de votre dossier.

Financer l’ouverture ou le développement d’une salle de sport ne se résume pas à l’apport personnel et au prêt bancaire. Pour les projets ambitieux — plusieurs clubs, un développement régional, une reprise — l’ouverture du capital à des investisseurs peut compléter le tour de table. Les fonds d’investissement sont l’un des acteurs de ce financement en fonds propres.

Le capital-investissement français est un écosystème puissant. Selon France Invest, les acteurs français du capital-investissement ont injecté 26 milliards d’euros en 2024 dans des milliers d’entreprises, et la grande majorité des sociétés accompagnées sont basées en France. Pour un entrepreneur, comprendre ce monde, c’est élargir l’éventail de ses options de financement.

Cet article s’adresse aux porteurs de projet qui voient grand, aux exploitants qui veulent se développer, et aux investisseurs qui s’intéressent au secteur du fitness. Il explique les types de fonds, leur fonctionnement, leurs avantages et leurs limites, et ce qu’il faut préparer pour les convaincre — en gardant les pieds sur terre.

Soyons transparents : MagicFit développe un réseau de franchise et cet article s’inscrit dans son univers. Les informations financières présentées sont des repères généraux ; toute opération sur le capital se prépare avec des conseils spécialisés. Notre objectif ici est de clarifier, pas de vendre une solution unique.

Un repère de cadrage, d’abord. Le financement d’une entreprise se lit sur deux colonnes : la dette, qu’il faut rembourser, et les fonds propres, qui appartiennent aux associés. L’apport personnel et l’argent apporté par des investisseurs relèvent des fonds propres ; l’emprunt bancaire relève de la dette. Un projet équilibré combine les deux dans une proportion saine, et c’est précisément cet équilibre qu’un investisseur, comme un banquier, examine en premier. Comprendre où se situent les fonds d’investissement dans ce schéma — du côté des fonds propres — est le point de départ de toute réflexion.

1. Qu’est-ce qu’un fonds d’investissement

Un fonds d’investissement est une structure qui collecte des capitaux auprès de plusieurs investisseurs pour les placer dans un portefeuille d’actifs, selon une stratégie définie et sous la responsabilité de gérants professionnels. Le principe est la mutualisation : en regroupant des capitaux, le fonds accède à des opérations et à une diversification qu’un investisseur isolé n’atteindrait pas.

Il existe de nombreuses familles de fonds. Les fonds cotés (actions, obligataires, monétaires, immobiliers) investissent dans des titres liquides et concernent surtout l’épargne et la gestion de patrimoine. Pour un entrepreneur qui cherche à financer une entreprise, c’est une autre catégorie qui compte : les fonds de capital-investissement, qui prennent des participations au capital de sociétés non cotées.

Le capital-investissement recouvre lui-même plusieurs métiers selon le stade de l’entreprise : l’amorçage et le capital-risque pour les jeunes pousses, le capital-développement pour financer la croissance d’entreprises établies, et le capital-transmission pour accompagner les reprises et transmissions. Une salle de sport en développement relève le plus souvent du capital-développement ou de la transmission.

Ces distinctions ne sont pas que théoriques : elles déterminent à quel interlocuteur s’adresser. Un fonds spécialisé dans l’amorçage de startups technologiques n’a aucune raison de financer un réseau de salles de sport, et inversement. Identifier les fonds dont la thèse d’investissement correspond à votre stade et à votre secteur est la première condition d’une recherche efficace — frapper aux bonnes portes évite de perdre un temps précieux et préserve votre crédibilité.

La logique d’un fonds de capital-investissement est simple : il entre au capital d’une entreprise, l’accompagne pendant quelques années pour développer sa valeur, puis revend sa participation en réalisant, espère-t-il, une plus-value. Cette logique de sortie à terme est essentielle à comprendre : un fonds n’est pas un partenaire éternel, c’est un investisseur qui vise une création de valeur sur un horizon défini.

Pour un projet de salle de sport, cela signifie qu’un fonds ne s’intéressera pas à un club isolé en phase de lancement, mais plutôt à un projet de développement : ouverture de plusieurs clubs, déploiement régional, consolidation d’un réseau. C’est le potentiel de croissance et de revente qui attire ce type d’investisseur.

Il faut aussi distinguer le fonds de l’investisseur final. Un fonds est lui-même alimenté par des souscripteurs — institutionnels, assureurs, particuliers fortunés, parfois acteurs publics — qui lui confient leur épargne pour qu’il l’investisse. Le gérant du fonds a donc une obligation de résultat vis-à-vis de ces souscripteurs, ce qui explique son exigence : chaque euro placé dans votre projet doit, à terme, en rapporter davantage. Cette chaîne de responsabilité n’est pas un détail ; elle conditionne le comportement de votre interlocuteur tout au long de la relation.

2. Capital-investissement, business angels, banques : qui fait quoi

Le financement en fonds propres ne se limite pas aux grands fonds. Plusieurs acteurs interviennent selon la taille et le stade du projet. Les distinguer évite de frapper à la mauvaise porte.

Les business angels sont des particuliers fortunés qui investissent leur propre argent dans des entreprises à fort potentiel, souvent à un stade précoce et pour des montants plus modestes qu’un fonds. Au-delà du capital, ils apportent fréquemment leur expérience et leur réseau. Pour un premier club au concept différenciant, ils peuvent être un interlocuteur pertinent.

On trouve aussi des structures collectives de business angels, des clubs et réseaux régionaux qui mutualisent leurs investissements. Elles offrent l’avantage d’un dossier examiné par plusieurs profils complémentaires et, en cas d’accord, d’un ticket plus important qu’un investisseur seul. Pour un porteur de projet, c’est souvent un premier palier accessible avant d’envisager un fonds structuré.

Les fonds de capital-investissement interviennent sur des tickets plus importants et pour des projets plus matures ou plus ambitieux. Ils sont structurés, exigeants sur les chiffres, et attendent une gouvernance claire. C’est l’option des projets de développement multi-sites, pas du premier club.

Les banques, enfin, ne prennent pas de participation : elles prêtent. L’emprunt bancaire reste le pilier du financement d’une salle de sport, complété par l’apport personnel et, le cas échéant, par des dispositifs comme le prêt d’honneur. Les fonds propres apportés par des investisseurs viennent renforcer ce socle, pas le remplacer.

Bpifrance occupe une place particulière dans cet écosystème : acteur public, elle intervient à la fois en prêt et en fonds propres, et soutient l’accès au financement des entreprises. Pour un porteur de projet, c’est souvent un point d’entrée utile pour comprendre les dispositifs disponibles et les bons interlocuteurs.

Un dernier acteur mérite d’être cité : les plateformes de financement participatif, ou crowdfunding. Elles permettent de lever des fonds, en don, en prêt ou en capital, auprès d’un large public. Pour un projet de salle de sport ancré dans son territoire, le financement participatif peut compléter le tour de table et, accessoirement, fédérer une première communauté d’adhérents avant même l’ouverture. C’est une option à connaître, complémentaire des financements classiques plutôt que substitut.

3. Financer une salle de sport : quand un fonds a-t-il du sens ?

Soyons clairs : pour ouvrir une première salle de sport, un fonds d’investissement est rarement la bonne réponse. Le financement classique — apport personnel, emprunt bancaire, dispositifs d’aide — suffit dans la grande majorité des cas, et il évite de diluer son capital dès le départ. L’ouverture du capital prend du sens dans des situations précises.

Elle devient pertinente lorsque l’ambition dépasse un club unique : ouvrir plusieurs salles simultanément, financer un déploiement régional rapide, ou reprendre un réseau existant. Ces projets mobilisent des montants que l’emprunt et l’apport seuls ne couvrent pas, et c’est là que des fonds propres externes prennent le relais.

Avant même de penser aux fonds, il faut chiffrer précisément le besoin de financement. C’est l’étape qui détermine si un tour de table avec des investisseurs est nécessaire, ou si un financement classique suffit. Le calculateur ci-dessous estime votre budget d’ouverture par poste.

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Estimation indicative. Les montants réels dépendent de l’emplacement, du concept et des conditions du réseau.

Une fois le besoin chiffré, vous pouvez mesurer l’écart entre vos ressources (apport + capacité d’emprunt) et le montant total. C’est cet écart qui justifie, ou non, le recours à des investisseurs. Pour approfondir le détail des postes, consultez notre guide du coût d’ouverture d’une salle de sport et, pour le financement par apport et emprunt, notre dossier sur l’investissement dans une salle de sport.

Un principe utile guide cette décision : on ne dilue pas son capital plus que nécessaire. Chaque part cédée à un investisseur est une part des bénéfices futurs que l’on ne percevra plus seul. L’ouverture du capital n’est donc pas une fin en soi, mais un moyen réservé aux projets dont l’ambition crée plus de valeur qu’elle n’en coûte en dilution. Pour un développement multi-clubs bien mené, l’apport d’un investisseur peut démultiplier le résultat global ; pour un club unique, il est rarement justifié.

4. Ce qu’un investisseur regarde dans votre dossier

Convaincre un fonds ou un business angel suppose de parler leur langage. Un investisseur évalue un dossier sur quelques critères structurants. Les connaître permet de préparer un dossier qui inspire confiance plutôt que de la méfiance.

Critère Ce que l’investisseur recherche
Le marché Un secteur porteur et une demande durable — le fitness coche cette case.
Le modèle Un modèle économique éprouvé, lisible et reproductible. La franchise rassure.
Les chiffres Un prévisionnel réaliste, un point mort identifié, des hypothèses défendables.
L’équipe Un porteur de projet crédible, capable d’exécuter et de gérer.
La sortie Une perspective de création de valeur et de revente à terme.

Deux de ces critères jouent en faveur d’un projet fitness en franchise. Le marché, d’abord : le secteur affiche une croissance documentée, avec une demande de santé et de bien-être devenue prioritaire. Le modèle, ensuite : un concept de franchise éprouvé offre la lisibilité et la reproductibilité qu’un investisseur recherche, là où un concept inédit l’oblige à parier sur l’inconnu.

Cette lisibilité a une traduction très concrète dans la négociation : un modèle éprouvé se valorise mieux et se finance plus facilement qu’un pari. L’investisseur accepte des conditions plus favorables au porteur de projet lorsque le risque est documenté et maîtrisé. Autrement dit, la franchise ne facilite pas seulement l’obtention d’un financement : elle en améliore aussi les termes, ce qui profite directement à l’entrepreneur.

Les trois autres critères dépendent de vous : la qualité de vos chiffres, votre crédibilité d’exploitant et la clarté de la perspective offerte à l’investisseur. C’est sur ces points que se joue la décision, et c’est précisément ce qu’un bon business plan met en valeur.

Un dernier facteur, souvent décisif, échappe aux grilles d’analyse : la relation de confiance. Un investisseur s’engage avec une personne autant qu’avec un projet. La transparence sur les risques, la cohérence entre le discours et les chiffres, la capacité à reconnaître ce que l’on ne maîtrise pas encore : ces qualités humaines pèsent lourd dans la décision finale. Un porteur de projet lucide et honnête inspire davantage confiance qu’un dossier parfait sur le papier mais survendu.

La présentation compte autant que le fond. Un investisseur reçoit de nombreux dossiers et consacre peu de temps à chacun en première lecture. Un projet clair, synthétique, qui va droit aux chiffres clés et anticipe les questions, se distingue immédiatement d’un dossier confus. Savoir résumer son projet en quelques minutes — le marché, le modèle, les chiffres, l’équipe, le besoin de financement — est un exercice à part entière, et souvent décisif pour obtenir un second rendez-vous.

5. Le rôle du business plan et des indicateurs

Aucun investisseur ne s’engage sans un business plan solide. C’est le document qui traduit votre projet en chiffres : investissement, financement, prévisionnel d’activité, trajectoire de rentabilité. Plus il est précis et prudent, plus il inspire confiance — l’optimisme excessif est, paradoxalement, ce qui inquiète le plus un professionnel.

Parmi les indicateurs, le point mort occupe une place centrale. Il indique le nombre d’adhérents actifs à partir duquel l’exploitation couvre ses charges. Un investisseur veut savoir où se situe ce seuil, à quelle vitesse vous comptez l’atteindre, et avec quelle marge de sécurité. Maîtriser ce chiffre, c’est démontrer que vous comprenez votre propre modèle.

Simulez votre point mort à partir de vos hypothèses : c’est l’un des premiers chiffres qu’un investisseur vous demandera, et le présenter spontanément est un signe de sérieux.

Ce calcul n’a rien d’académique : il conditionne directement la trajectoire que vous présenterez. Un point mort atteint rapidement rassure ; un point mort lointain, mal expliqué, inquiète. En faisant varier vos hypothèses — abonnement moyen, charges, rythme d’acquisition — vous identifiez les leviers sur lesquels repose votre rentabilité, et vous arrivez préparé aux questions que ne manquera pas de poser un financeur attentif.

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Au-delà du point mort, l’investisseur s’intéresse à la trajectoire : montée en charge des adhérents, évolution de la marge, capacité à rembourser la dette et à dégager du résultat. Notre méthode complète du point mort et notre dossier sur ce que rapporte une salle de sport vous aident à bâtir ces projections.

6. Avantages et limites de l’ouverture du capital

Faire entrer un investisseur au capital présente des avantages réels. Le premier est financier : des fonds propres supplémentaires permettent de financer une ambition que l’emprunt seul ne couvrirait pas, et renforcent la solidité du bilan, ce qui facilite aussi l’accès au crédit bancaire. Un meilleur tour de table, c’est un projet plus robuste.

Cet effet de levier sur le financement bancaire est parfois sous-estimé. Des fonds propres renforcés rassurent la banque, qui accepte alors de prêter davantage et à de meilleures conditions. Un euro de fonds propres apporté par un investisseur peut ainsi débloquer plusieurs euros de crédit. C’est pourquoi l’ouverture du capital se raisonne toujours en lien avec l’ensemble du plan de financement, et non isolément.

Le deuxième avantage est l’accompagnement. Un bon investisseur n’apporte pas que de l’argent : il apporte de l’expérience, un réseau, une discipline de gestion et un regard extérieur sur la stratégie. Pour un exploitant, cet apport non financier est parfois aussi précieux que le capital lui-même.

Mais l’ouverture du capital a un coût, et il n’est pas que financier. Le premier est la dilution : en cédant une part de votre capital, vous partagez les bénéfices futurs et une partie du pouvoir de décision. Le deuxième est la gouvernance : un investisseur attend des comptes réguliers, des objectifs et un droit de regard sur les décisions stratégiques.

Le troisième est la logique de sortie : un fonds vise une revente à terme, ce qui peut orienter la stratégie vers la maximisation de la valeur à un horizon donné, parfois en tension avec une vision de long terme plus personnelle. Ouvrir son capital, c’est accepter ce cadre. La décision se prend en pesant lucidement ces avantages et ces contreparties.

Il existe aussi des solutions intermédiaires, entre l’emprunt pur et la cession de capital. Les obligations convertibles, par exemple, permettent à un investisseur de prêter de l’argent avec la possibilité de le convertir plus tard en parts de capital. Ces montages, plus souples, repoussent la question de la dilution et de la valorisation à une date ultérieure, quand l’entreprise a fait ses preuves. Ils supposent toutefois un accompagnement juridique solide et ne dispensent pas d’une réflexion claire sur la stratégie de financement.

7. Franchise et financement : pourquoi le modèle rassure

La franchise constitue un atout dans une recherche de financement, qu’il soit bancaire ou en fonds propres. La raison tient à la réduction du risque. Selon la Fédération Française de la Franchise, un franchisé a deux fois plus de chances de franchir le cap des deux ans qu’un créateur indépendant — un différentiel de survie que tout financeur prend en compte.

Un concept de franchise éprouvé apporte ce que les investisseurs et les banques recherchent : un modèle testé, des process établis, une marque identifiée et un accompagnement structuré. Là où un projet indépendant repose entièrement sur le pari de son porteur, un projet en franchise s’appuie sur un historique et un cadre qui rassurent le financeur.

Le secteur lui-même joue en faveur du dossier. Le marché européen du fitness a dépassé 75 millions de membres en 2025 pour près de 67 500 clubs, selon EuropeActive et Deloitte, avec un taux de pénétration encore modéré qui laisse de la marge de croissance. Un secteur porteur et un modèle robuste : la combinaison parle aux investisseurs.

Reste que l’ouverture du capital engage juridiquement. Faire entrer un investisseur suppose une valorisation de l’entreprise, un pacte d’associés et une gouvernance définie. Ces actes structurent durablement la relation et la valeur de votre participation : ils ne s’improvisent pas.

La valorisation, en particulier, est un exercice délicat. Elle fixe le prix auquel l’investisseur entre au capital, et donc la part qu’il obtient pour son apport. Une valorisation trop basse vous fait céder trop de capital ; trop haute, elle décourage l’investisseur ou prépare des tensions futures. S’appuyer sur des méthodes reconnues et un conseil indépendant, plutôt que sur une intuition, protège vos intérêts et crédibilise votre démarche auprès de financeurs professionnels.

⚠️ Points de vigilance avant d’ouvrir son capital

  1. Mesurez précisément la dilution : quelle part de capital cédez-vous, pour quel montant ?
  2. Négociez et formalisez un pacte d’associés clair (gouvernance, décisions, sortie).
  3. Faites valider la valorisation de votre projet par un professionnel indépendant.
  4. Comprenez l’horizon et les attentes de rendement de l’investisseur.
  5. Faites-vous accompagner par un avocat en droit des sociétés et un expert-comptable.

8. Concrétiser votre projet de financement

Que vous visiez un club unique financé classiquement ou un développement multi-sites appuyé par des investisseurs, la première étape est la même : un projet chiffré, crédible et bien structuré. C’est ce socle qui détermine vos options de financement et la confiance que vous inspirerez, à une banque comme à un fonds.

Pour un projet en franchise, l’accompagnement du réseau facilite cette structuration : modèles de prévisionnel, repères de marché, aide au business plan et à la recherche de financement. Vous n’avancez pas seul face à des interlocuteurs financiers qui, eux, sont des professionnels aguerris.

Garder le cap reste essentiel : un financement n’est jamais une fin, seulement un moyen au service d’un projet d’exploitation. Les meilleurs dossiers ne sont pas ceux qui lèvent le plus, mais ceux dont le financement est calibré au juste besoin et au service d’un modèle qui tourne. Avant de chercher des fonds, assurez-vous d’abord que votre projet est solide sur ses fondamentaux : un bon emplacement, une offre adaptée et des chiffres maîtrisés valent toutes les levées de capitaux.

En définitive, les fonds d’investissement sont un outil de financement parmi d’autres : puissant pour les projets ambitieux, superflu pour la plupart des premiers clubs. Bien le situer dans votre stratégie, c’est déjà faire preuve de la lucidité que recherchent les financeurs.

Et quelle que soit la voie retenue, un projet bien préparé reste le meilleur argument de financement, hier comme aujourd’hui.

Si vous souhaitez étudier votre projet et ses options de financement, échangez avec notre équipe développement. Remplissez le formulaire ci-dessous : nous étudions votre profil, votre zone et votre plan de financement, sans engagement. Vos données ne sont utilisées que pour le suivi de votre demande.

Nous pourrons notamment vous aider à déterminer si votre projet relève d’un financement classique ou justifie une recherche de fonds propres externes, et à structurer votre dossier en conséquence. Cette clarification, en amont, évite de s’engager dans une recherche de financement inadaptée à la réalité du projet.

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Questions fréquentes

FAQ — Fonds d'investissement et financement

Qu'est-ce qu'un fonds d'investissement ?
C’est une structure qui collecte des capitaux auprès de plusieurs investisseurs pour les placer dans un portefeuille d’actifs, selon une stratégie définie et sous la responsabilité de gérants professionnels. Pour financer une entreprise, ce sont les fonds de capital-investissement qui interviennent.
Un fonds peut-il financer une salle de sport ?
Oui, mais rarement pour un premier club : les fonds s’intéressent plutôt aux projets de développement (plusieurs clubs, déploiement régional, reprise de réseau) à fort potentiel de croissance et de revente. Pour un club unique, le financement classique est généralement plus adapté.
Quelle différence entre un business angel et un fonds ?
Un business angel est un particulier qui investit son propre argent, souvent à un stade précoce et pour des montants modestes, en apportant aussi son réseau. Un fonds intervient sur des tickets plus importants, pour des projets plus matures, avec des exigences de gouvernance plus formelles.
Vaut-il mieux un emprunt ou l'ouverture du capital ?
L’emprunt bancaire reste le pilier du financement d’une salle de sport et évite de diluer son capital. L’ouverture du capital se justifie pour les projets ambitieux dont le besoin dépasse l’apport et la capacité d’emprunt. Les deux peuvent se combiner.
Qu'est-ce que la dilution ?
C’est la réduction de votre part dans le capital lorsque vous faites entrer un investisseur. Vous partagez alors les bénéfices futurs et une partie du pouvoir de décision, en contrepartie des fonds apportés. C’est le principal arbitrage de l’ouverture du capital.
Que regarde un investisseur dans un dossier ?
Le marché, le modèle économique, la qualité des chiffres (prévisionnel, point mort), la crédibilité de l’équipe et la perspective de création de valeur à la sortie. Un projet en franchise sur un marché porteur coche plusieurs de ces cases.
Pourquoi la franchise rassure-t-elle les financeurs ?
Parce qu’elle réduit le risque : un franchisé a deux fois plus de chances de passer le cap des deux ans qu’un indépendant (FFF). Le concept éprouvé, la marque et l’accompagnement offrent la lisibilité que recherchent banques et investisseurs.
Qu'est-ce qu'un pacte d'associés ?
C’est le document qui organise les relations entre associés : gouvernance, prise de décision, entrée et sortie d’investisseurs, protection des parties. Il est indispensable dès qu’on ouvre son capital et structure durablement la valeur de votre participation.
Comment préparer un dossier de financement ?
En construisant un business plan réaliste et chiffré (investissement, financement, prévisionnel, point mort), appuyé sur des hypothèses prudentes, et en vous faisant accompagner par un expert-comptable. L’accompagnement d’un réseau de franchise facilite cette préparation.

Sources

  1. France Invest. Activité du capital-investissement français en 2024 (mars 2025). Consulter
  2. Bpifrance. Financement et fonds propres de l’entreprise. Consulter
  3. Fédération Française de la Franchise. Indicateurs clés de la franchise 2025. Consulter
  4. EuropeActive & Deloitte. European Health & Fitness Market Report 2026 (données 2025). Consulter

Pour aller plus loin

Frédéric Legrand — Direction du développement franchise, MagicFit.

Transparence : MagicFit développe un réseau de franchise et cet article promeut naturellement son modèle. Les informations financières présentées sont des repères généraux, variables selon les projets ; elles ne constituent ni une recommandation d’investissement ni un conseil financier personnalisé. Toute opération sur le capital doit être préparée avec un expert-comptable et un avocat.

Dernière mise à jour : juin 2026.

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