Moitié bœuf moitié haricots rouges le chili qui fait entrer la cuisine flexitarienne dans la semaine

Moitié bœuf, moitié haricots rouges : le chili qui fait entrer la cuisine flexitarienne dans la semaine

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 18 min · 📅 Publié le 27 octobre 2026

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Moitié bœuf, moitié haricots rouges : le chili qui fait entrer la cuisine flexitarienne dans la semaine

Repas complet · Flexitarien · 714 kcal · 36,5 g de protéines · 45 minutes

La cuisine flexitarienne ne demande pas de renoncer à la viande : elle en met moins, et plus souvent des légumes secs à côté. Le chili s’y prête mieux que tout autre plat. En remplaçant la moitié du bœuf haché par des haricots rouges, une portion garde 36,5 g de protéines et double ses fibres, pour 75 g de viande seulement. Cet article donne la recette chiffrée au gramme, une semaine de repas construite sur les repères de Santé publique France, et la précaution qui compte pour ce plat : la cuisson de la viande hachée.

500 g

de viande hors volaille par semaine : c’est la limite que fixe Santé publique France. Avec 75 g de bœuf par portion, il faudrait plus de six chilis comme celui-ci pour l’atteindre

Source : Santé publique France, Recommandations relatives à l’alimentation, à l’activité physique et à la sédentarité pour les adultes, 2018, p. 34

Ce que veut dire cuisiner flexitarien

Le mot désigne une façon de manger plutôt qu’un régime : on garde la viande et le poisson, mais on en réduit la place, en laissant davantage de repas aux légumes secs, aux céréales et aux légumes. Il n’existe pas de définition officielle unique. Une revue publiée en 2026 dans Nutrients rappelle qu’une étude a cherché les définitions les plus utilisées du « flexitarien », celles de régimes à quantité réduite d’aliments d’origine animale, et qu’elle a conclu que réduire ou limiter la viande rouge était faisable, et même implicitement recommandé par les repères officiels de plusieurs pays.

C’est le cas en France. Les recommandations publiées par Santé publique France pour les adultes en donnent les grandes lignes. Elles conseillent de privilégier la volaille et de limiter les autres viandes, porc, bœuf, veau, mouton, agneau et abats, à 500 g par semaine, ce qui correspond selon le même document à environ trois ou quatre steaks. Elles limitent la charcuterie à 150 g par semaine, soit environ trois tranches de jambon blanc.

Dans le même temps, elles demandent de manger plus de certains aliments. Au moins deux fois par semaine des légumes secs, lentilles, haricots, pois chiches, parce qu’ils sont naturellement riches en fibres et contiennent des protéines végétales. Deux fois par semaine du poisson, dont un poisson gras comme la sardine, le maquereau, le hareng ou le saumon. Et pour le plaisir du goût et la variété, le document propose d’alterner dans la semaine la viande, la volaille, le poisson, les œufs et les légumes secs.

Mises bout à bout, ces lignes décrivent une semaine flexitarienne. Elles ne demandent pas de supprimer la viande ; elles demandent de la répartir, et de faire de la place aux légumes secs. Notre article sur le régime flexitarien explique cette logique et ses raisons ; celui-ci se concentre sur l’assiette, avec une recette et une semaine de repas.

Pourquoi les gens s’y mettent-ils ? Une enquête publiée en 2026 dans Foods, menée auprès de 5 111 adultes britanniques, compare l’importance de onze motifs de choix alimentaires entre les mangeurs de viande, plusieurs groupes de flexitariens, les végétariens et les végans. Le goût y distingue surtout ceux qui mangent de la viande, le bien-être animal surtout les végétariens et les végans ; les différentes formes de flexitarisme se situent entre les deux. Contrairement à des travaux plus anciens, la santé n’y caractérise particulièrement aucun groupe.

Pourquoi moitié viande, moitié haricots

Le principal frein est connu. Santé publique France a interrogé le public sur ses projets de recommandations avant de les publier, et le document le dit sans détour : c’est essentiellement pour des questions de goût que les personnes interrogées n’étaient pas prêtes à utiliser les légumes secs comme une alternative à la viande. La même enquête montre pourtant une ouverture : près des deux tiers des personnes interrogées avaient l’intention de remplacer occasionnellement la viande et la volaille par des légumes secs. Remplacer entièrement le bœuf d’un chili par des haricots, c’est changer le plat. En remplacer la moitié, c’est le garder.

Le chili est un plat idéal pour ce compromis. La viande hachée et les haricots rouges cuisent ensemble dans la même sauce épicée, prennent les mêmes saveurs, et se mélangent dans la cuillère. Le haricot rouge en conserve est déjà cuit, ce qui évite le trempage. Et les recommandations conseillent justement, quand les légumes secs remplacent la viande, de les associer à un produit céréalier ; le document cite en exemple une salade de haricots rouges et de maïs. Le riz complet et le maïs du chili jouent ce rôle.

Le tableau ci-dessous compare, par portion, un chili classique avec 150 g de bœuf haché et sans haricots, et la version flexitarienne de cet article, avec 75 g de bœuf, 120 g de haricots rouges et 50 g de maïs. Les deux sont servis avec 150 g de riz complet cuit. Les valeurs sont calculées d’après la table Ciqual de l’ANSES.

Par portion Chili classique Chili flexitarien Ce qui change
Bœuf haché 5 % MG, cru 150 g 75 g La viande est divisée par deux
Haricots rouges égouttés 0 g 120 g Des légumes secs au menu
Calories 629 kcal 714 kcal Un peu plus, surtout par les glucides
Protéines 41,7 g 36,5 g Un peu moins, mais encore beaucoup
Fibres 10,2 g 20,2 g Elles doublent
Cholestérol 93 mg 47 mg Il est divisé par deux
Sel 0,3 g 1,3 g Plus élevé, à cause des conserves

Le tableau montre l’échange tel qu’il est. La version flexitarienne perd environ 5 g de protéines et gagne 10 g de fibres. Elle apporte un peu plus de calories, parce que les haricots et le maïs ajoutent des glucides. Et elle est plus salée, parce que les haricots et le maïs en conserve contiennent du sel : c’est la raison pour laquelle la recette les rince et ne sale pas la sauce avant de goûter.

Les 36,5 g de protéines restent dans la fourchette de 20 à 40 g par repas que retient la Société internationale de nutrition sportive dans sa position de 2017 sur les protéines et l’exercice. Pour quelqu’un qui s’entraîne, le chili flexitarien est donc un vrai repas de récupération, et pas une version allégée.

Une semaine de repas flexitariens

Une semaine flexitarienne ne s’improvise pas tout à fait : il faut savoir où placer les légumes secs, le poisson et la viande. Le tableau ci-dessous en propose une, pour les dîners, construite sur les repères de Santé publique France. Il ne s’agit pas d’un programme ; c’est un exemple, à adapter à vos goûts et à votre organisation.

Jour Dîner proposé Source de protéines Repère de Santé publique France
Lundi Chili flexitarien de cet article Bœuf et haricots rouges Légumes secs, 1re fois ; viande, 75 g
Mardi Sardines grillées sur tartine de seigle Poisson gras Poisson, 1re fois, dont un gras
Mercredi Curry de lentilles et riz Lentilles Légumes secs, 2e fois, avec une céréale
Jeudi Poulet rôti et légumes Volaille Volaille à privilégier
Vendredi Filet de poisson blanc, pommes de terre Poisson maigre Poisson, 2e fois
Samedi Shakshuka aux pois chiches Œufs et pois chiches Œufs ; légumes secs, 3e fois
Dimanche Reste de chili, ou viande au choix Bœuf et haricots Viande : la semaine reste sous 500 g

Cette semaine compte trois ou quatre repas avec des légumes secs, deux repas de poisson dont un gras, un repas de volaille, et, si le dimanche reprend le chili, deux repas de viande rouge qui totalisent 150 g de bœuf. On reste loin des 500 g de viande hors volaille par semaine, sans s’être privé de viande. Les recettes citées existent sur le site : les sardines grillées, le curry de lentilles et la shakshuka.

Deux remarques pour la mettre en pratique. D’abord, le chili se prépare facilement en double : la deuxième portion se garde au réfrigérateur et sert un autre soir, ce qui allège la semaine. Ensuite, les déjeuners suivent la même logique : une salade composée avec des pois chiches ou des lentilles, une omelette, un reste de curry. Le principe n’est pas de compter chaque gramme, mais de laisser les légumes secs prendre leur place.

Réussir le chili : la cuisson et la texture

Un bon chili tient à trois choses : une viande bien saisie puis cuite à cœur, une sauce assez réduite pour napper les haricots, et des épices qui ont eu le temps de cuire. Le tableau ci-dessous résume les gestes qui comptent, et ceux qui gâchent le plat.

À faire À éviter Pourquoi
Faire dorer le bœuf haché en l’émiettant, à feu vif Le mettre en bloc dans une poêle froide La viande doit être cuite à cœur partout, sans morceau rosé ; un bloc cuit mal au centre
Égoutter et rincer les haricots rouges et le maïs Verser le jus de la boîte dans la sauce Les valeurs de la recette sont celles des conserves égouttées, d’après la table Ciqual
Faire revenir les épices dans l’huile, avec les légumes Les ajouter à froid à la fin Les épices développent leur arôme en cuisant
Laisser mijoter à couvert, puis réduire sans couvercle Servir dès que les haricots sont chauds La sauce doit épaissir pour napper le riz
Goûter à la fin avant de saler Saler au début Les conserves apportent déjà du sel
Utiliser deux planches, une pour la viande crue Couper les légumes sur la planche de la viande On évite de contaminer des aliments déjà cuits ou prêts à manger

Le mijotage n’a pas de durée magique. Quinze à vingt minutes à couvert suffisent pour que les saveurs se mélangent, puis cinq minutes sans couvercle pour épaissir. Si la sauce attache, un fond d’eau suffit. Si elle reste trop liquide, prolongez la réduction ; écrasez éventuellement quelques haricots contre la paroi, ils lieront la sauce.

Le degré de piquant est affaire de goût. La recette donne une pincée de piment ; on peut la doubler, ou la remplacer par du paprika fumé pour un chili doux. Un trait de jus de citron vert à la fin réveille le plat sans ajouter de sel.

Combien de bœuf et de haricots pour votre tablée, et combien de viande sur la semaine ? Le calculateur ci-dessous adapte les quantités au nombre de personnes et à la part de viande choisie, affiche les calories, les protéines et les fibres d’une portion, et additionne la viande de vos chilis de la semaine.

Il ne fixe aucun objectif et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé : il recalcule une recette.

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Les ingrédients et leur rôle dans l’assiette

La recette tient en huit ingrédients, plus les épices. Les quantités ci-dessous valent pour une personne ; multipliez-les par le nombre de convives, ou laissez le calculateur le faire. Le bœuf se pèse cru, les haricots et le maïs égouttés, les tomates avec leur jus, le riz une fois cuit.

Ingrédient Quantité Protéines Calories Rôle
Bœuf haché 5 % de matières grasses 75 g, cru 16,4 g 98 kcal Le goût de viande, et le gros des protéines
Haricots rouges en conserve 120 g, égouttés 10,0 g 130 kcal Des protéines végétales et 8 g de fibres
Tomates pelées au jus 200 g 1,6 g 44 kcal La base de la sauce
Oignon 60 g, un petit 0,7 g 23 kcal Le fond aromatique
Poivron rouge 70 g, un demi 0,7 g 24 kcal De la couleur et de la douceur
Maïs doux en conserve 50 g, égoutté 1,3 g 53 kcal Le duo haricots et maïs, et une note sucrée
Huile d’olive 7 g, une cuillère à café bombée 0 g 63 kcal Fait revenir les légumes et les épices
Riz complet 150 g, cuit 5,8 g 281 kcal La céréale du repas
TOTAL ≈ 730 g 36,5 g 714 kcal 96 g de glucides · 16 g de lipides · 20 g de fibres

À cette liste s’ajoutent une gousse d’ail pour deux personnes, une cuillère à café de cumin moulu, une de paprika, une pincée de piment, et un peu de coriandre fraîche. Leur poids est trop faible pour changer les chiffres. Les totaux sont calculés avant arrondi ; la somme des calories arrondies ligne par ligne peut donc différer de deux unités.

Toutes les valeurs viennent de la table Ciqual de l’ANSES. Pour 100 g, le bœuf haché à 5 % de matières grasses cru apporte 21,9 g de protéines et 4,6 g de lipides ; les haricots rouges appertisés égouttés, 8,3 g de protéines et 7 g de fibres ; le riz complet cuit, 3,9 g de protéines et 2,1 g de fibres. Ce sont des moyennes, qui varient avec les marques et la cuisson.

Un point sur le sel. Une portion en contient environ 1,3 g avant tout ajout, d’après la même table, dont la plus grande part vient des haricots et du maïs en conserve. C’est pourquoi la recette ne sale pas : on goûte à la fin.

La recette en 7 étapes

Comptez quarante-cinq minutes, dont une demi-heure de cuisson, riz compris. Il faut une sauteuse ou une cocotte, et une casserole pour le riz si vous ne l’avez pas préparé à l’avance. Pour deux personnes, doublez les quantités du tableau.

1Faites cuire le riz complet selon les indications du paquet, ou réchauffez un riz cuit la veille et gardé au réfrigérateur. Pendant ce temps, émincez l’oignon, coupez le poivron en dés et hachez l’ail. Égouttez les haricots rouges et le maïs, puis rincez-les sous l’eau froide.
2Faites chauffer l’huile d’olive à feu vif dans la sauteuse. Ajoutez le bœuf haché et émiettez-le à la spatule. Laissez-le dorer cinq à six minutes en remuant, jusqu’à ce qu’il ne reste plus aucun morceau rosé.
3Baissez le feu. Ajoutez l’oignon, le poivron et l’ail, et laissez-les fondre cinq minutes en remuant. Ajoutez le cumin, le paprika et le piment, et remuez une minute pour que les épices cuisent.
4Versez les tomates pelées avec leur jus, en les écrasant à la cuillère. Portez à frémissement.
5Ajoutez les haricots rouges et le maïs. Couvrez et laissez mijoter quinze à vingt minutes à feu doux, en remuant de temps en temps.
6Retirez le couvercle et laissez réduire cinq minutes, jusqu’à ce que la sauce nappe les haricots. Goûtez, et salez seulement si nécessaire.
7Servez le chili sur le riz, parsemé de coriandre fraîche, avec un quartier de citron vert. Mettez le reste au réfrigérateur dès qu’il a tiédi.

Le chili se garde au réfrigérateur et se réchauffe facilement. Réchauffez-le jusqu’à ce qu’il frémisse partout, en remuant, plutôt que de le servir tiède. La deuxième portion fait un dîner tout prêt pour un soir de séance tardive.

Les repères de temps sont des ordres de grandeur : ils dépendent de la sauteuse et du feu. Le seul repère qui ne se discute pas est celui de la viande, à l’étape 2 : elle doit être cuite à cœur, sans rose à l’intérieur, avant d’ajouter les légumes. La section sur la précaution sanitaire explique pourquoi.

Les variantes

La recette se décline selon le moment de la journée et la place qu’on veut laisser à la viande. Le tableau ci-dessous en donne quatre, avec leurs chiffres par portion, calculés de la même façon. La méthode ne change pas.

Variante Modification Par portion Quand l’utiliser
Végétarienne Sans bœuf, 240 g de haricots rouges 746 kcal · 30,1 g de protéines · 28,6 g de fibres Pour un repas sans viande ; c’est le quatrième repas de légumes secs de la semaine
Plus légère 100 g de riz cuit au lieu de 150 g 620 kcal · 34,6 g de protéines Un dîner après une journée sans entraînement
Après une séance longue 200 g de riz cuit au lieu de 150 g 807 kcal · 38,5 g de protéines Quand la séance a été longue et que la faim est grande
Sans maïs On retire le maïs 661 kcal · 35,2 g de protéines · 18,6 g de fibres Si l’on n’aime pas le maïs ; le riz reste la céréale du repas

Dans la variante végétarienne, le chili devient un plat de légumes secs associé à une céréale, exactement l’exemple que donnent les recommandations de Santé publique France quand les légumes secs remplacent la viande. Il perd environ 6 g de protéines par rapport à la version flexitarienne, mais reste au-dessus de 30 g. Il contient aussi plus de sel, puisqu’il double les haricots en conserve : rincez-les bien.

On peut aussi remplacer le bœuf par de la dinde ou du poulet haché, que les recommandations invitent à privilégier par rapport aux autres viandes. Les chiffres changent alors un peu, selon le produit. Et pour un chili plus doux, le piment se remplace par du paprika fumé.

La précaution sanitaire : la viande hachée cuite à cœur

Ce plat a une précaution qui lui est propre, et elle est sérieuse : la cuisson de la viande hachée. Santé publique France l’explique dans un document de prévention consacré au syndrome hémolytique et urémique, ou SHU. Cette maladie rare mais grave, qui atteint en particulier les reins, est causée le plus souvent chez l’enfant par certaines bactéries Escherichia coli qui produisent des toxines, appelées STEC.

Ces bactéries se trouvent dans l’intestin de nombreux animaux, dont les bovins. Le document cite parmi les aliments en cause, consommés crus ou peu cuits, la viande de bœuf, en particulier hachée. Il précise que ces bactéries résistent au froid et survivent au réfrigérateur et au congélateur, mais qu’elles sont détruites par la cuisson.

La consigne est donc claire. Cuisez bien les viandes, surtout les steaks hachés de bœuf et les préparations à base de viande hachée : elles doivent être cuites à cœur, sans rose à l’intérieur, et si possible vérifiées au thermomètre alimentaire, à au moins 70 degrés à cœur. C’est pourquoi l’étape 2 de la recette fait dorer le bœuf émietté jusqu’à ce qu’il ne reste aucun morceau rosé, avant tout le reste.

Le même document donne des gestes d’hygiène qui valent pour toute la cuisine : se laver les mains à l’eau et au savon avant de préparer un repas, garder deux planches à découper séparées, une pour les aliments crus et une pour les aliments prêts à manger, bien nettoyer les plans de travail après la viande crue, et mettre rapidement au réfrigérateur les plats cuisinés et les restes.

Il désigne aussi les personnes les plus exposées : les enfants de moins de quinze ans, et surtout de moins de cinq ans, les personnes de plus de soixante-cinq ans et les personnes immunodéprimées. Pour elles, la cuisson à cœur de la viande hachée ne souffre aucune exception. Le chili, qui cuit longuement sa viande dans la sauce, s’y prête bien, à condition de ne pas sauter l’étape 2.

Ce que disent les études sur la réduction de la viande

Remplacer une partie des protéines animales par des protéines végétales a-t-il des effets mesurables ? Une revue systématique publiée en 2026 dans Nutrition Reviews a réuni les essais randomisés menés chez des adultes en bonne santé. Elle n’en a retenu que quatre interventions, décrites dans sept articles, ce qui dit d’abord que le sujet est encore peu étudié.

Ses résultats vont dans plusieurs directions. Chez ceux qui mangeaient la plus grande part de protéines végétales, certains marqueurs du risque cardiovasculaire s’amélioraient : le cholestérol LDL, le cholestérol total et le poids. Une étude a aussi estimé une baisse des émissions de gaz à effet de serre liées à l’alimentation. Les auteurs concluent que remplacer une partie des protéines animales par des sources végétales pourrait améliorer certains marqueurs du risque cardiovasculaire et réduire l’impact environnemental de l’alimentation.

La même revue relève une limite qui intéresse directement la cuisine flexitarienne : le statut en vitamine B12 diminuait chez ceux dont l’alimentation comptait la plus grande part de protéines végétales, alors que celui des folates, du fer et de la vitamine D ne changeait pas. Les résultats sur les os et les minéraux étaient contradictoires. C’est un argument pour la formule flexitarienne plutôt qu’extrême : garder de la viande, du poisson, des œufs et des produits laitiers dans la semaine.

Ces conclusions restent prudentes, et nous ne leur faisons pas dire plus. Elles ne disent pas qu’un chili moitié haricots fait maigrir ou protège le cœur ; elles disent qu’un déplacement de la viande vers les légumes secs va plutôt dans le bon sens pour certains marqueurs, à condition de rester varié. Pour la question plus large des régimes sans viande, notre article sur le régime végétarien fait le point.

Pour qui, et quelles limites

Le chili flexitarien convient à la plupart des adultes, sportifs ou non. Il apporte un repas complet, riche en fibres et en protéines, et il se prépare à l’avance. Pour un pratiquant, il trouve sa place le soir d’une séance, ou le lendemain d’un entraînement long.

En cas de trouble digestif connu, ou si les légumes secs vous gênent, demandez conseil à votre médecin ou à un diététicien avant d’en augmenter la part.

Les personnes qui suivent un régime prescrit, pour un diabète, une maladie rénale ou un excès de cholestérol, ont des repères qui leur sont propres et qui priment sur ceux d’un article. Le sel de la recette, environ 1,3 g par portion avant tout ajout, compte pour ceux à qui l’on a demandé de le limiter. Et si vous allez plus loin vers une alimentation sans viande, la question de la vitamine B12 se pose : parlez-en à votre médecin.

En pratique chez Magicfit

Les coachs de Magicfit encadrent l’entraînement ; ils ne prescrivent pas de régime. Ce qu’ils rappellent tient en peu de mots : la séance donne le signal, les repas fournissent de quoi y répondre, et la régularité fait le reste. La cuisine flexitarienne a une qualité que les régimes compliqués n’ont pas : elle ne supprime rien, elle déplace, et elle se tient sur des mois. Pour une question qui touche à votre santé, à un traitement ou à un régime particulier, l’interlocuteur est votre médecin ou un diététicien.

Sources scientifiques

  1. Santé publique France. Recommandations relatives à l’alimentation, à l’activité physique et à la sédentarité pour les adultes. Décembre 2018 ; p. 17 (le goût, frein aux légumes secs), p. 31 (légumes secs), p. 32 (poisson), p. 34 (charcuterie et viande). — Lire le document →
  2. Santé publique France. Syndrome hémolytique et urémique (SHU) : quelles précautions adopter ? Dépliant de prévention. — Lire le dépliant →
  3. Courtney A, Sweeney R, McNulty B, et al. Partially replacing animal-based protein foods with plant-based protein foods: a systematic review of randomized controlled trials in healthy adults. Nutr Rev, 2026, nuag058. — Lire l’étude →
  4. Vasios GK, Giaginis C. Towards healthy and sustainable diets: environmental and nutritional perspectives. Nutrients, 2026;18(5):711. — Lire l’étude →
  5. Jaeger SR, Andersen GBH, Prescott J. Omnivores, flexitarians, vegetarians, and vegans attach different importance to eleven motives for daily food choice decisions: findings from 5111 UK adults. Foods, 2026;15(4):617. — Lire l’étude →
  6. Jäger R, Kerksick CM, Campbell BI, et al. International Society of Sports Nutrition Position Stand: protein and exercise. J Int Soc Sports Nutr, 2017;14:20. — Lire l’étude →
  7. ANSES. Table de composition nutritionnelle des aliments Ciqual : codes 6250, 20524, 20137, 20034, 20087, 20066, 17270 et 9103. — Consulter la table →

Table Ciqual consultée le 19 octobre 2026 pour le bœuf haché à 5 % de matières grasses cru, les haricots rouges appertisés égouttés, les tomates pelées au jus, l’oignon, le poivron rouge, le maïs doux appertisé égoutté, l’huile d’olive vierge extra et le riz complet cuit. Les deux documents de Santé publique France ont été lus en entier ; les études de Nutrients, de Foods et de l’ISSN dans leur texte intégral ; la revue de Nutrition Reviews dans son résumé. Liens vérifiés le 19 octobre 2026.

Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas un avis médical ou diététique. Les besoins nutritionnels varient d’une personne à l’autre. Les valeurs indiquées sont des estimations, qui changent selon les produits et la cuisson. La viande hachée doit être cuite à cœur, en particulier pour les enfants, les personnes âgées et les personnes immunodéprimées. En cas de diabète, d’excès de cholestérol, de maladie cardiovasculaire ou rénale, d’allergie alimentaire ou de régime prescrit, demandez l’avis de votre médecin ou d’un diététicien.

Cuisine flexitarienne et chili : vos questions

Qu’est-ce que la cuisine flexitarienne ?
C’est une façon de cuisiner qui garde la viande et le poisson, mais en réduit la place, au profit des légumes secs, des céréales et des légumes. Il n’en existe pas de définition officielle unique. En France, les recommandations de Santé publique France en donnent le cadre : limiter la viande hors volaille à 500 g par semaine et manger des légumes secs au moins deux fois par semaine.
Combien de protéines apporte ce chili ?
Une portion, avec 75 g de bœuf haché, 120 g de haricots rouges et 150 g de riz complet cuit, apporte environ 36,5 g de protéines pour 714 kcal, d’après la table Ciqual de l’ANSES. Le chili classique, avec 150 g de bœuf et sans haricots, en apporte 41,7 g, mais deux fois moins de fibres.
Faut-il faire tremper les haricots rouges ?
Pas avec des haricots en conserve, qui sont déjà cuits : il suffit de les égoutter et de les rincer. Avec des haricots secs, suivez les indications du paquet pour le trempage et la cuisson, avant de les ajouter au chili.
Pourquoi bien cuire la viande hachée ?
Parce que Santé publique France cite la viande de bœuf, en particulier hachée, parmi les aliments qui peuvent transmettre les bactéries à l’origine du syndrome hémolytique et urémique quand ils sont mangés crus ou peu cuits. La viande hachée doit être cuite à cœur, sans rose à l’intérieur, à au moins 70 degrés si l’on a un thermomètre.
Peut-on faire ce chili sans viande ?
Oui. Avec 240 g de haricots rouges et sans bœuf, une portion apporte environ 30 g de protéines et près de 29 g de fibres. Associés au riz et au maïs, les haricots suivent le conseil de Santé publique France : quand les légumes secs remplacent la viande, on les accompagne d’un produit céréalier.
Ce chili convient-il après une séance chez Magicfit ?
Oui : avec 36,5 g de protéines, il entre dans la fourchette de 20 à 40 g par repas que retient la Société internationale de nutrition sportive. Après une séance longue, la variante à 200 g de riz apporte davantage de glucides. Pour un besoin particulier, demandez l’avis d’un diététicien.

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