Ce que Votre Enfant Sédentaire Coûtera à la Société Milliards d'Euros et une Vie Abîmée

Activité physique et sédentarité des enfants

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 15 min · 📅 Publié le 16 mars 2026

Investigation Magicfit — Saison 12 — Article 9/10

Le sport comme investissement · Activité physique et sédentarité des enfants : ce que mesurent les études

L’Organisation mondiale de la santé recommande aux enfants et aux adolescents une moyenne d’au moins 60 minutes par jour d’activité physique d’intensité modérée à soutenue. En France, selon l’étude Esteban de Santé publique France, 51 % des garçons et 33 % des filles de 6 à 17 ans atteignaient ce repère en 2015. Cet article ne cherche pas à culpabiliser les parents. Il présente ce que mesurent les enquêtes françaises et européennes sur l’activité, les écrans et la corpulence des enfants, ce que l’on sait des effets à long terme, ce que donnent les programmes menés à l’école, et des pistes simples pour bouger davantage en famille.
33 %
des filles de 6 à 17 ans atteignaient en 2015 les recommandations de l’OMS en matière d’activité physique, contre 51 % des garçons
(Santé publique France, étude Esteban)

Une précision importante

Les chiffres de cet article décrivent des populations, pas un enfant en particulier. Si vous vous inquiétez de la croissance, du poids ou de la santé de votre enfant, parlez-en à son médecin ou à son pédiatre, qui le suit et peut l’orienter. Un enfant en surpoids n’a pas besoin d’un régime décidé à la maison, mais d’un accompagnement adapté. — La Rédaction Magicfit

Transparence : Magicfit développe en France un réseau de clubs de sport exploités en licence de marque. Cet article a une portée informative ; il ne constitue pas un avis médical. Les pages de Santé publique France, de l’Anses et de l’OMS ont été lues le 1er novembre 2026 ; les études citées, dans leur résumé publié.

1. Combien d’activité physique est recommandée pour un enfant ?

Les lignes directrices de l’OMS sur l’activité physique et la sédentarité, publiées en 2020 et présentées par Fiona Bull et ses collègues dans le British Journal of Sports Medicine, s’adressent aux enfants dès 5 ans, aux adolescents, aux adultes et aux personnes âgées. Pour les enfants et les adolescents, elles retiennent qu’une moyenne de 60 minutes par jour d’activité aérobie d’intensité modérée à soutenue, sur la semaine, apporte des bénéfices pour la santé.

Elles recommandent aussi, à tous les âges, des activités régulières de renforcement musculaire, et de réduire les comportements sédentaires. Les auteurs précisent que les données ne suffisaient pas pour fixer un seuil chiffré de sédentarité : il n’existe pas de « nombre d’heures assis » au-delà duquel le risque apparaîtrait d’un coup. Les lignes directrices réaffirment deux messages simples : un peu d’activité vaut mieux que rien, et davantage d’activité est préférable pour la santé.

Pour l’OMS, l’activité physique ne se limite pas au sport. Elle comprend les jeux, les déplacements à pied ou à vélo, la détente active et toutes les occasions de bouger. Chez l’enfant et l’adolescent, son aide-mémoire de juin 2024 indique qu’elle améliore la condition physique, la santé cardiométabolique, la santé osseuse, les résultats cognitifs et la santé mentale, et qu’elle réduit la masse adipeuse.

2. Les enfants français bougent-ils assez ?

L’étude Esteban de Santé publique France a mesuré l’activité physique et la sédentarité des enfants en 2015. Selon l’agence, les niveaux d’activité physique restaient faibles et la sédentarité élevée. En 2015, 51 % des garçons et 33 % des filles de 6 à 17 ans atteignaient les recommandations de l’OMS en matière d’activité physique.

Les plus jeunes, de 6 à 10 ans, étaient plus actifs. Santé publique France observe une nette baisse de l’activité physique après 10 ans, plus marquée chez les filles. Aucune évolution significative de cet indicateur n’a été observée depuis 2006, malgré une tendance à l’amélioration chez les adolescents de 15 à 17 ans.

L’Anses, à partir de son étude nationale INCA 3, fait un constat proche : seul un tiers des adolescents de 11 à 17 ans pratique au moins 60 minutes d’activité physique par jour. Les deux enquêtes ne mesurent pas l’activité de la même façon, mais elles convergent : une grande partie des enfants et des adolescents bouge moins que ce que recommandent les autorités de santé, et l’écart se creuse à l’adolescence, surtout chez les filles.

Ce constat n’est pas propre à la France. L’OMS estime que, dans le monde, 81 % des adolescents de 11 à 17 ans étaient physiquement inactifs, avec un écart entre les filles (84 %) et les garçons (78 %).

3. Combien de temps passent-ils devant les écrans ?

Le temps passé assis devant un écran est l’indicateur de sédentarité le plus utilisé dans les études, même s’il ne représente qu’une partie du temps réel passé assis, rappelle l’Anses. Selon l’étude Esteban, la proportion de jeunes passant trois heures ou plus par jour devant un écran atteignait 45 % chez les 6 à 10 ans et 70 % chez les 11 à 14 ans. Chez les 15 à 17 ans, elle atteignait 71 % chez les filles et 87 % chez les garçons. Santé publique France note que ce temps d’écran a considérablement augmenté.

L’Anses indique de son côté que les enfants et les adolescents de 3 à 17 ans passent plus de deux heures par jour devant un écran, et que, entre 2006-2007 et 2014-2015, le temps moyen passé devant un écran pour les loisirs a augmenté d’environ 20 minutes par jour chez les enfants de 3 à 17 ans.

Pourquoi s’en préoccuper ? Selon l’aide-mémoire de l’OMS, une sédentarité plus forte s’accompagne chez les enfants et les adolescents d’une augmentation de l’adiposité, d’une détérioration de la santé cardiométabolique et de la condition physique, d’une dégradation du comportement, notamment du comportement prosocial, et d’une réduction du temps de sommeil. L’Anses rappelle aussi que l’activité physique améliore la qualité et la quantité du sommeil, et qu’un bon sommeil favorise à son tour l’activité.

4. Où en est la corpulence des enfants en France ?

Santé publique France suit la corpulence des enfants par plusieurs enquêtes. Selon l’étude Esteban, en 2015, 17 % des enfants de 6 à 17 ans étaient en surpoids, obésité incluse, dont 4 % en situation d’obésité. Cette part est restée stable entre 2006 et 2015. Dans le même temps, la part des enfants trop minces a augmenté de 8 % à 13 %, surtout chez les filles de 11 à 14 ans, où elle atteignait 19 %.

Chez les enfants de 7 à 9 ans scolarisés en CE1-CE2, trois enquêtes ont été menées. En 2000, la part du surpoids était estimée à 18 %, dont 4 % d’obésité. L’enquête de 2007 a montré une stabilisation. En 2016, sur 5 071 élèves, la stabilisation a été confirmée chez les filles (21 % en 2007, 19 % en 2016, une différence non significative), et une baisse significative a été observée chez les garçons, de 18 % à 14 %. Chez les filles, la minceur a aussi augmenté, de 10 % à 14 %. Santé publique France relève que l’écart entre filles et garçons était significatif en 2016 pour la première fois par rapport aux résultats de 2000 et de 2007.

Ces chiffres rappellent qu’il ne faut pas réduire la santé des enfants à leur poids. Le surpoids comme la minceur méritent attention, et l’activité physique est utile à tous les enfants, quelle que soit leur corpulence. Elle se pratique pour ses bienfaits propres, et non comme une punition ou un moyen de « faire maigrir ».

À l’échelle européenne, le rapport de l’OMS Europe sur l’obésité publié en mai 2022 indique que près d’un enfant sur trois (29 % des garçons et 27 % des filles) était en surpoids ou en situation d’obésité dans la région européenne de l’OMS. Ces chiffres européens ne se comparent pas directement aux enquêtes françaises, dont les âges et les méthodes diffèrent.

5. Les écarts sociaux

Les enquêtes françaises montrent des écarts selon le milieu social. Selon Santé publique France, la part des enfants de 6 à 17 ans en surpoids, obésité incluse, diminuait quand le niveau de diplôme de la personne de référence du ménage augmentait, et elle est restée plus élevée chez les enfants des ménages les moins diplômés entre 2006 et 2015. L’agence relève aussi que la stabilisation observée chez les 7 à 9 ans est inégale selon les catégories socioéconomiques.

Ces écarts ont des causes multiples, que les enquêtes citées ne détaillent pas toutes. Le rapport de l’OMS Europe souligne que les causes de l’obésité sont bien plus complexes que la seule combinaison d’une alimentation déséquilibrée et du manque d’activité, et qu’il faut tenir compte de ses déterminants larges. Il recommande que les politiques de prévention visent les inégalités et ne reposent pas seulement sur les comportements individuels.

Pour les familles, la conséquence pratique est simple : il n’y a pas de faute à chercher. Les habitudes d’activité dépendent beaucoup de l’environnement, des moyens, du temps disponible et des lieux accessibles. Chercher des solutions proches, peu coûteuses et compatibles avec la vie de la famille vaut mieux que viser un programme idéal.

6. Que devient un enfant en surpoids à l’âge adulte ?

La question du « suivi » de l’obésité de l’enfance à l’âge adulte a été étudiée de longue date. La revue de Mary Serdula et de ses collègues, publiée en 1993 dans Preventive Medicine, a réuni la littérature épidémiologique publiée entre 1970 et 1992. Environ un tiers (26 à 41 %) des enfants obèses d’âge préscolaire et environ la moitié (42 à 63 %) des enfants obèses d’âge scolaire l’étaient encore à l’âge adulte.

Dans toutes les études et à tous les âges, le risque d’obésité à l’âge adulte était au moins deux fois plus élevé chez les enfants obèses que chez les autres. Il était plus grand quand l’obésité était plus marquée et quand elle était présente à un âge plus avancé. Les auteurs soulignent que l’écart entre les estimations tient aux différences de méthodes, de définitions, d’âges et de populations.

Autrement dit, une partie importante des enfants obèses ne le restent pas : la trajectoire n’est pas écrite d’avance. Santé publique France rappelle de son côté que le surpoids et l’obésité de l’enfant ont des conséquences à court terme (problèmes respiratoires, orthopédiques, métaboliques et psychosociaux) et à long terme (persistance de l’obésité, maladies cardiovasculaires, diabète, certains cancers).

Au niveau européen, le rapport de l’OMS Europe estime que le surpoids et l’obésité causent plus de 1,2 million de décès par an dans la région, soit plus de 13 % de la mortalité totale, et qu’ils sont la première cause d’années vécues avec une incapacité, à hauteur de 7 %. L’obésité est considérée comme une cause d’au moins 13 types de cancers.

7. Que donnent les programmes d’activité physique à l’école ?

L’école est un lieu naturel pour faire bouger les enfants : elle les réunit tous, quel que soit leur milieu. La revue Cochrane de Sarah Neil-Sztramko et de ses collègues, publiée en 2021, a évalué les programmes d’activité physique menés à l’école chez les 6 à 18 ans : 89 études et 66 752 participants, avec des programmes de plusieurs types (actions combinées, activité pendant le temps scolaire, éducation physique renforcée, activités avant ou après l’école).

Ses résultats sont plus modestes qu’on ne l’imagine. Ces programmes n’augmentent probablement que très peu, voire pas du tout, le temps passé en activité modérée à soutenue (moins d’une minute par jour en moyenne), et pourraient ne réduire que très peu le temps sédentaire. Ils pourraient améliorer la condition physique mesurée par la VO2max, et entraîner une très légère baisse de l’indice de masse corporelle exprimé en score z, avec un niveau de preuve faible. La revue signale aussi les limites de ces études : l’absence d’aveugle des participants, du personnel et des évaluateurs, ainsi que les perdus de vue, étaient les sources de biais les plus fréquentes. Les auteurs se disent très incertains de l’effet de ces programmes sur la qualité de vie liée à la santé et sur les événements indésirables.

Les auteurs concluent que, compte tenu de la variabilité des résultats et de la faiblesse globale des effets, les équipes scolaires et les professionnels de santé publique doivent bien réfléchir avant de mettre en place ces programmes. Ce constat ne dit pas que l’activité à l’école est inutile. Il montre qu’un programme, à lui seul, change peu les habitudes, et que l’activité des enfants se construit aussi en dehors de l’école : en famille, dans les déplacements et dans les loisirs.

8. Que recommandent l’OMS et l’Anses ?

L’Anses recommande de favoriser des activités physiques de types différents (cardio-respiratoire, renforcement musculaire, souplesse), en repérant toutes les occasions de pratique : se déplacer, porter une charge, monter les escaliers, être actif à la maison. Elle recommande aussi de réduire la durée totale passée assis et d’interrompre les longues périodes assises par des pauses actives. Selon l’agence, c’est la combinaison des deux qui produit les effets les plus marqués sur la santé.

Elle invite enfin à offrir des environnements favorables : au travail, à l’école, dans les transports et les déplacements. Le rapport de l’OMS Europe va dans le même sens à l’échelle des politiques publiques. Parmi les mesures qu’il juge prometteuses, il cite des interventions en milieu scolaire, des environnements qui facilitent l’activité physique, des limites au marketing d’aliments peu favorables à la santé destiné aux enfants, et un meilleur accès à la prise en charge du surpoids en soins primaires.

Le même rapport relève que la pandémie de covid-19 a entraîné des changements défavorables dans l’alimentation et l’activité physique, et cite parmi les facteurs propres aux sociétés numériques la promotion en ligne d’aliments peu favorables à la santé auprès des enfants et le développement des jeux en ligne sédentaires. Il note aussi que les outils numériques peuvent servir à promouvoir la santé et le bien-être.

9. Que peuvent faire les parents ?

Les recommandations convergent sur un point rassurant : chaque minute d’activité compte, et le plus important est de commencer. Il n’est pas nécessaire d’inscrire un enfant à plusieurs activités pour qu’il bouge davantage. Voici quelques pistes, tirées des recommandations de l’OMS et de l’Anses.

  1. Viser, sur la semaine, une moyenne d’environ 60 minutes d’activité par jour, en additionnant le jeu, les déplacements et le sport.
  2. Privilégier les déplacements actifs quand c’est possible et sûr : à pied, à vélo, en trottinette.
  3. Varier les activités : courir, sauter, grimper, nager, danser, jouer au ballon ; le renforcement musculaire peut passer par le jeu.
  4. Réduire le temps assis et le temps d’écran de loisir, et couper les longues périodes assises par des pauses actives.
  5. Bouger en famille : une promenade, une sortie à vélo ou un jeu dans un parc sont autant d’occasions partagées.
  6. Laisser l’enfant choisir une activité qui lui plaît : le plaisir aide à pratiquer dans la durée.

Les recommandations de l’OMS valent aussi pour les adultes : au moins 150 minutes d’activité modérée par semaine. Le calculateur ci-dessous vous permet de comparer votre propre activité de la semaine et votre temps assis aux repères de l’OMS. Il donne un repère, pas un diagnostic.

👨‍👧 Votre activité et votre temps assis

Comparez votre activité de la semaine et votre temps assis aux repères de l’OMS et au seuil de 8,6 heures assis par jour retenu par Racine et coll. (2022) pour le risque de décès prématuré.

Espérance de vie active

Votre activité et votre temps assis, au regard des repères de santé

Les recommandations de l’OMS et le seuil de temps assis d’une étude lue, sans calcul d’années de vie

Marche rapide, vélo tranquille, jardinage soutenu…

Course, natation soutenue, sport collectif…

Travail, trajets, écrans et repas compris.

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Cet outil compare vos réponses aux recommandations de l’OMS pour les adultes de 18 à 64 ans. Il ne calcule pas d’années de vie et ne remplace pas l’avis d’un médecin.

Sources : OMS, WHO guidelines on physical activity and sedentary behaviour, 2020, p. 32 et 38. Racine et coll., Eur J Public Health 2022;32(Suppl 1):i3-i7 (seuil de 8,6 heures assis par jour pour le risque de décès prématuré). Nous ne conservons ni vos réponses ni le PDF. Votre adresse e-mail reste environ 30 jours dans le journal d’envoi, puis est effacée.


Si votre enfant a une maladie chronique, un handicap, ou si une activité lui cause des douleurs ou un essoufflement inhabituel, demandez conseil à son médecin. Les lignes directrices de l’OMS de 2020 comprennent, pour la première fois, des recommandations propres aux personnes vivant avec une maladie chronique ou un handicap : l’activité y est aussi recommandée, adaptée à chacun.

Les chiffres cités, en un tableau

Le tableau ci-dessous reprend les principaux chiffres de cet article, avec leur source et leur année. Les enquêtes n’ont pas toutes la même méthode : les chiffres se lisent ligne par ligne.

Indicateur Population Année Chiffre Source
Recommandations OMS d’activité atteintes Garçons de 6 à 17 ans 2015 51 % Santé publique France, Esteban
Recommandations OMS d’activité atteintes Filles de 6 à 17 ans 2015 33 % Santé publique France, Esteban
Au moins 60 minutes d’activité par jour Adolescents de 11 à 17 ans INCA 3 Un tiers Anses
Trois heures ou plus d’écran par jour 6 à 10 ans / 11 à 14 ans 2015 45 % / 70 % Santé publique France, Esteban
Surpoids, obésité incluse 6 à 17 ans 2015 17 % (dont 4 % d’obésité) Santé publique France, Esteban
Surpoids, obésité incluse 7 à 9 ans, filles / garçons 2016 19 % / 14 % Santé publique France, CE1-CE2
Surpoids ou obésité Enfants, région européenne de l’OMS Rapport 2022 29 % des garçons, 27 % des filles OMS Europe

10. En résumé : ce que l’on peut retenir

  • L’OMS recommande aux enfants et adolescents une moyenne d’au moins 60 minutes d’activité modérée à soutenue par jour, du renforcement musculaire et moins de sédentarité.
  • En 2015, 51 % des garçons et 33 % des filles de 6 à 17 ans atteignaient ce repère en France ; l’activité baisse nettement après 10 ans.
  • Une grande partie des jeunes passe trois heures ou plus par jour devant un écran.
  • En 2015, 17 % des 6 à 17 ans étaient en surpoids, obésité incluse, une part stable depuis 2006, plus élevée dans les ménages les moins diplômés.
  • Environ la moitié des enfants obèses d’âge scolaire l’étaient encore à l’âge adulte selon une revue de 1993 : la trajectoire n’est pas écrite d’avance.
  • Les programmes menés à l’école, seuls, changent peu le temps d’activité ; la famille, les déplacements et les loisirs comptent aussi.

L’activité physique des enfants n’est pas une affaire de performance, ni seulement de poids. Elle contribue à leur santé physique et mentale, à leur sommeil et à leur bien-être. Chaque famille peut y contribuer à son rythme, avec, si besoin, l’avis du médecin de l’enfant.

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Pour un enfant, l’activité physique est d’abord un plaisir : bougez en famille, à votre rythme, et parlez-en à son médecin en cas de doute.

Informations à titre éducatif et documentaire ; ce contenu ne constitue pas un avis médical. Pour toute question sur la santé, la croissance ou le poids de votre enfant, consultez son médecin. Les études ont été lues le 1er novembre 2026 dans leur résumé publié ; les pages de Santé publique France, de l’Anses et de l’OMS, dans leur texte.

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FAQ — Activité physique et sédentarité des enfants


Combien d'activité physique faut-il à un enfant ?
Les lignes directrices de l’OMS de 2020 retiennent, pour les enfants et les adolescents, une moyenne de 60 minutes par jour d’activité aérobie d’intensité modérée à soutenue sur la semaine, des activités régulières de renforcement musculaire et moins de sédentarité. Le jeu, les déplacements et le sport comptent tous.

Les enfants français bougent-ils assez ?
Selon l’étude Esteban de Santé publique France, en 2015, 51 % des garçons et 33 % des filles de 6 à 17 ans atteignaient les recommandations de l’OMS. L’activité baisse nettement après 10 ans, surtout chez les filles.

Combien de temps les enfants passent-ils devant les écrans ?
Selon l’étude Esteban, la part des jeunes passant trois heures ou plus par jour devant un écran atteignait 45 % chez les 6 à 10 ans, 70 % chez les 11 à 14 ans, et 71 % des filles et 87 % des garçons de 15 à 17 ans.

Quelle part des enfants est en surpoids en France ?
En 2015, selon l’étude Esteban, 17 % des enfants de 6 à 17 ans étaient en surpoids, obésité incluse, dont 4 % en situation d’obésité ; cette part est restée stable depuis 2006. Chez les 7 à 9 ans, en 2016, elle était de 19 % chez les filles et de 14 % chez les garçons.

Un enfant obèse le reste-t-il à l'âge adulte ?
Pas toujours. Selon la revue de Serdula et ses collègues (1993), environ la moitié des enfants obèses d’âge scolaire (42 à 63 %) l’étaient encore à l’âge adulte, et le risque était au moins deux fois plus élevé que chez les autres enfants.

Les programmes d'activité à l'école sont-ils efficaces ?
Selon la revue Cochrane de 2021 (89 études), ils augmentent très peu le temps d’activité modérée à soutenue, mais pourraient améliorer la condition physique. L’activité des enfants se construit aussi en famille, dans les déplacements et les loisirs.

Que faire si mon enfant est en surpoids ?
En parler à son médecin ou à son pédiatre, qui peut l’orienter vers un accompagnement adapté. L’activité physique est utile à tous les enfants, quelle que soit leur corpulence, et se pratique pour ses bienfaits propres, pas comme une punition.

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