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Activité physique et médicaments : les études

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 15 min · 📅 Publié le 16 mars 2026

Investigation Magicfit — Saison 12 — Article 4/10

Le sport comme investissement · Activité physique et médicaments : ce que comparent vraiment les études

Pour plusieurs maladies chroniques, des essais et des méta-analyses ont mesuré l’effet de l’exercice physique, et quelques-uns l’ont comparé à celui de médicaments. Leurs résultats sont encourageants, mais ils ne disent pas que l’exercice remplace un traitement : le plus souvent, il s’y ajoute. Cet article présente, maladie par maladie, ce que montrent ces études, sur quel critère, et avec quelles limites, puis ce que prévoit la loi pour en parler avec son médecin.
305
essais randomisés et 339 274 participants réunis par Naci et Ioannidis pour comparer l’exercice et les médicaments sur la mortalité, dont seulement 57 essais portaient sur l’exercice
(BMJ, 2013)

Une précision importante

Ne modifiez, ne réduisez et n’arrêtez jamais un traitement sans l’accord du médecin qui vous l’a prescrit. L’activité physique peut compléter un traitement ; elle ne le remplace pas sur la foi d’un article. Si vous avez une maladie chronique ou des symptômes à l’effort, demandez un avis médical avant de commencer. — La Rédaction Magicfit

Transparence : Magicfit développe en France un réseau de clubs de sport exploités en licence de marque. Cet article a une portée informative ; il ne constitue pas un avis médical, et les clubs ne sont pas des lieux de soins. Les études citées ont été lues le 1er novembre 2026 dans leur résumé publié ; le code de la santé publique et la fiche de Service Public, dans leur texte.

1. Peut-on comparer l’exercice à un médicament ?

La question paraît simple ; la réponse ne l’est pas. Pour comparer deux traitements, l’idéal est un essai qui les tire au sort chez les mêmes patients, avec le même critère de jugement. De tels essais existent pour l’exercice, mais ils sont rares. Le plus souvent, on dispose d’un côté d’essais « exercice contre absence d’exercice », et de l’autre d’essais « médicament contre placebo ». Les comparer revient à rapprocher des études menées sur des populations, à des époques et avec des méthodes différentes.

En 2013, Huseyin Naci et John Ioannidis ont tenté cette comparaison dans le BMJ, avec une méthode statistique dite de méta-analyse en réseau, qui combine comparaisons directes et indirectes. Ils ont réuni 16 méta-analyses (quatre sur l’exercice, douze sur des médicaments), soit 305 essais randomisés et 339 274 participants. Ils ne retenaient qu’un critère : la mortalité.

Leur premier constat porte sur la rareté des données. Dans les quatre situations où l’effet de l’exercice sur la mortalité avait été étudié, seuls 14 716 participants, répartis dans 57 essais, avaient été tirés au sort pour une intervention d’activité physique. C’est peu à côté des essais de médicaments, et les auteurs soulignent eux-mêmes que les preuves sur l’exercice sont limitées en quantité.

Leurs résultats sont nuancés, et c’est ce qui les rend intéressants. Dans la prévention secondaire des maladies coronariennes, c’est-à-dire chez des personnes qui ont déjà eu un problème cardiaque, et dans le prédiabète, ils n’ont pas trouvé de différence statistiquement détectable entre l’exercice et les médicaments étudiés. Après un accident vasculaire cérébral, les interventions d’activité physique apparaissaient plus efficaces que les anticoagulants et les antiplaquettaires sur la mortalité. Dans l’insuffisance cardiaque, à l’inverse, les diurétiques étaient plus efficaces que l’exercice.

Les auteurs concluent que l’exercice et de nombreux médicaments sont souvent potentiellement comparables pour leurs bénéfices sur la mortalité dans ces situations, et appellent à davantage d’essais. Leur travail ne dit pas qu’il faut choisir l’un plutôt que l’autre. Il montre que l’exercice mérite d’être étudié et discuté comme une intervention à part entière.

Il faut ajouter une difficulté pratique. Un essai de médicament peut être mené en double aveugle : ni le patient ni le médecin ne savent qui reçoit le produit actif et qui reçoit le placebo. C’est impossible pour l’exercice, puisque chacun sait s’il s’entraîne. Les résultats des essais d’exercice peuvent donc être influencés par les attentes des participants, ce qui ne les invalide pas, mais invite à les lire avec prudence.

2. Diabète de type 2 : que montre l’exercice sur la glycémie ?

Pour le diabète de type 2 installé, le critère le plus suivi est l’hémoglobine glyquée, ou HbA1c, qui reflète la glycémie moyenne des derniers mois. En 2011, Daniel Umpierre et ses collègues ont publié dans le JAMA une méta-analyse de 47 essais randomisés d’au moins 12 semaines, portant sur 8 538 patients atteints de diabète de type 2.

L’entraînement structuré, étudié dans 23 de ces essais, était associé à une baisse de l’HbA1c de 0,67 point en moyenne par rapport aux groupes témoins. L’entraînement en endurance seul était associé à une baisse de 0,73 point, le renforcement musculaire seul à une baisse de 0,57 point, et les deux combinés à une baisse de 0,51 point. Plus de 150 minutes d’entraînement structuré par semaine étaient associées à une baisse de 0,89 point, contre 0,36 point pour 150 minutes ou moins. Les simples conseils d’activité physique n’étaient associés à une baisse de l’HbA1c que lorsqu’ils étaient combinés à des conseils alimentaires (0,58 point) ; seuls, ils n’étaient pas associés à une variation.

Ces chiffres se lisent avec prudence. Les essais étaient très hétérogènes, ce que les auteurs signalent. Surtout, il s’agit d’un effet moyen ajouté à la prise en charge habituelle des patients, qui recevaient souvent déjà un traitement. L’étude ne permet pas de dire que l’exercice dispense d’un médicament, ni qu’il « normalise » la glycémie : elle montre qu’il améliore l’équilibre glycémique.

Pour une personne diabétique, cela signifie que l’activité physique fait partie de la prise en charge, aux côtés de l’alimentation et des traitements, et que ses effets se suivent par les contrôles de l’HbA1c prescrits par le médecin.

3. Prévenir le diabète : le cas du Diabetes Prevention Program

Avant le diabète, au stade du prédiabète, un essai fait référence. Le Diabetes Prevention Program, publié en 2002 dans le New England Journal of Medicine par William Knowler et ses collègues, a réparti au hasard 3 234 adultes à glycémie élevée, mais sans diabète, entre un placebo, la metformine et un programme de mode de vie. Ce programme visait au moins 7 % de perte de poids et au moins 150 minutes d’activité physique par semaine.

Après 2,8 ans en moyenne, le programme de mode de vie avait réduit l’apparition du diabète de 58 % par rapport au placebo, et la metformine de 31 %. Le programme de mode de vie s’est montré significativement plus efficace que le médicament. Pour éviter un cas de diabète en trois ans, il fallait faire suivre le programme à 6,9 personnes, contre 13,9 pour la metformine.

C’est l’un des rares cas où une intervention de mode de vie et un médicament ont été comparés directement dans le même essai. Deux précisions s’imposent. Le programme combinait activité physique et perte de poids : on ne peut pas en attribuer tout l’effet au seul exercice. Et le critère était l’apparition du diabète, pas la réduction de « symptômes », ni la mortalité.

4. Hypertension : quel effet sur la pression artérielle ?

Pour la pression artérielle, la méta-analyse de Véronique Cornelissen et Robert Fagard, publiée en 2005 dans la revue Hypertension, a réuni 72 essais randomisés, 105 groupes et 3 936 participants, adultes sédentaires à tension normale ou élevée. L’entraînement en endurance, pratiqué au moins quatre semaines, réduisait la pression artérielle de repos de 3,0 mmHg pour la systolique et de 2,4 mmHg pour la diastolique en moyenne.

La baisse était nettement plus marquée dans les 30 groupes de personnes hypertendues : 6,9 mmHg pour la systolique et 4,9 mmHg pour la diastolique, contre 1,9 et 1,6 mmHg dans les autres groupes. L’entraînement s’accompagnait aussi d’une baisse du poids, du tour de taille et de la masse grasse, et d’une amélioration de la sensibilité à l’insuline.

Ces chiffres montrent un effet réel, surtout chez les personnes hypertendues. Ils ne disent pas dans quelle proportion de cas l’exercice permettrait d’éviter un traitement : cette décision relève du médecin, qui tient compte de la pression mesurée, du risque cardiovasculaire global et des autres maladies.

5. Dépression : que montrent les essais comparatifs ?

La dépression est l’un des domaines où l’exercice a été comparé directement à un médicament. Dans l’essai de James Blumenthal et ses collègues, publié en 2007 dans Psychosomatic Medicine, 202 adultes atteints de dépression majeure ont été répartis entre un exercice supervisé, un exercice à domicile, un antidépresseur (la sertraline) et un placebo, pendant quatre mois.

Les taux de rémission étaient de 45 % avec l’exercice supervisé, de 40 % avec l’exercice à domicile, de 47 % avec la sertraline et de 31 % avec le placebo. Les auteurs concluent que l’efficacité de l’exercice semble globalement comparable à celle de l’antidépresseur, et que tous deux tendent à faire mieux que le placebo. Ils relèvent aussi une forte réponse au placebo, signe qu’une part importante de l’amélioration tient au suivi, à l’attention reçue et aux attentes des patients.

Nous détaillons ces essais et les méta-analyses plus récentes dans l’article 8 de cette série, consacré au sport et à la dépression. Retenons ici que la dépression relève d’un médecin ou d’un psychologue, et que l’exercice s’envisage avec eux, en complément des soins.

6. Anxiété : ce que dit une méta-analyse

Pour les troubles anxieux, les données sont moins nombreuses. En 2017, Brendon Stubbs et ses collègues ont publié dans Psychiatry Research une méta-analyse portant sur des adultes ayant un diagnostic de trouble anxieux ou de trouble lié au stress. Ils n’ont trouvé que six essais randomisés, réunissant 262 adultes.

L’exercice réduisait davantage les symptômes d’anxiété que les conditions de comparaison, qui étaient le traitement habituel ou un groupe témoin, avec un effet de taille modérée. Les auteurs y voient une option de traitement importante, en tenant compte aussi des bienfaits plus larges de l’exercice sur le bien-être et la santé cardiovasculaire.

Cette méta-analyse ne compare pas l’exercice aux anxiolytiques. Avec six essais seulement, elle invite aussi à la prudence : son résultat est encourageant, mais repose sur peu de patients.

7. Lombalgie chronique : la revue Cochrane

La lombalgie chronique, ou mal de dos qui dure, est l’un des domaines où l’exercice a été le plus étudié. La revue Cochrane de Jill Hayden et de ses collègues, publiée en 2021, a réuni 249 essais d’exercice thérapeutique, menés pour moitié environ en Europe, chez des adultes d’un âge moyen de 43,7 ans.

Avec un niveau de preuve modéré, l’exercice réduisait davantage la douleur que l’absence de traitement, les soins habituels ou un placebo, d’environ 15 points sur une échelle de 0 à 100, une différence jugée cliniquement importante. L’effet sur les limitations fonctionnelles était plus faible et n’atteignait pas le seuil de différence cliniquement importante fixé par les auteurs.

Comparé à l’ensemble des autres traitements conservateurs étudiés, c’est-à-dire non chirurgicaux, l’exercice améliorait aussi la douleur et la fonction, mais d’une ampleur qui n’atteignait pas ce seuil. La revue ne compare donc pas l’exercice à un médicament précis, et ne permet pas de dire qu’il serait « deux fois plus efficace » qu’un traitement médicamenteux.

La revue signale aussi une limite propre aux essais d’exercice : la plupart étaient jugés à risque de biais, et 79 % d’entre eux à risque de biais dit « de performance », parce qu’il est difficile de masquer aux participants qu’ils font de l’exercice. On peut donner un comprimé placebo, pas une séance de sport placebo : les comparaisons entre exercice et médicament doivent en tenir compte.

Les études citées, en un tableau

Le tableau ci-dessous reprend, pour chaque étude, ce qu’elle compare et son résultat principal, tel que le donne son résumé publié. Les critères diffèrent d’une ligne à l’autre : les chiffres ne se comparent pas entre eux.

Situation Étude Comparaison et critère Résultat principal (résumé publié)
Maladies coronariennes, AVC, insuffisance cardiaque, prédiabète Naci et Ioannidis, BMJ, 2013 Exercice et médicaments, mortalité (305 essais) Pas de différence détectable (coronaires, prédiabète) ; exercice mieux après un AVC ; diurétiques mieux dans l’insuffisance cardiaque
Diabète de type 2 Umpierre et coll., JAMA, 2011 Entraînement structuré contre témoins, HbA1c (47 essais) −0,67 point en moyenne ; −0,89 au-delà de 150 min par semaine
Prédiabète Knowler et coll., NEJM, 2002 Mode de vie, metformine, placebo, apparition du diabète −58 % (mode de vie) et −31 % (metformine) par rapport au placebo
Pression artérielle Cornelissen et Fagard, Hypertension, 2005 Endurance contre témoins, tension de repos (72 essais) −3,0/−2,4 mmHg ; −6,9/−4,9 mmHg chez les hypertendus
Dépression majeure Blumenthal et coll., 2007 Exercice, sertraline, placebo, rémission à 4 mois 45 % (exercice supervisé), 47 % (sertraline), 31 % (placebo)
Troubles anxieux Stubbs et coll., 2017 Exercice contre soins habituels ou témoins (6 essais) Baisse modérée des symptômes
Lombalgie chronique Hayden et coll., Cochrane, 2021 Exercice contre absence de traitement, soins habituels ou placebo (249 essais) Environ 15 points de douleur en moins sur 100 ; preuve modérée

8. Et les effets indésirables ?

Tout médicament a des effets indésirables possibles. Ils sont décrits dans sa notice, avec leur fréquence, et le médecin comme le pharmacien peuvent en parler avec vous. Ce n’est pas une raison de renoncer à un traitement utile : c’est une information à prendre en compte, avec le bénéfice attendu, dans la décision.

L’activité physique a aussi ses risques : courbatures, blessures, douleurs articulaires, surtout en cas de reprise trop brutale ou de technique mal maîtrisée. Chez une personne atteinte d’une maladie cardiaque, respiratoire ou métabolique, l’effort doit être adapté. C’est pourquoi les recommandations insistent sur une reprise progressive et, en cas de maladie chronique, sur un avis médical préalable.

Il serait trompeur d’opposer un médicament « à effets secondaires » à un exercice « sans risque ». La bonne question n’est pas « l’un ou l’autre ? », mais « qu’est-ce qui, dans mon cas, apporte le plus de bénéfice pour le moins de risque, et peut-on combiner les deux ? ». C’est une question à poser à son médecin.

9. Que prévoit la loi pour l’information et la prescription ?

Le code de la santé publique reconnaît à chacun, à son article L1111-2, le droit d’être informé sur son état de santé. Cette information porte sur les investigations, les traitements ou les actions de prévention proposés, leur utilité, leurs conséquences, les risques fréquents ou graves normalement prévisibles qu’ils comportent, ainsi que sur les autres solutions possibles. Demander à son médecin quelle place peut tenir l’activité physique dans sa prise en charge est donc une question légitime.

Le même code prévoit, à son article L1172-1, que le médecin qui intervient dans la prise en charge d’une personne atteinte d’une affection de longue durée ou d’une maladie chronique, présentant des facteurs de risque ou en perte d’autonomie, peut lui prescrire une activité physique adaptée à sa pathologie, à ses capacités physiques et à son risque médical. Selon l’article D1172-2, il le fait avec l’accord du patient et s’appuie, quand ils existent, sur les référentiels publiés par la Haute Autorité de santé.

Les maisons sport-santé ont pour mission, selon l’article L1173-1, d’accueillir, d’informer et d’orienter le public vers une activité physique à des fins de santé ou une activité physique adaptée. Service Public précise, dans sa fiche sur les affections de longue durée vérifiée le 15 octobre 2026, que l’activité physique adaptée prescrite dans ce cadre n’est pas prise en charge par l’Assurance maladie.

10. Comment en parler avec son médecin ?

Une consultation est souvent courte. Préparer quelques questions aide à aborder le sujet. Elles ne visent pas à remettre en cause un traitement, mais à savoir ce que l’activité physique peut apporter en plus.

  1. « Dans mon cas, l’activité physique peut-elle m’aider, et quel type d’activité me conseillez-vous ? »
  2. « Y a-t-il des efforts ou des sports que je dois éviter, ou des signes qui doivent me faire arrêter ? »
  3. « Mon traitement doit-il être surveillé si je deviens plus actif, par exemple pour la glycémie ou la tension ? »
  4. « Une activité physique adaptée sur prescription, ou une maison sport-santé, serait-elle utile pour moi ? »
  5. « Si mon état s’améliore, comment et quand en reparlerons-nous ? »

Ce dernier point compte. Si l’activité physique améliore votre glycémie ou votre tension, c’est au médecin d’en tirer les conséquences sur le traitement, avec des contrôles. Modifier soi-même une dose peut être dangereux, y compris quand on se sent mieux.

Pour commencer, la recommandation de l’Organisation mondiale de la santé pour les adultes est d’au moins 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine. Les études citées montrent que des programmes progressifs, en endurance ou en renforcement musculaire, ont tous un effet : le meilleur programme est celui que l’on peut tenir dans la durée.

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Cet outil compare vos réponses aux recommandations de l’OMS pour les adultes de 18 à 64 ans. Il ne compare pas le sport aux médicaments et ne remplace pas l’avis d’un médecin.

Sources : OMS, WHO guidelines on physical activity and sedentary behaviour, 2020, p. 32 et 38. Code de la santé publique, article L1172-1. Nous ne conservons ni vos réponses ni le PDF. Votre adresse e-mail reste environ 30 jours dans le journal d’envoi, puis est effacée.


11. En résumé : ce que l’on peut retenir

  • Les essais comparant directement exercice et médicament sont rares ; Naci et Ioannidis ne comptent que 57 essais d’exercice sur 305.
  • Sur la mortalité, ils ne trouvent pas de différence détectable dans la prévention secondaire coronarienne et le prédiabète, un avantage de l’exercice après un AVC, et un avantage des diurétiques dans l’insuffisance cardiaque.
  • Dans le diabète de type 2, l’entraînement structuré est associé à une baisse moyenne de l’HbA1c de 0,67 point.
  • Dans le prédiabète, un programme de mode de vie a réduit l’apparition du diabète de 58 %, contre 31 % pour la metformine.
  • L’endurance abaisse la pression artérielle, davantage chez les personnes hypertendues.
  • Dans la dépression, l’anxiété et la lombalgie chronique, l’exercice a un effet mesuré, à envisager en complément des soins.
  • Aucun traitement ne se modifie sans l’accord du médecin.

L’exercice physique n’est ni un remède miracle ni un simple « plus ». C’est une intervention dont l’effet a été mesuré pour plusieurs maladies chroniques, et qui mérite une place dans la discussion avec son médecin, aux côtés des traitements quand ils sont nécessaires.

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📚 Sources

  • Naci H, Ioannidis JP. Comparative effectiveness of exercise and drug interventions on mortality outcomes: metaepidemiological study. BMJ, 2013 ; PMID 24473061 ; résumé lu. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/24473061/
  • Umpierre D et al. Physical activity advice only or structured exercise training and association with HbA1c levels in type 2 diabetes: a systematic review and meta-analysis. JAMA, 2011 ; PMID 21540423 ; résumé lu. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/21540423/
  • Knowler WC et al. Reduction in the incidence of type 2 diabetes with lifestyle intervention or metformin. New England Journal of Medicine, 2002 ; PMID 11832527 ; résumé lu. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/11832527/
  • Cornelissen VA, Fagard RH. Effects of endurance training on blood pressure, blood pressure-regulating mechanisms, and cardiovascular risk factors. Hypertension, 2005 ; PMID 16157788 ; résumé lu. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16157788/
  • Blumenthal JA et al. Exercise and pharmacotherapy in the treatment of major depressive disorder. Psychosomatic Medicine, 2007 ; PMID 17846259 ; résumé lu. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/17846259/
  • Stubbs B et al. An examination of the anxiolytic effects of exercise for people with anxiety and stress-related disorders: a meta-analysis. Psychiatry Research, 2017 ; PMID 28088704 ; résumé lu. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28088704/
  • Hayden JA et al. Exercise therapy for chronic low back pain. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2021 ; PMID 34580864 ; résumé lu. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34580864/
  • Organisation mondiale de la santé Activité physique, aide-mémoire. 26 juin 2024 ; lu le 1er novembre 2026. www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/physical-activity
  • Code de la santé publique articles L1111-2, L1172-1, L1173-1 et D1172-2. texte en vigueur lu dans la compilation codes.droit.org (édition du 29 octobre 2026) ; seul Légifrance fait foi. www.legifrance.gouv.fr/codes/texte_lc/LEGITEXT000006072665/
  • Service Public (DILA) Prise en charge d’une affection de longue durée (ALD) par l’Assurance maladie. fiche F34068, vérifiée le 15 octobre 2026 ; lue le 1er novembre 2026. www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F34068

L’activité physique complète les soins, elle ne les remplace pas : parlez-en à votre médecin, et ne modifiez jamais un traitement sans son accord.

Informations à titre éducatif et documentaire ; ce contenu ne constitue pas un avis médical. Ne modifiez jamais un traitement sans l’accord de votre médecin. Les études ont été lues le 1er novembre 2026 dans leur résumé publié ; l’aide-mémoire de l’OMS, la fiche de Service Public et le code de la santé publique, dans leur texte.

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FAQ — Activité physique et médicaments


L'exercice physique peut-il remplacer un médicament ?
Non, pas sur la foi d’un article. Pour plusieurs maladies chroniques, des études montrent un effet mesurable de l’exercice, parfois comparable à celui d’un médicament sur un critère précis ; mais la décision de modifier un traitement appartient au médecin. L’exercice s’envisage le plus souvent en complément.

Quel effet a l'exercice sur le diabète de type 2 ?
Selon la méta-analyse d’Umpierre et ses collègues (JAMA, 2011), portant sur 47 essais et 8 538 patients, l’entraînement structuré est associé à une baisse moyenne de l’HbA1c de 0,67 point par rapport aux groupes témoins, et de 0,89 point au-delà de 150 minutes par semaine.

Le sport prévient-il le diabète mieux qu'un médicament ?
Dans le Diabetes Prevention Program (2002), chez 3 234 adultes à glycémie élevée, un programme de mode de vie combinant perte de poids et au moins 150 minutes d’activité par semaine a réduit l’apparition du diabète de 58 %, contre 31 % pour la metformine. L’effet ne peut pas être attribué au seul exercice.

L'exercice fait-il baisser la tension ?
Oui. Selon la méta-analyse de Cornelissen et Fagard (2005), l’entraînement en endurance abaisse la pression artérielle de repos de 3,0/2,4 mmHg en moyenne, et de 6,9/4,9 mmHg chez les personnes hypertendues. La conduite du traitement reste l’affaire du médecin.

Que disent les études sur la dépression et l'anxiété ?
Dans l’essai de Blumenthal et ses collègues (2007), la rémission était de 45 % avec l’exercice supervisé, 47 % avec la sertraline et 31 % avec le placebo. Pour l’anxiété, une méta-analyse de six essais (Stubbs, 2017) trouve un effet modéré de l’exercice. Dans les deux cas, l’exercice s’envisage avec un professionnel, en complément des soins.

L'exercice soulage-t-il le mal de dos chronique ?
Selon la revue Cochrane de Hayden et ses collègues (2021), portant sur 249 essais, l’exercice réduit davantage la douleur que l’absence de traitement, les soins habituels ou un placebo, avec un niveau de preuve modéré. Cette revue ne le compare pas à un médicament précis.

Un médecin peut-il prescrire une activité physique ?
Oui. L’article L1172-1 du code de la santé publique permet au médecin de prescrire une activité physique adaptée à une personne atteinte d’une affection de longue durée ou d’une maladie chronique, présentant des facteurs de risque ou en perte d’autonomie. Selon Service Public, cette activité n’est pas prise en charge par l’Assurance maladie.

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