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Motivations et freins à l’activité physique : ce que l’on sait vraiment

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 16 min · 📅 Publié le 6 mars 2026

Investigation · Pratiquants · Motivations et freins · Témoignages et avis · Ce que disent le droit et les études

Un témoignage touche plus qu’un chiffre : c’est pour cela qu’il faut savoir ce qu’il prouve, et ce qu’il ne prouve pas. Pourquoi certaines personnes bougent-elles et d’autres non ? Pourquoi commence-t-on une activité, et pourquoi l’abandonne-t-on ? Les récits individuels en donnent une idée, mais ce sont les enquêtes et les études qui permettent de répondre. Cet article explique pourquoi nous avons retiré les témoignages et les chiffres de la version précédente, ce que dit le droit sur les avis de consommateurs, et ce que la recherche établit sur les motivations et les freins à l’activité physique.

1. Ce que nous avons retiré, et pourquoi

La version précédente de cet article présentait des milliers de témoignages qui auraient été recueillis par notre réseau depuis 2018, une enquête auprès de lecteurs, des entretiens, des pourcentages et des nombres d’occurrences de phrases, des citations de membres avec leur âge et leur profession, des résultats de santé individuels et des chiffres sur les motivations des personnes intéressées par l’ouverture d’un club.

Nous ne pouvons établir ni ces témoignages, ni ces enquêtes, ni ces chiffres. Nous les avons donc tous retirés, avec les tableaux, l’argumentaire commercial et le simulateur qui accompagnait la page. Aucun témoignage ne figure dans cet article. Ce qui suit s’appuie sur le code de la consommation, sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé et sur des études publiées dans des revues à comité de lecture.

2. Ce que dit le droit sur les avis

Le code de la consommation encadre les avis et les témoignages de consommateurs. Selon son article L121-4, issu d’une ordonnance du 22 décembre 2021, est réputée trompeuse la pratique commerciale qui consiste à diffuser ou faire diffuser de faux avis ou de fausses recommandations de consommateurs, ou à modifier des avis pour promouvoir des produits.

Le même article répute trompeuse la pratique qui consiste à affirmer que des avis sont diffusés par des consommateurs ayant réellement utilisé ou acheté le produit sans avoir pris les mesures nécessaires pour le vérifier. Selon l’article L121-3, lorsqu’un professionnel donne accès à des avis de consommateurs, les informations qui permettent de savoir si et comment il garantit que ces avis émanent de personnes ayant réellement utilisé ou acheté le produit sont des informations substantielles. Un témoignage publié par une salle de sport doit donc être authentique, et le lecteur doit pouvoir savoir comment il a été vérifié.

3. Pourquoi un témoignage n’est pas une preuve

Un témoignage décrit une expérience vraie pour une personne. Il ne dit pas si cette expérience est fréquente, ni si elle est due à l’activité physique plutôt qu’à autre chose : un changement de traitement, d’alimentation, de travail ou de vie. Ceux qui témoignent peuvent être surtout ceux pour qui les choses se sont bien passées, et l’on entend moins ceux qui ont abandonné.

Les résultats de santé individuels, comme une baisse de la glycémie ou de la pression artérielle, varient d’une personne à l’autre et d’une mesure à l’autre. Seules des études comparant des groupes, idéalement par tirage au sort, permettent de savoir ce que l’activité physique apporte en moyenne. C’est pourquoi les articles de santé s’appuient sur des essais et des méta-analyses, et non sur des récits.

4. Le pouvoir des récits

Les récits n’en sont pas moins puissants. Une méta-analyse de Chen et Bell, publiée en 2022 dans Psychology & Health, a réuni 16 expériences de promotion de la santé comparant des récits écrits à la première personne et à la troisième personne. Les récits à la première personne augmentaient un peu le sentiment d’être concerné par le risque et l’identification au personnage.

L’effet était plus marqué pour les récits au passé et lorsque le personnage ressemblait au lecteur. Les auteurs en tirent des conseils pour rendre les messages de santé plus persuasifs. Ce pouvoir est justement une raison de plus de n’utiliser que des témoignages authentiques et vérifiés : un récit inventé persuade aussi bien qu’un vrai, mais il trompe.

5. Pourquoi certaines personnes bougent et d’autres non

Une revue publiée en 2012 dans The Lancet par Bauman et ses collègues fait le point sur les facteurs associés à l’activité physique. L’âge, le sexe, l’état de santé, le sentiment d’efficacité personnelle et la motivation sont associés à l’activité. Les auteurs soulignent que la recherche s’est longtemps concentrée sur les facteurs individuels dans les pays à revenu élevé.

Les modèles dits écologiques élargissent le regard : l’environnement social et physique compte aussi, y compris des domaines extérieurs à la santé comme l’urbanisme, les transports, les parcs et les chemins. De nouveaux travaux explorent des facteurs génétiques et le suivi de l’activité tout au long de la vie. Comprendre ces facteurs aide à concevoir des programmes qui s’attaquent aux vraies causes de l’inactivité.

6. Ce que montrait déjà la recherche

Une revue plus ancienne de Trost et ses collègues, publiée en 2002 dans Medicine & Science in Sports & Exercise, avait recensé 38 nouvelles études sur les facteurs personnels, sociaux et environnementaux liés à l’activité des adultes. La plupart confirmaient des facteurs déjà connus.

Elle notait des évolutions concernant la situation de couple, l’obésité, le tabagisme, le manque de temps, l’activité passée et plusieurs facteurs d’environnement. Les auteurs rappelaient que la plupart des études étaient transversales, et que des études longitudinales et d’intervention seraient nécessaires pour établir des liens de cause à effet. Cette prudence reste d’actualité.

7. Une synthèse plus récente

Une synthèse de Rhodes et ses collègues, publiée en 2017 dans Psychology & Health, fait le point sur la recherche à partir de revues publiées. L’activité physique régulière est une stratégie de prévention efficace contre au moins 25 maladies chroniques, avec une réduction du risque le plus souvent de l’ordre de 20 à 30 %.

La motivation, le sentiment d’efficacité personnelle et l’autorégulation restent des facteurs constamment associés à l’activité. Les interventions produisent en moyenne de petits changements, très variables d’une étude à l’autre. Peu de facteurs de réussite sont fiables : l’association de stratégies d’autorégulation, la supervision et des contacts fréquents en font partie.

8. La motivation qui dure

Toutes les motivations ne se valent pas pour durer. Une revue systématique de Teixeira et ses collègues, publiée en 2012 dans l’International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, a examiné 66 études fondées sur la théorie de l’autodétermination, qui distingue les motivations imposées de l’extérieur et celles qui viennent de la personne.

Les formes de motivation les plus autonomes étaient associées de façon constante à la pratique. Le fait de reconnaître l’importance de l’activité pour soi prédisait plutôt le démarrage, et le plaisir pris à l’activité elle-même prédisait mieux la pratique à long terme. Le sentiment de compétence et les motifs intrinsèques favorisaient la participation. Les résultats étaient plus partagés pour les motifs liés à la santé, à la forme ou à l’apparence.

9. Ce que cela change pour une salle de sport

Ces résultats ont une conséquence pratique : aider une personne à trouver une activité qui lui plaît, et à se sentir capable de la pratiquer, compte probablement davantage pour la faire revenir que de lui rappeler qu’elle devrait bouger. Un programme imposé, trop difficile ou ennuyeux a peu de chances de durer.

Ils rejoignent la synthèse de Rhodes et ses collègues, qui cite la supervision et les contacts fréquents parmi les facteurs de réussite. Un encadrement attentif, qui adapte la séance, encourage les progrès et laisse à chacun des choix, va dans le sens de ce que décrit la recherche sur la motivation. Aucune de ces études ne porte toutefois sur une enseigne en particulier.

10. L’abandon en salle de sport

L’abandon est un phénomène fréquent dans les salles de sport. Une étude de Sobreiro et ses collègues, publiée en 2021 dans l’International Journal of Environmental Research and Public Health, a utilisé les données de 5 209 adhérents d’un centre de remise en forme portugais pour prédire l’abandon par des méthodes d’apprentissage automatique.

Les variables les plus utiles pour prédire l’abandon étaient le nombre de jours sans venir, la durée totale d’adhésion et le montant total facturé. Les auteurs y voient un moyen d’identifier les adhérents à risque d’abandon et d’agir à temps. Dans cette étude, le nombre de jours sans venir était le signal le plus utile, avant même la durée d’adhésion.

11. Seul ou en groupe

La pratique en groupe fait-elle mieux que la pratique individuelle ? Une méta-analyse de Kritz et ses collègues, publiée en 2026 dans Nature Human Behaviour, a réuni 71 études comparant des interventions individuelles et collectives. Les interventions en groupe montraient un petit avantage, non significatif, sur l’activité physique, les résultats psychosociaux et les résultats de santé.

Un avantage significatif apparaissait pour les capacités fonctionnelles, comme la force et la souplesse, après exclusion des valeurs extrêmes. Les « vrais groupes », qui appliquent des principes de dynamique de groupe, étaient associés à un effet plus important sur la santé. Les auteurs concluent que les approches individuelles comme collectives, en présentiel ou en ligne, peuvent être efficaces. Chacun peut donc choisir selon ses préférences.

12. Le soutien de l’entourage

Chez les personnes âgées, une revue systématique de Lindsay Smith et ses collègues, publiée en 2017 dans l’International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, a réuni 27 études. Le soutien social spécifique à l’activité physique, en particulier celui de la famille, était associé positivement au niveau d’activité.

Aucune association claire n’apparaissait pour le soutien social général, pour le soutien des amis ou pour la solitude. Les personnes qui bénéficient d’un soutien pour leur activité sont plus susceptibles de pratiquer pendant leurs loisirs. La grande diversité des méthodes de mesure rendait toutefois les études difficiles à comparer, et la plupart étaient transversales.

13. Le sport en club et la santé sociale

Le lien social est aussi un bienfait en soi. Une revue systématique d’Eime et ses collègues, publiée en 2013 dans l’International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, a retenu 11 études sur les bienfaits psychologiques et sociaux du sport chez l’adulte. Les plus souvent décrits étaient le bien-être et une diminution de la détresse et du stress.

Le sport pratiqué en club ou en équipe semblait associé à de meilleurs résultats que les activités individuelles, en raison de sa dimension sociale. Mais ceux qui préfèrent pratiquer seuls peuvent aussi en tirer des bienfaits pour leur santé mentale. Là encore, la plupart des études étaient transversales.

14. Se sentir capable

Le sentiment d’efficacité personnelle, c’est-à-dire la confiance dans sa capacité à pratiquer, revient dans toutes les synthèses. Une méta-analyse d’Ashford et ses collègues, publiée en 2010 dans le British Journal of Health Psychology, a réuni 27 études d’interventions visant à renforcer ce sentiment chez 5 501 adultes en bonne santé. L’effet moyen des interventions sur la confiance était faible, mais significatif.

Les interventions qui donnaient un retour sur les performances passées de la personne ou sur celles des autres obtenaient les meilleurs résultats. Voir d’autres personnes réussir était aussi associé à une confiance plus élevée. À l’inverse, la persuasion, la progression par étapes et l’identification des obstacles étaient associées à des niveaux plus faibles. Ces résultats invitent à mesurer et à montrer les progrès, plutôt qu’à multiplier les discours.

15. Suivre sa pratique

Une méta-régression de Michie et ses collègues, publiée en 2009 dans Health Psychology, a analysé 122 évaluations d’interventions destinées à augmenter l’activité physique et à améliorer l’alimentation, auprès de 44 747 adultes. L’effet moyen était modeste, et très variable d’une intervention à l’autre.

La technique qui expliquait le mieux ces différences était l’auto-surveillance : noter ou mesurer soi-même sa pratique. Les interventions qui associaient l’auto-surveillance à au moins une autre technique d’autorégulation, comme se fixer un objectif et comparer ses résultats à cet objectif, étaient nettement plus efficaces que les autres. Tenir un carnet, utiliser un podomètre ou suivre ses séances peut donc aider à continuer.

16. Le quartier compte aussi

Les freins ne sont pas seulement personnels. Une étude de Sallis et ses collègues, publiée en 2016 dans The Lancet, a mesuré par accéléromètre l’activité de 6 822 adultes vivant dans 14 villes de dix pays. La densité résidentielle, la densité des intersections, la densité des transports publics et le nombre de parcs autour du domicile étaient associés à une activité plus élevée.

Entre les quartiers les plus favorables et les moins favorables à l’activité, la différence atteignait 68 à 89 minutes par semaine, soit 45 à 59 % des 150 minutes recommandées. Les auteurs y voient un argument pour un urbanisme favorable à la santé. Une partie de ce qui sépare les personnes actives des inactives tient donc à l’endroit où elles vivent.

17. Un constat mondial

Ces freins ne sont pas propres à un pays. Selon une analyse de Guthold et ses collègues, publiée en 2018 dans The Lancet Global Health et fondée sur 358 enquêtes dans 168 pays, 27,5 % des adultes dans le monde étaient insuffisamment actifs en 2016, avec un écart de plus de 8 points entre hommes et femmes : 23,4 % des hommes et 31,7 % des femmes.

Cette part était restée stable depuis 2001. Elle était plus de deux fois plus élevée dans les pays à revenu élevé, 36,8 %, que dans les pays à faible revenu, 16,2 %, et elle avait augmenté dans les pays à revenu élevé. Les niveaux les plus élevés concernaient les femmes d’Amérique latine et des Caraïbes, d’Asie du Sud et des pays occidentaux à revenu élevé, entre 42 et 44 % environ. Les auteurs mesurent l’activité au travail, à la maison, dans les déplacements et pendant les loisirs : le sport n’en est qu’une partie.

18. Le conseil du médecin

Le médecin peut aussi être un déclencheur. Une méta-analyse d’Orrow et ses collègues, publiée en 2012 dans le BMJ, a réuni 15 essais et 8 745 adultes sédentaires recrutés en soins primaires, suivis au moins douze mois. La promotion de l’activité physique, le plus souvent par des conseils répétés en face à face ou par téléphone, augmentait l’activité déclarée à douze mois.

Il fallait accompagner 12 adultes sédentaires pour qu’un de plus atteigne les niveaux recommandés au bout d’un an. L’effet sur la condition physique, mesuré dans quatre essais, n’était pas significatif. Le conseil répété d’un professionnel de santé fait donc partie des leviers qui fonctionnent, sans suffire à lui seul.

19. L’orientation vers un programme

Une méta-analyse de Pavey et ses collègues, publiée en 2011 dans le BMJ, a étudié les programmes dans lesquels un professionnel de soins primaires oriente un patient sédentaire vers un tiers qui lui propose un programme personnalisé, avec une évaluation initiale et un suivi. Huit essais randomisés ont été retenus.

Par rapport aux soins habituels, ces programmes augmentaient le nombre de participants atteignant 90 à 150 minutes d’activité modérée par semaine, et réduisaient le niveau de dépression. Les résultats sur les autres critères étaient irréguliers, et les auteurs concluent qu’une incertitude importante demeure sur l’efficacité de ces programmes, très divers d’une étude à l’autre.

20. Ce que recommande l’Organisation mondiale de la santé

Les lignes directrices de l’OMS de 2020, publiées par Bull et ses collègues dans le British Journal of Sports Medicine, recommandent aux adultes au moins 150 à 300 minutes par semaine d’activité d’intensité modérée, ou 75 à 150 minutes d’intensité soutenue, et un renforcement musculaire au moins deux jours par semaine.

Elles rappellent que faire un peu d’activité vaut mieux que de ne rien faire, et que les personnes qui n’atteignent pas ces niveaux tireront déjà un bénéfice d’un peu d’activité. Il est conseillé de commencer par de petites quantités et d’augmenter progressivement la fréquence, l’intensité et la durée. Cette progressivité rejoint ce que dit la recherche sur la motivation : se sentir capable aide à continuer.

21. Et la France ?

Selon la fiche de l’OMS de 2021 sur la France, fondée sur l’enquête Esteban de 2014-2015, 59,9 % des adultes de 18 à 54 ans et 64,8 % des 55-74 ans atteignaient un niveau d’activité suffisant. Chez les jeunes, 62,6 % des 6-10 ans atteignaient les recommandations, mais seulement 26,9 % des 11-14 ans et 28,0 % des 15-17 ans.

Les écarts entre hommes et femmes étaient marqués à tous les âges. La même fiche mentionne la stratégie nationale sport santé 2019-2024, coordonnée par les ministères des Sports et de la Santé. Ces chiffres rappellent qu’une part importante de la population, en particulier à l’adolescence, n’atteint pas les recommandations : comprendre ses motivations et ses freins est donc un enjeu de santé publique.

22. Ce que l’on ne sait pas

Nous n’avons pas pu lire d’enquête officielle récente et détaillée sur les motivations et les freins des Français à l’activité physique ou à la fréquentation des salles de sport.

Les études présentées ici portent sur d’autres pays ou sur des populations particulières, et la plupart sont transversales. Elles décrivent des associations, pas toujours des causes. L’étude sur l’abandon en salle utilise les données de fréquentation et de facturation, et ne dit pas si les personnes partent faute de temps, d’argent ou de motivation. Elles convergent pourtant sur plusieurs points : l’importance de la motivation autonome, du sentiment de compétence, du soutien de l’entourage et d’un environnement favorable.

23. Ce que l’on peut retenir

Un témoignage peut inspirer, mais il ne prouve pas qu’une méthode fonctionne pour tout le monde. Le droit français interdit les faux avis et exige de dire comment les avis publiés sont vérifiés. Les récits sont persuasifs : c’est une raison de plus pour ne publier que des témoignages authentiques.

La recherche montre que les personnes qui continuent à bouger sont souvent celles qui prennent plaisir à leur activité, se sentent capables de la pratiquer et sont soutenues par leur entourage. Les absences qui s’allongent annoncent l’abandon. Pratiquer seul ou en groupe peut convenir, selon les préférences de chacun. L’essentiel est de trouver une activité régulière, progressive et adaptée, que l’on a envie de reprendre la semaine suivante.

FAQ — Témoignages, motivations et freins à l’activité physique

Une salle de sport peut-elle publier des témoignages de clients ?
Oui, s’ils sont authentiques. Selon l’article L121-4 du code de la consommation, diffuser de faux avis ou de fausses recommandations de consommateurs, ou modifier des avis pour promouvoir un produit, est une pratique commerciale trompeuse. L’article L121-3 impose aussi d’informer sur la façon dont les avis publiés sont vérifiés.
Un témoignage prouve-t-il qu’une méthode fonctionne ?
Non. Il décrit l’expérience d’une personne, sans dire si elle est fréquente ni si elle est due à l’activité physique plutôt qu’à autre chose. Seules des études comparant des groupes permettent de savoir ce que l’activité apporte en moyenne.
Qu’est-ce qui aide à continuer une activité physique ?
Selon la revue de Teixeira et coll. (2012), les motivations autonomes, le sentiment de compétence et le plaisir pris à l’activité. Selon Rhodes et coll. (2017), la supervision, des contacts fréquents et des stratégies d’autorégulation font partie des rares facteurs de réussite fiables des interventions.
Vaut-il mieux s’entraîner seul ou en groupe ?
Les deux peuvent convenir. Selon la méta-analyse de 71 études de Kritz et coll. (2026), les interventions en groupe ont un petit avantage non significatif sur l’activité physique, et un avantage sur les capacités fonctionnelles après exclusion des valeurs extrêmes. Les approches individuelles comme collectives peuvent être efficaces.
Le soutien de l’entourage compte-t-il ?
Chez les personnes âgées, selon la revue de Lindsay Smith et coll. (2017), le soutien spécifique à l’activité physique, en particulier celui de la famille, est associé à une pratique plus élevée pendant les loisirs. Aucune association claire n’apparaissait pour le soutien des amis ou la solitude.
Quel est le premier signe d’un abandon en salle ?
Dans une étude portant sur 5 209 adhérents d’un centre portugais (Sobreiro et coll., 2021), les variables les plus utiles pour prédire l’abandon étaient le nombre de jours sans venir, la durée totale d’adhésion et le montant total facturé.

Sources

  • Code de la consommation. Articles L121-3 et L121-4. Édition du 10 octobre 2026 (texte intégral). codes.droit.org/PDF/Code%20de%20la%20consommation.pdf
  • Chen M, Bell RA. A meta-analysis of the impact of point of view on narrative processing and persuasion in health messaging. Psychology & Health, 2022 (résumé). doi.org/10.1080/08870446.2021.1894331
  • Bauman AE et coll. Correlates of physical activity: why are some people physically active and others not?. The Lancet, 2012 (résumé). doi.org/10.1016/S0140-6736(12)60735-1
  • Trost SG et coll. Correlates of adults’ participation in physical activity: review and update. Medicine & Science in Sports & Exercise, 2002 (résumé). doi.org/10.1097/00005768-200212000-00020
  • Rhodes RE et coll. Physical activity: Health impact, prevalence, correlates and interventions. Psychology & Health, 2017 (résumé). doi.org/10.1080/08870446.2017.1325486
  • Teixeira PJ et coll. Exercise, physical activity, and self-determination theory: a systematic review. International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, 2012 (résumé). doi.org/10.1186/1479-5868-9-78
  • Sobreiro P et coll. Predicting Fitness Centre Dropout. International Journal of Environmental Research and Public Health, 2021 (résumé). doi.org/10.3390/ijerph181910465
  • Kritz M et coll. Individual versus group-based interventions: a systematic review and meta-analysis of physical activity, functional, psychosocial and health outcomes. Nature Human Behaviour, 2026 (résumé). doi.org/10.1038/s41562-026-02429-0
  • Lindsay Smith G et coll. The association between social support and physical activity in older adults: a systematic review. International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, 2017 (résumé). doi.org/10.1186/s12966-017-0509-8
  • Ashford S, Edmunds J, French DP. What is the best way to change self-efficacy to promote lifestyle and recreational physical activity? A systematic review with meta-analysis. British Journal of Health Psychology, 2010 (résumé). doi.org/10.1348/135910709X461752
  • Michie S et coll. Effective techniques in healthy eating and physical activity interventions: a meta-regression. Health Psychology, 2009 (résumé). doi.org/10.1037/a0016136
  • Sallis JF et coll. Physical activity in relation to urban environments in 14 cities worldwide: a cross-sectional study. The Lancet, 2016 (résumé). doi.org/10.1016/S0140-6736(15)01284-2
  • Guthold R, Stevens GA, Riley LM, Bull FC. Worldwide trends in insufficient physical activity from 2001 to 2016: a pooled analysis of 358 population-based surveys with 1·9 million participants. The Lancet Global Health, 2018 (résumé). doi.org/10.1016/S2214-109X(18)30357-7
  • Orrow G et coll. Effectiveness of physical activity promotion based in primary care: systematic review and meta-analysis of randomised controlled trials. BMJ, 2012 (résumé). doi.org/10.1136/bmj.e1389
  • Pavey TG et coll. Effect of exercise referral schemes in primary care on physical activity and improving health outcomes: systematic review and meta-analysis. BMJ, 2011 (résumé). doi.org/10.1136/bmj.d6462
  • Eime RM et coll. A systematic review of the psychological and social benefits of participation in sport for adults: informing development of a conceptual model of health through sport. International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, 2013 (résumé). doi.org/10.1186/1479-5868-10-135
  • Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462 (texte intégral). doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955
  • Organisation mondiale de la santé, Bureau régional de l’Europe. Physical activity factsheet – France 2021. OMS Europe, 2021 (texte intégral). who.int/europe/publications/m/item/physical-activity-factsheet-france-2021

Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les articles du code ont été lus dans leur texte en vigueur ; les études, dans leur résumé publié ; les lignes directrices et la fiche de l’OMS, dans leur texte intégral. Cet article ne contient aucun témoignage.

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