La réunion en marchant ce que les études en disent et pourquoi la réunion debout tient mieux

La réunion en marchant : ce que les études en disent, et pourquoi la réunion debout tient mieux

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 14 min · 📅 Publié le 20 octobre 2026

Sport & Bureau · Réunions actives

La réunion en marchant : ce que les études en disent, et pourquoi la réunion debout tient mieux

Plus d’idées, plus d’énergie, moins de temps assis : la réunion en marchant a tout pour séduire. Les rares études qui l’ont testée en entreprise racontent une histoire plus nuancée, et donnent quelques règles pour qu’elle marche vraiment.

Avertissement

La Rédaction Magicfit n’est ni médecin, ni kinésithérapeute, ni ergonome, ni médecin du travail. Cet article est informatif : il ne constitue ni un avis médical, ni une prescription d’aménagement de poste ou d’organisation du travail. Une douleur à la marche, un essoufflement inhabituel, des vertiges ou une maladie qui limite vos déplacements relèvent d’un médecin, et l’organisation des réunions d’une décision de l’employeur et des représentants du personnel.

59 minutes

C’est le temps assis en moins, par journée de travail de huit heures, chez les salariés qui participaient régulièrement à des réunions debout, comparés à ceux qui n’y participaient jamais. Dans la même étude, les réunions en marchant, peu pratiquées, n’ont rien changé au temps assis.
Source : Danquah I. H., Tolstrup J. S., International Journal of Environmental Research and Public Health, 2020

Ce qu’on lit partout, et ce que ça vaut

La réunion en marchant a ses ambassadeurs, et ses promesses tiennent en quatre phrases. Elle rendrait plus créatif. Elle remettrait de l’activité dans des journées assises. Elle rendrait les échanges plus francs et plus courts. Et elle se mettrait en place sans rien coûter.

Ces promesses ne sont pas inventées. Une série d’expériences menées à l’université Stanford en 2014 a bien montré que marcher augmente la production d’idées dans un test de créativité. Des pilotes en entreprise ont montré qu’une réunion en marchant ajoute un peu d’activité physique dans la semaine.

Mais ces travaux sont peu nombreux, et souvent menés sur de petits groupes. Le seul essai de grande taille que nous avons lu, mené au Danemark, aboutit à une conclusion que les promoteurs citent rarement : les réunions en marchant y ont été très peu pratiquées, jugées peu efficaces, et n’ont pas réduit le temps assis, alors que les réunions debout, elles, ont pris.

Cet article reprend ces résultats un par un. Il ne reprend pas les effets de la position assise prolongée sur l’organisme, traités dans notre article sur le temps assis et les pas.

De quoi parle-t-on exactement

Une réunion en marchant réunit deux ou trois personnes qui échangent en se déplaçant, le plus souvent à l’extérieur, sur un trajet connu à l’avance. Elle n’a ni table, ni écran, ni salle à réserver.

Elle se distingue de la réunion debout, qui se tient dans une salle, autour d’une table haute ou d’un tableau, sans chaise. La réunion debout ne fait presque pas bouger, mais elle remplace du temps assis par du temps debout et raccourcit souvent les échanges.

Les études regroupent parfois les deux sous le terme de réunions actives. C’est utile pour les comparer, et c’est précisément là que la différence apparaît : les deux formats ne réussissent pas de la même façon, et ne servent pas aux mêmes réunions.

Ce que montrent les pilotes : un peu plus d’activité

Le premier pilote publié a été mené en 2015 dans une université de Miami, auprès de dix-huit salariés de bureau qui avaient des réunions hebdomadaires à deux ou trois. Les chercheurs avaient écrit un protocole en sept points : un horaire et un lieu fixés à l’avance, un ordre du jour, de l’eau et des chaussures confortables, des rôles attribués, un parcours sûr de vingt-cinq à trente minutes, au moins trente minutes de marche, et un temps assis à la fin pour conclure.

Dix-sept participants ont porté un accéléromètre pendant trois semaines, une semaine de réunions ordinaires puis deux semaines de réunions en marchant. Leur activité physique modérée à vigoureuse au travail est passée en moyenne de cent sept minutes par semaine à cent quatorze, puis à cent dix-sept.

Les auteurs jugent le protocole faisable et bien accepté. Les chiffres, eux, invitent à la modestie : une dizaine de minutes d’activité en plus par semaine, sur dix-sept personnes et trois semaines, avec des écarts importants d’un participant à l’autre.

Un second pilote de la même équipe, publié en 2021 sur dix-huit salariés, relève que l’activité modérée au travail était liée à moins d’absences et de gêne au travail pour raison de santé. Ce sont des corrélations sur un très petit groupe, et elles ne prouvent pas que la réunion en marchant en soit la cause.

Ce que montre le grand essai danois : la réunion debout l’emporte

L’essai « Take a Stand! », mené dans des bureaux danois, proposait aux salariés plusieurs moyens de s’asseoir moins, dont les réunions debout et les réunions en marchant. L’analyse publiée en 2020 porte sur les cent soixante-treize participants du groupe qui en bénéficiait.

Les réunions debout ont été mises en place dans tous les bureaux et sont généralement devenues populaires. Les salariés les jugeaient plus efficaces et plus centrées sur l’essentiel, et ceux qui y participaient régulièrement passaient en moyenne cinquante-neuf minutes de moins assis par journée de huit heures que ceux qui n’y participaient jamais.

Les réunions en marchant, au contraire, ont été très peu nombreuses. Les participants les associaient à plusieurs obstacles et les jugeaient peu efficaces, et leur pratique n’était pas liée à un changement du temps assis, sans doute parce que trop peu de salariés y ont eu recours.

Les auteurs concluent que les réunions debout étaient faisables et appréciées, et que les réunions en marchant, dans ce contexte, ne l’étaient pas. C’est une étude exploratoire, menée dans un seul pays, mais c’est la plus grande que nous ayons lue sur ce sujet.

Ce qui a fait réussir les réunions debout. Dans l’essai danois, la condition était matérielle : une table haute, facile à régler. Les tables basses rendaient la prise de notes et la lecture pénibles, et les participants de tailles différentes avaient du mal à s’accorder sur une hauteur. Sans le bon mobilier, même la réunion debout s’essouffle.

Pourquoi la réunion en marchant cale si souvent

Les participants danois ont décrit des obstacles très concrets. Le premier est la météo : une réunion prévue dehors se reporte dès qu’il pleut ou qu’il fait froid, et l’habitude ne s’installe pas.

Le deuxième est le besoin d’écrire ou de regarder un écran. Une réunion qui demande de consulter un document, de projeter un tableau ou de prendre des notes précises se prête mal à la marche.

Le troisième tient au nombre : au-delà de deux personnes, marcher et parler en même temps devient difficile, et l’échange se morcelle en petits groupes. Le dernier est la discrétion, puisque la marche se fait dans des espaces publics où l’on ne parle pas de tout.

Les auteurs signalent que ces mêmes obstacles, météo, ordinateur, confidentialité, avaient été relevés par une autre étude. Ils dessinent en creux la réunion qui se prête à la marche : courte, à deux ou trois, sans document, sans sujet confidentiel, avec un parcours prévu.

Marcher rend-il vraiment plus créatif ?

C’est l’argument le plus séduisant, et il repose sur une étude sérieuse. En 2014, deux chercheurs de l’université Stanford ont publié quatre expériences sur la marche et la créativité, dans une revue de psychologie expérimentale.

Dans la première, des adultes passaient un test où il faut trouver le plus d’usages possibles à un objet ordinaire, d’abord assis, puis en marchant sur un tapis roulant. La marche améliorait le score de quatre-vingt-un pour cent des participants à ce test, mais seulement de vingt-trois pour cent à un test qui demande de trouver une réponse unique.

Les autres expériences ont montré un effet qui se prolongeait un moment après la marche, un effet comparable en marchant dehors, et des analogies plus originales en marchant à l’extérieur. Les auteurs concluent que la marche favorise la libre circulation des idées.

Deux précautions s’imposent. Ces expériences mesurent la créativité d’une personne seule, face à un test, et non la qualité d’une décision prise à plusieurs. Et l’effet porte sur la recherche d’idées nombreuses, beaucoup moins sur la recherche d’une solution précise : une réunion en marchant convient mieux à un remue-méninges qu’à un arbitrage.

Ce que disent les recommandations de santé

Santé publique France, dans ses recommandations de 2018 pour les adultes, invite à limiter le plus possible le temps passé assis et à se lever toutes les deux heures pour marcher un peu. Elle recommande aussi au moins trente minutes par jour d’activités physiques dynamiques.

L’Organisation mondiale de la santé, dans ses recommandations de 2020, va dans le même sens : elle invite les adultes à limiter le temps sédentaire et à le remplacer par une activité physique, quelle qu’en soit l’intensité.

Une réunion en marchant ou debout est une façon parmi d’autres de suivre ces repères pendant la journée de travail. Elle ne les remplit pas à elle seule : une demi-heure de marche lente par semaine ne remplace pas une activité régulière.

Ce que montre un grand programme australien

Un programme australien, BeUpstanding, a accompagné pendant huit semaines des équipes de salariés de bureau pour qu’ils s’assoient moins et bougent davantage. Son évaluation, publiée en 2025, porte sur mille six cent quatorze salariés de soixante-six lieux de travail et sur vingt et une stratégies différentes.

Après le programme, chaque stratégie était utilisée par plus d’un salarié sur dix, et aucune ne s’est révélée contre-productive. Les réunions en marchant faisaient partie de celles qui prédisaient le mieux une baisse du temps passé assis d’une seule traite.

Les salariés qui y avaient recours au moins de temps en temps réduisaient en moyenne la part de leur temps assis passée en longues périodes de vingt virgule six points, contre sept virgule huit points pour les autres. Pour l’évolution du temps assis total, ce sont l’usage d’un bureau réglable, puis les réunions debout, qui ressortaient en premier.

Ces résultats viennent de déclarations des salariés et d’analyses d’association. Ils ne contredisent pas l’essai danois : ils suggèrent que la réunion en marchant aide ceux qui l’adoptent, sans dire combien l’adopteront.

Transparence. Magicfit exploite un réseau de salles de sport et a un intérêt commercial à ce que vous pratiquiez une activité physique encadrée. Tenez-en compte en lisant cette page. Elle dit pourtant l’inverse de ce qu’une salle aurait intérêt à vendre : pour s’asseoir moins au travail, il n’y a besoin ni d’abonnement ni de matériel, et une réunion debout autour d’une table haute fait souvent davantage qu’un programme coûteux.

Réussir une réunion en marchant

Les protocoles des études donnent une méthode simple. Fixez un horaire, un point de départ et un parcours connu, sûr, sans traversée difficile, d’une vingtaine à une trentaine de minutes. Prévoyez un ordre du jour court, que chacun connaît avant de partir.

Limitez-vous à deux ou trois personnes, et attribuez les rôles : qui tient le temps, qui retient les décisions, qui mène le parcours. Gardez un temps assis à l’arrivée, quelques minutes, pour noter les décisions et traiter ce qui demande un écran.

Choisissez les bonnes réunions : un point d’équipe à deux, un échange d’idées, un entretien de suivi sans document. Gardez en salle ce qui demande de la confidentialité, des chiffres à l’écran ou plus de trois participants.

Pensez aussi à une solution de repli. Une réunion en marchant que la pluie annule chaque fois finit par disparaître ; un couloir, un atrium ou une réunion debout en salle permettent de garder l’habitude les jours de mauvais temps.

Les participants que la marche peut exclure

Une réunion en marchant suppose que chacun puisse marcher une demi-heure en parlant, à un rythme commun. Ce n’est pas le cas de tout le monde : une douleur, un handicap, une grossesse avancée, une maladie respiratoire ou cardiaque peuvent rendre l’exercice pénible ou impossible.

Imposer ce format à toute une équipe peut donc exclure une partie des personnes, ou les obliger à révéler une difficulté qu’elles préfèrent garder pour elles. La réunion debout pose moins ce problème, et une réunion assise avec une pause pour se lever reste toujours possible.

La règle la plus sûre est le choix : proposer le format, ne jamais l’imposer, et adapter le rythme à la personne la plus lente. Ce n’est pas une affaire de performance.

Type de réunion Format qui convient le mieux Pourquoi, d’après les études
Point à deux ou trois, sans document En marchant Le format testé dans les pilotes ; au-delà de deux, marcher et parler devient difficile
Remue-méninges, recherche d’idées En marchant La marche augmente la production d’idées dans un test de créativité
Point d’équipe court, à plusieurs Debout Faisable et apprécié dans l’essai danois, avec une table haute
Réunion avec écran, chiffres ou notes précises Debout ou assise Le besoin d’écran est l’un des obstacles relevés
Sujet confidentiel En salle La marche se fait dans des espaces publics
Participant à mobilité réduite Debout si possible, ou assise avec pause Le format ne doit exclure personne

Les limites de ce que l’on sait

Les études sur la réunion en marchant sont rares et petites. Les deux pilotes de Miami portent chacun sur dix-huit salariés d’une même université, pendant trois semaines ; l’essai danois porte sur cent soixante-treize salariés, mais les réunions en marchant y ont été trop peu pratiquées pour mesurer leur effet.

Aucune des études lues ne mesure un effet sur la santé à long terme, sur le dos, le poids ou le cœur. Elles mesurent du temps assis, du temps actif, et des impressions déclarées par les salariés.

L’étude sur la créativité porte sur des tests faits seul, en laboratoire ou sur un campus, pas sur des réunions de travail. Et les deux premiers pilotes, comme le programme australien, ont été menés hors de France, dans des organisations et des climats différents des nôtres.

Qui fait quoi : coach, kinésithérapeute, ergonome, médecin du travail

L’organisation des réunions et des espaces de travail mobilise plusieurs métiers, que l’on confond souvent.

L’ergonome. Il observe le travail réel, les espaces et l’organisation, puis propose des aménagements : tables hautes, espaces de réunion debout, parcours. C’est lui qui peut dire si un format convient à une équipe.

Le médecin du travail. Il suit la santé des salariés au regard de leur poste. Il peut recommander un aménagement pour une personne, et c’est vers lui qu’un salarié se tourne si un format de réunion lui pose un problème de santé.

Le kinésithérapeute. Il prend en charge une douleur ou une limitation, du dos, des genoux ou des pieds, qui rendrait la marche ou la station debout pénible.

Le coach sportif diplômé d’État. Son domaine est l’entraînement physique d’une personne en capacité de pratiquer. Il peut proposer des pauses actives ou une progression de la marche, mais il n’organise pas le travail et ne pose aucun diagnostic.

Quand consulter

Une douleur à la marche, au mollet, à la hanche ou au genou, qui revient à chaque déplacement, demande un avis médical plutôt qu’un changement de format de réunion.

Un essoufflement inhabituel, une douleur dans la poitrine ou des vertiges pendant une marche tranquille imposent d’arrêter et de consulter rapidement. Ce ne sont pas des signes de manque d’entraînement à ignorer.

Si vous êtes enceinte, ou si un médecin vous a donné des consignes sur la marche ou la station debout, suivez-les et parlez-en au médecin du travail : c’est à lui de proposer un aménagement.

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À retenir

  • La réunion en marchant ajoute un peu d’activité, une dizaine de minutes par semaine dans le premier pilote publié.
  • Dans le grand essai danois, elle a été très peu pratiquée et n’a pas réduit le temps assis.
  • Dans le même essai, les réunions debout régulières étaient associées à 59 minutes assises en moins par journée de 8 heures.
  • Les obstacles sont la météo, le besoin d’écran, le nombre de participants et la confidentialité.
  • La marche augmente la production d’idées dans un test de créativité, pas forcément la qualité d’une décision.
  • Elle convient à deux ou trois, sans document, sur un parcours prévu, avec un temps assis pour conclure.
  • Le format se propose, il ne s’impose pas : personne ne doit en être exclu.

Bibliographie et sources

  • Danquah I. H., Tolstrup J. S. Standing Meetings Are Feasible and Effective in Reducing Sitting Time among Office Workers—Walking Meetings Are Not, International Journal of Environmental Research and Public Health, 2020, 17(5):1713. Essai « Take a Stand! », 173 salariés : réunions debout faisables et associées à 59 minutes assises en moins ; réunions en marchant peu pratiquées, obstacles décrits. DOI 10.3390/ijerph17051713
  • Kling H. E., Yang X., Messiah S. E. et coll. Opportunities for Increased Physical Activity in the Workplace: the Walking Meeting (WaM) Pilot Study, Miami, 2015, Preventing Chronic Disease, 2016, 13:E83. Protocole en sept points ; activité modérée à vigoureuse au travail de 107 à 117 minutes par semaine. DOI 10.5888/pcd13.160111
  • Kling H. E., Moore K. J., Brannan D., Caban-Martinez A. J. Walking Meeting Effects on Productivity and Mood Among White-Collar Workers, Journal of Occupational and Environmental Medicine, 2021, 63(2):e75-e79. Dix-huit salariés : corrélations entre activité au travail et absences ou gêne déclarées. PubMed 33234872
  • Healy G. N., Winkler E. A. H., Mulcahy S. K. et coll. Usage and effectiveness of strategies to sit less and move more: evaluation of the BeUpstanding national implementation trial, International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, 2025, 22(1):63. 1 614 salariés, 21 stratégies ; réunions en marchant associées à moins de temps assis prolongé. DOI 10.1186/s12966-025-01761-4
  • Oppezzo M., Schwartz D. L. Give your ideas some legs: the positive effect of walking on creative thinking, Journal of Experimental Psychology: Learning, Memory, and Cognition, 2014, 40(4):1142-1152. Quatre expériences : la marche augmente la production d’idées. DOI 10.1037/a0036577
  • Santé publique France Recommandations relatives à l’alimentation, à l’activité physique et à la sédentarité pour les adultes, 2018. Limiter le temps assis, se lever toutes les deux heures et marcher un peu. santepubliquefrance.fr
  • Bull F. C., Al-Ansari S. S., Biddle S. et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour, British Journal of Sports Medicine, 2020, 54(24):1451-1462. Limiter le temps sédentaire et le remplacer par une activité de toute intensité. DOI 10.1136/bjsports-2020-102955

Liens vérifiés le 19 octobre 2026. Les études de 2016, 2020 et 2025, le rapport de Santé publique France et les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé ont été lus dans leur texte intégral. Pour l’étude de 2014 sur la créativité et le pilote de 2021, seul le résumé est en accès libre : c’est lui qui a été lu.

Réunion en marchant : vos questions

Une réunion en marchant est-elle efficace ?
Elle peut l’être pour un échange à deux ou trois, sans document. Mais dans le grand essai danois publié en 2020, les réunions en marchant ont été très peu pratiquées et jugées peu efficaces, alors que les réunions debout ont été adoptées partout et appréciées.
Marcher rend-il plus créatif ?
Dans quatre expériences publiées en 2014, la marche augmentait la production d’idées dans un test de créativité, pour quatre-vingt-un pour cent des participants. L’effet est net pour trouver beaucoup d’idées, beaucoup moins pour trouver une réponse précise.
Combien de temps doit durer une réunion en marchant ?
Les protocoles testés prévoyaient un parcours d’une vingtaine à une trentaine de minutes, puis un court temps assis pour noter les décisions. Au-delà, la réunion se disperse et demande une préparation plus lourde.
Combien de personnes pour une réunion en marchant ?
Deux ou trois. Les salariés danois relevaient qu’au-delà de deux personnes, il devient difficile de marcher et de parler ensemble, et le groupe se morcelle.
La réunion debout est-elle une bonne alternative ?
Oui, d’après l’essai danois : les salariés qui y participaient régulièrement passaient en moyenne cinquante-neuf minutes de moins assis par journée de huit heures. Il faut une table haute, facile à régler, pour écrire et lire confortablement.
Une réunion en marchant remplace-t-elle le sport ?
Non. Une demi-heure de marche par semaine ajoute un peu d’activité, mais ne remplace pas les trente minutes par jour d’activités dynamiques que recommande Santé publique France, ni le renforcement musculaire.
Que faire s’il pleut ?
Prévoir une solution de repli : un couloir, un atrium ou une réunion debout en salle. Dans l’essai danois, la météo faisait partie des obstacles qui empêchaient l’habitude de s’installer.
Peut-on imposer une réunion en marchant à une équipe ?
Mieux vaut la proposer que l’imposer. Une douleur, un handicap, une grossesse ou une maladie peuvent rendre la marche pénible, et personne ne doit être exclu d’une réunion. La réunion debout ou assise avec une pause reste toujours possible.
Un coach Magicfit peut-il organiser nos réunions actives ?
Un coach peut proposer des pauses actives et des conseils de progression pour la marche. L’organisation des réunions et des espaces relève de l’employeur, avec l’appui d’un ergonome et du médecin du travail.

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