✍️ Par la Rédaction MagicFit · ⏱️ Lecture 13 min · 📅 Publié le 24 septembre 2026
Les non-répondeurs à l’entraînement existent-ils vraiment ?
Une personne sur cinq suivant les recommandations d’activité physique n’améliorerait pas sa condition cardiorespiratoire. Ce constat a nourri l’idée qu’il existerait des non-répondeurs, condamnés par leur biologie à s’entraîner sans progresser. Une étude a testé cette hypothèse en augmentant simplement la dose. Le résultat est net, et il déplace entièrement la question.
Zéro non-répondeur à la fin
Dans l’étude de Montero et Lundby, les participants classés non-répondeurs après six semaines ont refait six semaines avec deux séances hebdomadaires supplémentaires. À l’issue de cette seconde période, la non-réponse avait disparu chez tous, sans exception.
1. D’où vient l’idée du non-répondeur
Le constat de départ est réel et souvent rapporté : parmi les adultes qui suivent les recommandations générales d’activité physique, une proportion notable ne montre aucune amélioration mesurable de sa condition cardiorespiratoire à l’issue d’un programme. L’ordre de grandeur cité est d’environ un sur cinq.
De ce constat est née une interprétation qui a largement dépassé les données : il existerait deux catégories de personnes, les répondeurs et les non-répondeurs, et l’appartenance à la seconde relèverait d’une caractéristique fixe, généralement présentée comme génétique. Cette lecture a l’avantage d’expliquer simplement une expérience très répandue, celle de s’entraîner sans voir bouger ses chiffres.
Une catégorie qui s’est solidifiée sans être testée
Le glissement s’est fait en deux temps. D’abord, un pourcentage observé dans des conditions précises est devenu une caractéristique de personnes. Ensuite, cette caractéristique a été présentée comme durable, alors que rien dans les protocoles d’origine ne permettait de le vérifier : ils mesuraient une seule fois, à une seule dose d’entraînement.
Or affirmer que quelqu’un ne répond pas suppose d’avoir écarté deux explications concurrentes. La première est que la dose administrée était insuffisante pour cette personne. La seconde est que le changement réel existait mais se situait sous le seuil que l’instrument de mesure permet de détecter. Ces deux hypothèses ont été testées, et elles rendent compte de l’essentiel du phénomène.
2. L’expérience qui a déplacé la question
David Montero et Carsten Lundby ont publié en 2017 dans le Journal of Physiology un travail dont le protocole répond directement à la première hypothèse. Son titre annonce la conclusion sans détour : réfuter le mythe de la non-réponse à l’entraînement.
Soixante-dix-huit adultes en bonne santé ont été répartis en cinq groupes suivant le même programme d’endurance pendant six semaines, à ceci près que le volume différait : une, deux, trois, quatre ou cinq séances de soixante minutes par semaine. La non-réponse était définie de façon rigoureuse, comme une variation de la puissance maximale inférieure à l’erreur typique de mesure, établie à environ quatre pour cent.
La non-réponse dépend de la dose
Premier résultat : la proportion de non-répondeurs décline progressivement à mesure que le volume hebdomadaire augmente, de soixante à trois cents minutes. La non-réponse n’est donc pas une propriété des personnes, elle varie avec ce qu’on leur demande.
Second résultat, plus décisif encore. Les participants classés non-répondeurs à l’issue de la première période ont enchaîné six semaines supplémentaires, identiques, mais avec deux séances de plus par semaine. À la fin de cette seconde période, la non-réponse avait disparu chez l’ensemble d’entre eux. Les auteurs emploient le mot abolie.
Ce que cela implique pour les recommandations générales
La conséquence est inconfortable et rarement formulée : si une partie des gens ne progresse pas en suivant les recommandations générales, l’explication la plus économique n’est pas qu’ils sont différents, mais que ces recommandations constituent pour eux un stimulus insuffisant.
Les auteurs suggèrent d’ailleurs que le potentiel d’amélioration semble présent chez les individus en bonne santé sans exception, à condition que la stimulation soit adaptée. Ils précisent que l’amélioration observée tenait principalement à des modifications de la masse d’hémoglobine, ce qui donne un mécanisme plausible plutôt qu’une simple observation.
3. La seconde explication : le bruit de mesure
La deuxième hypothèse est moins intuitive mais tout aussi puissante, et elle concerne directement quiconque suit ses propres chiffres.
Toute mesure comporte une part d’erreur. Refaire deux fois le même test sur la même personne, sans aucun entraînement entre les deux, ne donne pas exactement le même résultat. Cet écart tient au matériel, au protocole, à l’heure de la journée, au sommeil de la nuit précédente, à la motivation du moment. On appelle cette dispersion l’erreur typique, et dans l’étude citée elle atteignait environ quatre pour cent sur la puissance maximale.
Ce que devient un classement fondé sur une seule mesure
Imaginons deux personnes ayant réellement progressé de trois pour cent. La première est testée un bon jour et affiche cinq pour cent : elle est classée répondeuse. La seconde est testée un jour médiocre et affiche un pour cent : elle est classée non-répondeuse. La différence entre elles ne tient à rien de biologique, uniquement au hasard des conditions de test.
Ce n’est pas une hypothèse théorique. Les auteurs relèvent que l’essentiel de la variabilité observée entre individus, dans le groupe s’entraînant cent quatre-vingts minutes par semaine, provenait précisément de cette composante aléatoire. Autrement dit, une bonne part de ce qu’on prenait pour des différences entre personnes était du bruit.
Pourquoi un groupe contrôle change tout
Pour savoir si la dispersion des réponses traduit de vraies différences entre individus, il faut la comparer à celle observée dans un groupe qui ne s’entraîne pas. Sans ce point de comparaison, on ne peut pas distinguer la variabilité due à l’entraînement de celle qui existerait de toute façon. Beaucoup de travaux ayant nourri le discours sur les non-répondeurs ne disposaient pas de cette comparaison.
4. Répondre n’est pas un phénomène global
Un troisième élément complique le tableau, et il est probablement le plus utile en pratique : le classement dépend entièrement du critère retenu.
Une même personne peut ne montrer aucune amélioration de sa puissance maximale tout en améliorant sa tension artérielle, sa sensibilité à l’insuline, sa composition corporelle, sa force, son sommeil ou son humeur. Elle sera étiquetée non-répondeuse si l’on ne regarde que le premier critère, et répondeuse si l’on en regarde d’autres.
Le critère choisi crée la catégorie
Les études se concentrent souvent sur un indicateur unique, généralement la consommation maximale d’oxygène ou la puissance maximale, parce qu’il se mesure de façon reproductible et se prête bien à l’analyse. Ce choix méthodologique est légitime, mais il fabrique mécaniquement des non-répondeurs sur les autres dimensions, dont certaines comptent davantage pour la santé au quotidien.
Pour une personne qui s’entraîne, la conséquence est directe. Conclure qu’on ne répond pas à partir d’un seul chiffre revient à ignorer l’essentiel de ce que l’activité physique modifie. Élargir les critères observés est souvent plus instructif que changer de programme.
5. Ce que la variabilité réelle recouvre
Dire que les non-répondeurs constituent une catégorie fragile ne revient pas à nier que les gens progressent différemment. Cette variabilité existe, elle est importante, et elle a des causes identifiables qui ne sont pas toutes biologiques.
Ce qui se voit rarement dans les données
L’observance réelle vient en premier. Deux personnes inscrites au même programme ne réalisent pas nécessairement le même travail, et les écarts d’assiduité ou d’intensité effective sont rarement mesurés avec précision dans les essais.
Le niveau de départ pèse également : une personne déjà entraînée dispose d’une marge de progression plus réduite qu’une personne sédentaire, ce qui produit mécaniquement des écarts sans rien dire de la trainabilité respective.
S’ajoutent le sommeil, le stress chronique, l’alimentation, la récupération entre les séances, l’âge et les traitements en cours. Ces facteurs modulent la réponse et sont, pour plusieurs d’entre eux, modifiables.
La part génétique, sans exagération
Une composante héritable de la réponse à l’entraînement est documentée, et elle est réelle. Ce que les données ne soutiennent pas est l’idée qu’elle déterminerait une incapacité à progresser. Elle influence l’ampleur et la vitesse de la réponse, pas son existence, et elle ne se prédit pas à ce jour par un test disponible en pratique.
6. Pourquoi cette étiquette est coûteuse
Au-delà de la question méthodologique, l’usage courant du terme produit des effets concrets sur les personnes, et c’est probablement la raison principale de s’y intéresser.
Se penser non-répondeur fournit une explication cohérente à une expérience frustrante, et cette explication a l’apparence du sérieux puisqu’elle invoque la biologie. Elle conduit pourtant à la conclusion la moins utile qui soit : puisque cela ne marche pas sur moi, autant arrêter.
Or les données disponibles suggèrent la démarche exactement inverse. Si la non-réponse dépend de la dose et disparaît quand celle-ci augmente, alors une absence de progrès constitue une information sur le programme, pas un verdict sur la personne. C’est un renseignement exploitable.
Une nuance nécessaire sur l’augmentation de la dose
Il faut se garder de transformer ce résultat en injonction. Que la non-réponse cède à une dose plus élevée dans un protocole encadré, chez des adultes en bonne santé, sur six semaines, ne signifie pas que chacun doive augmenter son volume d’entraînement. Cette augmentation a un coût en temps, en récupération et en risque de blessure, et elle n’est pas toujours l’option pertinente.
Pour beaucoup de personnes, le levier le plus rentable n’est pas d’ajouter des séances mais de fiabiliser celles qui existent déjà, ou de regarder d’autres indicateurs que celui qui stagne. La conclusion utile de cette littérature est que le potentiel est là, pas qu’il faut nécessairement en faire davantage.
7. Ce que cela change pour qui suit ses chiffres
La transposition individuelle demande de la prudence, parce que les conditions d’un laboratoire ne sont pas celles d’une salle ou d’un salon.
Le seuil de détection est plus large qu’on ne croit
Si une mesure réalisée en laboratoire comporte une erreur typique d’environ quatre pour cent, celle d’un test réalisé sur un appareil de salle, à des horaires variables et dans des états de fraîcheur différents, est nécessairement plus grande. Un écart de deux ou trois pour cent entre deux séances ne dit donc pratiquement rien.
Cette réalité invite à espacer les évaluations plutôt qu’à les multiplier. Mesurer souvent donne l’impression de suivre sa progression de près, alors que cela produit surtout une succession d’écarts dont aucun ne dépasse le bruit, avec l’inquiétude qui va avec.
Standardiser vaut mieux que mesurer souvent
Refaire le test dans des conditions aussi proches que possible de la première fois, même protocole, même matériel, heure comparable, état de forme comparable, réduit la part de bruit et rend l’écart interprétable. Une évaluation soignée tous les deux ou trois mois renseigne davantage que dix mesures approximatives.
Suivre plusieurs indicateurs plutôt qu’un seul offre le même bénéfice, pour une autre raison : il est peu probable qu’ils stagnent tous simultanément, et ce qui bouge indique souvent où l’adaptation se produit réellement.
8. Le périmètre d’un coach en salle, et là où il s’arrête
Ce sujet touche directement au travail d’un coach, et il en délimite aussi les prétentions légitimes.
Ce qui relève du coach
Standardiser les conditions d’évaluation, tenir la trace de ce qui a réellement été fait plutôt que de ce qui était prévu, espacer les tests, et suivre plusieurs indicateurs. C’est un travail peu spectaculaire qui change pourtant la qualité de l’information disponible.
Il lui revient surtout de ne pas conclure trop vite. Devant une stagnation, les questions utiles portent d’abord sur l’assiduité réelle, la qualité du sommeil, la charge de vie et la fiabilité de la mesure, avant toute considération sur la trainabilité de la personne.
Ce qui n’en relève pas
Un coach ne diagnostique pas une cause médicale de fatigue ou de stagnation. Une fatigue inhabituelle qui s’installe, un essoufflement disproportionné, une perte de poids inexpliquée ou une baisse de performance marquée et durable justifient un avis médical, plusieurs causes étant identifiables et prises en charge.
Il ne propose pas non plus de test génétique de prédisposition sportive comme outil d’orientation : ces tests ne prédisent pas la réponse individuelle à l’entraînement et n’ont pas d’utilité démontrée pour construire un programme.
Comment les coachs MagicFit se positionnent
Chez MagicFit, une absence de progrès est traitée comme une question ouverte sur le programme et sur les conditions de mesure, jamais comme une caractéristique du membre. Le rôle du coach est d’ajuster ce qui est ajustable et de savoir dire quand il n’a pas la réponse.
9. Quatre idées reçues qui circulent
Ces formulations reviennent constamment, y compris chez des professionnels.
Environ 20 % des gens ne répondent pas à l’entraînement
Ce pourcentage décrit un résultat obtenu à une dose donnée, avec un instrument donné. Il décrit une situation, pas une catégorie de personnes, et il chute quand la dose augmente.
C’est génétique, on n’y peut rien
Une part héritable de l’ampleur de la réponse est documentée. Rien n’établit qu’elle empêche de progresser, et aucun test disponible ne permet de prédire la réponse individuelle à l’entraînement.
Mes chiffres stagnent, donc je ne progresse pas
Un écart inférieur à l’erreur de mesure ne prouve pas l’absence de changement, il prouve que la mesure ne permet pas de le voir. Et un seul indicateur ne capte qu’une fraction de ce que l’entraînement modifie.
Il suffit donc d’en faire beaucoup plus
Le résultat obtenu dans un protocole encadré, chez des adultes en bonne santé, ne se transpose pas en injonction. Augmenter le volume a un coût en récupération et en risque de blessure, et fiabiliser les séances existantes est souvent plus rentable.
Votre écart dépasse-t-il le bruit de mesure ?
L’outil vérifie d’abord que vos deux mesures sont comparables. Il situe ensuite votre écart par rapport à l’erreur typique habituellement rapportée pour ce type de test.
Cette comparaison vous sera envoyee par email en PDF, avec les conditions de comparabilite. Ces informations ne sont pas conservees apres l'envoi.
Ce que cet outil ne fait pas : il ne connaît ni votre matériel, ni votre protocole, dont l’erreur réelle peut être meilleure ou nettement moins bonne que l’ordre de grandeur utilisé ici. Il ne juge ni votre entraînement, ni votre capacité à progresser, et un écart qualifié d’indistinguable du bruit ne signifie pas qu’il ne s’est rien passé.
10. Points clés à retenir
- La proportion de non-répondeurs décline à mesure que le volume hebdomadaire augmente, et dans l’étude de Montero et Lundby elle disparaît entièrement après six semaines supplémentaires comportant deux séances de plus.
- Une part importante de la variabilité attribuée aux personnes provient en réalité de l’erreur de mesure. Dans cette étude, la non-réponse était définie comme un écart inférieur à environ quatre pour cent.
- Le classement dépend du critère retenu. Une même personne peut stagner sur la puissance maximale et progresser sur la tension, la force, la composition corporelle ou le sommeil.
- La variabilité entre individus est réelle, mais ses causes incluent l’observance, le niveau de départ, le sommeil, le stress et la récupération, dont plusieurs sont modifiables.
- Une absence de progrès est une information sur le programme et sur la mesure, pas un verdict sur la personne.
- Cela ne se traduit pas en injonction à s’entraîner davantage : fiabiliser les séances existantes et élargir les indicateurs observés est souvent plus rentable qu’ajouter du volume.
11. Nuances et limites
Le travail central de cet article est convaincant, mais il ne règle pas tout, et présenter sa conclusion comme définitive reproduirait l’erreur qu’il corrige.
Un effectif modeste et une population étroite
Soixante-dix-huit participants répartis en cinq groupes laissent une quinzaine de personnes par condition. Il s’agissait par ailleurs d’adultes en bonne santé, sur six semaines, dans un protocole supervisé. Les personnes âgées, celles vivant avec une pathologie chronique et les sportifs déjà très entraînés ne sont pas représentés.
Un seul type d’adaptation
Le critère principal était la capacité cardiorespiratoire, et le mécanisme identifié concernait la masse d’hémoglobine. Rien ne garantit que la même logique de dose s’applique à l’identique aux adaptations de force, où les contraintes de récupération diffèrent nettement.
Une conclusion discutée
Cet article a suscité des échanges publiés dans la même revue, plusieurs auteurs invitant à réexaminer la notion de réponse à l’entraînement plutôt qu’à clore le débat. Le titre affirme davantage que ce qu’un essai de cette taille peut établir seul, et il faut le lire comme une démonstration de plausibilité forte, pas comme une preuve définitive.
Enfin, la période couverte reste courte. Ce qui advient après plusieurs années de pratique, chez des personnes ayant déjà accumulé des adaptations, relève d’une question distincte que ces données n’abordent pas.
Ce que la science dit vraiment
La non-réponse à l’entraînement décrit une situation, pas une catégorie de personnes. Elle dépend de la dose administrée, du critère observé et de la précision de l’instrument, et elle disparaît chez tous les participants d’une étude lorsque le volume augmente suffisamment. Cette variabilité individuelle demeure réelle, mais ses causes les mieux documentées sont en grande partie modifiables.
Une stagnation est une question, pas un verdict
15 clubs en France, des coachs diplômés d’État. Devant une absence de progrès, notre premier réflexe porte sur l’assiduité réelle, la récupération et la fiabilité de la mesure, jamais sur une supposée incapacité à progresser.
Questions fréquentes
Pour aller plus loin
- Musculation et génétique : ce que vos gènes changent vraiment
- Surentraînement : diagnostiquer le vrai syndrome et récupérer
- Sommeil et performance sportive : le guide complet
Sources scientifiques
- Montero D, Lundby C. Refuting the myth of non-response to exercise training: non-responders do respond to higher dose of training. The Journal of Physiology, 2017, volume 595, numéro 11, pages 3377 à 3387. PubMed ID 28133739
- Joyner MJ. Exercise and trainability: contexts and consequences. The Journal of Physiology, 2017, volume 595, numéro 11, pages 3239 à 3240. PubMed ID 28185284
- Mann TN, Lamberts RP, Lambert MI. High responders and low responders: factors associated with individual variation in response to standardized training. Sports Medicine, 2014, volume 44, pages 1113 à 1124. Consulter sur PubMed
- Mazzolari R. Exercise dose and individual response of healthy adults: is it time to re-evaluate exercise responsiveness and training recommendations ? The Journal of Physiology, 2018, volume 596, numéro 16, pages 3807 à 3808. PubMed ID 30133814
Avertissement
Cet article est à visée informative et éducative. Il ne constitue pas un avis médical. Les résultats évoqués proviennent d’un protocole supervisé mené chez des adultes en bonne santé sur une durée courte, et ne se transposent pas tels quels à une situation individuelle. Une fatigue inhabituelle qui s’installe, un essoufflement disproportionné, une perte de poids inexpliquée ou une baisse de performance marquée et durable justifient un avis médical plutôt qu’une augmentation du volume d’entraînement.