✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 17 min · 📅 Publié le 6 mars 2026
Investigation · Médecins · Activité physique adaptée · Prescription · Ce que disent les textes et les études
En France, un médecin peut prescrire une activité physique adaptée à un patient atteint d’une maladie chronique, au même titre qu’il oriente vers d’autres soins. Le cadre existe depuis la fin de 2016 et a été élargi en 2022 et 2023. Mais une prescription n’est utile que si les médecins la connaissent, la jugent fondée et savent vers qui orienter leurs patients. Cet article présente ce que disent les textes, ce que montrent les enquêtes menées auprès des médecins généralistes français, et ce que la recherche établit sur l’activité physique comme traitement.
1. Ce que nous avons retiré, et pourquoi
La version précédente de cet article donnait des nombres de médecins formés, de prescriptions et de maisons sport-santé, des répartitions par pathologie et par région, des économies par patient, des programmes de maisons de santé nommés avec leurs résultats, des objectifs d’un pacte présenté comme officiel, et des noms de médecins. Elle attribuait aussi à une méta-analyse connue des conclusions et une date qui ne sont pas les siennes, et décrivait un programme de notre réseau que nous ne pouvons pas établir.
Nous avons retiré ces chiffres, ces programmes, ces noms et l’argumentaire commercial, ainsi que le simulateur qui accompagnait la page. Ce qui suit s’appuie sur le code de la santé publique, sur des enquêtes publiées auprès de médecins généralistes français et sur des revues systématiques et méta-analyses publiées dans des revues à comité de lecture.
2. Le cadre légal
Selon une enquête publiée en 2022 auprès de généralistes d’Île-de-France, la notion de prescription médicale d’activité physique adaptée figure dans la loi depuis décembre 2016, avec un rôle central confié au médecin traitant. L’article D1172-4 du code de la santé publique date d’ailleurs d’un décret du 30 décembre 2016.
La loi du 2 mars 2022 a élargi le dispositif. Selon l’article L1172-1, dans le parcours de soins des personnes atteintes d’une affection de longue durée ou d’une maladie chronique, présentant des facteurs de risque ou en perte d’autonomie, le médecin qui intervient dans la prise en charge peut prescrire une activité physique adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical du patient. Des décrets du 30 mars 2023 en précisent les modalités.
3. Qu’est-ce qu’une activité physique adaptée ?
L’article D1172-1 en donne une définition : la pratique, dans un contexte d’activité du quotidien, de loisir, de sport ou d’exercices programmés, de mouvements produits par les muscles, fondée sur les aptitudes et les motivations de personnes ayant des besoins spécifiques qui les empêchent de pratiquer dans des conditions ordinaires.
Son but est de permettre à la personne d’adopter un mode de vie physiquement actif sur une base régulière, afin de réduire les facteurs de risque et les limitations fonctionnelles liés à sa maladie. Elle s’adresse aux patients dont l’activité régulière n’atteint pas les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé et qui ne peuvent pas l’augmenter seuls de façon adaptée et sûre. Les techniques employées relèvent des activités physiques et sportives, et se distinguent des actes de rééducation, réservés aux professionnels de santé.
4. Qui peut en bénéficier ?
L’article D1172-1-1 fixe la liste, sans préjudice de celle des affections de longue durée. Elle comprend les maladies chroniques qui retentissent sur la vie quotidienne, peuvent provoquer des incapacités ou des complications graves et demandent une prise en charge au long cours.
Elle comprend aussi les facteurs de risque, notamment le surpoids, l’obésité, l’hypertension artérielle, la dénutrition, la sédentarité, les dyslipidémies et les conduites addictives. Elle comprend enfin certaines situations de perte d’autonomie liées au handicap ou au vieillissement : bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie, de l’aide à domicile, d’un droit attribué par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées, titulaires de la carte mobilité inclusion, ou personnes chez qui un dépistage a révélé une fragilité.
5. La prescription
Selon l’article D1172-2, le médecin peut prescrire une activité physique adaptée avec l’accord du patient, au vu de sa pathologie, de sa situation, de ses capacités physiques et du risque médical qu’il présente. Il s’appuie, lorsqu’ils existent, sur les référentiels d’aide à la prescription publiés par la Haute Autorité de santé.
La prescription initiale précise notamment le type d’activité, sa durée, sa fréquence et son intensité, sur un formulaire dont le modèle est fixé par arrêté. Elle ouvre droit à un bilan de la condition physique et des capacités fonctionnelles, et à un bilan motivationnel. Elle est faite pour une durée de trois à six mois, renouvelable.
6. Qui dispense l’activité physique adaptée ?
Le même article énumère les personnes qualifiées. Il s’agit d’abord de certains professionnels de santé : masseurs-kinésithérapeutes, ergothérapeutes et psychomotriciens. Il s’agit ensuite des titulaires d’un diplôme national dans le domaine de l’activité physique adaptée.
Peuvent aussi intervenir, dans les conditions prévues, des éducateurs sportifs titulaires de certains diplômes, titres ou certificats inscrits sur les listes du code du sport ou au répertoire national des certifications professionnelles, et des personnes titulaires d’une certification délivrée par une fédération sportive agréée, figurant sur une liste fixée par arrêté. Pour les patients présentant des limitations fonctionnelles sévères, selon l’article D1172-3, seuls les professionnels de santé sont habilités à intervenir, les autres prenant le relais lorsque le patient a gagné en autonomie.
7. Le renouvellement par le kinésithérapeute
Depuis 2023, selon l’article D1172-2-1, le masseur-kinésithérapeute peut, avec l’accord du patient et sauf indication contraire du médecin, renouveler une fois la prescription initiale à son échéance, ou l’adapter en type d’activité, d’intensité, de fréquence et de durée.
Il ne peut le faire que si les comptes rendus et bilans ne signalent pas de difficulté ou de risque pour la santé du patient, et que le médecin n’a pas donné d’indication contraire. Il en informe le médecin prescripteur.
8. Le suivi du patient
L’article D1172-4 pose un principe : la prise en charge est personnalisée et progressive en termes de forme, d’intensité et de durée de l’exercice. L’article D1172-5 organise le suivi. Au début, la personne qualifiée établit un bilan de la condition physique, des capacités fonctionnelles et de la motivation, qui sert à définir le programme.
Périodiquement, elle rédige un compte rendu sur le déroulement du programme et ses effets. À la fin, elle établit un bilan comparatif et formule des propositions : poursuite, avec des recommandations sur le type, la fréquence et l’intensité de l’activité, ou sortie du programme si le patient a acquis une autonomie suffisante. Ces documents sont transmis au patient et, avec son accord, au médecin prescripteur et au médecin traitant.
9. Les maisons sport-santé
La loi de 2022 a aussi inscrit les maisons sport-santé dans le code de la santé publique. Selon l’article L1173-1, elles facilitent l’accès à l’activité physique à des fins de santé et à l’activité physique adaptée. Elles accueillent, informent et orientent le public, et mettent en réseau et forment les professionnels de la santé, du social, du sport et de l’activité physique adaptée.
Leur fonctionnement est précisé par un cahier des charges fixé par les ministres chargés de la santé et des sports, et elles sont habilitées par l’autorité administrative. Pour un médecin, une maison sport-santé peut être un relais pour orienter un patient vers une structure adaptée à sa situation.
10. Ce qu’en pensent les généralistes
Le cadre légal a-t-il changé les pratiques ? Une enquête de Charles et ses collègues, publiée en 2022 dans The Physician and Sportsmedicine, a interrogé 283 généralistes de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Leur motivation pour prescrire de l’activité physique était élevée, mais de nombreux obstacles apparaissaient.
Les médecins eux-mêmes actifs étaient plus souvent prescripteurs. Les jeunes généralistes citaient surtout des obstacles qu’ils s’attribuaient, comme l’orientation des patients et la formation, tandis que les plus âgés citaient autant des obstacles liés aux patients. Les auteurs concluent que le cadre légal a été associé à une hausse de 12 % du nombre de prescripteurs, mais que l’activité physique reste peu prescrite en soins primaires, même chez les médecins les plus motivés.
11. Le besoin de formation
L’enquête menée auprès de 158 généralistes des Hauts-de-Seine et du Val-de-Marne, présentée en 2022 dans l’European Journal of Public Health, aboutit à un constat proche. 72,2 % des médecins jugeaient leurs connaissances sur l’activité physique moyennes à très faibles, 84,2 % estimaient leur formation initiale insuffisante, et 81,6 % n’avaient suivi aucune formation complémentaire.
Pour faciliter la prescription, ils demandaient surtout des brochures à remettre aux patients, 60,8 %, un site d’aide à la prescription utilisable en consultation, 60,1 %, et une formation spécifique, 50,6 %. Les auteurs voient dans le manque de formation le principal obstacle à la généralisation de la prescription.
12. L’exemple du diabète en Guyane
Une enquête de Dranebois et ses collègues, publiée en 2021 dans Frontiers in Endocrinology, a interrogé 152 généralistes de Guyane sur la prescription d’activité physique aux patients atteints de diabète de type 2. 74 % disaient prescrire de l’activité physique comme traitement non médicamenteux, mais seuls 37 % appliquaient les recommandations, et un tiers seulement les connaissaient.
La plupart des médecins étaient intéressés par une formation, mais 11 % seulement en avaient suivi une. Le manque de structures adaptées et la méconnaissance des bienfaits de l’activité physique dans les maladies métaboliques apparaissaient comme les principaux obstacles. Les auteurs appellent à former les médecins, à développer des structures d’activité physique adaptée et à faire travailler ensemble les acteurs du sport-santé.
13. L’exemple de l’obésité
Une enquête plus ancienne, d’Attalin et ses collègues, publiée en 2012 dans Diabetes & Metabolism, portait sur les 254 généralistes d’une ville du sud de la France ; 80 % ont répondu. 94 % disaient prescrire souvent de l’activité physique pour la prise en charge de l’obésité, mais une minorité seulement recommandait des niveaux conformes aux recommandations.
71 % déclaraient manquer de formation, et la non-observance des patients était le principal obstacle pour 63 % d’entre eux. Seul 1 % utilisaient des outils numériques, mais 62 % souhaitaient en intégrer à leur pratique. Ces résultats, antérieurs au cadre légal, montrent que la volonté de prescrire existait déjà, mais que les moyens manquaient.
14. L’activité physique comme traitement
Sur le fond, les preuves sont abondantes. Une revue de Pedersen et Saltin, publiée en 2015 dans le Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, rassemble les connaissances sur l’exercice comme traitement de 26 maladies chroniques : maladies psychiatriques comme la dépression et l’anxiété, maladies neurologiques, maladies métaboliques comme l’obésité et le diabète de type 2, maladies cardiovasculaires, maladies respiratoires, troubles musculosquelettiques et cancer.
Pour chaque maladie, les auteurs décrivent les effets de l’exercice sur les mécanismes de la maladie et sur les symptômes, et proposent le type et la dose d’exercice qui leur paraissent les plus adaptés. Ce travail est une synthèse d’experts, pas une méta-analyse ; il est souvent cité comme base de la prescription d’exercice.
15. Exercice et médicaments
Une étude souvent citée, et souvent déformée, est celle de Naci et Ioannidis, publiée en 2013 dans le BMJ. Elle a rassemblé 305 essais randomisés et 339 274 participants pour comparer l’effet de l’exercice et des médicaments sur la mortalité, dans les quatre situations où des essais d’exercice existaient : prévention secondaire des maladies coronariennes, rééducation après un accident vasculaire cérébral, insuffisance cardiaque et prévention du diabète.
Aucune différence n’était détectée entre exercice et médicaments en prévention secondaire coronarienne et dans le prédiabète. L’exercice semblait plus efficace que les médicaments après un accident vasculaire cérébral, et les diurétiques plus efficaces que l’exercice dans l’insuffisance cardiaque. Les auteurs concluent que, malgré des essais d’exercice peu nombreux, exercice et médicaments ont souvent des bénéfices potentiellement comparables sur la mortalité dans ces situations. L’étude ne dit pas qu’il faut remplacer les médicaments par l’exercice.
16. Le diabète de type 2
Pour le diabète de type 2, une méta-analyse d’Umpierre et ses collègues, publiée en 2011 dans le JAMA, a réuni 47 essais randomisés et 8 538 patients. L’exercice structuré était associé à une baisse de l’hémoglobine glyquée de 0,67 point par rapport aux témoins, qu’il s’agisse d’endurance, de renforcement musculaire ou des deux.
Plus de 150 minutes d’exercice structuré par semaine étaient associées à une baisse de 0,89 point, contre 0,36 point pour 150 minutes ou moins. Les simples conseils d’activité physique étaient associés à une baisse plus modeste, de 0,43 point, et de 0,58 point lorsqu’ils étaient combinés à des conseils alimentaires. La structure et la durée de l’exercice comptent donc.
17. La pression artérielle
Pour la pression artérielle, une méta-analyse de Cornelissen et Smart, publiée en 2013 dans le Journal of the American Heart Association, a réuni 93 essais et 5 223 participants adultes. La pression systolique baissait de 3,5 mmHg après un entraînement d’endurance, de 1,8 mmHg après un renforcement musculaire dynamique et de 10,9 mmHg après un renforcement isométrique.
La pression diastolique baissait après tous les types d’entraînement, y compris combinés. Les auteurs notent que les données sur le renforcement isométrique, qui suggèrent les plus fortes baisses de pression systolique, reposent sur un petit nombre d’études.
18. La dépression
Pour la dépression, une méta-analyse en réseau de Noetel et ses collègues, publiée en 2024 dans le BMJ, a réuni 218 études et 14 170 participants souffrant d’un épisode dépressif caractérisé. Par rapport aux témoins actifs, la marche ou la course, le yoga, le renforcement musculaire, les exercices aérobies mixtes et le tai-chi ou le qi gong réduisaient modérément les symptômes.
Les effets étaient proportionnels à l’intensité prescrite, et le renforcement musculaire et le yoga semblaient les mieux tolérés. La confiance dans les résultats était faible pour la marche ou la course et très faible pour les autres traitements, une seule étude ayant un faible risque de biais. Les auteurs estiment que ces formes d’exercice pourraient être envisagées, aux côtés de la psychothérapie et des antidépresseurs, comme traitements de base de la dépression.
19. Le cancer
Pour les personnes ayant eu un cancer, une table ronde internationale de l’American College of Sports Medicine a publié en 2019, dans Medicine & Science in Sports & Exercise, des recommandations coordonnées par Campbell et ses collègues. Elle confirme que l’exercice et les tests d’effort sont en général sûrs pour ces personnes, et que chacune devrait éviter l’inactivité.
Les preuves étaient suffisantes pour conclure que des doses précises d’exercice aérobie, de renforcement musculaire ou des deux améliorent l’anxiété, les symptômes dépressifs, la fatigue, la capacité physique et la qualité de vie. Les effets sur d’autres troubles, comme les neuropathies ou les fonctions cognitives, restent incertains. Ces recommandations sont destinées aux professionnels de la santé et de l’activité physique.
20. Le conseil en soins primaires
Les médecins peuvent-ils faire bouger leurs patients ? Une méta-analyse d’Orrow et ses collègues, publiée en 2012 dans le BMJ, a réuni 15 essais et 8 745 adultes sédentaires recrutés en soins primaires, suivis au moins douze mois. La promotion de l’activité physique, le plus souvent par des conseils répétés en face à face ou par téléphone, augmentait l’activité déclarée à douze mois.
Il fallait accompagner 12 adultes sédentaires pour qu’un de plus atteigne les niveaux d’activité recommandés au bout d’un an. Les trois essais portant sur l’orientation vers un programme d’exercice montraient des effets faibles et non significatifs, et les auteurs ne trouvaient pas assez de preuves pour préférer ces programmes aux conseils.
21. L’orientation vers un programme
Une méta-analyse de Pavey et ses collègues, publiée en 2011 dans le BMJ, a précisément étudié ces programmes : un professionnel de soins primaires oriente un patient sédentaire vers un tiers, qui lui propose un programme personnalisé, avec une évaluation initiale et un suivi. Huit essais randomisés ont été retenus.
Par rapport aux soins habituels, ces programmes augmentaient le nombre de participants atteignant 90 à 150 minutes d’activité modérée par semaine, et réduisaient le niveau de dépression ; les résultats sur les autres critères étaient irréguliers. Les auteurs concluent qu’une incertitude importante demeure sur leur efficacité et leur intérêt économique, en partie à cause de la grande diversité des programmes étudiés. Le dispositif français prévoit, lui, des bilans et des comptes rendus à chaque étape du programme.
22. Ce que recommande l’Organisation mondiale de la santé
Les lignes directrices de l’OMS de 2020, publiées par Bull et ses collègues dans le British Journal of Sports Medicine, consacrent pour la première fois des recommandations aux adultes vivant avec une maladie chronique, comme l’hypertension, le diabète de type 2 ou l’infection par le VIH, et aux personnes ayant eu un cancer. Elles leur recommandent, comme aux autres adultes, au moins 150 à 300 minutes par semaine d’activité d’intensité modérée, ou 75 à 150 minutes d’intensité soutenue, et un renforcement musculaire au moins deux jours par semaine.
Elles précisent que pratiquer un peu d’activité physique vaut mieux que de ne rien faire, et qu’il faut commencer par de petites quantités et augmenter progressivement la fréquence, l’intensité et la durée. Selon le même texte, des preuves de certitude élevée montrent que l’activité physique pratiquée après un diagnostic de cancer est associée à une mortalité plus faible, toutes causes et par cancer, chez les femmes ayant eu un cancer du sein et chez les personnes ayant eu un cancer colorectal.
23. Ce que l’on ne sait pas
Nous n’avons pas pu lire de données officielles récentes sur le nombre de prescriptions d’activité physique adaptée, de médecins formés ou de maisons sport-santé habilitées, ni sur la prise en charge financière des séances. Les enquêtes françaises présentées portent sur des régions et des échantillons limités, et la plupart reposent sur des questionnaires.
On ne sait pas non plus mesurer, à l’échelle nationale, combien de patients suivent réellement leur programme, ni ce qu’il leur apporte à long terme. Les méta-analyses montrent l’intérêt de l’activité physique dans de nombreuses maladies, mais l’efficacité des dispositifs d’orientation reste incertaine. Ce qui est établi, c’est le cadre juridique et les obstacles que décrivent les médecins.
24. Ce que l’on peut retenir
Un médecin peut prescrire une activité physique adaptée à un patient atteint d’une maladie chronique, présentant un facteur de risque ou en perte d’autonomie. Le programme est encadré par des personnes qualifiées, personnalisé, progressif, et suivi par des bilans transmis au médecin. Le kinésithérapeute peut, sous conditions, renouveler la prescription.
Les médecins généralistes français sont motivés, mais disent manquer de formation, de temps, d’outils et de structures vers qui orienter. La recherche montre que l’activité physique a des effets réels dans le diabète, l’hypertension, la dépression ou après un cancer. Pour un patient, la première étape reste d’en parler à son médecin, qui pourra lui proposer une activité adaptée à sa situation.
FAQ — Prescription d’activité physique adaptée
Sources
- Code de la santé publique. Articles L1172-1, L1173-1 et D1172-1 à D1172-5. Édition du 29 octobre 2026 (texte intégral). codes.droit.org/PDF/Code%20de%20la%20sant%C3%A9%20publique.pdf
- Charles M et coll. Does legislative framework favors prescription of physical activity in primary care? The French experience. The Physician and Sportsmedicine, 2022 (résumé). doi.org/10.1080/00913847.2020.1864676
- Astruc A, Blanchard J. Prescription of adapted physical activity: knowledge and needs among general practitioners of Ile-de-France. European Journal of Public Health, 2022, supplément (résumé). europepmc.org/search?query=%22Prescription%20of%20adapted%20physical%20activity%3A%20knowledge%20and%20needs%22
- Dranebois S et coll. Prescription of Physical Activity by General Practitioners in Type 2 Diabetes: Practice and Barriers in French Guiana. Frontiers in Endocrinology, 2021 (résumé). doi.org/10.3389/fendo.2021.790326
- Attalin V, Romain AJ, Avignon A. Physical-activity prescription for obesity management in primary care: attitudes and practices of GPs in a southern French city. Diabetes & Metabolism, 2012 (résumé). doi.org/10.1016/j.diabet.2011.12.004
- Pedersen BK, Saltin B. Exercise as medicine – evidence for prescribing exercise as therapy in 26 different chronic diseases. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 2015 (résumé). doi.org/10.1111/sms.12581
- Naci H, Ioannidis JP. Comparative effectiveness of exercise and drug interventions on mortality outcomes: metaepidemiological study. BMJ, 2013 (résumé). doi.org/10.1136/bmj.f5577
- Umpierre D et coll. Physical activity advice only or structured exercise training and association with HbA1c levels in type 2 diabetes: a systematic review and meta-analysis. JAMA, 2011 (résumé). doi.org/10.1001/jama.2011.576
- Cornelissen VA, Smart NA. Exercise training for blood pressure: a systematic review and meta-analysis. Journal of the American Heart Association, 2013 (résumé). doi.org/10.1161/JAHA.112.004473
- Noetel M et coll. Effect of exercise for depression: systematic review and network meta-analysis of randomised controlled trials. BMJ, 2024 (résumé). doi.org/10.1136/bmj-2023-075847
- Campbell KL et coll. Exercise Guidelines for Cancer Survivors: Consensus Statement from International Multidisciplinary Roundtable. Medicine & Science in Sports & Exercise, 2019 (résumé). doi.org/10.1249/MSS.0000000000002116
- Orrow G et coll. Effectiveness of physical activity promotion based in primary care: systematic review and meta-analysis of randomised controlled trials. BMJ, 2012 (résumé). doi.org/10.1136/bmj.e1389
- Pavey TG et coll. Effect of exercise referral schemes in primary care on physical activity and improving health outcomes: systematic review and meta-analysis. BMJ, 2011 (résumé). doi.org/10.1136/bmj.d6462
- Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462 (texte intégral). doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955
Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les articles du code ont été lus dans leur texte en vigueur ; les études, dans leur résumé publié ; les lignes directrices de l’OMS, dans leur texte intégral. Aucun chiffre national de prescriptions n’est donné : nous n’avons pas pu lire de source officielle récente. Cet article ne remplace pas l’avis d’un médecin.
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