Les fédérations sportives s'éveillent quand millions de licenciés découvrent leur responsabilité en santé préventive

Fédérations sportives, clubs et santé : ce que disent la loi et les études

✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 17 min · 📅 Publié le 6 mars 2026

Investigation · Fédérations sportives · Clubs · Sport santé · Ce que disent la loi et les études

Les fédérations et les clubs sportifs ont une place à part dans la santé publique : ils accueillent chaque semaine des pratiquants de tous âges, encadrés par des éducateurs et des bénévoles. On les décrit souvent comme tournés vers la compétition et les médailles, et peu vers la santé de la masse de leurs licenciés. Le droit français leur confie pourtant, depuis longtemps, des missions de santé, et la recherche s’intéresse de plus en plus au club comme lieu de promotion de la santé. Cet article présente ce que disent les textes, ce que montrent les études sur les bienfaits et les risques du sport en club, et ce que l’on peut en retenir.

1. Ce que nous avons retiré, et pourquoi

La version précédente de cet article donnait un nombre de licenciés et de fédérations, une étude présentée comme celle d’un institut de recherche public sur la santé des licenciés, des pourcentages de blessures chroniques et de troubles alimentaires, des programmes fédéraux avec leurs noms, leurs dates et leur nombre de clubs, un rapport du mouvement olympique français et ses recommandations, et des chiffres sur les clubs danois et allemands.

Nous n’avons pu lire aucune source à l’appui de ces chiffres, de ces programmes ou de ce rapport. Nous les avons retirés, ainsi que les propositions de partenariat et l’argumentaire commercial, et le simulateur qui accompagnait la page. Ce qui suit s’appuie sur le code du sport et le code de la santé publique, sur les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé et sur des études publiées dans des revues à comité de lecture.

2. Le sport, une dimension des politiques de santé

Le code du sport pose le cadre dès son premier article. Selon l’article L100-1, le développement du sport pour tous et le soutien aux sportifs de haut niveau sont d’intérêt général. La pratique des activités physiques et sportives y est décrite comme une dimension nécessaire des politiques publiques qui visent notamment l’égalité des chances, la préservation et la restauration de la santé et du bien-être moral et physique des individus.

L’article L100-2 précise qui y contribue : l’État, les collectivités territoriales et leurs groupements, les associations, les fédérations sportives, les entreprises et leurs institutions sociales contribuent à la promotion et au développement des activités physiques et sportives, et veillent à un égal accès aux pratiques sur l’ensemble du territoire. La santé n’est donc pas une mission nouvelle pour le mouvement sportif : elle est inscrite dans les principes généraux du code.

3. Les missions des fédérations délégataires

Dans chaque discipline, selon l’article L131-14 du code du sport, une seule fédération agréée reçoit pour une durée déterminée la délégation du ministre chargé des sports. Les missions que lui confie l’article L131-15 sont d’abord sportives : organiser les compétitions qui délivrent les titres, procéder aux sélections, proposer un projet de performance fédéral et l’inscription des sportifs sur les listes de haut niveau.

C’est cette organisation qui donne l’image d’un mouvement sportif tourné vers la compétition. Mais le code prévoit aussi des licences qui ne permettent pas de participer aux compétitions, et il confie aux fédérations d’autres responsabilités, à commencer par la santé de ceux qu’elles accueillent.

4. La santé des licenciés, une obligation

L’article L231-5 du code du sport est explicite : les fédérations sportives veillent à la santé de leurs licenciés et prennent à cet effet les dispositions nécessaires, notamment en ce qui concerne les programmes d’entraînement et le calendrier des compétitions et manifestations qu’elles organisent ou autorisent.

Le même article leur demande d’engager des actions de prévention et d’éducation, en lien avec le ministère chargé des sports ou dans le cadre du programme d’éducation de l’Agence française de lutte contre le dopage. Les programmes de formation des cadres professionnels et bénévoles des fédérations, des clubs, des établissements d’activités physiques et sportives et des écoles de sport doivent comprendre des actions de prévention et d’éducation contre le dopage.

5. Le certificat médical et le questionnaire de santé

La loi du 2 mars 2022 a modifié les règles du certificat médical. Selon l’article L231-2 du code du sport, pour les personnes majeures, la délivrance ou le renouvellement d’une licence peut être subordonné à la présentation d’un certificat médical d’absence de contre-indication. Chaque fédération fixe dans son règlement, après avis d’un organe collégial compétent en médecine, les conditions dans lesquelles ce certificat peut être exigé.

Pour les mineurs, la licence est subordonnée à l’attestation d’un questionnaire de santé rempli conjointement par le mineur et par les personnes exerçant l’autorité parentale ; une réponse qui conduit à un examen médical peut entraîner la demande d’un certificat. Pour certaines disciplines présentant des contraintes particulières, énumérées par décret, l’article L231-2-3 exige un certificat de moins d’un an, après un examen médical spécifique.

6. Le sport santé défini par la loi

Le code du sport donne aussi une définition du sport santé. L’article L112-14, qui institue une conférence régionale du sport dans chaque région, la charge d’établir un projet sportif territorial dont l’un des objets est le sport santé, aux côtés du sport pour toutes et tous, du haut niveau, de la réduction des inégalités d’accès et des pratiques adaptées aux personnes en situation de handicap.

Selon le même article, relève du sport santé toute pratique d’activités physiques ou sportives qui contribue au bien-être et à la santé physique, mentale et sociale du pratiquant, conformément à la définition de la santé retenue par l’Organisation mondiale de la santé, ainsi qu’à la prévention des maladies. Le mouvement sportif siège dans ces conférences, avec l’État, les collectivités et les acteurs économiques.

7. La prescription d’activité physique adaptée

Le code de la santé publique ouvre une autre porte. Selon son article L1172-1, dans le cadre du parcours de soins des personnes atteintes d’une affection de longue durée ou d’une maladie chronique, présentant des facteurs de risque ou en perte d’autonomie, le médecin qui intervient dans la prise en charge peut prescrire une activité physique adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical du patient.

Ces activités sont dispensées par des personnes qualifiées, dans des conditions prévues par décret, et un décret fixe la liste des maladies, des facteurs de risque et des situations ouvrant droit à cette prescription. Le texte ouvre ainsi une passerelle entre le médecin et les structures qui proposent une activité physique adaptée, à condition que l’encadrement réponde aux qualifications fixées par décret.

8. Les maisons sport-santé

La loi de 2022 a aussi inscrit les maisons sport-santé dans le code de la santé publique. Selon l’article L1173-1, elles facilitent et promeuvent l’accès à l’activité physique et sportive à des fins de santé et à l’activité physique adaptée. Elles assurent des activités d’accueil, d’information et d’orientation du public, et de mise en réseau et de formation des professionnels de la santé, du social, du sport et de l’activité physique adaptée.

Leur fonctionnement est précisé par un cahier des charges fixé par les ministres chargés de la santé et des sports, et elles sont habilitées par l’autorité administrative. Pour un club sportif, une maison sport-santé peut être un point d’entrée : elle oriente les personnes vers des structures qui proposent une pratique adaptée à leur situation.

9. Ce que la recherche dit du sport en club chez l’adulte

Le sport en club apporte-t-il plus que l’activité physique seule ? Une revue systématique d’Eime et ses collègues, publiée en 2013 dans l’International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, a retenu 11 études chez l’adulte. Les bienfaits les plus souvent décrits étaient le bien-être et une diminution de la détresse et du stress.

Les auteurs relèvent que le sport pratiqué en club ou en équipe semble associé à de meilleurs résultats de santé que les activités individuelles, en raison de sa dimension sociale. Ceux qui préfèrent pratiquer seuls peuvent aussi en tirer des bienfaits pour leur santé mentale. La plupart des études étaient transversales, ce qui ne permet pas d’établir un lien de cause à effet.

10. Chez l’enfant et l’adolescent

La revue jumelle des mêmes auteurs, consacrée aux enfants et aux adolescents, a retenu 30 études. Les bienfaits les plus souvent rapportés étaient une meilleure estime de soi, davantage d’interactions sociales et moins de symptômes dépressifs. Le sport semblait associé à une meilleure santé psychosociale, au-delà de ce qu’apporte l’activité physique elle-même.

Là encore, le sport d’équipe semblait associé à de meilleurs résultats que les activités individuelles, du fait de sa dimension sociale. Les auteurs recommandent de promouvoir le sport de proximité comme activité de loisir, pour la santé physique mais aussi psychologique et sociale. Ils rappellent que 21 des études retenues étaient transversales, et qu’il faut encore établir le sens des liens observés.

11. Toutes les disciplines ne se valent pas

Les preuves varient selon les sports. Une revue systématique d’Oja et ses collègues, publiée en 2015 dans le British Journal of Sports Medicine, a examiné 69 études portant sur 26 disciplines. Des preuves modérément solides montraient que la course à pied et le football améliorent la condition aérobie et la fonction cardiovasculaire au repos, et que le football réduit l’adiposité.

Pour la plupart des autres disciplines, les preuves étaient non concluantes ou fragiles. Les auteurs soulignent que la base de connaissances sur les bienfaits de chaque sport est en général affaiblie par des études de conception et de qualité insuffisantes. Cela ne veut pas dire que les autres sports sont sans effet, mais qu’ils ont été moins bien étudiés.

12. Sport et mortalité

Une étude de cohorte publiée en 2017 dans la même revue par Oja et ses collègues a suivi 80 306 adultes anglais et écossais, d’un âge moyen de 52 ans. Après ajustement, la pratique du cyclisme, de la natation, des sports de raquette et de l’aérobic était associée à une mortalité toutes causes plus faible ; aucune association significative n’était trouvée pour le football et la course à pied.

La natation, les sports de raquette et l’aérobic étaient aussi associés à une mortalité cardiovasculaire plus faible. Les auteurs concluent que la pratique de certains sports peut avoir des bénéfices importants pour la santé publique, et qu’il faut mieux comprendre comment encourager la pratique sportive. Comme toute étude d’observation, celle-ci montre des associations, pas des causes.

13. Les blessures et leur prévention

Le sport comporte aussi des risques, et la prévention en fait partie. Une méta-analyse de Thorborg et ses collègues, publiée en 2017 dans le British Journal of Sports Medicine, a réuni six essais randomisés par grappes menés dans le football amateur et de niveau intermédiaire. Les programmes d’échauffement de prévention conçus par la fédération internationale de football réduisaient le risque global de blessure.

L’effet tenait au programme appelé « 11+ », qui réduisait les blessures de 39 % ; l’effet de la version plus ancienne n’a pas pu être démontré. Ces programmes s’appliquent pendant l’échauffement, ce qui les rend compatibles avec la pratique des clubs amateurs. C’est un exemple concret de ce que l’article L231-5 appelle les dispositions nécessaires à la santé des licenciés.

14. Les troubles du comportement alimentaire

Un autre risque est mieux documenté chez les sportifs de haut niveau. Une étude norvégienne de Sundgot-Borgen et Torstveit, publiée en 2004 dans le Clinical Journal of Sport Medicine, a évalué l’ensemble des sportifs d’élite du pays, 1 620 hommes et femmes, et 1 696 témoins de la population générale, par questionnaire puis entretien clinique.

Les troubles du comportement alimentaire étaient plus fréquents chez les sportifs, 13,5 %, que chez les témoins, 4,6 %, plus fréquents chez les sportives que chez les sportifs, et plus courants dans les disciplines où la minceur ou le poids comptent. Les auteurs recommandent un effort commun des entraîneurs, des préparateurs, des parents, des médecins et des sportifs pour repérer, prévenir et soigner ces troubles. Ces résultats portent sur l’élite norvégienne et ne se transposent pas directement aux licenciés de loisir.

15. Le club, lieu de promotion de la santé

Les chercheurs en santé publique parlent de « club sportif promoteur de santé ». Une revue de cartographie systématique de Geidne et ses collègues, publiée en 2019 dans Health Education & Behavior, a recensé 58 études décrivant 33 interventions de promotion de la santé dans des clubs, surtout en Australie et en Europe, et visant surtout des hommes pratiquant des sports collectifs.

Les auteurs concluent que l’approche par milieu de vie, qui agit sur l’ensemble du club, n’était pas encore appliquée : plus de la moitié des interventions ne visaient qu’un seul niveau, et s’adressaient aux participants de l’étude plutôt qu’au club tout entier. À partir des facteurs favorables et des freins observés, ils proposent des lignes directrices révisées pour les clubs.

16. Un modèle conçu en partie en France

Un modèle d’intervention a été publié en 2021 dans Health Promotion International par Van Hoye et ses collègues. Il distingue trois niveaux dans le club, le club lui-même, ses dirigeants et ses entraîneurs, et quatre déterminants de la santé : organisationnels, environnementaux, économiques et sociaux. Il propose 14 stratégies et 55 composantes d’intervention, classées lors d’ateliers avec des étudiants et des professionnels français et suédois.

Une version révisée, publiée en 2024 dans Global Health Promotion par Johnson et ses collègues, a intégré les besoins exprimés par des acteurs de clubs. Le modèle compte désormais sept niveaux, 13 stratégies et 69 composantes d’intervention. Il offre aux clubs, aux experts de santé publique et aux chercheurs un outil pour concevoir des actions ciblées.

17. Ce que perçoivent les acteurs des clubs

Une version française d’un questionnaire qui mesure la façon dont les acteurs perçoivent la promotion de la santé dans leur club a été validée, selon une étude de Johnson et ses collègues publiée en 2023 dans Health Promotion International. Elle porte sur trois échelles : le club, les dirigeants et les entraîneurs.

Les perceptions de promotion de la santé des pratiquants étaient associées positivement à la performance qu’ils s’attribuaient et à leur qualité de vie, et négativement à l’intention d’abandonner. Autrement dit, un club perçu comme attentif à la santé semble retenir davantage ses pratiquants. Les auteurs notent que l’outil mesure plusieurs déterminants, mais pas la promotion de la santé comme un tout.

18. Le rôle des politiques nationales

Les clubs ne peuvent pas tout seuls. Selon Johnson et ses collègues, dans l’European Journal of Public Health en 2022, les clubs ont demandé aux autorités nationales un soutien pour investir dans la promotion de la santé, sous forme de politiques, de recommandations et de financements dédiés. L’équipe a donc construit un outil d’audit des politiques nationales.

Cet outil compte 41 questions réparties en 11 rubriques, parmi lesquelles le rôle du ministère, les politiques, la communication, la mise en œuvre, l’évaluation, les financements et la coordination, l’approche participative et les grands événements sportifs. Les auteurs concluent qu’il faut comprendre les politiques nationales existantes pour faire progresser la promotion de la santé dans les clubs.

19. Ce que recommande l’Organisation mondiale de la santé

Les lignes directrices de l’OMS de 2020, publiées par Bull et ses collègues dans le British Journal of Sports Medicine, recommandent aux adultes au moins 150 à 300 minutes par semaine d’activité d’intensité modérée, ou 75 à 150 minutes d’intensité soutenue, et des activités de renforcement musculaire au moins deux jours par semaine.

Pour les enfants et les adolescents, elles recommandent au moins 60 minutes par jour en moyenne d’activité modérée à soutenue. Un club sportif qui propose deux ou trois séances par semaine couvre une partie de ces recommandations ; le reste se joue dans la vie quotidienne, les trajets, le jeu et les autres activités. Le club n’est pas le seul lieu de l’activité physique, mais il en est un lieu structurant.

20. Et la France ?

Selon la fiche de l’OMS de 2021 sur la France, les ministères des Sports et de la Santé coordonnent un comité de pilotage de la stratégie nationale sport santé 2019-2024. La même fiche s’appuie sur l’enquête Esteban de 2014-2015 : 59,9 % des adultes de 18 à 54 ans et 64,8 % des 55-74 ans atteignaient un niveau d’activité suffisant.

Chez les jeunes, 62,6 % des enfants de 6 à 10 ans atteignaient les recommandations, mais seulement 26,9 % des 11-14 ans et 28,0 % des 15-17 ans, avec un écart marqué entre garçons et filles. La chute de l’activité à l’adolescence et l’écart entre filles et garçons sont deux enjeux sur lesquels les clubs sportifs, qui accueillent beaucoup de jeunes, ont un rôle à jouer.

21. Clubs associatifs et salles privées

Le code du sport cite les associations, les fédérations et les entreprises parmi ceux qui contribuent au développement des activités physiques et sportives. Les clubs associatifs et les salles de sport privées ne proposent pas la même chose : compétition, pratique collective et vie associative d’un côté, pratique libre ou encadrée en salle de l’autre.

Les deux peuvent être complémentaires, et une même personne peut fréquenter l’un et l’autre selon les périodes de sa vie. Nous ne disposons pas de données fiables sur le nombre de personnes qui pratiquent à la fois en club et en salle. Ce qui compte, pour la santé publique, c’est que chacun trouve une pratique régulière qui lui convienne.

22. Ce que l’on ne sait pas

Nous n’avons pas pu lire de données récentes et officielles sur le nombre de licences par fédération, ni sur les actions de santé de chaque fédération. Les études sur les clubs promoteurs de santé sont encore peu nombreuses, et, selon Geidne et ses collègues, les revues antérieures n’avaient trouvé aucune étude contrôlée évaluant les interventions de promotion de la santé dans les clubs.

On ne sait donc pas encore mesurer précisément ce qu’apporterait un club qui applique l’ensemble des recommandations de promotion de la santé. Ce qui est établi, c’est le cadre juridique, l’intérêt du sport en club pour la santé psychologique et sociale, l’efficacité de certains programmes de prévention des blessures et l’existence de risques propres à certaines disciplines.

23. Ce que l’on peut retenir

Les fédérations sportives françaises ont, par la loi, une obligation de veiller à la santé de leurs licenciés, et le sport santé fait partie des objets des projets sportifs territoriaux. La prescription d’activité physique adaptée et les maisons sport-santé offrent des passerelles entre le soin et la pratique sportive.

La recherche montre que le sport en club apporte des bienfaits psychologiques et sociaux, que la prévention des blessures fonctionne quand elle est appliquée, et que certains risques, comme les troubles alimentaires dans les sports où le poids compte, demandent une vigilance partagée. Et selon l’étude française de validation, les pratiquants qui perçoivent leur club comme attentif à leur santé déclarent moins souvent l’intention d’abandonner.

FAQ — Fédérations sportives, clubs et santé

Les fédérations sportives ont-elles une mission de santé ?
Oui. Selon l’article L231-5 du code du sport, les fédérations sportives veillent à la santé de leurs licenciés et prennent les dispositions nécessaires, notamment pour les programmes d’entraînement et le calendrier des compétitions. Elles engagent aussi des actions de prévention et d’éducation, en particulier contre le dopage.
Faut-il encore un certificat médical pour prendre une licence ?
Cela dépend. Pour les majeurs, selon l’article L231-2 du code du sport, chaque fédération fixe dans son règlement les conditions dans lesquelles un certificat peut être exigé. Pour les mineurs, la licence est subordonnée à un questionnaire de santé rempli avec les parents. Certaines disciplines à contraintes particulières exigent un certificat de moins d’un an.
Qu’est-ce que le sport santé selon la loi ?
Selon l’article L112-14 du code du sport, relève du sport santé toute pratique d’activités physiques ou sportives qui contribue au bien-être et à la santé physique, mentale et sociale du pratiquant, selon la définition de la santé de l’Organisation mondiale de la santé, ainsi qu’à la prévention des maladies.
Le sport en club est-il meilleur pour la santé que l’activité seule ?
Selon les revues systématiques d’Eime et coll. (2013), le sport pratiqué en club ou en équipe semble associé à de meilleurs résultats de santé psychologique et sociale que les activités individuelles, chez l’adulte comme chez l’enfant. La plupart des études sont transversales, ce qui ne permet pas d’établir un lien de cause à effet.
Quels sont les risques du sport en compétition ?
Les blessures, d’abord, que des programmes d’échauffement de prévention réduisent nettement dans le football. Chez les sportifs d’élite, les troubles du comportement alimentaire sont aussi plus fréquents : 13,5 % contre 4,6 % dans la population générale, selon une étude norvégienne de 2004, surtout chez les sportives et dans les disciplines où le poids compte.
Qu’est-ce qu’une maison sport-santé ?
Selon l’article L1173-1 du code de la santé publique, une maison sport-santé facilite l’accès à l’activité physique à des fins de santé et à l’activité physique adaptée : elle accueille, informe et oriente le public, et met en réseau et forme les professionnels de la santé, du social et du sport. Elle est habilitée par l’autorité administrative.

Sources

  • Code du sport. Articles L100-1, L100-2, L112-14, L131-14, L131-15, L231-2, L231-2-3 et L231-5. Édition du 8 octobre 2026 (texte intégral). codes.droit.org/PDF/Code%20du%20sport.pdf
  • Code de la santé publique. Articles L1172-1 et L1173-1. Édition du 29 octobre 2026 (texte intégral). codes.droit.org/PDF/Code%20de%20la%20sant%C3%A9%20publique.pdf
  • Eime RM et coll. A systematic review of the psychological and social benefits of participation in sport for adults: informing development of a conceptual model of health through sport. International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, 2013 (résumé). doi.org/10.1186/1479-5868-10-135
  • Eime RM et coll. A systematic review of the psychological and social benefits of participation in sport for children and adolescents: informing development of a conceptual model of health through sport. International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, 2013 (résumé). doi.org/10.1186/1479-5868-10-98
  • Oja P et coll. Health benefits of different sport disciplines for adults: systematic review of observational and intervention studies with meta-analysis. British Journal of Sports Medicine, 2015 (résumé). doi.org/10.1136/bjsports-2014-093885
  • Oja P et coll. Associations of specific types of sports and exercise with all-cause and cardiovascular-disease mortality: a cohort study of 80 306 British adults. British Journal of Sports Medicine, 2017 (résumé). doi.org/10.1136/bjsports-2016-096822
  • Thorborg K et coll. Effect of specific exercise-based football injury prevention programmes on the overall injury rate in football: a systematic review and meta-analysis of the FIFA 11 and 11+ programmes. British Journal of Sports Medicine, 2017 (résumé). doi.org/10.1136/bjsports-2016-097066
  • Sundgot-Borgen J, Torstveit MK. Prevalence of eating disorders in elite athletes is higher than in the general population. Clinical Journal of Sport Medicine, 2004 (résumé). doi.org/10.1097/00042752-200401000-00005
  • Geidne S et coll. Health Promotion Interventions in Sports Clubs: Can We Talk About a Setting-Based Approach? A Systematic Mapping Review. Health Education & Behavior, 2019 (résumé). doi.org/10.1177/1090198119831749
  • Van Hoye A et coll. The health promoting sports club model: an intervention planning framework. Health Promotion International, 2021 (résumé). doi.org/10.1093/heapro/daaa093
  • Johnson S et coll. A health promoting sports club framework: strategies from the field. Global Health Promotion, 2024 (résumé). doi.org/10.1177/17579759231195562
  • Johnson S et coll. French validation of the e-PROSCeSS questionnaire: stakeholder perceptions of the health promoting sports club. Health Promotion International, 2023 (résumé). doi.org/10.1093/heapro/daab213
  • Johnson S et coll. Development of the health promoting sports club-national audit tool. European Journal of Public Health, 2022 (résumé). doi.org/10.1093/eurpub/ckac072
  • Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462 (texte intégral). doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955
  • Organisation mondiale de la santé, Bureau régional de l’Europe. Physical activity factsheet – France 2021. OMS Europe, 2021 (texte intégral). who.int/europe/publications/m/item/physical-activity-factsheet-france-2021

Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les articles des codes ont été lus dans leur texte en vigueur ; les études, dans leur résumé publié ; les lignes directrices et la fiche de l’OMS, dans leur texte intégral. Aucun chiffre de licences n’est donné : nous n’avons pas pu lire de source officielle récente.

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