✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 16 min · 📅 Publié le 6 mars 2026
Investigation · Médias · Information santé · Financement · Désinformation · Ce que disent les études
Qui paie l’information que nous lisons sur la santé, et cela change-t-il ce qu’elle dit ? La question se pose pour les médias, financés par la publicité, les abonnements ou les dons, mais aussi en amont, pour la recherche elle-même et pour les communiqués qui la font connaître. Elle se pose enfin pour les réseaux sociaux, où circule une part croissante de l’information de santé. Plutôt que de comparer des modèles économiques de médias avec des chiffres que nous n’avons pas pu vérifier, cet article présente ce que les études ont mesuré : l’effet du financement sur les conclusions des recherches, la façon dont l’exagération passe des laboratoires aux journaux, la diffusion de la désinformation en ligne, et les moyens qui ont montré une efficacité pour y résister.
1. Ce que nous avons retiré, et pourquoi
La version précédente de cet article donnait des nombres d’abonnés, des chiffres d’affaires, des taux de renouvellement et des audiences pour plusieurs médias nommés, des montants de recettes publicitaires, des enquêtes d’opinion et des études universitaires que nous n’avons pas pu retrouver. Elle prêtait aussi au réseau Magicfit une newsletter, une politique de partenariats et des prises de position dont nous n’avons trouvé aucune trace.
Nous avons retiré ces chiffres, ces noms de médias et de personnes, et ces affirmations sur le réseau. Le sujet, lui, reste important : la qualité de l’information de santé dépend de la façon dont elle est produite et financée. Ce qui suit s’appuie sur des études publiées dans des revues à comité de lecture et sur le code de la santé publique. Il ne s’agit pas de désigner de bons et de mauvais médias, mais de comprendre les mécanismes.
2. Le financement et les conclusions des études en nutrition
Avant d’arriver dans un média, l’information de santé naît le plus souvent d’une étude. Qui la finance compte-t-il ? Une analyse publiée en 2007 dans PLoS Medicine par Lesser et ses collègues a porté sur 206 articles scientifiques consacrés aux effets sur la santé de trois boissons courantes : les sodas, les jus et le lait, publiés entre 1999 et 2003.
Parmi les articles qui déclaraient leur financement, la source de financement était liée aux conclusions. Pour les études d’intervention, aucune de celles financées entièrement par l’industrie n’avait de conclusion défavorable au produit, contre 37 % de celles sans financement industriel. Les chances d’une conclusion favorable plutôt que défavorable étaient environ sept fois plus élevées pour les articles entièrement financés par l’industrie. Les auteurs concluent que ce financement pourrait biaiser les conclusions en faveur des produits des financeurs.
3. Les boissons sucrées et le poids
Une deuxième étude, publiée en 2013 dans la même revue par Bes-Rastrollo et ses collègues, a examiné les revues systématiques consacrées au lien entre boissons sucrées et prise de poids. Elle en a retenu 17, dont six déclaraient un conflit d’intérêts financier avec l’industrie alimentaire.
Parmi les revues sans conflit déclaré, 83,3 % des conclusions indiquaient que les boissons sucrées pouvaient être un facteur de risque de prise de poids. Parmi les revues qui déclaraient un conflit d’intérêts, la même proportion, 83,3 %, concluait au contraire que les preuves étaient insuffisantes. Les revues avec conflit d’intérêts avaient cinq fois plus de chances de conclure à l’absence de lien. Les auteurs reconnaissent une limite : ils ne peuvent exclure un biais de publication parmi les revues qui ne déclarent aucun conflit.
4. Les médicaments et les dispositifs médicaux
Le phénomène n’est pas propre à l’alimentation. La revue Cochrane de Lundh et ses collègues, mise à jour en 2017, a réuni 75 articles comparant les études de médicaments et de dispositifs médicaux financées par leur fabricant à celles financées autrement. Les études financées par l’industrie avaient plus souvent des résultats d’efficacité favorables, avec un risque relatif de 1,27, et des conclusions favorables, avec un risque relatif de 1,34.
Les auteurs n’ont pas trouvé de différence de risque de biais sur la plupart des critères méthodologiques ; les études financées par l’industrie étaient même plus souvent bien protégées par l’aveugle. En revanche, l’accord entre les résultats et les conclusions était moins bon dans les études financées par l’industrie. Le biais ne passe donc pas forcément par une méthode défaillante : il peut passer par le choix des questions, des comparaisons et la façon de conclure.
5. Une histoire documentée : le sucre et le cœur
Les archives permettent parfois de voir comment ce biais peut se construire. Kearns et ses collègues ont publié en 2016, dans JAMA Internal Medicine, une analyse de documents internes d’une fondation de recherche de l’industrie sucrière. Dès les années 1950, des signaux avaient émergé sur le risque coronarien lié au sucre.
En 1965, la fondation a financé son premier projet de recherche sur les maladies coronariennes : une revue de la littérature publiée dans une grande revue médicale, qui désignait les graisses et le cholestérol comme les causes alimentaires des maladies coronariennes et minimisait le rôle du sucre. La fondation en avait fixé l’objectif, fourni des articles et reçu les versions de travail, sans que son rôle ni son financement soient déclarés. Les auteurs y voient un programme de recherche qui a, dans les années 1960 et 1970, semé le doute sur les risques du sucre.
6. Ce que cela veut dire pour le lecteur
Ces études ne disent pas que toute recherche financée par l’industrie est fausse, ni que toute recherche publique est irréprochable. Elles montrent qu’une association existe, en moyenne, entre la source de financement et le sens des conclusions, et qu’elle justifie une lecture attentive. C’est pourquoi les revues scientifiques demandent aujourd’hui aux auteurs de déclarer leurs liens d’intérêts.
Pour un lecteur, quelques réflexes simples aident : regarder qui a financé l’étude, quand l’information est disponible ; préférer les synthèses de nombreuses études aux résultats isolés ; se méfier des conclusions qui vont exactement dans le sens de l’intérêt de celui qui les diffuse. Ces réflexes valent aussi pour les articles sur le sport et l’activité physique, y compris ceux des acteurs du secteur.
7. Des laboratoires aux journaux : l’exagération
Une deuxième étape compte : la manière dont une étude est présentée au public. Sumner et ses collègues ont analysé, dans une étude publiée en 2014 dans le BMJ, 462 communiqués de presse sur la santé publiés en 2011 par 20 grandes universités britanniques, avec les articles scientifiques correspondants et 668 articles de presse.
Dans les communiqués, 40 % contenaient des conseils exagérés par rapport à l’article scientifique, 33 % des affirmations de causalité tirées d’études qui ne montraient qu’une corrélation, et 36 % des conclusions étendues à l’humain à partir d’études chez l’animal. Ces exagérations ne venaient donc pas seulement des journalistes : elles étaient souvent déjà présentes dans les communiqués des universités elles-mêmes.
8. L’exagération se transmet
Les mêmes auteurs ont mesuré ce que devenaient ces exagérations dans la presse. Quand un communiqué contenait un conseil exagéré, 58 % des articles de presse le reprenaient, contre 17 % quand le communiqué n’était pas exagéré. Pour les affirmations de causalité abusives, la proportion passait de 18 % à 81 %, et pour l’extension de l’animal à l’humain, de 10 % à 86 %.
Point important, les auteurs n’ont trouvé que peu d’éléments montrant que l’exagération augmentait la reprise des communiqués par la presse. Autrement dit, exagérer n’apportait pas plus de visibilité, mais dégradait l’information. Ils concluent qu’améliorer la précision des communiqués des universités serait un levier important pour réduire l’information de santé trompeuse.
9. Corrélation n’est pas causalité
Parmi les exagérations les plus fréquentes figure la transformation d’une corrélation en cause. Une étude d’observation peut montrer que les personnes actives vivent plus longtemps ; elle ne prouve pas, à elle seule, que l’activité en est la cause, car les personnes actives diffèrent des autres de bien des façons. Seuls les essais contrôlés, ou des faisceaux d’études cohérentes, permettent d’aller plus loin.
Cette distinction concerne directement l’information sur le sport et la santé, où abondent les études d’observation. Un article honnête dit « est associé à » quand l’étude le dit, et réserve « réduit » ou « améliore » aux résultats d’essais. C’est la règle que nous essayons d’appliquer dans nos propres articles, et que chacun peut chercher dans ce qu’il lit.
10. Des messages contradictoires qui découragent
L’information de santé souffre aussi de ses contradictions apparentes. Une étude de Nagler, publiée en 2014 dans le Journal of Health Communication à partir d’une enquête nationale américaine, a montré que l’exposition à des informations contradictoires sur les bienfaits et les risques de certains aliments, comme le vin, le poisson ou le café, était associée à une confusion sur ce qu’il vaut mieux manger.
Elle était aussi associée à l’idée que les scientifiques de la nutrition changent sans cesse d’avis. Ces croyances pourraient, à leur tour, conduire à douter des recommandations de nutrition et de santé en général, y compris de celles qui ne font l’objet d’aucune contradiction, comme manger des fruits et légumes ou faire de l’exercice. Un article qui présente chaque étude isolée comme une révolution contribue, sans le vouloir, à ce découragement.
11. La désinformation sur les réseaux sociaux
Une part croissante de l’information de santé circule aujourd’hui sur les réseaux sociaux. Une revue systématique de Wang et ses collègues, publiée en 2019 dans Social Science & Medicine, a retenu 57 articles publiés entre 2012 et 2018 sur la désinformation en santé. Les sujets les plus étudiés concernaient la vaccination et les virus Ebola et Zika, mais aussi la nutrition, le cancer, la fluoration de l’eau et le tabac.
Les auteurs relèvent une tendance : dans les démocraties où les idées se disputent l’attention, une information scientifique exacte, parfois difficile à comprendre et même ennuyeuse, est facilement évincée par des informations sensationnelles. Internet, en permettant une communication instantanée et une amplification considérable, a changé l’échelle d’un phénomène aussi ancien que la médecine scientifique.
12. Les sujets les plus touchés
Une autre revue systématique, de Suarez-Lledo et Alvarez-Galvez, publiée en 2021 dans le Journal of Medical Internet Research, a retenu 69 études sur la désinformation en santé sur les réseaux sociaux. Les sujets se répartissaient en six grandes catégories : les vaccins (32 % des études), les médicaments ou le tabac (22 %), les maladies non transmissibles (19 %), les pandémies (10 %), les troubles du comportement alimentaire (9 %) et les traitements médicaux (7 %).
Les auteurs définissent la désinformation en santé comme une affirmation fondée sur des anecdotes, fausse ou trompeuse faute de connaissances scientifiques établies. Cette définition s’applique aussi au domaine de la forme et de la nutrition, où circulent régulièrement des promesses de résultats rapides, des régimes miracles et des programmes présentés comme scientifiques sans l’être.
13. L’enjeu de santé publique
Swire-Thompson et Lazer, dans une revue publiée en 2020 dans l’Annual Review of Public Health, rappellent qu’internet est devenu une ressource courante pour s’informer sur la santé et sur sa propre maladie, et que la grande quantité d’informations inexactes en ligne expose facilement à la désinformation. Ils examinent comment les personnes rencontrent cette désinformation : par les moteurs de recherche, par les contenus publiés par d’autres internautes ou par les applications mobiles.
Ils soulignent que la désinformation en santé a des conséquences particulièrement graves sur la qualité de vie, et même sur le risque de décès, et que la confiance dans les institutions qui communiquent sur la santé a évolué avec le temps. Ils proposent plusieurs stratégies pour améliorer l’écosystème de l’information en ligne, des plateformes aux professionnels de santé.
14. Comprendre l’information : la littératie en santé
La capacité à trouver, comprendre et utiliser l’information de santé, qu’on appelle littératie en santé, compte autant que la qualité de l’information elle-même. La revue systématique de Berkman et ses collègues, publiée en 2011 dans les Annals of Internal Medicine, a retenu 96 études de bonne ou de moyenne qualité.
Une faible littératie en santé y était associée de façon constante à davantage d’hospitalisations, à un recours plus fréquent aux urgences, à moins de dépistage du cancer du sein et de vaccination contre la grippe, et à une moins bonne capacité à prendre correctement ses médicaments et à interpréter les étiquettes. L’information de santé ne sert donc que si elle est comprise : la clarté fait partie de la qualité.
15. Inciter à réfléchir à l’exactitude
Peut-on réduire la diffusion de la désinformation ? Pennycook et ses collègues ont publié en 2021 dans Nature une série d’expériences sur le partage de titres d’information. La véracité d’un titre influençait peu l’intention de le partager, alors qu’elle influençait fortement le jugement sur son exactitude. Pourtant, la plupart des participants disaient qu’il était important de ne partager que des informations exactes.
Les auteurs ont montré, dans quatre expériences par questionnaire et une expérience sur un réseau social, qu’attirer discrètement l’attention des personnes sur l’exactitude améliorait la qualité des informations qu’elles partageaient ensuite. Selon eux, beaucoup partagent de fausses informations non parce qu’ils y croient, mais parce que leur attention est ailleurs. Se demander « est-ce exact ? » avant de partager est un geste simple et utile.
16. Apprendre à reconnaître la manipulation
Une autre approche consiste à prévenir plutôt qu’à corriger. Roozenbeek et ses collègues ont publié en 2022 dans Science Advances une série de sept études préenregistrées, dont six essais contrôlés auprès de 6 464 personnes et une étude de terrain auprès de 22 632 utilisateurs d’une plateforme de vidéos. De courtes vidéos expliquaient cinq techniques de manipulation fréquentes.
Ces techniques étaient le langage émotionnellement manipulateur, l’incohérence, les faux dilemmes, la désignation de boucs émissaires et les attaques personnelles. Les vidéos amélioraient la reconnaissance de ces techniques, la confiance des participants dans leur capacité à les repérer, leur aptitude à distinguer un contenu fiable d’un contenu qui ne l’est pas, et la qualité de leurs décisions de partage. Les effets étaient constants quelles que soient les opinions politiques des participants.
17. Ce que prévoit le droit français pour la publicité
Le droit encadre aussi une partie de l’information qui accompagne les produits. Selon l’article L2133-1 du code de la santé publique, les messages publicitaires en faveur de boissons avec ajouts de sucres, de sel ou d’édulcorants de synthèse, ou de produits alimentaires manufacturés, doivent contenir une information à caractère sanitaire. La même obligation s’impose aux promotions par imprimés et publications éditées par les producteurs ou distributeurs.
Le non-respect de cette obligation est puni de 37 500 euros d’amende, montant qui peut être porté à 30 % des dépenses consacrées à la diffusion des messages. Ce dispositif ne porte pas sur le contenu des médias eux-mêmes, mais sur les messages publicitaires. Nous avons consacré un autre article à la publicité alimentaire et aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé en la matière.
18. Le financement des médias : ce que l’on ne sait pas
Les études présentées portent sur la recherche, les communiqués et les réseaux sociaux. Sur le lien entre le mode de financement des médias, publicité, abonnement ou dons, et la qualité de leur information de santé, nous n’avons pas trouvé, à ce jour, d’étude solide que nous ayons pu lire et qui permette de conclure. Les affirmations chiffrées qui circulent sur ce sujet sont difficiles à rattacher à des publications identifiables.
Il est plausible qu’une forte dépendance à certains annonceurs pèse sur le traitement de certains sujets, comme le suggèrent les travaux sur le financement de la recherche. Mais plausible ne veut pas dire démontré, et tous les modèles de financement ont leurs propres risques, y compris la dépendance à un public déjà convaincu. Le plus sûr, pour le lecteur, reste de regarder comment l’information est sourcée, quel que soit le support.
19. Ce que nous nous appliquons
Un site qui parle de sport et de santé, comme le nôtre, n’échappe pas à ces questions : il est lui-même lié à un secteur, celui des salles de sport. Nous nous efforçons d’en tirer quelques règles : ne citer que des sources que nous avons lues, dire de quel type d’étude il s’agit, distinguer association et causalité, retirer les chiffres que nous ne pouvons pas vérifier, et ne promettre aucun résultat.
Cet article en est un exemple : sa version précédente contenait des chiffres que nous n’avons pas pu vérifier, et nous les avons retirés. Ces règles ne garantissent pas l’absence d’erreur, mais elles permettent au lecteur de vérifier par lui-même, en remontant aux sources citées en bas de chaque article.
20. Les réflexes du lecteur
Les études présentées suggèrent quelques réflexes. Regarder qui a financé une étude, quand l’information est disponible. Préférer les synthèses aux études isolées, et se méfier des « révolutions » annoncées chaque semaine. Vérifier si une affirmation de cause repose sur un essai ou sur une simple observation. Se méfier des résultats chez l’animal présentés comme valables pour l’humain.
Avant de partager une information, se demander si elle est exacte. Apprendre à reconnaître les techniques de manipulation : langage émotionnel, faux dilemmes, boucs émissaires, attaques personnelles. Et, pour toute question qui concerne sa propre santé, en parler à un professionnel de santé plutôt que de s’en remettre à un article, quel qu’il soit, y compris celui-ci.
21. Ce que l’on peut retenir
Le financement de la recherche est associé, en moyenne, au sens de ses conclusions, en nutrition comme pour les médicaments, et l’histoire du sucre montre comment une industrie a pu orienter le débat scientifique. Les exagérations de l’information de santé naissent souvent dans les communiqués des universités, et se transmettent à la presse. Les messages contradictoires découragent le public de suivre même les recommandations les mieux établies.
Sur les réseaux sociaux, la désinformation en santé est répandue, mais des moyens simples ont montré leur efficacité : inciter à réfléchir à l’exactitude, apprendre à reconnaître la manipulation. Sur le lien entre le modèle économique des médias et la qualité de leur information de santé, les données solides manquent encore. Dans tous les cas, la source citée et lisible reste le meilleur garant.
FAQ — Information santé, financement et désinformation
Sources
- Lesser LI, Ebbeling CB, Goozner M, Wypij D, Ludwig DS. Relationship between funding source and conclusion among nutrition-related scientific articles. PLoS Medicine, 2007 (résumé). doi.org/10.1371/journal.pmed.0040005
- Bes-Rastrollo M, Schulze MB, Ruiz-Canela M, Martinez-Gonzalez MA. Financial conflicts of interest and reporting bias regarding the association between sugar-sweetened beverages and weight gain: a systematic review of systematic reviews. PLoS Medicine, 2013 (résumé). doi.org/10.1371/journal.pmed.1001578
- Lundh A, Lexchin J, Mintzes B, Schroll JB, Bero L. Industry sponsorship and research outcome. Cochrane Database of Systematic Reviews, 2017 (résumé). doi.org/10.1002/14651858.MR000033.pub3
- Kearns CE, Schmidt LA, Glantz SA. Sugar industry and coronary heart disease research: a historical analysis of internal industry documents. JAMA Internal Medicine, 2016 (résumé). doi.org/10.1001/jamainternmed.2016.5394
- Sumner P et coll. The association between exaggeration in health related science news and academic press releases: retrospective observational study. BMJ, 2014 (résumé). doi.org/10.1136/bmj.g7015
- Nagler RH. Adverse outcomes associated with media exposure to contradictory nutrition messages. Journal of Health Communication, 2014 (résumé). doi.org/10.1080/10810730.2013.798384
- Wang Y, McKee M, Torbica A, Stuckler D. Systematic literature review on the spread of health-related misinformation on social media. Social Science & Medicine, 2019 (résumé). doi.org/10.1016/j.socscimed.2019.112552
- Suarez-Lledo V, Alvarez-Galvez J. Prevalence of health misinformation on social media: systematic review. Journal of Medical Internet Research, 2021 (résumé). doi.org/10.2196/17187
- Swire-Thompson B, Lazer D. Public health and online misinformation: challenges and recommendations. Annual Review of Public Health, 2020 (résumé). doi.org/10.1146/annurev-publhealth-040119-094127
- Berkman ND, Sheridan SL, Donahue KE, Halpern DJ, Crotty K. Low health literacy and health outcomes: an updated systematic review. Annals of Internal Medicine, 2011 (résumé). doi.org/10.7326/0003-4819-155-2-201107190-00005
- Pennycook G et coll. Shifting attention to accuracy can reduce misinformation online. Nature, 2021 (résumé). doi.org/10.1038/s41586-021-03344-2
- Roozenbeek J, van der Linden S, Goldberg B, Rathje S, Lewandowsky S. Psychological inoculation improves resilience against misinformation on social media. Science Advances, 2022 (résumé). doi.org/10.1126/sciadv.abo6254
- Code de la santé publique article L2133-1 (information à caractère sanitaire des messages publicitaires). texte en vigueur lu le 29 octobre 2026 dans la compilation codes.droit.org ; seul Légifrance fait foi. codes.droit.org/
Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études ont été lues dans leur résumé publié ; l’article du code, dans son texte intégral. Aucune donnée sur l’audience ou les recettes d’un média n’est reprise, faute de source lisible.
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