Étirement du Fessier

Étirement du fessier : et si c’était ça qui te fait mal ?

✍️ Par la Rédaction MagicFit · ⏱️ Lecture 14 min · 📅 Publié le 27 janvier 2025

Guide MAGICFIT · Souplesse et mobilité

Et si l’étirement était le problème ?

Tu as mal à la fesse. On t’a dit que c’était le piriforme, qu’il était contracté, qu’il comprimait ton nerf sciatique. Alors tu t’étires. Posture du pigeon, figure-4, balle de tennis sous la fesse. Et ça ne passe pas — ou ça revient. Cet article va te proposer une hypothèse inconfortable : et si l’étirement lui-même était en train d’entretenir ta douleur ?

0,3 à 6 %

C’est la part estimée des sciatiques et lombalgies réellement attribuables au syndrome du piriforme. Un diagnostic posé cliniquement, par exclusion des causes vertébrales, et dont les quatre signes cardinaux sont bien définis (Hopayian & Danielyan, 2018). Autrement dit : dans la grande majorité des cas, le muscle que tu t’acharnes à étirer n’est pas le coupable.

Partie 1 — Ce que tu appelles « le fessier »

Quand tu dis « j’ai mal à la fesse », tu désignes une région, pas un muscle. Et cette région en contient beaucoup. En surface, le grand fessier forme le volume de la fesse. C’est le grand extenseur de hanche, un muscle massif et puissant, et il est rarement en cause dans les douleurs fessières.

Plus profondément, sur le côté, le moyen fessier et le petit fessier s’insèrent sur le grand trochanter — cette proéminence osseuse que tu sens sur le côté de ta hanche. Ils sont les abducteurs et les stabilisateurs du bassin.

Enfin, tout au fond, une couche de petits muscles rotateurs externes, dont le fameux piriforme. Il part du sacrum, traverse l’échancrure sciatique et rejoint le grand trochanter. Et juste à côté de lui — parfois à travers lui, chez certaines personnes — passe le nerf sciatique. C’est ce voisinage anatomique qui a fait toute la carrière du piriforme. Il est le suspect idéal : il est là, il est profond, il touche le nerf. Mais la proximité n’est pas la culpabilité.

Partie 2 — Pourquoi tu as mal à la fesse

Avant d’étirer quoi que ce soit, il faut savoir ce qu’on traite. Une douleur fessière relève, dans l’immense majorité des cas, d’une de ces situations. La plus fréquente, et de loin, est une origine lombaire. Une irritation d’une racine nerveuse au niveau du bas du dos projette la douleur dans la fesse et parfois le long de la jambe. Le problème est dans ton dos ; c’est ta fesse qui parle.

Vient ensuite la tendinopathie glutéale — une souffrance des tendons du moyen et du petit fessier à leur insertion sur le grand trochanter. Elle donne typiquement une douleur sur le côté de la hanche, pénible quand on dort sur ce côté, quand on croise les jambes, quand on reste debout en appui sur une jambe. Elle est bien plus fréquente qu’on ne le croit, particulièrement chez les femmes après la ménopause.

Il y a aussi la tendinopathie proximale des ischio-jambiers, qui donne une douleur assise, très bas dans la fesse, sur l’ischion. Et enfin, loin derrière en fréquence, le véritable syndrome du piriforme. Quatre situations. Quatre prises en charge différentes. Et un seul et même réflexe chez presque tout le monde : étirer. C’est là que tout se joue, et c’est là que presque tout le monde se trompe — parce que le même geste, appliqué à ces quatre causes, produit quatre résultats très différents.

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Partie 3 — Le procès du piriforme

Le syndrome du piriforme existe. Il est décrit, il figure désormais dans la classification internationale des maladies, et il correspond à une compression du nerf sciatique dans la région fessière profonde. Mais sa fréquence est le point aveugle de toute cette histoire. Sa prévalence est estimée entre 0,3 % et 6 % de l’ensemble des lombalgies et sciatiques (Hopayian & Danielyan, 2018). Prends la fourchette haute : cela signifie que dans plus de neuf cas sur dix, ce n’est pas ça.

Il faut ajouter un élément décisif : il n’existe pas de test d’imagerie qui le prouve. Le diagnostic repose sur des signes cliniques — douleur fessière, douleur aggravée en position assise, sensibilité à la palpation près de l’échancrure sciatique, douleur reproduite par les manoeuvres qui mettent le piriforme en tension — et surtout sur l’exclusion des causes vertébrales.

C’est ce qu’on appelle un diagnostic d’exclusion : on y arrive quand on a écarté tout le reste. Or dans la pratique courante, il est souvent posé en premier, sans avoir rien écarté du tout, sur la seule foi d’une douleur fessière.

Le piriforme est devenu le coupable par défaut. Pratique, palpable, étirable. C’est exactement le genre de récit dont ce dossier t’apprend à te méfier : un mécanisme plausible n’est pas le bon mécanisme. Le nerf passe près du muscle, donc le muscle comprime le nerf, donc il faut étirer le muscle. Chaque maillon paraît solide. La chaîne, elle, ne tient pas — parce qu’elle n’a jamais été vérifiée.

Partie 4 — Le mythe du muscle « à libérer »

De ce diagnostic hâtif découle tout un arsenal thérapeutique : étirer le piriforme, le masser, l’écraser sur une balle de tennis, le « relâcher », le « libérer ». Le vocabulaire lui-même devrait alerter. Un muscle n’est pas un noeud qu’on dénoue. Il n’est pas « bloqué », il ne se « libère » pas. Ce que tu ressens comme une contracture est une sensation, et cette sensation est produite par ton système nerveux — pas par un muscle physiquement noué sur lui-même.

Cela ne veut pas dire que la balle de tennis ne fait rien. Elle fait quelque chose : elle modifie temporairement la perception. Comme un massage, elle produit un soulagement réel, agréable, et bref. Ce qu’elle ne fait pas, c’est changer la structure du muscle ni traiter la cause de la douleur. Le problème apparaît quand ce geste devient le traitement. Tu écrases ta fesse chaque soir depuis huit mois, ça soulage vingt minutes, et tu recommences. Ce n’est pas une prise en charge. C’est un pansement quotidien sur un problème qu’on n’a pas identifié.

Et dans certains cas — nous y venons — c’est pire qu’inefficace.

Partie 5 — Le vrai coupable, souvent : la tendinopathie glutéale

Reprenons le suspect le plus sous-estimé : la tendinopathie glutéale, c’est-à-dire la souffrance des tendons du moyen et du petit fessier à leur insertion sur le grand trochanter. C’est aujourd’hui considéré comme la principale source locale de douleur latérale de hanche — ce qu’on appelait autrefois, à tort, « bursite trochantérienne ». La bourse n’est presque jamais le problème ; le tendon, si.

Son mécanisme est le point clé de cet article, et il est mécanique. Ces tendons contournent le grand trochanter, cette saillie osseuse. Quand ta hanche part en adduction — c’est-à-dire quand ta cuisse croise la ligne médiane du corps — le tendon est plaqué contre l’os. Il est comprimé. Et un tendon supporte très mal la compression. C’est vrai au talon d’Achille, c’est vrai à l’insertion des ischio-jambiers, c’est vrai ici. La compression est un des facteurs qui entretiennent et aggravent une tendinopathie d’insertion.

Or que fais-tu, exactement, quand tu étires ton fessier ?

Partie 6 — Le piège : l’étirement comprime

Voici le coeur du problème, et je vais être direct. Les étirements classiques du fessier — la posture du pigeon, la figure-4 allongée, le genou tiré vers l’épaule opposée — placent tous ta hanche en flexion et en adduction. C’est précisément cette combinaison qui plaque les tendons glutéaux contre le grand trochanter.

Les auteurs de la référence clinique sur le sujet ne prennent pas de gants. Selon eux, les étirements en adduction de hanche, qu’ils soient réalisés en flexion ou en extension, combinent une charge compressive et une forte tension passive, et doivent être évités. Ils précisent que cette recommandation est cohérente avec ce qu’on conseille déjà pour d’autres tendinopathies d’insertion, comme celle du tendon d’Achille ou celle des ischio-jambiers proximaux (Grimaldi & Fearon, 2015).

Relis cette phrase. Si ta douleur de fesse ou de hanche est une tendinopathie glutéale — et c’est statistiquement bien plus probable qu’un syndrome du piriforme — alors l’étirement que tu pratiques religieusement pour te soulager est en train de comprimer le tendon qui te fait souffrir. Voilà pourquoi ça soulage sur le moment et revient toujours. Tu appuies sur la douleur, ce qui produit un effet analgésique passager, puis tu ajoutes de la charge compressive sur un tendon déjà irrité.

Tu ne traites pas ton problème. Tu le nourris. Et cela explique une observation que beaucoup de gens font sans savoir quoi en penser : la douleur revient toujours, mais elle ne s’aggrave pas franchement non plus. Elle stagne, pendant des mois, parfois des années. C’est la signature d’un tendon qu’on maintient dans un état d’irritation basse — ni assez agressé pour se dégrader vite, ni jamais laissé tranquille assez longtemps pour cicatriser, ni jamais chargé correctement pour se reconstruire.

Il faut aussi comprendre pourquoi le soulagement immédiat te trompe. Un étirement intense produit un effet analgésique local et transitoire, bien documenté : la stimulation mécanique modifie le message douloureux pendant quelques dizaines de minutes. Tu ressens donc un bénéfice réel. Mais ce bénéfice porte sur la sensation, pas sur le tissu. Et il est payé, du côté du tendon, par un épisode de compression supplémentaire.

C’est un piège parfait : le geste qui te fait du bien à court terme est celui qui entretient le problème à long terme. Sans une explication mécanique comme celle-ci, il est à peu près impossible de s’en apercevoir seul.

Partie 7 — La posture du pigeon, décryptée

Prenons la plus populaire, celle qu’on voit dans tous les cours et tous les tutoriels. Tu places une jambe repliée devant toi, tibia à peu près perpendiculaire, l’autre jambe tendue derrière. Puis tu descends le buste sur la jambe avant. Tu sens une tension profonde et intense dans la fesse. Cette sensation te paraît être la preuve que ça travaille.

Analysons ce qui se passe réellement. Ta hanche avant est en flexion marquée, en rotation externe forte, et — selon l’angle du tibia et la position du bassin — souvent en adduction relative. La combinaison flexion plus adduction est exactement celle qui comprime.

Ajoute que la posture met aussi la capsule articulaire antérieure sous forte contrainte. Chez une personne présentant un conflit fémoro-acétabulaire, ou simplement une morphologie de hanche moins tolérante, la sensation profonde attribuée au « fessier qui s’étire » peut en réalité venir de l’articulation elle-même. Faut-il bannir le pigeon ? Non. Chez une personne sans douleur, avec une hanche qui le tolère, c’est un étirement parmi d’autres, et il n’y a aucune raison de s’en priver.

Mais si tu as une douleur latérale de hanche, une douleur en dormant sur le côté, une douleur en croisant les jambes — alors cette posture est probablement la dernière chose dont tu as besoin.

Partie 8 — Ce qu’il faut éviter, et ce qui reste possible

Passons au concret. Si tu soupçonnes une tendinopathie glutéale, voici la ligne de conduite.

À éviter en priorité, ce ne sont pas seulement les étirements, mais toutes les positions d’adduction prolongée de la vie quotidienne. Croiser les jambes assis. Se tenir debout en appui sur une seule jambe, hanche déjetée sur le côté — la fameuse posture « hanchée ». Dormir sur le côté douloureux, ou sur le côté sain sans coussin entre les genoux, ce qui laisse la jambe du dessus tomber en adduction. Ces positions durent des heures. Elles pèsent bien plus lourd que tes trois minutes d’étirement.

À éviter également : la balle de tennis écrasée sur le grand trochanter, et les « déblocages » agressifs de la bandelette ilio-tibiale sur la face externe de la cuisse, souvent douloureux et provocateurs.

Ce qui reste possible, en revanche : les étirements qui n’impliquent pas d’adduction. La position dite du 90/90, assis au sol, jambe avant fléchie à quatre-vingt-dix degrés et jambe arrière à quatre-vingt-dix degrés, travaille la rotation de hanche sans emmener la cuisse en travers du corps. Les rotations de hanche actives, contrôlées, dans une amplitude confortable, sont également utiles.

Et si tu n’as aucune douleur, la question ne se pose pas de la même manière : étire-toi comme tu veux, en sachant simplement, comme nous l’avons vu à propos de l’étirement des ischio-jambiers, que tu gagnes de la tolérance et non de la longueur.

Partie 9 — Ce qui marche : charger, pas étirer

Puisque l’étirement ne traite pas la tendinopathie glutéale, que faire ? La réponse est celle qui traverse tout ce dossier, et elle est monotone à force d’être vraie : charger progressivement. Un tendon se répare sous charge, jamais au repos et jamais en compression.

Concrètement, cela veut dire renforcer les abducteurs de hanche — moyen et petit fessier — dans des positions qui ne compriment pas. L’abduction en position couchée sur le côté, en veillant à ne pas laisser la jambe descendre en adduction sous l’horizontale. Les isométries d’abduction, débutées tôt, souvent bien tolérées et antalgiques. Puis, progressivement, la mise en charge debout : appui unipodal contrôlé avec un bassin stable, montées de marche, fentes, et à terme les grands mouvements de hanche.

Le geste-clé, celui que je te demande de retenir : dans tout ce travail, ton bassin ne doit pas s’effondrer du côté de la jambe libre. C’est ce contrôle-là que tu construis. Et ce n’est pas rapide. Un tendon se remodèle sur des mois, pas sur des semaines. Applique-lui le principe de la surcharge progressive : commence sous ton seuil de douleur, et monte lentement.

Un repère utile pour te guider : une douleur modérée pendant l’exercice, qui redescend rapidement après et qui n’a pas augmenté le lendemain matin, est acceptable. Une douleur qui s’intensifie séance après séance, ou qui te réveille la nuit suivante, signale que tu es allé trop vite. Ce n’est pas un échec — c’est une information. Tu redescends d’un cran et tu repars.

Il faut enfin accepter une chose qui heurte l’intuition. Pendant les premières semaines, tu ne gagneras probablement rien de spectaculaire. Les tendinopathies d’insertion sont lentes, et la tentation d’abandonner pour revenir au geste qui soulage tout de suite — l’étirement, la balle — est immense. C’est précisément à ce moment-là que la partie se joue. La règle est simple, et elle résume tout cet article : ce qui soulage vite n’est presque jamais ce qui guérit.

Partie 10 — Quand consulter

Tout ce qui précède doit t’aider à mieux comprendre, pas à te diagnostiquer toi-même. Certaines situations imposent un avis, et je préfère être clair là-dessus. Consulte si ta douleur descend dans la jambe au-delà du genou, si elle s’accompagne de fourmillements, d’engourdissements ou d’une perte de force dans le pied. Cela oriente vers une origine nerveuse, souvent lombaire, et cela ne se traite pas avec des exercices de fessier.

Consulte si la douleur est apparue brutalement après un traumatisme, si elle est intense et permanente, si elle te réveille systématiquement la nuit. Consulte enfin, plus simplement, si tu tournes en rond depuis des mois. Une douleur fessière qui résiste à tout ce que tu as essayé est très souvent une douleur mal identifiée — et un examen clinique bien conduit, qui teste, palpe et écarte, vaut infiniment mieux que trois ans de balle de tennis.

Le message de cet article n’est pas « ne fais rien ». C’est : « sache ce que tu traites avant de le traiter ».

Partie 11 — Les erreurs à éviter

La première erreur est d’accuser le piriforme par défaut. Il ne représente qu’une petite fraction des sciatiques, et son diagnostic se pose par exclusion. Dans la grande majorité des cas de douleur fessière, ce n’est pas lui. La deuxième erreur est d’étirer une tendinopathie glutéale. Les étirements en adduction de hanche combinent compression et tension passive, et sont explicitement déconseillés dans la prise en charge de cette pathologie. Si ta hanche te fait mal sur le côté, le pigeon est ton ennemi, pas ton remède.

La troisième erreur est de ne s’occuper que des trois minutes d’étirement en oubliant les huit heures de la journée. Croiser les jambes, se tenir hanché, dormir jambe du dessus tombante : ces positions d’adduction prolongées comptent bien davantage. La quatrième erreur est de confondre soulagement immédiat et traitement. La balle de tennis soulage vingt minutes. Si tu la reprends chaque soir depuis huit mois, ce n’est pas qu’elle marche — c’est qu’elle ne marche pas.

Partie 12 — Récap : l’essentiel en cinq points

Un : « le fessier » n’est pas un muscle. Le grand fessier en surface, le moyen et le petit fessier sur le côté, les rotateurs profonds dont le piriforme tout au fond. Une douleur fessière peut venir de chacun d’eux — ou du dos. Deux : le syndrome du piriforme est réel mais rare. Il représente une part estimée entre 0,3 % et 6 % des lombalgies et sciatiques, et son diagnostic se pose par exclusion (Hopayian & Danielyan, 2018). Ce n’est pas le coupable par défaut, c’est le dernier suspect.

Trois : le suspect le plus sous-estimé est la tendinopathie glutéale — les tendons du moyen et du petit fessier à leur insertion sur le grand trochanter. Douleur latérale, pénible couché sur le côté, jambes croisées, station debout hanchée.

Quatre : et voici le retournement. Les étirements en adduction de hanche — pigeon, figure-4 — combinent compression et tension passive sur ces tendons, et doivent être évités dans cette pathologie (Grimaldi & Fearon, 2015). Si tu as une tendinopathie glutéale, l’étirement qui te soulage sur le moment entretient ton problème.

Cinq : ce qui marche, c’est de charger sans comprimer. Isométries d’abduction, renforcement du moyen et du petit fessier, contrôle du bassin, progression sur des mois. Et si tu tournes en rond, fais-toi examiner plutôt que de continuer à étirer. Si tu veux qu’un coach construise cette progression, les coachs des salles MAGICFIT sont là pour ça — et sauront t’orienter vers un professionnel de santé si ton cas le demande.

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Cet article est informatif et ne remplace pas un avis médical. Une douleur fessière persistante, descendant sous le genou ou accompagnée de signes neurologiques, justifie une consultation.

FAQ — L'étirement du fessier

Le syndrome du piriforme est-il fréquent ?

Non. Sa prévalence est estimée entre 0,3 % et 6 % de l’ensemble des lombalgies et sciatiques, et son diagnostic se pose par exclusion des causes vertébrales (Hopayian & Danielyan, 2018). Dans la grande majorité des douleurs fessières, ce n’est pas lui.

Faut-il étirer son fessier quand il fait mal ?

Cela dépend de la cause. En cas de tendinopathie glutéale — la principale source de douleur latérale de hanche — les étirements en adduction de hanche combinent compression et tension passive sur les tendons et doivent être évités (Grimaldi & Fearon, 2015).

La posture du pigeon est-elle dangereuse ?

Pas chez quelqu’un sans douleur, dont la hanche la tolère. Mais elle place la hanche en flexion et souvent en adduction relative — la combinaison qui comprime les tendons glutéaux. En cas de douleur latérale de hanche, c’est probablement à éviter.

La balle de tennis sous la fesse, ça marche ?

Elle modifie temporairement la perception et procure un soulagement réel mais bref. Elle ne change pas la structure du muscle et ne traite pas la cause. Si vous la reprenez tous les soirs depuis des mois, c’est le signe qu’elle ne règle rien.

Quels sont les signes d'une tendinopathie glutéale ?

Une douleur sur le côté de la hanche, au niveau du grand trochanter : pénible quand on dort sur ce côté, quand on croise les jambes, quand on reste debout en appui sur une jambe. Elle est fréquente, notamment chez les femmes après la ménopause.

Que faire à la place des étirements ?

Charger sans comprimer : isométries d’abduction, renforcement progressif du moyen et du petit fessier, contrôle du bassin en appui unipodal. Et éviter les positions d’adduction prolongée du quotidien — jambes croisées, station debout hanchée, dormir sans coussin entre les genoux.

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