USA Canada vs France le match fitness en indicateurs — ce que l'Amérique du Nord fait mieux et pire

États-Unis et France : activité physique et santé

Comparatif · États-Unis · France · Activité physique et santé publique

Aux États-Unis comme en France, les autorités de santé recommandent aux adultes au moins 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine, et une grande partie de la population n’y parvient pas. Les deux pays diffèrent nettement sur l’obésité, mesurée à 41,9 % des adultes américains entre 2017 et 2020, contre 17 % des adultes français en 2015. Cet article compare ce que publient les autorités de santé des deux pays : les recommandations, l’activité des adultes et des enfants, la corpulence, le coût de l’inactivité et les programmes de prévention, avec leurs limites.

Cet article a une portée informative. Les pages des CDC, de l’Office of Disease Prevention and Health Promotion, de Santé publique France, de l’Anses, de l’OMS et de Service Public ont été lues le 2 novembre 2026 ; les études citées, dans leur résumé publié. Aucun chiffre de marché du fitness n’y figure : nous n’en avons lu aucune source vérifiable.

1. Peut-on comparer les États-Unis et la France ?

Comparer deux pays est utile, à condition de savoir ce que l’on compare. Les deux pays n’ont ni la même population, ni la même organisation des soins, ni le même système d’assurance santé. Leurs enquêtes de santé des deux pays ne posent pas toujours les mêmes questions, ne portent pas sur les mêmes années et n’utilisent pas toujours les mêmes seuils.

Un chiffre américain et un chiffre français ne se comparent donc directement que s’ils mesurent la même chose, de la même façon. C’est le cas pour l’obésité des adultes, mesurée dans les deux pays par une prise de poids et de taille, avec le même seuil d’indice de masse corporelle. Ce n’est pas le cas pour l’activité physique : les questionnaires et les définitions diffèrent. Dans cet article, chaque chiffre est donné avec sa source et sa période, et nous signalons quand la comparaison ne tient pas.

Nous ne classons pas les deux pays par un score. Un tel classement additionnerait des indicateurs qui n’ont ni la même méthode ni le même poids. L’objectif est plutôt de voir ce que chaque pays fait, ce qu’il mesure, et ce que l’autre peut en apprendre.

2. Les recommandations sont-elles les mêmes ?

Oui, pour l’essentiel. Aux États-Unis, les Physical Activity Guidelines for Americans, dont la deuxième édition est diffusée par l’Office of Disease Prevention and Health Promotion (ODPHP), un service fédéral, et reprises par les CDC, recommandent aux adultes au moins 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine, par exemple 30 minutes par jour, cinq jours par semaine. Cette durée peut être remplacée par 75 minutes d’activité soutenue, ou par une combinaison des deux. S’y ajoutent au moins deux jours par semaine d’activités de renforcement musculaire sollicitant les grands groupes musculaires.

Les CDC insistent sur un message simple : « bougez plus, asseyez-vous moins ». Un peu d’activité vaut mieux que rien, et les adultes qui s’assoient moins et pratiquent n’importe quelle quantité d’activité modérée ou soutenue en tirent déjà des bénéfices. L’activité n’a pas besoin d’être faite d’un seul tenant : elle peut se répartir sur la semaine, en périodes plus courtes. Pour faire connaître ces repères au public, l’ODPHP mène une campagne nationale, Move Your Way.

En France, les repères suivent ceux de l’Organisation mondiale de la santé. Selon l’aide-mémoire de l’OMS de juin 2024, la recommandation mondiale préconise au moins 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée par semaine. L’Anses, qui a élaboré les repères d’activité physique du Programme national nutrition santé, recommande de pratiquer des activités de types différents (cardio-respiratoire, renforcement musculaire, souplesse) et de réduire le temps passé assis, en interrompant les longues périodes assises par des pauses actives.

Pour les enfants et les adolescents de 6 à 17 ans, les deux pays retiennent le même repère : au moins 60 minutes d’activité physique d’intensité modérée à soutenue par jour. Les CDC précisent que, au moins trois jours par semaine, cette activité doit comprendre de l’activité soutenue, du renforcement musculaire (grimper, faire des pompes) et des activités qui sollicitent les os (sauter, courir). Pour les enfants de 3 à 5 ans, ils recommandent d’être actifs tout au long de la journée.

3. Les adultes bougent-ils assez ?

Aux États-Unis, les CDC indiquent que seulement un adulte sur quatre atteint pleinement les recommandations, en endurance et en renforcement musculaire à la fois. L’agence rappelle qu’environ un adulte sur deux vit avec une maladie chronique, et que la moitié d’entre eux en ont deux ou plus. Pour ces personnes, l’activité physique peut aider à gérer la maladie et ses complications. Les CDC rappellent aussi que les personnes actives vivent en général plus longtemps et risquent moins des problèmes de santé graves comme les maladies cardiaques, le diabète de type 2, l’obésité et certains cancers.

En France, l’Anses indique, à partir de son étude nationale INCA 3, que 63 % des adultes de 18 à 79 ans pratiquent au moins 150 minutes d’activité physique par semaine. Ce chiffre ne se compare pas directement au chiffre américain : il porte sur l’endurance seule, sans le renforcement musculaire, et repose sur un autre questionnaire. Il ne permet donc pas de dire que les Français seraient « plus actifs » que les Américains.

Santé publique France, à partir de l’étude Esteban, souligne de son côté que l’inactivité physique et la sédentarité gagnent du terrain dans la population française. Les femmes sont les plus concernées : en dix ans, la proportion de femmes physiquement actives a baissé de 16 %, et plus d’une femme sur cinq cumule sédentarité et inactivité physique.

L’Anses note aussi que, hors temps de travail, les adultes passent chaque jour de 3 h 20 à 4 h 40 assis devant un écran, et que ce temps d’écran de loisir a augmenté d’environ 1 h 20 par jour entre 2006-2007 et 2014-2015. Dans les deux pays, le temps passé assis s’ajoute au manque d’activité, et les autorités recommandent d’agir sur les deux.

À l’échelle mondiale, l’OMS estime que 31 % des adultes, soit 1,8 milliard de personnes, ne respectaient pas la recommandation d’au moins 150 minutes d’activité modérée par semaine en 2022, une proportion en hausse de 5 points depuis 2010. Les États-Unis et la France ne font pas exception à cette tendance. L’OMS relève aussi, dans le monde, que les femmes sont en moyenne moins actives que les hommes de 5 points, un écart qui n’a pas changé depuis 2000, et que l’inactivité augmente après 60 ans chez les hommes comme chez les femmes. On retrouve en France ce constat d’un écart entre hommes et femmes dans les données d’Esteban.

4. Et les enfants ?

En France, l’étude Esteban de Santé publique France indique qu’en 2015, 51 % des garçons et 33 % des filles de 6 à 17 ans atteignaient les recommandations de l’OMS en matière d’activité physique. Les plus jeunes, de 6 à 10 ans, étaient plus actifs, et l’activité baissait nettement après 10 ans, surtout chez les filles. Le temps d’écran a fortement augmenté : la part des jeunes passant trois heures ou plus par jour devant un écran atteignait 45 % chez les 6 à 10 ans et 70 % chez les 11 à 14 ans. Chez les 15 à 17 ans, elle atteignait 71 % chez les filles et 87 % chez les garçons. Santé publique France conclut à la nécessité de promouvoir l’activité physique et de réduire la sédentarité à tout âge.

Aux États-Unis, les CDC rappellent que de nombreux enfants atteignent peut-être déjà le repère de 60 minutes, et que l’activité physique à l’école peut les y aider. Nous n’avons pas lu, sur les pages des CDC consultées, de chiffre national récent de la part des enfants qui atteignent ce repère : nous n’en citons donc pas.

Les CDC soulignent un enjeu particulier : selon l’agence, seuls deux jeunes adultes sur cinq ont le poids et la condition physique requis pour l’entraînement de base dans l’armée. L’exemple montre que, aux États-Unis, l’activité physique des jeunes est aussi présentée comme une question d’intérêt national, au-delà de la santé.

5. Obésité : un écart net, mesuré de la même façon

L’obésité des adultes est l’indicateur qui se compare le mieux entre les deux pays : elle est mesurée par une prise de poids et de taille, avec le même seuil, un indice de masse corporelle de 30 ou plus.

Aux États-Unis, selon les CDC, la prévalence de l’obésité chez les adultes de 20 ans et plus était de 41,9 % entre 2017 et mars 2020, et celle de l’obésité sévère (indice de masse corporelle de 40 ou plus) de 9,2 %. Cela représente plus de 100 millions d’adultes en situation d’obésité. La prévalence est passée de 30,5 % en 1999-2000 à 41,9 % en 2017-2020.

En France, selon l’étude Esteban de Santé publique France, la prévalence de l’obésité chez les adultes de 18 à 74 ans était estimée à 17 % en 2015, sans différence entre hommes et femmes, et elle était restée stable par rapport à 2006. La part des adultes en surpoids, obésité incluse, était de l’ordre de 49 %. En 2015, 54 % des hommes et 44 % des femmes de 18 à 74 ans étaient en surpoids ou en situation d’obésité, une part qui augmentait avec l’âge.

Les périodes et les tranches d’âge ne sont pas tout à fait les mêmes, mais l’écart est net : la part des adultes en situation d’obésité est plus de deux fois plus élevée aux États-Unis qu’en France. Les sources lues n’en donnent pas les causes ; nous n’en avançons donc pas. L’OMS Europe rappelle d’ailleurs que les causes de l’obésité sont bien plus complexes que la seule combinaison d’une alimentation déséquilibrée et du manque d’activité.

Les deux pays ont en commun des écarts sociaux. Aux États-Unis, les CDC relèvent que l’obésité touche davantage certains groupes, notamment les adultes noirs non hispaniques (49,9 %) et les adultes moins diplômés : 34,2 % chez les diplômés de l’université, contre 46,4 % chez les adultes ayant le niveau du lycée ou quelques années d’université. Les autres groupes mesurés par les CDC se situent à 45,6 % chez les adultes hispaniques, 41,4 % chez les adultes blancs non hispaniques et 16,1 % chez les adultes asiatiques non hispaniques. Les CDC notent aussi que de nombreux adultes en situation d’obésité ont d’autres maladies chroniques graves, dont le diabète et les maladies cardiaques. En France, Santé publique France indique que la part du surpoids, obésité incluse, est restée plus élevée chez les personnes les moins diplômées.

Les chiffres comparés, en un tableau

Le tableau ci-dessous reprend les principaux chiffres de cet article, avec leur source et leur période. La dernière colonne dit si la comparaison tient.

Indicateur États-Unis France Comparable ?
Recommandation pour les adultes 150 min d’activité modérée par semaine + 2 jours de renforcement (CDC) Au moins 150 min d’activité modérée par semaine (OMS, Anses) Oui : repères identiques
Adultes qui atteignent les repères 1 sur 4, endurance et renforcement (CDC) 63 % des 18-79 ans, au moins 150 min (Anses, INCA 3) Non : indicateurs différents
Enfants de 6 à 17 ans Repère de 60 min par jour (CDC) 51 % des garçons et 33 % des filles l’atteignent, 2015 (Esteban) Non : pas de chiffre américain lu
Obésité des adultes (IMC ≥ 30) 41,9 %, 20 ans et plus, 2017-mars 2020 (CDC) 17 %, 18-74 ans, 2015 (Esteban) Oui, avec prudence : même seuil, périodes proches
Écart social de l’obésité Plus fréquente chez les moins diplômés (CDC) Surpoids plus fréquent chez les moins diplômés (Esteban) Oui, sur le sens
Coût publié 192 Md$ de dépenses de santé liées au manque d’activité aérobie (CDC) 494 M€ par an pour l’Assurance maladie, sédentarité prolongée (Racine 2022) Non : périmètres différents

6. Que coûte l’inactivité ?

Les CDC associent aux États-Unis 192 milliards de dollars de dépenses de santé annuelles à une activité physique aérobie insuffisante. L’agence estime aussi que pratiquer assez d’activité physique pourrait éviter un décès prématuré sur dix, un cas de cancer du sein sur huit, un cas de diabète sur douze et un cas de maladie cardiaque sur quinze. Pour l’obésité, elle avance près de 173 milliards de dollars de dépenses médicales, en dollars de 2019.

En France, l’estimation publiée que nous avons lue porte sur la sédentarité prolongée, c’est-à-dire le temps passé assis. Selon Noël Racine et ses collègues, dans l’European Journal of Public Health en 2022, 51 193 décès prématurés par an en France apparaissent liés à un temps de sédentarité quotidien prolongé, et la sédentarité prolongée coûterait chaque année 494 millions d’euros à l’Assurance maladie. Les pertes de production liées aux décès prématurés atteindraient 507 millions d’euros par an.

Ces chiffres ne se comparent pas entre eux. Le chiffre américain porte sur le manque d’activité aérobie et sur l’ensemble des dépenses de santé ; le chiffre français porte sur le temps assis et sur les dépenses de l’Assurance maladie pour quatre causes (maladies cardiovasculaires, cancers du côlon et du sein, mortalité prématurée). Les systèmes de santé, les prix des soins et les méthodes de calcul diffèrent. Ils disent la même chose sur le fond : dans les deux pays, le manque de mouvement a un coût important.

7. Comment chaque pays agit-il ?

Aux États-Unis, les CDC mènent l’initiative Active People, Healthy Nation, qui vise à aider 27 millions d’Américains à devenir plus actifs d’ici 2027, en travaillant avec les États et les collectivités sur des stratégies fondées sur des preuves. L’agence souligne aussi que des quartiers actifs et praticables à pied peuvent améliorer la sécurité, réduire les jours d’arrêt maladie et favoriser les liens sociaux.

Les États-Unis disposent aussi d’un programme national de prévention du diabète, le National Diabetes Prevention Program, coordonné par les CDC. Il repose sur un programme de changement de mode de vie d’un an, proposé par des organismes reconnus par les CDC, en présentiel ou à distance. Il s’inspire de l’essai du Diabetes Prevention Program publié en 2002 dans le New England Journal of Medicine par William Knowler et ses collègues : chez 3 234 adultes à glycémie élevée, un programme visant au moins 7 % de perte de poids et au moins 150 minutes d’activité physique par semaine avait réduit l’apparition du diabète de 58 % par rapport au placebo, contre 31 % pour la metformine.

En France, la prescription d’activité physique est inscrite dans la loi. Le code de la santé publique prévoit, à son article L1172-1, que le médecin qui intervient dans la prise en charge d’une personne atteinte d’une affection de longue durée ou d’une maladie chronique, présentant des facteurs de risque ou en perte d’autonomie, peut lui prescrire une activité physique adaptée à sa pathologie, à ses capacités physiques et à son risque médical. Les maisons sport-santé, selon l’article L1173-1 du même code, accueillent, informent et orientent le public vers une activité physique à des fins de santé ou une activité physique adaptée.

Service Public précise, dans sa fiche sur les affections de longue durée vérifiée le 15 octobre 2026, que l’activité physique adaptée prescrite dans ce cadre n’est pas prise en charge par l’Assurance maladie. Côté fiscalité, un abonnement de salle de sport est soumis en France au taux normal de TVA de 20 % : l’article 279 du code général des impôts écarte du taux de 10 % les sommes payées pour utiliser des installations ou des équipements sportifs. Nous n’avons pas lu de source comparable sur la fiscalité des abonnements aux États-Unis : nous ne comparons donc pas ce point.

Les deux approches se complètent plus qu’elles ne s’opposent. Les États-Unis misent sur des programmes structurés et sur l’aménagement des lieux de vie ; la France, sur un cadre légal de prescription et sur un réseau de maisons sport-santé. Dans les deux cas, les autorités de santé visent le même objectif : faire bouger davantage les personnes qui en ont le plus besoin.

8. Ce que l’on peut retenir, et ce que l’on peut faire

Cette comparaison ne désigne pas de vainqueur. Elle montre deux pays qui partagent les mêmes recommandations, un même défi de sédentarité et des écarts sociaux comparables, mais dont la situation diffère nettement sur l’obésité des adultes.

  • Les recommandations sont les mêmes : au moins 150 minutes d’activité modérée par semaine pour les adultes, du renforcement musculaire, et 60 minutes par jour pour les 6 à 17 ans.
  • Aux États-Unis, un adulte sur quatre atteint pleinement les recommandations, en endurance et en renforcement, selon les CDC.
  • En France, 63 % des adultes pratiquent au moins 150 minutes d’activité par semaine selon l’Anses ; l’indicateur n’est pas le même.
  • L’obésité touche 41,9 % des adultes américains (2017-2020) et 17 % des adultes français (2015), avec le même seuil de mesure.
  • Dans les deux pays, l’obésité et le surpoids sont plus fréquents chez les personnes les moins diplômées.
  • Les coûts publiés (192 milliards de dollars aux États-Unis, 494 millions d’euros pour l’Assurance maladie en France) ne se comparent pas : leurs périmètres diffèrent.

Pour chacun, la conclusion pratique est la même des deux côtés de l’Atlantique : un peu d’activité vaut mieux que rien, l’activité peut se répartir sur la semaine en périodes courtes, et réduire le temps passé assis compte aussi. Une marche rapide, des escaliers, un trajet à vélo ou deux séances de renforcement musculaire par semaine suffisent à se rapprocher des repères.

Si vous avez une maladie chronique ou si vous reprenez une activité après une longue pause, parlez-en d’abord à votre médecin. En France, il peut vous prescrire une activité physique adaptée, et une maison sport-santé peut vous aider à trouver une activité près de chez vous.

FAQ — États-Unis et France : activité physique et santé

Les recommandations d'activité physique sont-elles les mêmes aux États-Unis et en France ?
Pour l’essentiel, oui. Les Physical Activity Guidelines for Americans, reprises par les CDC, recommandent aux adultes au moins 150 minutes d’activité modérée par semaine et deux jours de renforcement musculaire ; en France, les repères suivent ceux de l’OMS. Pour les 6 à 17 ans, les deux pays retiennent 60 minutes par jour.
Les Américains sont-ils plus ou moins actifs que les Français ?
Les chiffres ne se comparent pas directement. Selon les CDC, un adulte américain sur quatre atteint pleinement les recommandations en endurance et en renforcement musculaire ; selon l’Anses, 63 % des adultes français pratiquent au moins 150 minutes d’activité par semaine, un indicateur qui ne porte que sur l’endurance et repose sur un autre questionnaire.
Quel est le taux d'obésité aux États-Unis et en France ?
Selon les CDC, 41,9 % des adultes américains de 20 ans et plus étaient en situation d’obésité entre 2017 et mars 2020. Selon l’étude Esteban de Santé publique France, la prévalence de l’obésité était de 17 % chez les adultes de 18 à 74 ans en 2015. Les deux mesures utilisent le même seuil d’indice de masse corporelle.
Que coûte le manque d'activité physique ?
Les CDC associent 192 milliards de dollars de dépenses de santé annuelles à une activité aérobie insuffisante aux États-Unis. En France, Racine et ses collègues (2022) estiment que la sédentarité prolongée coûte 494 millions d’euros par an à l’Assurance maladie. Les périmètres diffèrent : ces chiffres ne se comparent pas.
Qu'est-ce que le National Diabetes Prevention Program ?
C’est un programme américain de prévention du diabète coordonné par les CDC : un programme de changement de mode de vie d’un an, proposé par des organismes reconnus. Il s’inspire de l’essai Diabetes Prevention Program (2002), où un programme de mode de vie avait réduit l’apparition du diabète de 58 % par rapport au placebo.
Un médecin peut-il prescrire une activité physique en France ?
Oui. L’article L1172-1 du code de la santé publique permet au médecin de prescrire une activité physique adaptée à une personne atteinte d’une affection de longue durée ou d’une maladie chronique, présentant des facteurs de risque ou en perte d’autonomie. Selon Service Public, cette activité n’est pas prise en charge par l’Assurance maladie.

Sources

Les pages des CDC et de l’ODPHP ont été lues le 2 novembre 2026 ; celles de Santé publique France, de l’Anses, de l’OMS et de Service Public, ainsi que les codes, entre le 30 octobre et le 1er novembre 2026 ; les études, dans leur résumé publié. Cet article ne constitue pas un avis médical.

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