Daily Mile minutes par jour dans les écoles écossaises qui ont changé la santé d'une génération

Daily Mile : 15 minutes par jour dans les écoles écossaises qui ont changé la santé d’une génération

Investigation · Royaume-Uni · Daily Mile · Écoles · Activité physique des enfants · Ce que disent les études

Le Daily Mile, quinze minutes de course ou de marche en plein air chaque jour pendant le temps de classe, est né dans une école primaire de Stirling, en Écosse, et s’est répandu dans de nombreux pays. On lui prête souvent des effets spectaculaires et des chiffres de diffusion très précis. Ce que montrent les études publiées est plus nuancé, et plus utile : des effets réels sur la condition physique, des résultats variables sur le reste, et une grande différence entre le principe et la façon dont les écoles l’appliquent.

Série MAGICFIT Investigation · Mise à jour octobre 2026

Une précision de méthode. Cet article ne cite que des sources que nous avons lues : les résumés publiés des études citées, les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé de 2020 et l’étude nationale Esteban de Santé publique France. Les nombres d’écoles et d’enfants participants par pays, les pourcentages de baisse de l’obésité, les effets sur l’anxiété comparés à des médicaments et les études de suivi à l’âge adulte qui circulent sans source ne sont pas repris.

Une précision de transparence. Magicfit est un réseau de clubs de sport en licence de marque. Cet article est une synthèse documentaire ; il ne promet aucun résultat, ni pour la santé d’un enfant ni pour l’activité d’un club.

1. Le principe

Selon la présentation qu’en font Chesham et ses collègues dans une étude publiée en 2018 dans BMC Medicine, le principe du Daily Mile est simple : chaque jour, pendant le temps de classe, les élèves sortent courir ou marcher dehors pendant quinze minutes, soit environ un mile, à l’allure qu’ils choisissent. Le programme a été rendu populaire par une école de Stirling, et il est promu par le gouvernement écossais.

Une étude publiée en 2023 dans PLOS ONE par Ram et ses collègues rappelle que le Daily Mile recommande dix principes de mise en œuvre, dont trois sont jugés clés pour son efficacité : que l’activité soit courte, environ quinze minutes ; que toute l’école y participe ; et qu’elle ait lieu pendant les heures de classe, en dehors des cours d’éducation physique et des récréations prévues.

2. La première évaluation

L’étude de Chesham et de ses collègues est la première évaluation chiffrée du programme. Elle a comparé deux écoles primaires de la région de Stirling, l’une qui allait adopter le Daily Mile et l’autre non, avec 391 enfants de 4 à 12 ans. L’activité physique et la sédentarité ont été mesurées par accéléromètre, la condition physique par un test de course navette de 20 mètres, et la masse grasse par la somme de quatre plis cutanés.

Dans l’école du Daily Mile, par rapport à l’autre, l’activité modérée à soutenue a augmenté de 9,1 minutes par jour, le temps sédentaire a baissé de 18,2 minutes par jour, la distance parcourue au test de course a augmenté de 39,1 mètres, et la somme des plis cutanés a baissé de 1,4 millimètre. Les résultats restaient comparables après prise en compte du niveau socio-économique.

3. Des limites à garder en tête

Cette étude pilote a eu un grand retentissement. Un commentaire publié en 2019 dans BMC Medicine par Daly-Smith et ses collègues en a souligné les limites. Les auteurs saluent une contribution importante, mais estiment qu’elle ne suffit pas, à elle seule, à justifier l’adoption du Daily Mile à l’échelle du Royaume-Uni dans le plan contre l’obésité infantile.

Ils relèvent six limites principales, qui appellent selon eux une conclusion plus prudente. Les preuves de l’efficacité du Daily Mile en étaient, selon eux, à leurs débuts, et l’ensemble de ses effets, positifs comme négatifs, restait à établir. Ce débat montre comment se construit une preuve : une première étude prometteuse, puis des études plus nombreuses et mieux contrôlées.

4. Ce que font les enfants pendant ces minutes

Une étude publiée en 2021 dans Scientific Reports par Hatch et ses collègues a suivi 80 enfants d’environ 10 ans pendant un Daily Mile de vingt minutes, avec des capteurs de position et de fréquence cardiaque. Ils ont parcouru en moyenne 2 511 mètres, soit environ un mile et demi, avec une fréquence cardiaque moyenne de 163 battements par minute : une activité d’intensité modérée à soutenue.

Les enfants allaient plus loin et de façon plus irrégulière pendant les cinq premières minutes. Les garçons couraient plus loin que les filles, et les enfants les plus en forme plus loin que les autres. Pour les auteurs, le Daily Mile contribue utilement aux objectifs d’activité physique à l’école pour tous les enfants.

5. Cinq semaines de pratique

Une étude publiée en 2022 dans Scientific Reports par Dring et ses collègues a comparé une classe pratiquant le Daily Mile pendant cinq semaines, 44 enfants, à une classe témoin, 35 enfants. À la fin, le groupe du Daily Mile était plus rapide à un test d’inhibition, une forme de contrôle de l’attention, et sa condition physique était meilleure : 880 mètres au test de course contre 740 pour le groupe témoin.

En revanche, le programme n’avait pas d’effet sur la mémoire de travail, sur l’attention mesurée par un autre test, ni sur la masse grasse. Cinq semaines suffisent donc à améliorer la forme physique, pas la composition corporelle.

6. Sur la durée

Une étude publiée en 2022 dans Frontiers in Psychology par Booth et ses collègues a analysé les données de 6 908 élèves d’environ 10 ans, dans le cadre d’un projet de science participative. 1 004 d’entre eux pratiquaient un programme de course à l’école depuis plus de trois mois, 474 depuis moins de deux mois, et 5 430 n’en pratiquaient pas.

Le groupe qui pratiquait depuis plus de trois mois avait une meilleure condition physique que les deux autres, même après prise en compte de l’âge, du sexe et du niveau socio-économique. Les auteurs n’ont pas trouvé de bénéfice durable sur les fonctions cognitives ni sur le bien-être. Ils concluent à un effet positif, petit et sélectif, mais suffisant pour que les écoles envisagent d’y participer.

7. Une étude londonienne sans effet net

Toutes les études ne trouvent pas d’effet. Une étude publiée en 2026 dans BMJ Open Sport & Exercise Medicine par Ram et ses collègues a porté sur 1 004 élèves de 5 à 6 ans dans 40 écoles du Grand Londres, 21 qui déclaraient pratiquer le Daily Mile et 19 qui ne le faisaient pas, entre octobre 2021 et janvier 2023.

Les élèves du Daily Mile faisaient 2,2 minutes de plus d’activité modérée à soutenue pendant les heures de classe, mais la différence n’était pas significative. Il n’y avait pas non plus de différence nette de sédentarité, de santé mentale ou de résultats scolaires. Les auteurs soulignent que ces enfants étaient en première année et n’avaient été exposés au programme que depuis peu : des évaluations sur des périodes plus longues sont nécessaires.

8. Ce que disent les revues de la littérature

Une revue systématique publiée en 2023 dans l’International Journal of Environmental Research and Public Health par Hanna et ses collègues a retenu 16 articles publiés depuis 2012. Elle conclut que le Daily Mile a un effet positif sur plusieurs marqueurs de santé, surtout la condition cardiorespiratoire et l’activité physique. Mais elle relève des obstacles récurrents : le caractère répétitif de l’activité, le manque de temps face aux autres matières, et des installations insuffisantes, qui obligent souvent les écoles à adapter le format.

Une revue rapide de 13 études, diffusée en 2022 par Breslin et ses collègues sous forme de prépublication, c’est-à-dire avant relecture par des pairs, trouve que la participation sur la durée augmente l’activité modérée à soutenue et la condition physique, sans changement significatif de l’indice de masse corporelle ni des résultats scolaires. Elle appelle à des études de meilleure qualité, randomisées, avec un suivi plus long.

9. Le principe et la réalité des écoles

L’étude de Ram et de ses collègues publiée en 2023 a interrogé les écoles primaires du Grand Londres : 369 écoles ont répondu. 53 % déclaraient pratiquer le Daily Mile, mais aucune ne respectait les dix principes. Seules 28 % en respectaient au moins six, et seulement 10 % les trois principes jugés clés pour l’efficacité. Les auteurs parlent d’un écart de mise en œuvre, qui risque de compromettre l’objectif du programme.

En Irlande du Nord, une enquête publiée en 2023 dans PLOS ONE par Breslin et ses collègues, sur 358 écoles primaires, trouve que 54,7 % d’entre elles déclaraient participer, avec une grande variété dans le respect des principes de base. Parmi les écoles d’éducation spécialisée, 36,8 % participaient, souvent avec leur propre version d’un « mile actif » : le programme n’était pas jugé adapté à beaucoup de leurs élèves. À Leicester, une ville multiethnique des Midlands de l’Est, une étude publiée en 2021 dans BMJ Open par Routen et ses collègues relève que 40,5 % des 42 écoles répondantes ne l’avaient jamais mis en place, en raison du manque d’espace, de questions de sécurité, des contraintes d’emploi du temps et des attitudes des élèves et des enseignants.

10. Ce qui fait réussir le programme

Une étude qualitative publiée en 2018 dans PLOS ONE par Ryde et ses collègues a interrogé le personnel de quatre écoles écossaises, dont une qui pratiquait le Daily Mile depuis six ans avec toute l’école. Trois éléments semblent expliquer sa réussite : des composantes de base simples, une organisation souple qui laisse de l’autonomie aux enseignants, et la possibilité d’adapter le programme au contexte de chaque école.

Varier l’activité pourrait aussi aider. Une étude publiée en 2025 dans Frontiers in Sports and Active Living par Hanna et ses collègues a comparé, pendant dix semaines dans six écoles irlandaises, le Daily Mile classique et une version modifiée, plus variée. Les deux amélioraient la condition cardiorespiratoire ; seule la version modifiée améliorait les habiletés motrices de base et la qualité de vie liée à la santé, et elle était jugée plus agréable par les enfants.

11. Au-delà de l’école primaire

Le programme a été testé avec des adolescents. En Espagne, une étude pilote publiée en 2025 par Navarro-Patón et ses collègues a fait courir un mile à 68 élèves de 13 à 16 ans pendant la récréation, une, trois ou cinq fois par semaine, pendant douze semaines. L’endurance et la vitesse s’amélioraient, même aux fréquences les plus faibles, avec des effets variables selon les qualités physiques et le sexe.

En Colombie, une étude pilote publiée en 2026 dans Scientific Reports par De la Rosa et ses collègues, chez des adolescents de 11 à 17 ans en surpoids d’une école à faibles revenus, trouve qu’un Daily Mile pratiqué trois jours par semaine pendant dix semaines améliorait la condition cardiorespiratoire, d’environ 150 mètres au test de course selon l’analyse ajustée, sans effet sur la composition corporelle ni sur la tension artérielle. En Ouganda, une étude sans groupe témoin, publiée en 2024 par Vancampfort et ses collègues chez 177 adolescents de 16 à 17 ans, observe une baisse des symptômes légers et modérés de dépression et d’anxiété après douze semaines, mais pas des formes sévères.

12. Une autre approche : l’éducation physique quotidienne en Hongrie

Le Daily Mile ajoute quelques minutes d’activité à la journée d’école. La Hongrie a choisi une voie plus large : sa loi sur l’éducation de 2012 a rendu l’éducation physique quotidienne obligatoire à partir de l’année 2012-2013, et un test national de condition physique, fondé sur des repères de santé, est obligatoire dans toutes les écoles, comme le décrivent Csányi et ses collègues dans le Research Quarterly for Exercise and Sport en 2015.

Selon Vincze et ses collègues, dans Scientific Reports en 2026, ce suivi a montré chez 285 465 élèves un recul de l’endurance, de la souplesse et de la force mesurée par les pompes et le gainage entre 2018-2019 et 2021-2022, avec de fortes différences entre écoles. L’environnement de chaque établissement pèse sur la condition physique de ses élèves, comme pour le Daily Mile.

13. Ce que l’école ne couvre pas : les vacances

Une étude publiée en 2023 dans BMC Public Health par Olds et ses collègues a suivi pendant deux ans 381 écoliers australiens à partir de 9 ans : pendant les grandes vacances d’été, la masse grasse augmentait plus vite, et l’endurance baissait plus vite, que pendant l’année scolaire, surtout chez les enfants en surpoids et ceux des familles modestes. La graisse et l’endurance étaient mesurées au début et à la fin de deux années scolaires consécutives, avec une course navette de 20 mètres pour l’endurance ; l’indice de masse corporelle, le tour de taille rapporté à la taille et le saut en longueur, eux, n’évoluaient pas différemment pendant les vacances. Un programme scolaire comme le Daily Mile ne joue que pendant l’année ; les auteurs plaident pour des actions ciblées pendant les vacances.

14. Réduire le coût du sport ne suffit pas

En Nouvelle-Galles du Sud, en Australie, un programme universel a offert de 2018 à 2022 des bons de 100 dollars pour réduire le coût des activités sportives des enfants. Une étude publiée en 2025 dans l’International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity par Owen et ses collègues ne trouve aucune hausse de l’activité ni de la pratique sportive des jeunes dans la population sur la période. Selon l’enquête de santé de l’État, la part des enfants et adolescents qui atteignaient les recommandations d’activité est passée de 32,6 % en 2017 à 27,9 % en 2022, avec un creux en 2020, et la part de ceux qui faisaient du sport au moins une fois par semaine a aussi reculé. À l’inverse du Daily Mile, gratuit et intégré à la journée, un coup de pouce financier seul n’a pas suffi.

15. Mesurer avec soin : l’exemple de Dakar

Les évaluations du Daily Mile mesurent souvent l’activité par accéléromètre, et pour cause. Une étude publiée en 2016 dans l’International Journal of Environmental Research and Public Health par Diouf et ses collègues, chez des écoliers de 8 à 11 ans de Dakar, a comparé un questionnaire et l’accéléromètre : le questionnaire classait la majorité des enfants en activité modérée, quand l’accéléromètre ne montrait qu’une activité légère. Pour évaluer un programme d’activité à l’école, la façon de mesurer change les conclusions.

16. Les filles, un enjeu pour tous les programmes

Un programme scolaire s’adresse à toute la classe, filles et garçons ensemble ; or l’écart entre les sexes est l’un des défis les plus constants de l’activité physique des jeunes. En Australie, une étude publiée en 2025 dans BMC Public Health par Owen et ses collègues, sur 168 678 participants de cinq ans et plus suivis de 2016 à 2023, montre que l’écart entre les sexes ne s’est pas réduit : les garçons pratiquent davantage le sport, surtout collectif, les filles davantage les loisirs actifs et la marche. Sur la période, les loisirs actifs et les sports individuels progressaient, alors que le sport collectif et la marche restaient stables. Les auteurs demandent des environnements sportifs inclusifs, souples et agréables, et la promotion des loisirs actifs pour répondre à des besoins variés.

En Europe centrale, une revue publiée en 2021 par Kantanista et ses collègues, sur les enfants et adolescents de Tchéquie, de Hongrie, de Pologne et de Slovaquie, relève elle aussi des différences constantes selon le sexe et appelle à agir surtout pour les filles. Une activité simple, non compétitive et partagée par toute la classe, comme le Daily Mile, peut être une manière simple de les inclure, à condition d’en vérifier les effets chez elles comme chez les garçons.

17. Ce que recommande l’OMS pour les enfants

Les recommandations de l’OMS de 2020, présentées par Bull et ses collègues dans le British Journal of Sports Medicine, proposent aux enfants et adolescents de 5 à 17 ans une moyenne d’au moins 60 minutes par jour d’activité physique d’intensité modérée à soutenue, surtout d’endurance, avec au moins trois jours par semaine d’activités intenses et de renforcement des muscles et des os, et peu de temps d’écran de loisir.

Quinze minutes de Daily Mile ne couvrent donc qu’une partie de ces repères. L’étude de Hatch et de ses collègues montre qu’il s’agit bien d’une activité modérée à soutenue ; il reste à la compléter par le jeu, l’éducation physique, les trajets et le sport en club.

18. Et en France ?

Les données françaises montrent l’enjeu. Selon l’étude Esteban de 2014-2016, analysée en 2022 par Verdot et ses collègues de Santé publique France, seuls 51 % des garçons et 33 % des filles atteignaient les 60 minutes quotidiennes d’activité modérée à soutenue recommandées. L’activité baissait nettement après 10 ans, et trois enfants sur quatre passaient au moins deux heures par jour devant un écran.

Les études britanniques suggèrent qu’un programme court et régulier peut améliorer la condition physique des enfants, à condition d’être réellement appliqué. Elles rappellent aussi qu’il ne règle pas, à lui seul, la question du poids ni celle des résultats scolaires.

19. Ce que l’on peut retenir

Trois enseignements se dégagent. Le premier est que le Daily Mile améliore la condition physique des enfants, de façon assez constante d’une étude à l’autre, avec des effets plus incertains sur la composition corporelle, la cognition, le bien-être et les résultats scolaires. Le deuxième est que son efficacité dépend de la façon dont il est appliqué : beaucoup d’écoles le pratiquent sans en respecter les principes clés. Le troisième est que les programmes les plus durables sont simples, souples, adaptés à chaque école, et gagnent peut-être à être variés.

Pour une salle de sport, la leçon est la même : une activité courte, régulière, accessible à tous et agréable vaut mieux qu’un programme ambitieux mal suivi. Un club ouvert sous licence de marque peut s’en inspirer pour ses propres publics, sans promettre de résultat.

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FAQ — Le Daily Mile : ce que disent les études

Qu'est-ce que le Daily Mile ?
Un programme scolaire né à Stirling, en Écosse : chaque jour, pendant le temps de classe, les élèves sortent courir ou marcher dehors pendant quinze minutes, soit environ un mile, à l’allure qu’ils choisissent (Chesham et coll., 2018).
Le Daily Mile améliore-t-il la condition physique ?
Oui, de façon assez constante : la première évaluation trouve 39 mètres de plus au test de course navette, une étude de cinq semaines 880 mètres contre 740, et les élèves qui pratiquent depuis plus de trois mois ont une meilleure condition physique (Chesham 2018, Dring 2022, Booth 2022).
Le Daily Mile fait-il maigrir les enfants ?
Les résultats sont incertains : la première étude trouve une légère baisse des plis cutanés, mais une étude de cinq semaines ne trouve pas d’effet sur la masse grasse, et une revue de 13 études ne trouve pas de changement significatif de l’indice de masse corporelle.
A-t-il un effet sur les résultats scolaires ?
Les études lues ne le montrent pas. Une étude londonienne de 2026 sur 1 004 élèves de 5 à 6 ans ne trouve pas de différence de résultats scolaires ni de santé mentale ; les effets sur l’attention restent ponctuels.
Les écoles l'appliquent-elles comme prévu ?
Souvent non : à Londres, 53 % des écoles répondantes déclaraient le pratiquer, mais seulement 10 % respectaient ses trois principes clés (Ram et coll., 2023).
Combien d'activité physique pour un enfant ?
L’OMS recommande aux 5-17 ans une moyenne d’au moins 60 minutes par jour d’activité modérée à soutenue. En France, selon l’étude Esteban 2014-2016, seuls 51 % des garçons et 33 % des filles les atteignaient.

Sources

  1. Chesham RA et coll. The Daily Mile makes primary school children more active, less sedentary and improves their fitness and body composition: a quasi-experimental pilot study. BMC Medicine, 2018 (résumé). doi.org/10.1186/s12916-018-1049-z
  2. Daly-Smith A et coll. Commentary on a recent article on the effects of the ‘Daily Mile’ on physical activity, fitness and body composition: addressing key limitations. BMC Medicine, 2019 (résumé). doi.org/10.1186/s12916-019-1335-4
  3. Hatch LM et coll. Activity patterns of primary school children during participation in The Daily Mile. Scientific Reports, 2021 (résumé). doi.org/10.1038/s41598-021-86631-2
  4. Dring KJ et coll. Effect of 5-weeks participation in The Daily Mile on cognitive function, physical fitness, and body composition in children. Scientific Reports, 2022 (résumé). doi.org/10.1038/s41598-022-18371-w
  5. Booth JN et coll. The Impact of the Daily Mile™ on School Pupils’ Fitness, Cognition, and Wellbeing: Findings From Longer Term Participation. Frontiers in Psychology, 2022 (résumé). doi.org/10.3389/fpsyg.2022.812616
  6. Ram B et coll. The Daily Mile and children’s physical activity, mental health and educational performance: a quasi-experimental study in Greater London primary schools. BMJ Open Sport & Exercise Medicine, 2026 (résumé). doi.org/10.1136/bmjsem-2025-002821
  7. Hanna L et coll. A Systematic Review of the Implementation and Effectiveness of ‘The Daily Mile’ on Markers of Children’s Health. International Journal of Environmental Research and Public Health, 2023 (résumé). doi.org/10.3390/ijerph20136203
  8. Breslin G et coll. A rapid systematic review of the effect of The Daily Mile™ on children’s physical activity, physical health, mental health, wellbeing, academic performance and cognitive function. medRxiv, 2022, prépublication non relue par les pairs (résumé). doi.org/10.1101/2022.11.03.22281578
  9. Ram B et coll. Real-world application of a scalable school-based physical activity intervention: A cross-sectional survey of the implementation of The Daily Mile in Greater London primary schools. PLOS ONE, 2023 (résumé). doi.org/10.1371/journal.pone.0288500
  10. Breslin G et coll. Predicting school uptake of The Daily Mile in Northern Ireland- a data linkage study with School Census Data and Multiple Deprivation Measures. PLOS ONE, 2023 (résumé). doi.org/10.1371/journal.pone.0294648
  11. Routen A et coll. The Daily Mile in practice: implementation and adaptation of the school running programme in a multiethnic city in the UK. BMJ Open, 2021 (résumé). doi.org/10.1136/bmjopen-2020-046655
  12. Ryde GC et coll. The Daily Mile: What factors are associated with its implementation success?. PLOS ONE, 2018 (résumé). doi.org/10.1371/journal.pone.0204988
  13. Hanna L et coll. Comparing the impact of “The Daily Mile™” vs. a modified version on Irish primary school children’s engagement and enjoyment in structured physical activity. Frontiers in Sports and Active Living, 2025 (résumé). doi.org/10.3389/fspor.2025.1550028
  14. Navarro-Patón R et coll. Effects of a Daily Mile Program During Recess on Physical Fitness in Adolescents: A Comparative Pilot Study of Weekly Frequency and Gender Differences Among Students in a Region of Spain. Sports, 2025 (résumé). doi.org/10.3390/sports13070217
  15. De la Rosa A et coll. Cardiorespiratory fitness responses to a Daily Mile program in overweight youth from a low-income Colombian school. Scientific Reports, 2026 (résumé). doi.org/10.1038/s41598-026-38361-6
  16. Vancampfort D et coll. The Daily Mile reduces depressive and anxiety symptoms in school-going Ugandan adolescents aged 16-17. Pan African Medical Journal, 2024 (résumé). doi.org/10.11604/pamj.2024.48.140.40024
  17. Csányi T et coll. Overview of the Hungarian National Youth Fitness Study. Research Quarterly for Exercise and Sport, 2015 (résumé). doi.org/10.1080/02701367.2015.1042823
  18. Vincze F et coll. Physical fitness changes among school-aged children during the COVID-19 lockdown evaluated within the Hungarian National Student Fitness Test cohort. Scientific Reports, 2026 (résumé). doi.org/10.1038/s41598-026-41055-8
  19. Olds T et coll. Changes in fitness and fatness in Australian schoolchildren during the summer holidays: fitness lost, fatness regained? A cohort study. BMC Public Health, 2023 (résumé). doi.org/10.1186/s12889-023-17009-4
  20. Owen KB, Foley BC, Reece LJ, Bellew W, Bauman A. Population level effects of the active kids program on children and adolescents’ physical activity and sport participation in NSW, Australia. International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity, 2025 (résumé). doi.org/10.1186/s12966-025-01763-2
  21. Diouf A et coll. Physical Activity Level and Sedentary Behaviors among Public School Children in Dakar (Senegal) Measured by PAQ-C and Accelerometer: Preliminary Results. International Journal of Environmental Research and Public Health, 2016 (résumé). doi.org/10.3390/ijerph13100998
  22. Owen KB et coll. Gender gap in physical activity and sport participation across the lifespan in Australia between 2016 and 2023. BMC Public Health, 2025 (résumé). doi.org/10.1186/s12889-025-24011-5
  23. Kantanista A et coll. Physical activity of children and adolescents from the Czech Republic, Hungary, Poland, and Slovakia: A systematic review. Annals of Agricultural and Environmental Medicine, 2021 (résumé). doi.org/10.26444/aaem/125557
  24. Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462. doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955
  25. Verdot C et coll. Prevalence of Physical Activity and Sedentary Behaviors in the French Population: Results and Evolution between Two Cross-Sectional Population-Based Studies, 2006 and 2016. International Journal of Environmental Research and Public Health, 2022 (résumé). doi.org/10.3390/ijerph19042164

Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; les lignes directrices de l’OMS, dans leur texte intégral.

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