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Cessation du contrat de franchise : causes, résiliation et obligations

✍️ Par la Rédaction MagicFit · ⏱️ Lecture 14 min · 📅 Publié le 8 janvier 2025

Franchise · Juridique & contrat

La cessation d’un contrat de franchise — qu’elle vienne du terme, d’une résiliation ou d’une faute — obéit à des règles précises qui protègent autant le franchiseur que le franchisé. Bien la comprendre, c’est éviter les litiges coûteux et préparer sereinement l’après-contrat. Causes, préavis, obligations post-contractuelles, indemnités et application concrète à une salle de sport.

Tout contrat de franchise a une fin. Conclu pour une durée déterminée, il s’achève normalement à son terme, mais il peut aussi être rompu avant — d’un commun accord, pour faute, ou unilatéralement. Cette étape, souvent redoutée, est pourtant l’une des mieux encadrées du droit de la franchise : préavis, formalisme, clauses post-contractuelles et conséquences financières répondent à des règles dont l’ignorance se paie cher.

Pour le franchisé d’une salle de sport, l’enjeu est concret. À la fin du contrat, que deviennent les adhérents, l’enseigne du club, le matériel, le logiciel de réservation ? Peut-on continuer l’activité en indépendant, rejoindre un autre réseau, ou faut-il tout arrêter ? Les réponses dépendent du contrat signé et de quelques articles clés du Code de commerce.

Cet article fait le tour de la question : les causes de cessation, le régime du non-renouvellement et de la résiliation, les obligations qui survivent à la fin du contrat — au premier rang desquelles la clause de non-concurrence —, les indemnités réellement dues, et la manière d’anticiper cette transition pour la transformer en rebond plutôt qu’en rupture brutale.

Transparence : MagicFit développe un réseau de franchise de salles de sport. Ce contenu a une portée pédagogique et générale ; il ne constitue pas un conseil juridique. Le droit de la franchise et la jurisprudence évoluent : faites toujours valider votre situation par un avocat avant d’agir.

1 an

La durée maximale légale d’une clause de non-concurrence post-contractuelle en franchise (article L341-2 du Code de commerce). Au-delà d’un an après la fin du contrat, une telle clause est réputée non écrite : c’est l’une des protections majeures du franchisé sortant.

1. Cessation du contrat de franchise : de quoi parle-t-on ?

La cessation désigne la fin du contrat qui lie le franchiseur et le franchisé, c’est-à-dire la fin du droit, pour le franchisé, d’exploiter son activité sous l’enseigne, la marque et le savoir-faire du réseau. Elle met un terme aux obligations réciproques principales — paiement des redevances d’un côté, mise à disposition de la marque et assistance de l’autre — mais elle déclenche en retour une série d’obligations dites post-contractuelles.

Il faut distinguer la cessation de la simple cession. Lorsqu’un franchisé vend son fonds à un repreneur qui poursuit l’exploitation sous la même enseigne, le contrat ne cesse pas vraiment : il est transféré ou renouvelé avec le nouvel exploitant. La cessation, elle, met fin à la relation : le point de vente quitte le réseau, ou ferme.

Toutes les cessations ne se ressemblent pas. Certaines sont prévues et paisibles, comme l’arrivée du terme suivie d’un non-renouvellement choisi. D’autres sont conflictuelles, comme la résiliation pour faute en cours de contrat. Entre les deux, on trouve la résiliation amiable, la rupture pour force majeure, ou encore la cessation consécutive à une procédure collective. Chacune a son régime, son formalisme et ses conséquences.

Le point commun de toutes ces situations : la fin du contrat n’efface pas tout. Le savoir-faire transmis, la marque exploitée, la clientèle développée et les engagements de confidentialité continuent de produire des effets juridiques après la signature de la dernière redevance. C’est cette zone post-contractuelle qui concentre l’essentiel des litiges.

Autre point essentiel : la cessation peut être initiée par l’une ou l’autre partie. Le franchiseur peut décider de ne pas renouveler ou de résilier pour faute ; le franchisé peut souhaiter quitter le réseau, changer d’enseigne ou cesser son activité. Selon que l’on subit ou que l’on provoque la cessation, les marges de manœuvre et les risques diffèrent radicalement. Identifier clairement qui met fin à la relation, et sur quel fondement, est donc le préalable indispensable à toute analyse.

2. Les causes de cessation : un panorama

Le contrat de franchise peut prendre fin de plusieurs manières, qu’il est utile de cartographier avant d’entrer dans le détail. Chaque cause répond à une logique propre et appelle un formalisme différent.

L’arrivée du terme est la cause la plus naturelle. Le contrat de franchise est presque toujours conclu pour une durée déterminée — souvent cinq, sept ou neuf ans, calée sur l’amortissement de l’investissement. À l’échéance, il prend fin, sauf reconduction expresse. Vient ensuite la résiliation amiable, lorsque les deux parties conviennent ensemble d’arrêter avant le terme. Puis la résiliation pour faute, lorsque l’une des parties manque gravement à ses obligations. Enfin, des causes extérieures peuvent intervenir : force majeure, liquidation judiciaire d’une des parties, décès de l’exploitant personne physique.

Le tableau ci-dessous résume ces grandes causes et leurs caractéristiques. Il ne remplace pas la lecture attentive du contrat, qui précise toujours les modalités exactes applicables à chaque situation.

Cause Mécanisme Formalisme Point de vigilance
Arrivée du terme Fin automatique à l’échéance Préavis de non-renouvellement Rupture brutale si préavis insuffisant
Résiliation amiable Accord des deux parties Écrit constatant l’accord Régler le sort du stock et des signes
Résiliation pour faute Manquement grave d’une partie Mise en demeure préalable Prouver la gravité du manquement
Cause extérieure Force majeure, liquidation Selon la cause invoquée Sort des contrats en cours

Quelle que soit la cause, deux réflexes s’imposent : relire les clauses de durée, de renouvellement et de résiliation du contrat, et respecter scrupuleusement le formalisme prévu. Une cessation mal formalisée se retourne souvent contre celui qui l’a initiée.

La durée du contrat mérite une attention particulière. La plupart des contrats de franchise prévoient une reconduction qui n’a rien d’automatique : elle suppose souvent une démarche expresse, parfois assortie d’un nouveau droit d’entrée ou d’une renégociation des conditions. À l’inverse, certains contrats se reconduisent tacitement faute de dénonciation dans les délais. Savoir précisément dans quel régime on se trouve évite de se retrouver, par simple inertie, engagé pour une nouvelle période, ou au contraire sans contrat du jour au lendemain.

3. Le non-renouvellement : pas de droit acquis, mais pas d’arbitraire

À l’arrivée du terme, ni le franchiseur ni le franchisé n’est tenu de renouveler. Le franchisé, contrairement au titulaire d’un bail commercial, ne dispose d’aucun droit acquis au renouvellement de son contrat de franchise : il ne peut donc pas exiger la poursuite de la relation. Symétriquement, le franchiseur ne peut pas l’y contraindre. Cette liberté de ne pas renouveler est un principe fondamental du droit de la franchise.

Cette liberté n’est toutefois pas absolue. La relation commerciale nouée pendant des années est protégée par l’article L442-1, II du Code de commerce, qui sanctionne la rupture brutale d’une relation commerciale établie. Celui qui met fin à la relation — même en se contentant de ne pas renouveler un contrat arrivé à terme — doit accorder un préavis écrit suffisant, tenant compte de la durée de la relation et des usages du secteur. À défaut, il engage sa responsabilité et peut être condamné à réparer le préjudice.

La loi encadre la durée de ce préavis. Depuis 2019, un préavis de dix-huit mois est réputé suffisant : celui qui l’accorde ne peut être tenu pour responsable d’une rupture brutale, même si la relation était plus ancienne. En pratique, le préavis raisonnable se mesure souvent en mois proportionnellement à l’ancienneté de la relation, mais ce plafond apporte une sécurité juridique appréciable.

Concrètement, un franchiseur qui décide de ne pas renouveler doit donc prévenir suffisamment tôt, par écrit, et le franchisé qui souhaite partir gagne lui aussi à respecter un préavis loyal. La transparence et l’anticipation désamorcent la plupart des conflits liés au non-renouvellement, qui naissent presque toujours d’une décision annoncée trop tard.

4. La résiliation pour faute : clause résolutoire et mise en demeure

En cours de contrat, la relation peut se rompre pour faute lorsqu’une partie manque gravement à ses obligations. C’est la cessation la plus conflictuelle, et la plus encadrée, car elle suppose de démontrer un manquement suffisamment sérieux pour justifier la fin anticipée.

Côté franchisé, les manquements typiques sont connus : défaut de paiement des redevances, non-respect des normes et du concept du réseau, atteinte à l’image de la marque, violation de l’exclusivité ou de la confidentialité. Côté franchiseur, on reproche parfois un défaut d’assistance, l’absence de transmission réelle d’un savoir-faire, ou la défaillance de l’approvisionnement promis. Le contrat liste généralement les manquements ouvrant droit à résiliation.

La plupart des contrats contiennent une clause résolutoire, qui prévoit la résiliation de plein droit en cas de manquement déterminé. Mais cette clause ne joue pas automatiquement : elle suppose le plus souvent une mise en demeure préalable, adressée par lettre recommandée, laissant à la partie défaillante un délai pour régulariser. Ce n’est qu’à l’expiration de ce délai, et si le manquement persiste, que la résiliation prend effet. Court-circuiter cette étape expose à voir la résiliation annulée par le juge.

La gravité du manquement est appréciée par les tribunaux. Un retard isolé de paiement, vite régularisé, ne justifie pas toujours la rupture ; un défaut répété et persistant, oui. La proportionnalité gouverne la matière : la résiliation pour faute doit répondre à un manquement réellement sérieux, sous peine d’être elle-même qualifiée de rupture abusive et de se retourner contre son auteur.

La charge de la preuve pèse sur celui qui résilie. C’est au franchiseur, s’il invoque un manquement, d’en démontrer la réalité et la gravité ; au franchisé, s’il conteste, de prouver qu’il a respecté ses obligations ou régularisé dans les délais. D’où l’importance de conserver une trace écrite de tout : courriers, mises en demeure, échanges, justificatifs de paiement. Une résiliation prononcée sans preuves solides, ou sans respecter la mise en demeure, risque d’être requalifiée en rupture fautive, ouvrant droit à indemnisation pour la partie qui la subit. La rigueur documentaire est ici la meilleure assurance.

5. Les obligations qui survivent au contrat

La fin du contrat n’éteint pas toutes les obligations. Plusieurs d’entre elles survivent et structurent l’après-franchise. La plus sensible est la clause de non-concurrence post-contractuelle, qui interdit au franchisé sortant d’exercer une activité concurrente pendant un certain temps. Cette clause est strictement encadrée.

Les articles L341-1 et L341-2 du Code de commerce, issus de la loi du 6 août 2015, posent une règle protectrice : toute clause restreignant l’activité du commerçant après la fin du contrat est réputée non écrite, sauf si elle remplit quatre conditions cumulatives. Le règlement européen sur les restrictions verticales va dans le même sens. Le tableau suivant récapitule ces conditions, qui doivent toutes être réunies pour que la clause soit valable.

Condition Exigence
Objet Limitée aux biens et services en concurrence directe avec ceux du réseau
Lieu Limitée aux locaux et terrains d’où le franchisé exerçait son activité
Justification Indispensable à la protection du savoir-faire transmis
Durée Un an maximum après la fin du contrat

Si l’une de ces conditions manque, la clause tombe : le franchisé sortant retrouve sa pleine liberté d’exercer. Cette mécanique vise à concilier deux intérêts légitimes — protéger le savoir-faire du réseau, sans enfermer durablement l’ancien franchisé.

D’autres obligations survivent. La restitution des signes distinctifs impose au franchisé de cesser immédiatement d’utiliser la marque et l’enseigne, de retirer la signalétique, de modifier sa communication et de se déréférencer des supports portant le nom du réseau. La confidentialité interdit de divulguer ou d’exploiter le savoir-faire transmis. Enfin, le sort du stock et du matériel — reprise éventuelle par le franchiseur, conditions de rachat — est réglé par le contrat, qu’il faut donc relire de près sur ce point.

L’obligation de confidentialité mérite d’être prise au sérieux. Le savoir-faire d’un réseau — méthodes commerciales, procédures, outils de gestion, données — reste la propriété du franchiseur, même après la fin du contrat. Continuer à l’exploiter sous une autre enseigne expose à une action en concurrence déloyale, indépendamment de toute clause de non-concurrence. La frontière entre ce qui relève du savoir-faire protégé et ce qui appartient désormais à l’expérience personnelle du franchisé est délicate ; en cas de doute, l’avis d’un conseil est précieux avant de réutiliser un procédé appris au sein du réseau.

6. Indemnités et conséquences financières

La question des indemnités est l’une des plus mal comprises. Beaucoup de franchisés sortants espèrent une indemnité de fin de contrat ; or, en principe, ils n’y ont pas droit. Le franchisé n’est pas un agent commercial : il ne bénéficie pas de l’indemnité de rupture que la loi réserve à ces derniers. La clientèle qu’il a développée est largement attachée à la marque du réseau, et sa perte ne donne pas lieu, par elle-même, à compensation.

Il existe des exceptions. Si le contrat prévoit une indemnité de fin de relation, elle s’applique. Si la rupture est abusive — résiliation sans motif sérieux, non-renouvellement brutal sans préavis suffisant —, le franchisé lésé peut obtenir des dommages-intérêts au titre de la responsabilité de l’auteur de la rupture. À l’inverse, une clause pénale peut obliger le franchisé fautif à verser une somme au franchiseur. Tout dépend des stipulations et des circonstances.

La distinction avec l’agent commercial est ici déterminante, car elle revient souvent dans les contentieux. L’agent commercial bénéficie, en fin de mandat, d’une indemnité légale destinée à compenser la perte de la clientèle qu’il a apportée. Le franchisé, lui, exploite une clientèle largement attachée à la marque du réseau et agit pour son propre compte : il ne relève pas de ce statut protecteur. Espérer transposer l’indemnité de l’agent commercial à la franchise conduit presque toujours à une déception. Mieux vaut négocier en amont, dans le contrat lui-même, les conditions financières de la sortie.

Au-delà des indemnités, la cessation a un coût direct. La perte de la marque entraîne souvent une baisse de fréquentation le temps de la transition, et une rupture anticipée peut laisser courir des engagements résiduels. Mesurer cet impact avant d’agir évite les mauvaises surprises. Le calculateur ci-dessous en donne une estimation indicative, à partir de vos paramètres : redevances restant à courir, chiffre d’affaires mensuel et baisse d’activité anticipée pendant la transition.

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Coût d’une cessation anticipée de franchise

Estimez l’impact financier indicatif d’une rupture avant le terme.

Ces montants ne sont qu’un ordre de grandeur : le coût réel dépend des clauses du contrat, des éventuelles indemnités et de la rapidité du rebond. Mais l’exercice a une vertu : il transforme une décision souvent prise sous le coup de l’émotion en arbitrage chiffré, et il rappelle qu’une rupture anticipée mal préparée coûte presque toujours plus cher qu’une sortie organisée à l’échéance.

7. Cessation d’une franchise de salle de sport : cas concrets

Dans le fitness, la fin d’une franchise soulève des questions très concrètes, propres à une activité d’abonnement et d’accueil du public. Le premier sujet est le sort des adhérents. Les contrats d’abonnement lient le club, pas le réseau : à la cessation, le franchisé sortant conserve en principe sa base d’adhérents, mais il doit pouvoir continuer à les servir sous une nouvelle identité, sans utiliser la marque quittée.

Le deuxième sujet est l’enseigne et l’identité du club. Dès la fin du contrat, toute la signalétique aux couleurs du réseau doit disparaître : façade, panneaux, tenues, supports de communication, site et réseaux sociaux. Le club doit se réidentifier rapidement pour ne pas dérouter sa clientèle, ce qui suppose d’avoir anticipé un nouveau nom et une nouvelle charte.

Le troisième sujet est le matériel et les outils. Les équipements cardio et musculation appartiennent le plus souvent au franchisé, qui les conserve ; mais certains éléments — logiciel de réservation, application mobile, fichiers fournis par le réseau — peuvent rester la propriété du franchiseur et devoir être restitués ou désactivés. Le contrat précise ce qui revient à chacun, et c’est un point à clarifier bien avant l’échéance.

Reste la grande question : continuer ou non. Un exploitant peut choisir de poursuivre en indépendant, sous sa propre marque, en gardant ses adhérents et ses murs ; il peut aussi rejoindre un autre réseau, sous réserve de respecter une éventuelle clause de non-concurrence. Cette bascule se prépare : analyser sa clientèle, son emplacement et sa rentabilité réelle hors marque permet de décider en connaissance de cause. Nos repères sur le point mort et le coût d’ouverture d’une salle aident à objectiver ce choix.

Un dernier point distingue le fitness d’autres secteurs : la relation d’abonnement crée une proximité forte entre le club et ses adhérents, souvent plus fidèles à leur salle et à leurs coachs qu’à l’enseigne nationale. Cet attachement local est un atout précieux au moment de la cessation : bien géré, il permet de conserver l’essentiel de sa communauté en changeant de marque. Encore faut-il communiquer avec transparence et anticipation, pour transformer un changement d’enseigne en simple évolution plutôt qu’en rupture vécue par les membres.

8. Anticiper et sécuriser la fin du contrat

Une cessation réussie se prépare bien avant son échéance. Le premier réflexe est l’audit du contrat : relire, idéalement avec un avocat, les clauses de durée, de renouvellement, de résiliation, de non-concurrence et de sort du stock. Connaître ses droits et ses obligations à froid, plusieurs mois avant le terme, évite de subir la transition.

Le deuxième réflexe est le respect du formalisme et des délais. Préavis de non-renouvellement, mise en demeure avant résiliation, notifications par lettre recommandée : ces étapes conditionnent la validité de la cessation et protègent contre l’accusation de rupture brutale. Les négliger, c’est offrir à l’autre partie un motif de contentieux.

Le troisième réflexe est la préparation de l’après. Qu’il s’agisse de continuer en indépendant, de rejoindre un autre réseau ou de céder son fonds, mieux vaut bâtir un plan de transition : nouvelle identité, information des adhérents, calendrier de bascule, prévisionnel financier. Une cessation anticipée et organisée se vit comme un rebond ; une cessation subie, comme une crise.

Enfin, la meilleure façon d’éviter une cessation forcée reste de bâtir, dès le départ, un projet solide. Un club qui atteint confortablement son point mort honore ses redevances, respecte ses engagements et n’expose pas son contrat à une résiliation pour défaut de paiement. Calibrer son engagement de franchise sur une rentabilité réaliste, c’est se donner les moyens de le tenir jusqu’à son terme.

Au fond, la cessation d’un contrat de franchise n’a rien d’une fatalité ni d’un échec. C’est une étape prévue, encadrée, qui se gère d’autant mieux qu’on l’a anticipée. Comprise et préparée, elle laisse au franchisé toute latitude pour écrire le chapitre suivant — chez un autre réseau, en solo, ou autour d’un nouveau projet.

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Questions fréquentes

FAQ — Cessation du contrat de franchise

Quelles sont les causes de cessation d'un contrat de franchise ?
Un contrat de franchise prend fin de plusieurs façons : à l’arrivée du terme (avec ou sans renouvellement), par résiliation amiable, par résiliation pour faute en cas de manquement grave, ou pour une cause extérieure comme la force majeure ou une liquidation judiciaire. Chaque cause a son propre formalisme. Chez Magicfit, nous accompagnons nos franchisés sur l’ensemble du cycle de vie du contrat.
Le franchisé a-t-il droit au renouvellement de son contrat ?
Non. Contrairement au bail commercial, le contrat de franchise ne confère aucun droit acquis au renouvellement. Ni le franchiseur ni le franchisé ne peut imposer la poursuite de la relation. En revanche, celui qui ne renouvelle pas doit respecter un préavis suffisant, sous peine d’engager sa responsabilité pour rupture brutale.
Qu'est-ce que la rupture brutale d'une relation commerciale établie ?
C’est le fait de mettre fin, sans préavis écrit suffisant, à une relation commerciale suivie. L’article L442-1, II du Code de commerce la sanctionne : le préavis doit tenir compte de l’ancienneté de la relation. Depuis 2019, un préavis de dix-huit mois est réputé suffisant et met l’auteur de la rupture à l’abri de toute condamnation à ce titre.
Une clause de non-concurrence s'applique-t-elle après la fin du contrat ?
Elle peut s’appliquer, mais elle est strictement encadrée. Pour être valable, elle doit viser des biens ou services concurrents, se limiter aux locaux exploités, être indispensable à la protection du savoir-faire, et ne pas dépasser un an. Si l’une de ces conditions manque, la clause est réputée non écrite et le franchisé retrouve sa liberté.
Le franchisé a-t-il droit à une indemnité de fin de contrat ?
En principe non. Le franchisé n’est pas un agent commercial et ne bénéficie pas de l’indemnité réservée à ces derniers. Une indemnité n’est due que si le contrat la prévoit, ou si la rupture est jugée abusive, auquel cas le franchisé lésé peut obtenir des dommages-intérêts.
Que devient l'enseigne du club à la fin de la franchise ?
Le franchisé doit cesser immédiatement d’utiliser la marque et l’enseigne du réseau : retrait de la signalétique, de la communication, du site et des réseaux sociaux. Il doit réidentifier son club sous un nouveau nom. Anticiper cette nouvelle identité avant l’échéance évite de dérouter la clientèle.
Peut-on continuer son activité après la fin de la franchise ?
Oui, dans la plupart des cas. Un exploitant peut poursuivre en indépendant sous sa propre marque, ou rejoindre un autre réseau, sous réserve de respecter une éventuelle clause de non-concurrence valable. Les conseillers Magicfit recommandent d’analyser sa rentabilité réelle hors marque avant de décider de la suite.
Quel formalisme respecter pour résilier pour faute ?
La résiliation pour faute suppose généralement une mise en demeure préalable, adressée par lettre recommandée, laissant un délai pour régulariser. Ce n’est qu’à l’expiration de ce délai, et si le manquement persiste, que la résiliation prend effet. Sauter cette étape expose à voir la résiliation annulée par le juge.
Comment anticiper sereinement la fin de son contrat de franchise ?
En auditant le contrat plusieurs mois avant le terme, en respectant scrupuleusement les préavis et le formalisme, et en préparant un plan de transition : nouvelle identité, information des adhérents, prévisionnel financier. Une cessation préparée se vit comme un rebond, une cessation subie comme une crise.

Sources

  1. Légifrance. Code de commerce, articles L341-1 et L341-2 (clauses restrictives post-contractuelles). Consulter
  2. Légifrance. Code de commerce, article L442-1, II (rupture brutale de relation commerciale établie). Consulter
  3. Commission européenne. Règlement (UE) 2022/720 sur les restrictions verticales. Consulter
  4. Fédération française de la franchise. Code de déontologie européen de la franchise. Consulter
  5. Toute la Franchise. MagicFit : transformez votre passion pour le fitness en une entreprise rentable. Consulter
  6. Observatoire de la Franchise. Fiche réseau MagicFit. Consulter

Pour aller plus loin

Frédéric Legrand — Direction du développement franchise, MagicFit.

Transparence : MagicFit développe un réseau de franchise et cet article promeut naturellement son modèle. Le contenu a une portée pédagogique et générale ; il ne constitue pas un conseil juridique. Pour votre situation, consultez un avocat spécialisé en droit de la franchise.

Le droit de la franchise et la jurisprudence évoluent. Dernière mise à jour : juin 2026.

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