Riz de Chou Fleur Poulet Thaï La Recette Recomposition Corporelle pour Prendre du Muscle Sans Gras

Riz de Chou-Fleur Poulet Thaï : La Recette Recomposition Corporelle pour Prendre du Muscle Sans Gras

✍️ Par la Rédaction MagicFit · ⏱️ Lecture 16 min · 📅 Publié le 2 avril 2026

Riz de Chou-Fleur Poulet Thaï : La Recette Recomposition Corporelle pour Prendre du Muscle Sans Gras

Recomposition corporelle · Faible en glucides · 481 kcal · 55 g de protéines · 12 g de glucides nets · 20 min

Prendre du muscle et perdre du gras en même temps a longtemps été considéré comme impossible. La recherche des dernières années a nuancé ce dogme : chez les débutants et les intermédiaires, cette recomposition corporelle est documentée, à condition de réunir un apport protéique élevé, un entraînement en résistance progressif et un bilan énergétique proche de la maintenance. Cette recette a été pensée comme un repas-outil pour ce contexte précis : beaucoup de protéines, peu de glucides, et surtout du volume dans l’assiette. Le riz de chou-fleur y remplace le féculent sans sacrifier la satiété.

× 6

moins de glucides que le riz blanc à poids égal, pour un volume identique dans l’assiette

Comparaison à partir des tables de composition nutritionnelle des aliments (chou-fleur cru et riz blanc cuit)

La recomposition corporelle : ce que dit réellement la recherche

Pendant longtemps, la doctrine du fitness a été catégorique : construire du muscle demande un surplus énergétique, perdre du gras demande un déficit, et comme les deux sont incompatibles, il faudrait alterner des phases de prise de masse et des phases de sèche. Ce raisonnement est logique sur le papier, mais il traite le corps comme un réservoir unique alors qu’il gère séparément deux compartiments : la masse maigre et la masse grasse. Rien n’interdit, en théorie, que l’un augmente pendant que l’autre diminue, à condition que les signaux envoyés à chacun soient les bons.

C’est précisément ce que plusieurs travaux ont observé. Un essai randomisé conduit par Longland et ses collègues, publié dans The American Journal of Clinical Nutrition en 2016, a suivi de jeunes hommes soumis pendant quatre semaines à un déficit énergétique important, associé à un entraînement intense et supervisé. Deux groupes se distinguaient uniquement par l’apport protéique. Le groupe à apport élevé a gagné de la masse maigre tout en perdant de la masse grasse, là où le groupe à apport plus modeste s’est contenté de maintenir sa masse maigre. Ce résultat, obtenu dans des conditions très encadrées, illustre le principe sans constituer une promesse transposable telle quelle au quotidien.

La revue de synthèse de Barakat et ses collègues, parue en 2020, a rassemblé l’ensemble des données disponibles sur le sujet. Sa conclusion est mesurée : la recomposition est réelle et reproductible, mais elle dépend fortement du profil de la personne. Les débutants, les personnes en reprise après une longue interruption et celles dont la masse grasse initiale est élevée en tirent le plus grand bénéfice. À l’inverse, un athlète entraîné depuis des années et déjà sec progressera très lentement sur les deux tableaux simultanément. Ce n’est donc pas une méthode universelle, mais une fenêtre d’opportunité particulièrement large en début de parcours.

Trois leviers reviennent systématiquement dans la littérature. Le premier est l’apport protéique, nettement plus élevé que les recommandations générales, car il protège la masse musculaire quand l’énergie disponible se réduit. Le deuxième est l’entraînement en résistance mené en surcharge progressive : c’est lui qui envoie au muscle le signal de se construire, sans quoi le déficit énergétique se traduirait par une perte de masse maigre. Le troisième est un bilan énergétique proche de la maintenance, ni fortement excédentaire ni sévèrement déficitaire, de manière à mobiliser les réserves sans compromettre la récupération.

La conséquence pratique est simple : dans ce contexte, chaque repas doit travailler dur. Il faut beaucoup de protéines, une densité énergétique maîtrisée, et un rassasiement suffisant pour tenir le cap sans lutter en permanence contre la faim. C’est exactement le cahier des charges auquel répond cette recette, et c’est la raison pour laquelle elle repose sur un légume râpé plutôt que sur un féculent.

Approche Bilan énergétique Effet attendu Profil concerné
Prise de masse Excédent marqué Muscle rapide, gras inévitable Personnes très minces
Sèche Déficit marqué Perte de gras, risque sur le muscle Après une prise de masse
Recomposition Proche de la maintenance Évolution lente mais des deux côtés Débutants, intermédiaires, reprises
Maintien Équilibré Stabilisation des acquis Après un objectif atteint

Ce qui fait avancer une recomposition et ce qui la sabote

La recomposition corporelle échoue rarement pour des raisons théoriques. Elle échoue parce qu’elle est menée trop agressivement, abandonnée trop tôt, ou jugée sur le mauvais indicateur. Le tableau ci-dessous distingue ce qui sert réellement la démarche de ce qui lui nuit, en s’en tenant à des repères comportementaux plutôt qu’à des chiffres à appliquer aveuglément.

✅ À privilégier ❌ À limiter Pourquoi
Protéines élevées et constantes Baisser les protéines les jours de repos C’est ce qui protège la masse musculaire
Surcharge progressive à l’entraînement Empiler le cardio sans musculation Sans signal mécanique, pas de construction
Déficit léger et soutenable Restriction sévère prolongée La récupération conditionne la progression
Repas rassasiants à fort volume Repas denses et peu volumineux La faim chronique fait abandonner
Suivre tour de taille et force Juger sur la seule balance Le poids peut stagner alors que tout évolue
Raisonner en mois Attendre un résultat en deux semaines Le processus est lent par nature

Quelle portion pour vous, concrètement ? Elle dépend de votre poids et de la place de ce plat dans votre journée, pas d’une recette figée. Le calculateur ci-dessous part de votre besoin en protéines sur ce repas et le traduit directement en grammes de poulet, de riz de chou-fleur, d’edamame et de légumes, avec les macros recalculées.

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Votre dose de protéines sur ce repas, traduite en grammes d'ingrédients.

Les ingrédients et leur rôle dans l’assiette

La composition de ce plat n’a rien d’arbitraire. Chaque élément y remplit une fonction précise : apporter des protéines de bonne qualité, occuper du volume pour peu de calories, ou donner assez de goût pour qu’on ait envie de le refaire. Les quantités ci-dessous correspondent à une portion individuelle calibrée pour un repas principal.

Ingrédient Quantité Protéines Glucides nets Rôle dans le repas
Blanc de poulet 180 g 41 g 0 g Protéines complètes, riches en leucine
Riz de chou-fleur 200 g 4 g 3 g Volume et fibres, très peu de calories
Edamame 80 g 9 g 5 g Protéines végétales, texture, fibres
Poivrons tricolores 100 g 1 g 4 g Vitamine C, couleur, croquant
Sauce thaï maison 3 c. à s. 1 g 0 g Le goût, sans sucre ajouté
Huile de coco et épices 1 c. à s. 0 g 0 g Cuisson à feu vif, arômes
TOTAL ≈ 580 g 55 g 12 g ≈ 481 kcal · 22 g de lipides

Le poulet occupe naturellement la place centrale. Le blanc est l’une des sources de protéines les plus intéressantes quand l’énergie disponible est comptée : très peu de lipides, un profil d’acides aminés complet, et une teneur en leucine suffisante pour déclencher la synthèse des protéines musculaires. Si vous cherchez une préparation plus douce de la même volaille pour d’autres jours de la semaine, notre poulet à la crème et au citron propose une alternative allégeable.

Le riz de chou-fleur est la substitution la plus structurante de la recette. Le riz blanc cuit apporte autour de vingt-huit grammes de glucides pour cent grammes, quand le chou-fleur râpé en contient environ trois grammes nets une fois les fibres déduites. Sur une base de deux cents grammes, l’écart atteint une cinquantaine de grammes de glucides, soit une marge d’environ deux cents kilocalories que l’on peut réallouer aux protéines ou simplement économiser. Le point décisif n’est pas seulement cette économie : c’est que le volume de l’assiette, lui, ne bouge pas. Pour un accompagnement plus classique les jours où les glucides sont les bienvenus, nos potatoes healthy font très bien l’affaire.

La sauce thaï maison mérite un mot, car c’est elle qui rend le plat réellement répétable. Les sauces asiatiques du commerce contiennent presque toutes du sucre, parfois en quantité notable pour les versions sucrées de type sauce chili. En la préparant soi-même à partir de sauce soja réduite en sel, de gingembre frais, d’ail, de citronnelle, de piment et de quelques gouttes d’huile de sésame, on retrouve tout le profil aromatique sans glucide ajouté. C’est un détail en apparence, mais c’est souvent ce qui fait la différence entre une recette saine que l’on subit et une recette que l’on choisit.

La recette en 7 étapes

Comptez une vingtaine de minutes au total. Toute la réussite du plat tient à un point technique unique : le chou-fleur doit être saisi vite et fort, dans un wok ou une poêle très chaude, sinon il rend son eau et devient pâteux. C’est la seule vraie difficulté, et elle se règle en préparant tout à l’avance avant d’allumer le feu.

1Mixez un demi chou-fleur par impulsions courtes jusqu’à obtenir une texture granuleuse, ou râpez-le à gros trous. Étalez sur un torchon propre et pressez pour éliminer l’excès d’humidité.
2Préparez la sauce : sauce soja réduite en sel, huile de sésame, gingembre râpé, ail écrasé, citronnelle hachée et piment frais épépiné. Goûtez et ajustez.
3Détaillez le poulet en lanières de deux centimètres et faites-le mariner dans la moitié de la sauce, cinq à quinze minutes.
4Chauffez l’huile de coco à feu très vif. Saisissez le poulet en une seule couche, trois minutes sans remuer, puis deux minutes en retournant. Réservez.
5Dans le même wok, faites sauter les poivrons en julienne deux minutes, puis ajoutez l’edamame une minute de plus.
6À feu maximum, ajoutez le chou-fleur bien égoutté. Faites sauter trois à quatre minutes en remuant vigoureusement, jusqu’à légère coloration.
7Remettez le poulet, versez le reste de sauce, mélangez trente secondes à feu vif. Servez aussitôt avec coriandre fraîche et citron vert.

L’essorage du chou-fleur à l’étape une est de loin le geste le plus rentable de la recette. Un chou-fleur râpé contient énormément d’eau, et si celle-ci n’est pas évacuée avant la cuisson, elle se libère dans le wok et transforme la préparation en purée tiède. Quelques secondes de pression dans un torchon suffisent à changer complètement le résultat. Si vous utilisez du riz de chou-fleur surgelé, faites-le décongeler puis égouttez-le soigneusement, car il rend encore plus d’eau que le produit frais.

La cuisson en deux temps, poulet d’abord puis légumes, n’est pas un caprice de technique. Elle permet au poulet de colorer correctement sans étuver et garde aux légumes leur croquant. Un wok surchargé fait chuter la température et provoque exactement l’inverse : de la vapeur au lieu d’une saisie. Si vous préparez deux portions, mieux vaut cuire en deux fois que de tout entasser d’un coup.

Ce plat se prépare aussi très bien à l’avance. Le poulet cuit se conserve deux à trois jours au réfrigérateur dans un contenant fermé, la sauce se garde environ une semaine en bocal, et le chou-fleur peut être râpé et essoré la veille. En pratique, une seule session de préparation le week-end couvre plusieurs repas de la semaine, et l’assemblage final ne demande alors plus que quelques minutes à la poêle. C’est ce genre d’organisation qui fait tenir une démarche dans la durée, bien davantage qu’une recette parfaite préparée une fois puis oubliée.

Variante Modification Quand l’utiliser
Version standard Recette de base, 481 kcal Jour d’entraînement
Après une grosse séance Riz basmati à la place du chou-fleur Quand la recharge glucidique prime
Version allégée Moins de poulet, sans edamame Jour de repos
Fruits de mer Crevettes à la place du poulet Pour varier en gardant le profil
Végétarienne Tofu ferme mariné, edamame doublé Sans viande, protéines maintenues

Le volume alimentaire, levier sous-estimé de la recomposition

La vraie difficulté d’une recomposition n’est pas de comprendre le principe, mais de le tenir plusieurs mois sans être affamé en permanence. C’est un problème comportemental avant d’être un problème de physiologie. Or la satiété ne dépend pas uniquement des calories ingérées : le volume de l’aliment et son étirement de la paroi gastrique envoient au cerveau des signaux de rassasiement en partie indépendants de la densité énergétique.

Les travaux de Barbara Rolls sur la densité énergétique ont largement documenté ce phénomène. À poids d’aliment comparable, un plat pauvre en calories rassasie presque autant qu’un plat dense, ce qui signifie qu’en abaissant la densité énergétique d’un repas on réduit l’apport calorique sans réduire proportionnellement la sensation de satisfaction. Remplacer un féculent dense par un légume râpé illustre exactement ce mécanisme : l’assiette reste pleine, le regard est satisfait, l’estomac aussi, et l’addition calorique baisse nettement.

Les fibres apportent un second effet. Le riz de chou-fleur fournit environ cinq grammes de fibres pour deux cents grammes, contre moins d’un gramme pour la même quantité de riz blanc. Ces fibres ralentissent la vidange gastrique, prolongent le rassasiement et atténuent le pic de glycémie qui suit le repas. Là où un index glycémique élevé peut entraîner une fringale réactionnelle deux heures plus tard, un plat de ce type maintient une courbe plus plate et plus confortable. Pour quelqu’un qui cherche à ne pas grignoter l’après-midi, la différence se ressent rapidement.

Les protéines complètent ce trio. Elles sont, à calories égales, le macronutriment le plus rassasiant, et leur effet thermique est le plus élevé des trois : une part notable de l’énergie qu’elles contiennent est dépensée pour les digérer et les métaboliser, bien davantage que pour les glucides ou les lipides. Sur une portion apportant cinquante-cinq grammes de protéines, cet effet n’est pas anecdotique. Le plat travaille ainsi sur deux fronts simultanés : il rassasie fortement et il augmente légèrement la dépense énergétique liée au repas lui-même.

Protéines, leucine et répartition sur la journée

Toutes les protéines ne se valent pas pour un objectif de construction musculaire. Ce qui compte n’est pas seulement la quantité totale, mais la présence des acides aminés essentiels et particulièrement de la leucine, qui joue un rôle de déclencheur dans la synthèse des protéines musculaires. Le blanc de poulet et l’edamame en apportent tous deux, ce qui explique leur association dans cette recette : la volaille fournit l’essentiel, la légumineuse complète et ajoute des fibres.

La méta-analyse de Morton et ses collègues, publiée dans le British Journal of Sports Medicine en 2018, a précisé l’effet de l’apport protéique sur les gains obtenus à l’entraînement en résistance. Elle montre un bénéfice réel de l’augmentation des protéines, avec un plateau au-delà duquel en rajouter n’apporte plus grand-chose. Autrement dit, il existe une zone utile : trop peu compromet les résultats, beaucoup trop ne fait qu’ajouter des calories. La bonne nouvelle est que cette zone est atteignable avec des aliments courants, sans stratégie compliquée.

La répartition sur la journée compte également. Concentrer la quasi-totalité de ses protéines sur un seul repas est moins efficace que de les répartir sur trois ou quatre prises, car chaque prise suffisamment dosée déclenche une réponse de synthèse. Un plat comme celui-ci, qui apporte à lui seul une part importante du besoin quotidien, s’intègre naturellement dans ce schéma en couvrant l’un des repas principaux. Le calculateur placé plus haut sert précisément à caler cette dose selon votre profil plutôt que de vous laisser deviner.

Un point de vigilance mérite d’être posé clairement. Les apports protéiques élevés sont bien tolérés chez les personnes en bonne santé, mais toute situation particulière, notamment une atteinte rénale connue, un diabète, une grossesse ou un traitement en cours, justifie d’en parler à un professionnel de santé avant de modifier significativement son alimentation. Les repères donnés ici décrivent ce que montre la littérature, ils ne remplacent pas un avis individualisé.

Où placer ce plat dans la semaine

Beaucoup de démarches de recomposition s’appuient sur une modulation des glucides selon l’activité du jour : un peu plus les jours d’entraînement, un peu moins les jours de repos, avec des protéines maintenues constantes dans les deux cas. Ce plat s’inscrit facilement dans cette logique, puisqu’il suffit d’ajuster la base de la recette pour le faire basculer d’un profil à l’autre. Le tableau ci-dessous donne un exemple de semaine avec trois séances de musculation.

Jour Activité Version conseillée Note
Lundi Musculation Standard Protéines élevées, glucides modérés
Mardi Repos Allégée Léger déficit sur la journée
Mercredi Musculation Standard Repas principal de la journée
Jeudi Cardio léger Standard ou allégée Selon l’appétit et la faim
Vendredi Musculation Standard Séance la plus lourde de la semaine
Samedi Sortie ou repos actif Version riz basmati Si l’effort a été long
Dimanche Repos Allégée Journée de préparation des repas

Cette trame est indicative et n’a rien d’obligatoire. Certaines personnes obtiennent d’excellents résultats sans moduler quoi que ce soit, en gardant simplement des apports stables et des protéines élevées tous les jours. La modulation a surtout l’avantage de donner un cadre lisible à ceux qui aiment structurer leur semaine, et de rendre les jours de repos moins frustrants en autorisant des repas plus copieux les jours d’entraînement. Si votre objectif bascule vers une perte de gras plus franche, notre guide pour une sèche réussie détaille une approche plus directive.

Les erreurs qui font échouer une recomposition

La première erreur, et de loin la plus fréquente, consiste à juger la démarche sur la balance. En recomposition, le poids bouge peu, parfois pas du tout, puisque le muscle gagné compense en partie le gras perdu. Une personne qui ne regarde que ce chiffre conclura à un échec alors que sa composition corporelle évolue favorablement. Les repères pertinents sont ailleurs : le tour de taille, la façon dont les vêtements tombent, les charges soulevées à l’entraînement et, si l’on veut, des photos prises dans les mêmes conditions à quelques semaines d’intervalle.

La deuxième erreur est de creuser un déficit trop important en pensant accélérer les choses. Une restriction sévère dégrade la récupération, réduit la qualité des séances et compromet précisément le signal de construction musculaire dont dépend toute la démarche. On obtient alors une perte de poids rapide dont une part vient de la masse maigre, soit l’inverse de l’objectif recherché. La recomposition est lente par construction, et vouloir la brusquer revient à la transformer en simple sèche.

La troisième erreur est de baisser les protéines les jours de repos, souvent par réflexe de réduire l’ensemble des apports. Or les protéines sont justement ce qui protège la masse musculaire quand l’énergie manque, et leur besoin ne disparaît pas parce qu’on ne s’entraîne pas ce jour-là. La récupération et la reconstruction se poursuivent bien au-delà de la séance elle-même. Mieux vaut moduler les glucides et laisser les protéines stables.

La quatrième erreur, plus discrète, est de négliger complètement la musculation au profit du cardio. Le cardio a toute sa place pour la santé cardiovasculaire et la dépense énergétique, mais il n’envoie pas au muscle le signal mécanique qui déclenche sa construction. Sans travail en résistance mené en surcharge progressive, le déficit énergétique n’a plus de contrepoids et la masse maigre en fait les frais. C’est la raison pour laquelle une recomposition repose toujours sur un socle de musculation, le cardio venant en complément et non en remplacement.

Riz de chou-fleur maison ou plats préparés faibles en glucides ?

Les rayons proposent aujourd’hui du riz de chou-fleur surgelé prêt à l’emploi et une gamme entière de plats préparés estampillés faibles en glucides. Ces produits ont de vrais avantages : ils font gagner du temps, la portion est calibrée, et ils dépannent parfaitement les soirs où cuisiner n’est pas envisageable. Le riz de chou-fleur surgelé, en particulier, est un excellent produit qu’il n’y a aucune raison de bouder : il demande simplement un égouttage soigneux après décongélation.

Les plats préparés complets appellent davantage de nuance. Leur teneur en protéines est souvent plus modeste qu’annoncée une fois rapportée à la portion réelle, la part de sel est fréquemment élevée, et le volume servi laisse rarement rassasié, ce qui est problématique quand la gestion de la faim est justement l’enjeu central. Préparer soi-même permet de maîtriser ces trois paramètres et de doser les protéines à son propre besoin, pour un coût nettement inférieur.

La hiérarchie raisonnable est donc simple. Le fait maison constitue la base, car il offre le meilleur contrôle sur les protéines, le volume et le goût. Le riz de chou-fleur surgelé est un raccourci parfaitement légitime qui fait gagner dix minutes sans rien coûter en qualité. Les plats préparés gardent leur utilité en dépannage ponctuel, à condition de vérifier la teneur en protéines et de compléter si besoin. Aucun de ces choix n’est disqualifiant en soi, tout dépend de la fréquence.

En pratique chez MagicFit

La recomposition corporelle est de loin l’objectif le plus fréquent chez nos adhérents intermédiaires, et c’est aussi celui qui demande le plus de patience. Le conseil que nos coachs répètent le plus souvent tient en une phrase : ne jugez pas votre progression sur la balance, jugez-la sur vos charges et sur votre tour de taille. Côté cuisine, préparez le poulet et la sauce en quantité le week-end : quand un repas conforme à vos objectifs attend déjà au réfrigérateur, la question de savoir quoi manger après la séance ne se pose plus. C’est cette régularité sans effort, bien plus que la perfection ponctuelle, qui produit les résultats que nous observons en salle.

Sources scientifiques

  • Longland TM, Oikawa SY, Mitchell CJ, Devries MC, Phillips SM. Higher compared with lower dietary protein during an energy deficit combined with intense exercise promotes greater lean mass gain and fat mass loss. Am J Clin Nutr, 2016;103(3):738-746. — Lire l’étude →
  • Barakat C, Pearson J, Escalante G, Campbell B, De Souza EO. Body Recomposition: Can Trained Individuals Build Muscle and Lose Fat at the Same Time? Strength Cond J, 2020;42(5):7-21. — Lire l’étude →
  • Morton RW, Murphy KT, McKellar SR, et al. A systematic review, meta-analysis and meta-regression of the effect of protein supplementation on resistance training-induced gains in muscle mass and strength. Br J Sports Med, 2018;52(6):376-384. — Lire l’étude →
  • Helms ER, Aragon AA, Fitschen PJ. Evidence-based recommendations for natural bodybuilding contest preparation: nutrition and supplementation. J Int Soc Sports Nutr, 2014;11:20. — Lire l’étude →
  • Rolls BJ. The relationship between dietary energy density and energy intake. Physiol Behav, 2009;97(5):609-615. — Lire l’étude →
  • Westerterp-Plantenga MS, Lemmens SG, Westerterp KR. Dietary protein – its role in satiety, energetics, weight loss and health. Br J Nutr, 2012;108(S2):S105-S112. — Lire l’étude →

Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas un avis médical ou diététique personnalisé. Les besoins en protéines et en énergie varient fortement d’une personne à l’autre. En cas de pathologie rénale, de diabète, de grossesse, de traitement en cours ou de tout régime particulier, consultez un professionnel de santé avant de modifier significativement votre alimentation.


Questions fréquentes sur la recomposition corporelle

Qu'est-ce que la recomposition corporelle ?
C’est le fait de gagner de la masse musculaire tout en perdant de la masse grasse sur la même période. Elle repose sur trois piliers : un apport protéique élevé, un entraînement en résistance progressif et un bilan énergétique proche de la maintenance.
Est-ce possible pour tout le monde ?
Les débutants, les personnes en reprise et celles dont la masse grasse initiale est élevée en tirent le plus grand bénéfice. Chez un sportif entraîné depuis des années et déjà sec, la progression simultanée devient très lente.
Pourquoi remplacer le riz par du chou-fleur ?
Le chou-fleur râpé apporte environ six fois moins de glucides que le riz blanc à poids égal, tout en conservant le volume dans l’assiette. On réduit l’apport calorique sans réduire le rassasiement.
Le riz de chou-fleur a-t-il le goût du riz ?
La texture s’en approche à condition de bien l’essorer et de le saisir à feu très vif. Le résultat reste différent du riz, mais la sauce thaï intense masque toute nuance de chou-fleur.
Pourquoi la balance ne bouge-t-elle pas ?
C’est normal en recomposition : le muscle gagné compense en partie le gras perdu. Le tour de taille, les charges à l’entraînement et la façon dont les vêtements tombent sont des repères bien plus fiables.
Peut-on préparer ce plat à l'avance ?
Oui. Le poulet cuit se garde deux à trois jours au réfrigérateur, la sauce environ une semaine, et le chou-fleur peut être râpé et essoré la veille. L’assemblage final ne prend alors que quelques minutes.

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