✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 18 min · 📅 Publié le 25 octobre 2026
News · Santé et sommeil
Heure d’hiver le 25 octobre : ce que le changement d’heure fait au sommeil, et faut-il déplacer vos séances ?
Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026, la France repasse à l’heure d’hiver : les horloges reculent d’une heure. Pour le sommeil, c’est le plus doux des deux changements de l’année. Ce que disent les études, ce que recommandent les sociétés savantes, et ce que cela change, ou non, pour vos séances.
Le sujet : le passage à l’heure d’hiver du 25 octobre 2026 et ses effets sur le sommeil et l’entraînement.
L’enjeu : séparer ce que les études mesurent de ce que l’on répète chaque automne.
L’essentiel : une heure de sommeil possible en plus la première nuit ; des effets de santé plutôt favorables la semaine qui suit, dans les données anglaises ; aucune raison démontrée de changer l’heure de vos séances, à condition de soigner la lumière du matin et le coucher.
Deux fois par an, le changement d’heure revient dans les conversations, avec son lot de conseils. Celui de mars, quand on avance les horloges, a mauvaise réputation, et les études lui donnent plutôt raison. Celui d’octobre est souvent présenté comme son symétrique, avec les mêmes précautions. Les données récentes dessinent une image différente.
Le sujet intéresse directement ceux qui s’entraînent. Une séance de fin de journée se fait soudain à la nuit tombée, une séance du matin à la lumière du jour, et le corps met un peu de temps à suivre la nouvelle heure affichée. La question revient alors : faut-il déplacer ses séances, ou ne rien changer ?
Un mot de méthode : cet article ne s’appuie que sur des documents que nous avons lus, des prises de position de sociétés savantes du sommeil, un dossier de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, et des études publiées dans des revues à comité de lecture. Le texte français qui fixe l’heure légale ne s’est pas ouvert pour nous : la date du 25 octobre suit la règle du dernier dimanche d’octobre, que décrivent pour le Royaume-Uni la British Sleep Society et l’étude du BMJ citées plus bas ; nous ne chiffrons pas l’heure exacte du changement, et nous renvoyons pour elle aux annonces officielles. Nous ne donnons pas non plus de nombre de jours d’adaptation : aucune des sources lues n’en fixe un, et nous préférons le dire plutôt que d’avancer un chiffre.
Précisons le cadre : cet article est informatif et arrêté au 19 octobre 2026. Il ne constitue pas un avis médical. Les personnes qui ont un trouble du sommeil, qui travaillent de nuit ou qui suivent un traitement qui dépend de l’heure de la journée doivent demander conseil à leur médecin.
Voyons d’abord ce qui se passe le 25 octobre, puis pourquoi l’automne est le changement le plus doux, ce que montrent les études de santé, le rôle de la lumière, le sommeil des premiers jours, la question des séances, le débat sur la fin du changement d’heure, et enfin ce que cela change, ou non, pour Magicfit.
1. Ce qui se passe le 25 octobre
Le changement a lieu dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026. Les horloges reculent d’une heure : la nuit compte, à l’horloge, une heure de plus. Nous ne précisons pas à quelle heure exacte le changement intervient, faute d’avoir pu lire le texte qui le fixe ; les annonces officielles le rappellent chaque année.
Au Royaume-Uni, la British Sleep Society décrit la même règle dans sa prise de position publiée en 2025 dans le Journal of Sleep Research : les horloges avancent d’une heure le dernier dimanche de mars et reculent le dernier dimanche d’octobre, pour revenir à l’heure dite standard. Le 25 octobre 2026 est bien le dernier dimanche du mois.
Ce que l’on appelle l’heure d’hiver est donc l’heure de référence, et l’heure d’été un décalage temporaire. Le dossier « Chronobiologie » de l’Inserm le formule ainsi : l’heure d’été est la plus impactante, car elle induit un décalage de deux heures entre nos horloges et l’heure solaire, contre seulement une heure pour l’heure d’hiver. Revenir à l’heure d’hiver, c’est donc rapprocher l’heure affichée de celle du soleil.
Concrètement, le dimanche 25 au matin, le jour se lève une heure plus tôt à l’horloge que la veille, et le soir, la nuit tombe une heure plus tôt. C’est ce second effet que tout le monde remarque, surtout ceux qui s’entraînent après le travail. Le premier, moins visible, est pourtant celui qui compte le plus pour l’horloge interne, comme on le verra.
Un dernier point de calendrier : ce changement ne concerne pas que la France. L’étude anglaise publiée en 2025 dans le BMJ rappelle qu’en Angleterre, les horloges reculent d’une heure le dernier dimanche d’octobre.
2. Pourquoi l’automne est le changement le plus doux
La mesure la plus directe vient d’une étude publiée en 2025 dans le Journal of Sleep Research. Ses auteurs ont analysé les données d’accéléromètre de 11 780 participants de la cohorte britannique UK Biobank, âgés de 43 à 78 ans, autour des changements d’heure de 2013 à 2015. L’accéléromètre, porté au poignet, mesure le sommeil sans dépendre de ce que la personne déclare.
Le dimanche du passage à l’heure d’hiver, la durée moyenne de sommeil était supérieure de 33 minutes à celle du dimanche précédent, et de 38 minutes à celle du dimanche suivant. Au printemps, à l’inverse, le dimanche du changement comptait 65 minutes de sommeil de moins que le dimanche précédent, et 61 de moins que le dimanche suivant. Les auteurs relèvent aussi un léger rattrapage de sommeil les jours de semaine après les deux changements, moins marqué à l’automne.
Autrement dit, la plupart des gens profitent de l’heure offerte. Ils ne la gagnent pas entièrement, puisque 33 minutes, c’est un peu plus de la moitié d’une heure. Une explication plausible, que l’étude ne teste pas, est que le corps vit encore à l’ancienne heure et se réveille plus tôt que l’horloge ne l’y oblige. Le bilan de la nuit reste positif, ce qui n’est pas le cas en mars.
La British Sleep Society tire la même conclusion de l’ensemble des travaux. Selon sa prise de position, la santé du sommeil et des rythmes circadiens est affectée négativement par les changements imposés de l’heure, surtout quand on avance les horloges, et positivement par l’accès à la lumière naturelle le matin. Le passage d’octobre recule les horloges et redonne de la lumière le matin : il coche les deux cases favorables.
Il serait pourtant faux de dire qu’il est sans effet. L’horloge interne doit se recaler d’une heure, et certaines personnes peuvent le ressentir, par un réveil plus précoce ou une envie de dormir plus tôt le soir. Les études lues ne leur associent pas de dommage mesurable, et aucune ne fixe le nombre de jours nécessaires pour que l’horloge se recale.
3. Ce que montrent les études de santé
Une étude de grande taille a été publiée en 2025 dans le BMJ. Elle a suivi 683 809 personnes inscrites dans des cabinets de médecine générale anglais, entre 2008 et 2019, et compté leurs consultations et hospitalisations pour une série de problèmes de santé dans la semaine suivant chaque changement d’heure, comparée aux semaines voisines.
Dans la semaine qui suit le passage à l’heure d’hiver, cinq problèmes de santé étaient un peu moins fréquents : l’anxiété, la dépression, les troubles psychiatriques vus aux urgences, les troubles du sommeil et les maladies cardiovasculaires aiguës. Par exemple, les événements cardiovasculaires passaient de 50,0 à 48,9 par jour, et les troubles du sommeil de 5,4 à 4,9. Les auteurs n’ont presque pas trouvé de changement après le passage de printemps. Ils rappellent une limite : les dossiers enregistrent la date de la consultation, pas celle du début des symptômes.
Une revue systématique publiée en 2026 dans l’European Journal of Epidemiology élargit le regard. Elle réunit 157 études de qualité variable, menées dans 36 pays. Le passage à l’heure d’été y apparaît associé à davantage d’infarctus et d’accidents de la route mortels. Le retour à l’heure d’hiver est associé à une baisse de la mortalité toutes causes confondues et des accidents du travail, mais aussi à une hausse des violences physiques.
La même revue met en garde contre les messages trop simples. Elle conclut que les changements d’heure ne sont pas uniformément néfastes, que les données restent limitées et hétérogènes, et qu’elles ne permettent pas de conclusion nette sur la plupart des aspects du sommeil ou des rythmes circadiens. Elle ne trouve pas non plus d’effet clair et constant sur la santé mentale, ce qui nuance le résultat anglais.
Que retenir ? Que le passage de l’automne n’est pas un danger documenté pour la santé d’une personne en bonne santé, et qu’il pourrait même être légèrement favorable la semaine qui suit. Cela ne veut pas dire que l’heure d’hiver soit meilleure pour tout : la revue relève par exemple que l’heure standard pourrait être associée à un sommeil un peu plus court pendant l’hiver. Les études répondent à des questions différentes, et il faut les lire comme telles.
4. Votre horloge interne et la lumière
Pour comprendre ce qui se passe, il faut revenir à l’horloge interne. Le dossier de l’Inserm explique que notre horloge centrale possède son propre rythme, qui dure spontanément entre 23 h 30 et 24 h 30 selon les individus. Elle est donc recalée chaque jour sur un cycle de vingt-quatre heures par des signaux extérieurs, que les chronobiologistes appellent des synchroniseurs.
Le plus puissant de ces synchroniseurs est la lumière ; la prise des repas, l’activité physique et la température extérieure jouent aussi un rôle, plus modeste, selon l’Inserm. Le même dossier précise que l’exercice physique agit notamment sur l’horloge des muscles, et que ce mécanisme de recalage permet de s’adapter aux changements d’heure et aux décalages horaires.
La lumière du matin a un rôle particulier. La British Sleep Society écrit qu’elle joue un rôle central pour empêcher l’horloge interne de devenir trop tardive, et qu’elle est cruciale pour s’endormir assez tôt le soir et se réveiller assez tôt le matin. Le dossier de l’Inserm ajoute qu’il suffit de quelques lux pour affecter l’horloge : la luminosité d’une nuit de pleine lune peut bloquer la sécrétion de mélatonine, l’hormone qui facilite l’endormissement.
Le passage à l’heure d’hiver joue en faveur de la lumière du matin, puisque le jour se lève plus tôt à l’horloge. Il réduit en revanche la lumière en fin de journée. Pour ceux qui s’entraînent en extérieur après le travail, cela veut dire courir ou pédaler de nuit plus tôt dans la saison : une question de sécurité et de visibilité, que les études de sommeil ne traitent pas.
Notre article sur ce que coûte une journée sans lumière naturelle développe ce sujet. L’idée à garder est simple : en automne et en hiver, sortir à la lumière du jour en début de journée est l’un des gestes les plus utiles pour garder une horloge réglée. Une séance en extérieur le matin, ou un trajet à pied, en font partie.
5. Le sommeil des premiers jours
Le premier soir, beaucoup de gens se sentent fatigués plus tôt. C’est logique : à 22 heures, heure d’hiver, l’horloge interne est encore à 23 heures, heure d’été. De la même façon, un réveil à 7 heures correspond pour le corps à 8 heures de l’ancienne heure, et se fait souvent plus facilement.
Faut-il alors se coucher plus tôt dès le premier soir, ou garder ses habitudes ? Les sources lues ne donnent pas de consigne chiffrée pour l’automne. Le dossier de l’Inserm rappelle en revanche des règles d’hygiène du sommeil qui favorisent la resynchronisation de l’horloge : se coucher à une heure raisonnable, correspondant à ses besoins de sommeil, dans le noir et au calme, et se relever en cas d’impossibilité à s’endormir, sans s’exposer à des lumières riches en bleu.
Le même passage de l’Inserm recommande d’éviter le sport et les écrans avant de dormir. Nous y revenons plus bas, car les études sur l’heure des séances apportent une nuance. Retenons pour l’instant qu’un horaire régulier de coucher et de lever, à la nouvelle heure, est le moyen le plus simple d’aider l’horloge à suivre.
Pour ceux qui dorment mal les jours qui suivent, notre article sur la sieste détaille ce que les études disent de ses bienfaits et de sa durée. Si le sommeil reste perturbé plusieurs semaines après le changement, parlez-en à votre médecin.
Cet article ne traite pas des enfants, des personnes âgées ni des travailleurs de nuit, qui ont des horaires et des besoins propres. Pour eux, l’avis d’un professionnel de santé vaut mieux qu’une règle générale.
6. Vos séances : faut-il changer d’horaire ?
C’est la question pratique de la semaine, et la réponse des études récentes est plutôt rassurante. Une méta-analyse publiée en 2026 dans Frontiers in Psychology a réuni treize essais randomisés sur l’effet de l’heure de l’exercice sur le sommeil et l’humeur. Elle ne trouve pas d’avantage stable pour le matin, l’après-midi ou le soir : selon ses auteurs, le fait de faire de l’exercice compterait davantage pour le sommeil que son horaire précis.
Une revue systématique publiée la même année dans Sleep Medicine Reviews, qui réunit vingt-cinq études dont seize essais randomisés analysés ensemble, va dans le même sens. Au niveau des groupes, elle ne montre pas d’avantage net du matin sur le soir pour la plupart des mesures du sommeil. Elle relève toutefois que l’exercice du soir ou de nuit était associé à davantage de réveils nocturnes, un effet modeste, plus net quand l’intensité est élevée. Les auteurs défendent un horaire souple, choisi d’abord pour pouvoir s’y tenir, en tenant compte de l’intensité, de la proximité du coucher et de la récupération.
Ces résultats nuancent le conseil de l’Inserm d’éviter le sport avant de dormir sans le contredire. Une séance modérée en fin de journée ne paraît pas nuire au sommeil de la plupart des gens ; une séance intense qui se termine peu avant le coucher peut, elle, le rendre plus agité. Aucune des sources lues ne fixe le délai à respecter entre la fin d’une séance et le coucher : nous n’en donnons pas.
Pour la semaine du changement, cela donne une règle simple. Si votre séance du soir se passait bien, gardez-la à la même heure affichée, et laissez votre horloge se recaler. Si vous ressentez une fatigue plus précoce, préférez une séance modérée les premiers jours plutôt qu’un entraînement très intense. Et si vous aviez envie depuis longtemps de passer au matin, ce changement d’heure est un bon moment : le jour se lève plus tôt à l’horloge, et la lumière du matin aide l’horloge interne.
Notre article sur l’heure à laquelle s’entraîner pour ne pas perturber son sommeil détaille ces questions, et celui sur la chronobiologie et le chronotype explique pourquoi certains sont plus performants le matin, et d’autres le soir.
| Ce qui est mesuré | Printemps (on avance) | Automne (on recule) | Source |
|---|---|---|---|
| Sommeil la nuit du changement, par rapport au dimanche précédent | 65 minutes de moins | 33 minutes de plus | Journal of Sleep Research, 2025 |
| Problèmes de santé la semaine suivante, en Angleterre | Presque aucun changement | Cinq problèmes un peu moins fréquents | BMJ, 2025 |
| Infarctus et accidents de la route mortels | Associés à une hausse | Non cités dans les conclusions de la revue | European Journal of Epidemiology, 2026 |
| Mortalité toutes causes et accidents du travail | Non cités dans les conclusions de la revue | Associés à une baisse | European Journal of Epidemiology, 2026 |
| Écart entre l’heure affichée et l’heure solaire | Deux heures | Une heure | Inserm, dossier Chronobiologie |
Avant d’aller plus loin, vous pouvez voir ce que le changement d’heure représente pour votre propre semaine : l’heure de votre séance et de votre coucher, vues par votre horloge interne.
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Le changement d’heure et votre semaine
Vos horaires vus par votre horloge interne, juste après le passage à l’heure d’hiver
À l’heure affichée par votre montre.
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Votre semaine vous sera envoyée par e-mail en PDF. Vos réponses et le PDF ne sont pas conservés après l’envoi.
Conversion d’horaires à titre indicatif, pas un avis médical. Aucune des sources lues ne fixe le nombre de jours nécessaires pour s’adapter : l’outil n’en donne pas. Pour l’heure légale du changement, seules les annonces officielles font foi. Si votre sommeil reste perturbé plusieurs semaines, parlez-en à votre médecin.
Vos réponses et le PDF ne sont pas conservés après l’envoi.
Ce calcul est une simple conversion d’horaires, à titre indicatif : il ne constitue pas un avis médical et ne remplace pas l’avis d’un professionnel de santé en cas de trouble du sommeil.
7. Le débat sur la fin du changement d’heure
Chaque automne relance aussi la question de la suppression du changement d’heure. L’étude anglaise du BMJ rappelle qu’en 2019, l’Union européenne a voté l’arrêt du changement d’heure dans ses pays membres à partir de 2021. À la date où nous écrivons, les horloges changent pourtant toujours en France, la preuve en est ce 25 octobre. Nous n’avons pas pu lire les textes européens sur l’état de ce dossier, et nous ne nous prononçons pas sur son avenir.
Les sociétés savantes du sommeil, elles, ont pris position. L’Académie américaine de médecine du sommeil a publié en 2020, dans le Journal of Clinical Sleep Medicine, une position claire : abolir les changements saisonniers au profit d’une heure standard fixe toute l’année. Elle s’appuie sur les risques du passage de printemps, pour le cœur, l’humeur et la route.
La British Sleep Society recommande la même chose pour le Royaume-Uni : abolir le double changement annuel et revenir à l’heure standard toute l’année. Une prise de position cosignée en 2019 par des chronobiologistes dans le Journal of Biological Rhythms plaide aussi pour l’abolition de l’heure d’été, en rappelant que l’horloge sociale s’écarte déjà de l’horloge solaire dans la vie urbaine, et que l’heure d’été aggrave cet écart.
Une analyse publiée en 2026 dans le Canadian Medical Association Journal, destinée à éclairer les choix des provinces canadiennes, résume l’enjeu : supprimer les changements éviterait les dommages des transitions, mais il faut ensuite choisir entre une heure standard permanente, plus proche de la biologie, et une heure d’été permanente, qui garde la lumière du soir mais prolonge l’obscurité des matins d’hiver. Les grandes sociétés du sommeil et de la chronobiologie recommandent l’heure standard, rappelle-t-elle.
Tous les chercheurs ne voient pas la question de la même façon. La revue de l’European Journal of Epidemiology plaide pour une approche équilibrée, qui reconnaisse à la fois les effets défavorables et les effets favorables relevés, en attendant des données plus solides. Pour le pratiquant, l’essentiel est ailleurs : quoi qu’il advienne du changement d’heure, ce sont la lumière du matin et la régularité du sommeil qui comptent.
8. Ce que cela change, ou non, pour Magicfit
Commençons par ce qui ne nous concerne pas. Le changement d’heure n’ouvre aucun droit, aucune aide, aucun dispositif particulier pour les pratiquants d’une salle de sport, et nous n’en connaissons aucun qui s’appliquerait à Magicfit. Si une offre vous est présentée comme liée au changement d’heure, il s’agit d’un argument commercial, pas d’une règle.
Nous ne prétendons pas non plus qu’une séance en salle compenserait une mauvaise nuit, ni qu’un horaire d’entraînement serait meilleur qu’un autre pour tout le monde. Les études lues ne le montrent pas. Elles montrent que l’exercice, en lui-même, compte davantage que son horaire, et que l’intensité d’une séance tardive mérite attention.
Si la nuit qui tombe plus tôt vous fait hésiter à sortir après le travail, deux options se valent pour le sommeil d’après les synthèses lues : s’entraîner à l’intérieur, ou décaler la séance au matin ou à midi. L’important est de garder une régularité, plutôt que d’arrêter en attendant le printemps.
Si vous êtes inscrit chez Magicfit, dites au coach si le changement d’heure perturbe votre sommeil ou votre énergie les premiers jours : il peut alléger l’intensité d’une séance, sans vous faire perdre le fil. Pour le reste, la meilleure semaine de l’heure d’hiver est souvent celle où l’on ne change presque rien.
- Se coucher et se lever à heures régulières, à la nouvelle heure.
- Sortir à la lumière du jour en début de journée.
- Garder ses séances, en modérant l’intensité si la fatigue arrive plus tôt.
- Éviter les écrans et les lumières vives au moment du coucher.
- Un sommeil qui reste perturbé plusieurs semaines après le changement.
- Une somnolence au volant ou au travail.
- Un conseil qui donne un nombre de jours d’adaptation sans source.
- Une offre présentée comme liée au changement d’heure.
Un changement plus doux qu’on ne le dit
Le passage à l’heure d’hiver du 25 octobre ajoute une heure à la nuit et rapproche l’heure affichée de l’heure solaire. Les données les plus solides lues pour cet article montrent un sommeil un peu plus long la nuit du changement et, dans la semaine qui suit, des problèmes de santé plutôt un peu moins fréquents, en Angleterre.
Les sociétés savantes du sommeil demandent la fin des changements d’heure, mais c’est surtout celui de mars qu’elles mettent en cause. Pour l’automne, le conseil tient en peu de mots : de la lumière le matin, un coucher régulier, et des séances que l’on garde, en modérant l’intensité si la fatigue arrive plus tôt.
Pour le reste, nous n’avons pas chiffré ce qu’aucune source ne chiffre, ni l’heure légale du changement, ni le nombre de jours pour s’adapter. Si l’on vous donne ces chiffres, demandez d’où ils viennent.
Heure d’hiver, sommeil et séances : vos questions
Sources et références
- Inserm. Dossier « Chronobiologie », publié le 13 juin 2017 et mis à jour : rythme spontané de l’horloge, synchroniseurs, adaptation aux changements d’heure, écart avec l’heure solaire, hygiène du sommeil. inserm.fr
- British Sleep Society. The British Sleep Society position statement on Daylight Saving Time in the UK. Journal of Sleep Research, 2025, 34(3), e14352. Texte intégral. doi.org/10.1111/jsr.14352
- American Academy of Sleep Medicine. Daylight saving time: an American Academy of Sleep Medicine position statement. Journal of Clinical Sleep Medicine, 2020, 16(10), 1781-1784. Résumé. doi.org/10.5664/jcsm.8780
- Prise de position de chronobiologistes. Why should we abolish daylight saving time? Journal of Biological Rhythms, 2019, 34(3), 227-230. Texte intégral. doi.org/10.1177/0748730419854197
- Étude UK Biobank. The effects of daylight saving time clock changes on accelerometer-measured sleep duration in the UK Biobank. Journal of Sleep Research, 2025, 34(3), e14335. Texte intégral. doi.org/10.1111/jsr.14335
- Étude de cohorte anglaise. Acute effects of daylight saving time clock changes on mental and physical health in England: population based retrospective cohort study. BMJ, 2025, 391, e085962. Texte intégral. doi.org/10.1136/bmj-2025-085962
- Revue systématique. A systematic review of epidemiological studies into daylight-saving time and health identifying beneficial and adverse effects. European Journal of Epidemiology, 2026, 41(4), 419-433. Texte intégral. doi.org/10.1007/s10654-026-01372-8
- Analyse canadienne. Analysis of health impacts associated with adopting permanent standard time or permanent daylight saving time to inform policy in Canada. CMAJ, 2026, 198(34), E1335-E1340. Texte intégral. doi.org/10.1503/cmaj.261089
- Méta-analyse. Time-of-day effects of acute and regular exercise on sleep quality and mood: a three-level meta-analysis. Frontiers in Psychology, 2026, 17, 1933599. Texte intégral. doi.org/10.3389/fpsyg.2026.1933599
- Revue systématique. Effects of morning versus evening exercise on sleep: a systematic review of comparative studies with a meta-analysis of randomized controlled trials. Sleep Medicine Reviews, 2026, 90, 102358. Résumé. doi.org/10.1016/j.smrv.2026.102358
Sources lues et liens vérifiés le 19 octobre 2026. Non lus, donc non cités : le texte qui fixe l’heure légale en France, ceux de l’Union européenne sur l’heure d’été et sur sa suppression, dont les sites ne se sont pas ouverts pour nous.
Pour aller plus loin
- Sport et sommeil : à quelle heure s’entraîner pour ne pas perturber son sommeil
- Chronobiologie : existe-t-il une heure optimale pour s’entraîner selon votre chronotype ?
- Lumière naturelle : ce que coûte une journée sans soleil
- La sieste : bienfaits et durée
Cet article a une visée informative et générale : il ne constitue pas un avis médical. Pour l’heure légale du changement, seules les annonces officielles font foi. En cas de trouble du sommeil persistant, demandez conseil à votre médecin.