✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 17 min · 📅 Publié le 3 novembre 2026
Training · Poids du corps
Progresser aux pompes ne demande ni cent répétitions par jour ni un défi de trente jours : cela demande de choisir la bonne variante, puis de la rendre plus difficile au bon moment. Une pompe sur les genoux, une pompe les mains posées sur un banc, une pompe classique et une pompe les pieds surélevés ne font pas soulever le même poids. Les mesures en laboratoire le chiffrent, et c’est la clé de toute progression.
Cet article fait le tri entre ce qu’on lit partout et ce que la recherche a mesuré. Il explique combien pèse chaque variante, comment passer de l’une à l’autre, combien de séries faire, et ce que vaut vraiment le test des pompes pour la santé. Il s’adresse à celles et ceux qui ne font encore aucune pompe complète comme à ceux qui en enchaînent vingt et ne progressent plus.
Transparence. Magicfit est un réseau de salles de sport et propose des séances et des cours où l’on travaille au poids du corps : nous avons un intérêt commercial à ce que vous veniez vous entraîner chez nous. Cet article a une visée informative et générale : il ne remplace ni un avis médical, ni l’examen d’un kinésithérapeute, ni un programme établi pour vous.
Le chiffre qui change la façon de progresser : 49 à 53 %. C’est la part de votre poids que vos mains supportent lors d’une pompe sur les genoux, contre 64 à 66 % pour une pompe classique, selon les mesures sur plateforme de force rapportées par une étude publiée en 2025 dans Scientific Reports. Chaque variante est une charge différente, et la progression consiste à monter d’une charge à la suivante.
1. Ce que soulève réellement une pompe
Quand vous faites une pompe, vous ne soulevez pas tout votre poids. Vos pieds, ou vos genoux, restent au sol et en portent une partie ; vos mains portent le reste. Les chercheurs le mesurent en plaçant les mains sur une plateforme de force, qui enregistre la poussée verticale exercée au sol, puis en l’exprimant en pourcentage du poids du corps. C’est ce chiffre qui dit combien vos bras, vos pectoraux et vos épaules poussent réellement.
Une étude publiée en 2025 dans Scientific Reports résume les mesures antérieures : environ 64 à 66 % du poids du corps pour une pompe classique, 49 à 53 % pour une pompe sur les genoux. Les mains posées sur une caisse d’environ 61 centimètres descendent la charge jusqu’à 41 % du poids du corps ; les pieds posés à la même hauteur la montent jusqu’à 74 %. Selon la position des mains, la pompe classique varie elle-même de 52,9 à 72,9 %.
Une étude américaine publiée en 2011 dans le Journal of Strength and Conditioning Research, menée sur 23 personnes en bonne forme, 14 hommes et 9 femmes, a mesuré six variantes et confirmé l’ordre : les pompes pieds surélevés demandent plus que toutes les autres, les pompes mains surélevées et les pompes sur les genoux moins que toutes les autres. Ses auteurs n’ont pas trouvé de différence entre hommes et femmes dans la façon dont la charge change d’une variante à l’autre.
Ces chiffres sont des moyennes de laboratoire. Les vôtres varient avec votre morphologie, la position de vos mains et la profondeur de votre descente. Mais l’ordre de grandeur suffit pour organiser une progression : passer des genoux à la pompe complète, c’est ajouter environ 15 % de votre poids à chaque répétition. Pour une personne de 70 kilos, c’est environ dix kilos de plus à pousser, ce qui explique pourquoi la marche paraît si haute.
2. Ce qu’on en dit partout, et d’où cela vient
Trois idées reviennent dans presque tous les programmes de pompes. La première veut qu’il suffise d’en faire beaucoup, tous les jours, pour progresser. La deuxième fait des pompes un exercice d’endurance, incapable de développer la force ou le volume musculaire, par opposition au développé couché. La troisième réserve la pompe sur les genoux aux débutants ou aux femmes, comme une version au rabais.
La première idée vient des défis qui circulent en ligne, qui promettent un résultat en un nombre de jours fixé à l’avance. Aucun des travaux que nous avons lus ne teste un tel défi. Ce qu’ils montrent, c’est que la charge et le nombre de séries exigeantes comptent, pas le fait de répéter un exercice facile tous les jours. La deuxième idée tient à l’usage : comme on fait souvent des pompes sans lest, en séries longues, on en a déduit qu’elles ne servaient qu’à l’endurance.
La troisième idée confond la variante et la personne. La pompe sur les genoux est simplement une charge plus légère, environ la moitié du poids du corps au lieu des deux tiers. Elle sert à quiconque n’arrive pas encore à faire des séries complètes avec un bon geste, homme ou femme, et elle reste utile plus tard, en fin de séance, quand les bras sont fatigués. L’étude de 2011 sur les six variantes ne trouvait d’ailleurs pas de différence entre hommes et femmes dans la réponse aux variantes.
Ce qui manque à ces trois idées, c’est la notion de charge. Une pompe n’est pas un exercice figé : c’est une famille de variantes, de la plus légère à la plus lourde, que l’on peut alourdir encore avec un gilet lesté ou un élastique. Toute la suite de cet article découle de ce point.
3. Pompes ou développé couché : le même travail ?
La comparaison revient souvent, et la recherche y répond assez nettement. Une étude norvégienne publiée en 2019 a fait réaliser à vingt hommes entraînés des développés couchés de 50 à 80 % de leur charge maximale, et des pompes sans gilet puis avec un gilet de 10, 20 et 30 kilos. Elle n’a trouvé de différence ni dans le mouvement ni dans l’activité des huit muscles du haut du corps mesurés, et les charges croissantes produisaient le même effet sur les deux exercices.
Ses auteurs en concluent que, pour la force, pompes et développé couché peuvent s’utiliser l’un à la place de l’autre, à condition d’alourdir la pompe quand c’est nécessaire. Ils rappellent aussi qu’une étude antérieure avait trouvé des gains de force semblables avec les deux exercices lorsque la charge était comparable.
Une étude japonaise publiée en 2017 va dans le même sens pour le volume musculaire. Dix-huit hommes non entraînés ont suivi pendant huit semaines, deux fois par semaine, trois séries jusqu’à l’échec, soit de développé couché à 40 % de leur charge maximale, soit de pompes dont la position était ajustée, sur les genoux par exemple, pour représenter la même charge. Les deux groupes ont gagné en force et en épaisseur des pectoraux et des triceps de façon comparable.
Ces études sont petites, neuf personnes par groupe dans la seconde, et portent sur des hommes jeunes. Mais elles convergent : la pompe n’est pas un exercice à part, réservé à l’endurance. C’est une poussée horizontale, comme le développé couché, dont la difficulté dépend de la charge que vous lui donnez.
4. L’échelle de progression, marche par marche
Puisque chaque variante correspond à une charge, la progression consiste à monter une échelle. La première marche est la pompe les mains posées sur un support haut, un plan de travail, une barre réglée à hauteur de hanche ou un banc : c’est la plus légère, autour de 41 % du poids du corps quand les mains sont à environ 61 centimètres. Plus le support est bas, plus la pompe se rapproche de la version classique.
La deuxième marche est la pompe sur les genoux, autour de la moitié du poids du corps. Elle garde une position proche de la pompe classique, mains au sol, et apprend à tenir le tronc gainé. La troisième marche est la pompe classique, sur les pieds, environ deux tiers du poids du corps. La quatrième place les pieds sur un support : à environ 61 centimètres, la charge monte jusqu’à 74 % du poids du corps. Au-delà, un gilet lesté ou un élastique tendu dans le dos permettent d’ajouter de la charge comme sur une barre.
La règle de passage est simple. Restez sur une marche tant que vous ne réussissez pas plusieurs séries d’une dizaine de répétitions avec un bon geste. Quand c’est le cas, passez à la marche suivante, même si vous n’y faites d’abord que quelques répétitions. Ce seuil d’une dizaine n’est pas tiré d’une étude ; c’est un repère d’entraîneur, qui garantit que la marche précédente est solide avant d’en changer.
Rien n’oblige à abandonner une marche quand on monte. Beaucoup de pratiquants commencent la séance par la variante la plus difficile qu’ils maîtrisent, puis terminent par une variante plus facile pour ajouter des séries quand la fatigue s’installe. Vous trouverez de nombreuses variantes décrites dans notre article sur les variations de pompes.
5. Combien de répétitions, combien de séries
La position de l’American College of Sports Medicine publiée en 2026, qui fait la synthèse de 137 revues systématiques et de plus de 30 000 participants, donne des repères utiles. Pour le volume musculaire, des charges allant de 30 % à 100 % du maximum donnent des résultats proches, et aller jusqu’à l’échec n’apporte pas d’avantage constant. Ce qui compte, c’est le volume : au-delà d’environ dix séries par semaine pour un groupe musculaire, les gains sont plus nets.
Pour la force, le tableau change : la même synthèse retient un avantage aux charges d’au moins 80 % du maximum, sur toute l’amplitude, à raison de deux à trois séries par séance, avec les exercices les plus importants placés en début de séance. C’est là que la pompe atteint sa limite si on ne l’alourdit pas : quand vous enchaînez trente pompes classiques, chaque répétition est loin de votre maximum, et la force progresse moins.
En pratique, visez des séries que vous terminez avec une à trois répétitions de marge, dans une fourchette de cinq à quinze répétitions. Si vous dépassez nettement quinze répétitions propres, la variante est devenue trop facile pour la force : montez d’une marche, ou ajoutez de la charge. Si vous n’atteignez pas cinq répétitions, redescendez d’une marche pour accumuler des séries de qualité.
Comptez vos séries dans la semaine, pas seulement dans la séance. Les pectoraux, les triceps et l’avant des épaules travaillent aussi lors des développés et des dips ; si votre programme en contient déjà, quelques séries de pompes suffisent. Si les pompes sont votre seul exercice de poussée, répartissez une dizaine de séries exigeantes sur deux ou trois séances.
6. Le geste : ce qui fait une pompe qui compte
Une pompe utile commence par l’alignement. De la tête aux talons, ou aux genoux, le corps forme une ligne : ni bassin qui s’affaisse, ni fesses en l’air. Les mains sont posées un peu plus larges que les épaules, sous la poitrine. Descendez jusqu’à approcher le sol avec la poitrine, sans vous laisser tomber, puis poussez en gardant la même ligne. Une demi-pompe compte moins qu’une pompe sur les genoux faite en entier.
Les coudes n’ont pas besoin d’être collés au corps, ni ouverts à angle droit : une position intermédiaire, coudes orientés vers l’arrière et légèrement en dehors, est confortable pour la plupart des épaules. Les omoplates bougent librement autour de la cage thoracique : elles se rapprochent en descendant et s’écartent en poussant. Une étude publiée en 2015, menée sur 22 personnes en bonne santé, a comparé la pompe classique et la pompe sur les genoux, chacune terminée par une poussée supplémentaire qui écarte les omoplates. Elle a mesuré une activité plus forte du dentelé antérieur, le muscle qui plaque l’omoplate contre les côtes, dans la version classique, avec un écart de 22 % pour ce muscle.
Cette même étude a mesuré une poussée au sol 17 % plus élevée pour la pompe classique que pour la version sur les genoux. Ses auteurs concluent que la pompe classique suffit pour solliciter le dentelé antérieur, sans cette poussée supplémentaire en fin de mouvement, et que la version sur les genoux est une bonne alternative pour celles et ceux qui ne peuvent pas encore faire la classique.
Respirez normalement : inspirez en descendant, expirez en poussant, sans bloquer la respiration pendant toute la série. Et filmez-vous de profil une fois de temps en temps. La plupart des défauts, le bassin qui tombe, la tête qui avance, l’amplitude qui raccourcit au fil des répétitions, se voient en quelques secondes sur une vidéo.
Calculez ce que pèse chacune de vos pompes
L’outil ci-dessous convertit votre poids en charge approximative pour chaque marche de l’échelle, d’après les moyennes mesurées en laboratoire. Il vous montre l’écart entre deux variantes, et donc la taille de la marche à franchir.
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Combien pèse votre pompe ?
La charge que vos mains supportent, variante par variante
En kilos, sans décimale.
Vos charges vous seront envoyées par e-mail en PDF. Nous ne conservons ni vos réponses ni le PDF. Votre adresse e-mail reste environ 30 jours dans le journal d’envoi, puis est effacée.
Ces charges sont des ordres de grandeur, tirés de moyennes mesurées sur plateforme de force chez des volontaires et rapportées par Wu et al. (Scientific Reports, 2025). Les vôtres varient avec votre morphologie, la position de vos mains et la profondeur de vos descentes. Cet outil ne remplace pas un programme établi pour vous. Demandez l’avis de votre médecin avant de commencer en cas de blessure récente de l’épaule, du coude ou du poignet, de maladie cardiovasculaire, ou si vous êtes enceinte.
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Lisez ces chiffres comme des ordres de grandeur, pas comme une mesure de vous. Ils viennent de groupes de volontaires, et votre propre charge dépend de votre morphologie, de la position de vos mains et de la profondeur de vos descentes.
Ce qui compte vraiment, c’est l’écart entre deux marches : s’il vous paraît trop grand, une marche intermédiaire, un support un peu plus bas, le réduit.
7. À quelle fréquence s’entraîner
Les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé publiées en 2020 demandent aux adultes des activités de renforcement musculaire d’intensité modérée ou plus, sollicitant tous les grands groupes musculaires, au moins deux jours par semaine. Les pompes couvrent une partie de cette demande, pour le haut du corps ; elles ne remplacent ni le travail des jambes, ni celui du dos.
Pour la progression aux pompes elles-mêmes, la synthèse de l’American College of Sports Medicine indique que la fréquence pèse peu sur le volume musculaire quand le nombre total de séries est le même, et qu’au moins deux séances par semaine sont préférables pour la force. Deux ou trois séances hebdomadaires, avec un jour de repos entre deux séances exigeantes, sont un rythme réaliste pour la plupart des emplois du temps.
Faire des pompes tous les jours n’est pas interdit, à condition que la plupart des séries restent loin de l’échec et que vos épaules et vos poignets ne protestent pas. Mais rien, dans les travaux que nous avons lus, ne montre que la répétition quotidienne d’un exercice facile fasse mieux progresser que deux ou trois séances exigeantes. Si vous aimez la régularité quotidienne, alternez une variante difficile un jour et une variante facile le lendemain.
Les courbatures des premiers jours, surtout à l’avant des épaules et dans les pectoraux, sont fréquentes et disparaissent en quelques jours. Une douleur au poignet ou à l’épaule qui revient à chaque séance n’est pas une courbature : elle demande d’adapter l’exercice et, si elle persiste, de consulter.
8. Le test des pompes et la santé : ce que dit vraiment l’étude des pompiers
Une étude publiée en 2019 dans JAMA Network Open est souvent citée pour dire que « faire quarante pompes protège le cœur ». Elle a suivi pendant dix ans 1 104 pompiers américains, des hommes de 39,6 ans en moyenne au départ. Leur nombre de pompes était mesuré au rythme d’un métronome réglé à 80 battements par minute, jusqu’à 80 pompes, trois battements manqués, l’épuisement ou l’apparition d’un symptôme.
Les résultats sont frappants : 37 événements cardiovasculaires ont été recensés pendant le suivi, et ceux qui faisaient plus de 40 pompes au départ avaient un taux d’événements 96 % plus bas que ceux qui en faisaient moins de 10. Plus la capacité aux pompes était élevée, plus le risque était bas, et l’association persistait après ajustement sur l’âge et l’indice de masse corporelle.
Mais il faut lire cette étude pour ce qu’elle est. C’est une observation, pas un essai : elle montre une association, pas l’effet de l’entraînement aux pompes. Ses auteurs eux-mêmes évoquent des différences de facteurs de risque cardiovasculaire entre les groupes dès le départ. Elle porte sur des hommes actifs d’une seule profession, et ses auteurs demandent des études plus larges et plus variées. La capacité aux pompes y apparaît comme un indicateur simple de la forme physique, pas comme une cible à atteindre à tout prix.
Si vous voulez vous situer, notre article sur le test des pompes détaille la façon de le passer. Retenez surtout que progresser aux pompes s’inscrit dans une semaine active plus large, avec de l’endurance et du renforcement de tout le corps, comme le demandent les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé.
9. Les erreurs qui bloquent la progression
La première erreur est de rester trop longtemps sur la même marche. Quand une série de vingt pompes sur les genoux devient facile, en faire trente n’apprend plus grand-chose à vos muscles en force : il est temps de passer à la pompe classique, quitte à n’en faire que trois ou quatre au début. La deuxième erreur est inverse : passer à la pompe classique en sacrifiant le geste, bassin affaissé et amplitude réduite, pour pouvoir dire qu’on en fait.
La troisième erreur est de ne compter que les pompes. Si vous ne travaillez jamais le dos, les tractions ou le tirage, l’équilibre entre les muscles qui poussent et ceux qui tirent se dégrade, et c’est souvent là que l’épaule commence à se plaindre. Associez chaque séance de pompes à un exercice de tirage, avec un élastique, une barre basse ou une machine.
La quatrième erreur est de négliger le gainage. Une pompe est aussi une planche en mouvement : si le tronc ne tient pas, la force des bras ne sert à rien. Les variantes faciles, mains surélevées ou sur les genoux, sont un excellent moyen d’apprendre à tenir cette ligne avant de charger davantage.
La dernière erreur est de forcer sur une douleur. Une gêne au poignet se règle souvent en tournant légèrement les mains vers l’extérieur, en posant les mains sur des poignées ou des haltères, ou en remontant le support. Une douleur à l’épaule qui persiste demande un avis ; notre article sur la douleur à l’épaule explique comment adapter plutôt que supprimer.
10. À qui demander un avis avant de commencer
Les pompes sont un exercice accessible, sans matériel, que la plupart des adultes peuvent pratiquer en choisissant la bonne marche. Elles demandent cependant un avis médical préalable dans certaines situations : une blessure ou une opération récente de l’épaule, du coude ou du poignet, une douleur persistante dans l’une de ces articulations, une maladie cardiovasculaire ou une hypertension non équilibrée, et la grossesse.
Chez les personnes qui reprennent après une longue pause, la variante mains surélevées est un bon point de départ : elle permet de retrouver le geste avec une charge légère et de monter progressivement. Chez les plus âgés, elle se pratique aussi debout, les mains contre un mur ou un plan de travail, ce qui réduit encore la charge.
Une sensation d’effort dans les pectoraux, les triceps ou l’avant des épaules est attendue. Une douleur vive, une douleur qui irradie dans le bras, un essoufflement inhabituel ou une douleur dans la poitrine pendant l’effort ne le sont pas : arrêtez la séance et consultez.
| Ce qu’on dit des pompes | Ce qui compte réellement |
|---|---|
| Il faut en faire beaucoup, tous les jours | Le nombre de séries exigeantes dans la semaine, pas la répétition d’un exercice facile |
| C’est un exercice d’endurance, pas de force | Alourdie par la variante ou un gilet, la pompe fait le même travail que le développé couché |
| La pompe sur les genoux est une version au rabais | C’est une charge plus légère, environ la moitié du poids du corps, utile à tous |
| Faire quarante pompes protège le cœur | Une étude d’observation montre une association, pas l’effet de l’entraînement |
| Une demi-pompe vaut mieux que rien | Une pompe facile faite en entier vaut mieux qu’une pompe difficile à moitié |
Ce que fait un accompagnement chez Magicfit
Un coach voit ce que vous ne voyez pas : un bassin qui s’affaisse à la huitième répétition, des coudes qui s’ouvrent quand la fatigue arrive, une amplitude qui raccourcit sans que vous le sentiez. Son rôle est de vous placer sur la bonne marche de l’échelle, de vous dire quand monter d’un cran, et d’équilibrer les pompes avec des exercices de tirage et de gainage.
Son rôle s’arrête là. Un coach diplômé encadre l’entraînement et l’apprentissage du mouvement. Il ne pose pas de diagnostic et ne traite pas une douleur. Devant une gêne à l’épaule ou au poignet qui dure, il doit vous dire de consulter, et un bon coach le dit sans attendre.
Progresser aux pompes : vos questions
Sources
- Wu H., Zhai H., Ma R., Wei H. (2025), Scientific Reports, 15:44454. A predictive model for vertical ground reaction force during incline push-ups. Les pourcentages du poids du corps pour la pompe classique, sur les genoux, mains et pieds surélevés, tels que l’étude les rapporte des travaux antérieurs.
- Ebben W.P., Wurm B., VanderZanden T.L. et al. (2011), Journal of Strength and Conditioning Research, 25(10):2891-2894. Kinetic analysis of several variations of push-ups. Vingt-trois participants, six variantes : l’ordre des charges, et l’absence de différence entre hommes et femmes.
- van den Tillaar R. (2019), Sports Medicine International Open, 3(3):E74-E81. Comparison of Kinematics and Muscle Activation between Push-up and Bench Press. Vingt hommes entraînés : ni le mouvement ni l’activité musculaire ne diffèrent entre pompes lestées et développé couché.
- Kikuchi N., Nakazato K. (2017), Journal of Exercise Science & Fitness, 15(1):37-42. Low-load bench press and push-up induce similar muscle hypertrophy and strength gain. Dix-huit hommes non entraînés, huit semaines : gains comparables de force et d’épaisseur musculaire à charge égale.
- San Juan J.G., Suprak D.N., Roach S.M., Lyda M. (2015), BMC Musculoskeletal Disorders, 16:23. The effects of exercise type and elbow angle on vertical ground reaction force and muscle activity during a push-up plus exercise. Vingt-deux participants : activité du dentelé antérieur et poussée au sol plus élevées dans la pompe classique que sur les genoux.
- Yang J., Christophi C.A., Farioli A. et al. (2019), JAMA Network Open, 2(2):e188341. Association Between Push-up Exercise Capacity and Future Cardiovascular Events Among Active Adult Men. 1 104 pompiers suivis dix ans : association entre capacité aux pompes et événements cardiovasculaires, protocole du test et limites.
- Currier B.S., D’Souza A.C., Singh M.A.F. et al. (2026), Medicine & Science in Sports & Exercise, 58(4):851-872. American College of Sports Medicine Position Stand. Resistance Training Prescription for Muscle Function, Hypertrophy, and Physical Performance in Healthy Adults. Repères de charge, de volume et de fréquence pour la force et le volume musculaire.
- Bull F.C., Al-Ansari S.S., Biddle S. et al. (2020), British Journal of Sports Medicine, 54(24):1451-1462. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. Le renforcement de tous les grands groupes musculaires, au moins deux jours par semaine, pour les adultes.
Liens vérifiés le 19 octobre 2026. Sept études ont été consultées dans leur texte intégral, en accès libre ; pour l’étude de 2011 sur six variantes, seul le résumé est en accès libre et c’est lui qui a été lu. Les pourcentages du poids du corps viennent de l’étude de 2025, qui les rapporte de travaux antérieurs. Le seuil d’une dizaine de répétitions pour changer de marche et la fourchette de cinq à quinze répétitions sont des repères d’entraîneur, pas des valeurs tirées d’une étude. Cet article a une visée informative et générale. Il ne remplace pas l’avis d’un médecin ou d’un kinésithérapeute, seuls à même d’évaluer une situation individuelle.