✍️ Par la Rédaction Magicfit · ⏱️ Lecture 16 min · 📅 Publié le 6 mars 2026
Investigation · Inactivité physique · Mortalité et coût pour la santé · OMS · Ce que disent les études
En 2010, l’Organisation mondiale de la santé écrivait que l’inactivité physique était « désormais identifiée comme le quatrième facteur de risque de mortalité dans le monde ». Quinze ans plus tard, que disent vraiment les études sur le nombre de décès attribuables au manque d’activité, sur la part des adultes insuffisamment actifs et sur ce que coûte cette inactivité aux systèmes de santé ? Et que demande l’OMS aux États pour y remédier ? Les publications de l’OMS et les grandes études qui fondent ses chiffres permettent d’y répondre.
Une précision de méthode. Cet article ne cite que des sources que nous avons lues : les pages de l’OMS, les résumés publiés des études citées et les recommandations de l’OMS de 2020. La part des budgets de santé consacrée à l’activité physique, le rang de chaque facteur de risque et les dépenses de prévention prêtées à tel ou tel pays, qui circulent sans source lisible, ne sont pas repris. Les chiffres qui suivent sont des estimations, chacune avec sa méthode et ses limites.
Une précision de transparence. Magicfit est un réseau de clubs de sport en licence de marque. Cet article est une synthèse documentaire ; il ne promet aucun résultat, ni pour la santé d’une personne ni pour l’activité d’un club.
1. D’où vient la « quatrième cause »
La formule vient de l’OMS. Dans la présentation de ses Recommandations mondiales sur l’activité physique pour la santé, publiées en 2010, l’organisation écrit que l’inactivité physique est désormais identifiée comme le quatrième facteur de risque de mortalité dans le monde, et que les niveaux d’inactivité augmentent dans de nombreux pays, avec des conséquences majeures sur les maladies non transmissibles et la santé générale.
Deux précisions s’imposent. La première est qu’il s’agit d’un facteur de risque, et non d’une cause de décès au sens des certificats de décès : l’inactivité augmente le risque de maladies qui, elles, causent les décès. La seconde est qu’il s’agit de l’inactivité physique, et non de la sédentarité. Pour l’OMS, l’inactivité désigne le fait de ne pas atteindre les recommandations d’activité ; la sédentarité désigne le temps passé assis, allongé ou à demi allongé, éveillé, avec une très faible dépense d’énergie. On peut être actif et très sédentaire, ou peu sédentaire et inactif.
2. Plus de 5,3 millions de décès
Le chiffre le plus souvent cité vient d’une étude publiée en 2012 dans The Lancet par Lee et ses collègues. À partir d’hypothèses volontairement prudentes, les auteurs ont calculé, pays par pays, la part des maladies qui pourrait être évitée si l’inactivité physique disparaissait. Selon eux, l’inactivité était responsable dans le monde de 6 % de la charge des maladies coronariennes, de 7 % du diabète de type 2, de 10 % du cancer du sein et de 10 % du cancer du côlon.
Elle causait 9 % des décès prématurés, soit plus de 5,3 millions des 57 millions de décès survenus dans le monde en 2008. Une baisse de l’inactivité de 10 % ou de 25 % éviterait respectivement plus de 533 000 et plus de 1,3 million de décès par an, et sa disparition augmenterait l’espérance de vie de la population mondiale de 0,68 an. Les auteurs concluent que l’inactivité a un effet majeur sur la santé dans le monde.
3. Une estimation plus récente
Une étude publiée en 2022 dans le British Journal of Sports Medicine par Katzmarzyk et ses collègues a refait le calcul pour 168 pays, en élargissant la liste des maladies prises en compte : maladies coronariennes, accident vasculaire cérébral, hypertension, diabète de type 2, démence, dépression et plusieurs cancers. Dans le monde, 7,2 % des décès toutes causes et 7,6 % des décès cardiovasculaires étaient attribuables à l’inactivité physique.
La part attribuable allait de 1,6 % pour l’hypertension à 8,1 % pour la démence. Elle était plus de deux fois plus élevée dans les pays à revenu élevé que dans les pays à faible revenu. Mais, du fait de leur population, 69 % des décès et 74 % des décès cardiovasculaires liés à l’inactivité survenaient dans les pays à revenu intermédiaire. Les auteurs concluent que la charge relative est la plus forte dans les pays riches, et la charge absolue dans les pays à revenu intermédiaire.
4. Près d’un adulte sur trois insuffisamment actif
Selon l’étude publiée en 2024 dans The Lancet Global Health par Strain et ses collègues, qui a réuni 507 enquêtes et 5,7 millions de participants, 31,3 % des adultes du monde étaient insuffisamment actifs en 2022, c’est-à-dire qu’ils ne faisaient pas 150 minutes d’activité modérée, 75 minutes d’activité soutenue ou une combinaison équivalente par semaine. Cette part était de 23,4 % en 2000 et de 26,4 % en 2010.
La prévalence augmentait dans 103 des 197 pays et territoires étudiés. Elle était plus élevée de 5 points chez les femmes (33,8 %) que chez les hommes (28,7 %), et l’inactivité progressait chez les personnes de 60 ans et plus, dans toutes les régions et dans les deux sexes. Si les tendances de 2010 à 2022 se poursuivent, l’objectif mondial d’une baisse relative de 15 % entre 2010 et 2030 ne sera pas atteint. Selon la fiche de l’OMS sur l’activité physique, mise à jour le 26 juin 2024, ces 31 % représentent 1,8 milliard d’adultes, et la part des adultes insuffisamment actifs pourrait atteindre 35 % en 2030.
5. Quatre adolescents sur cinq
Chez les jeunes, le constat est plus sévère. Une étude publiée en 2020 dans The Lancet Child & Adolescent Health par Guthold et ses collègues, à partir de 298 enquêtes scolaires dans 146 pays et 1,6 million d’élèves de 11 à 17 ans, estime que 81,0 % des adolescents étaient insuffisamment actifs en 2016 : 77,6 % des garçons et 84,7 % des filles.
Entre 2001 et 2016, l’inactivité avait légèrement baissé chez les garçons, mais pas chez les filles. Il n’y avait pas de lien net avec le revenu du pays, et la région la plus touchée était celle des pays à revenu élevé d’Asie-Pacifique, pour les garçons comme pour les filles. Pour les adolescents, la recommandation de l’OMS est d’au moins 60 minutes par jour en moyenne d’activité modérée à soutenue.
6. Ce que coûte l’inactivité
Une étude publiée en 2016 dans The Lancet par Ding et ses collègues a estimé le coût de l’inactivité physique pour 142 pays représentant 93,2 % de la population mondiale. Selon une estimation prudente, l’inactivité a coûté aux systèmes de santé 53,8 milliards de dollars internationaux en 2013, dont 31,2 milliards payés par le secteur public, 12,9 milliards par le secteur privé et 9,7 milliards par les ménages.
S’y ajoutaient 13,7 milliards de pertes de productivité liées aux décès, et 13,4 millions d’années de vie corrigées de l’incapacité perdues. Les pays à revenu élevé supportaient la plus grande part du coût économique (80,8 % des coûts de santé), tandis que les pays à revenu faible et intermédiaire supportaient la plus grande part de la charge de maladie (75,0 %). Les auteurs notent qu’avec des hypothèses moins prudentes, les estimations seraient bien plus élevées.
7. Le coût de l’inaction d’ici 2030
L’OMS a fait estimer ce que coûterait le statu quo. Selon une étude publiée en 2023 dans The Lancet Global Health par Santos et ses collègues, si la part des personnes inactives ne change pas, 499,2 millions de nouveaux cas de grandes maladies non transmissibles évitables surviendraient dans le monde d’ici 2030, avec des coûts de santé directs de 520 milliards de dollars internationaux, soit environ 47,6 milliards par an.
Les pays à revenu faible et intermédiaire concentreraient 74 % des nouveaux cas, mais les pays à revenu élevé 63 % des coûts. La démence ne représentait que 3 % des nouveaux cas évitables mais 22 % des coûts, le diabète de type 2 2 % des cas mais 9 % des coûts, et les cancers 1 % des cas mais 15 % des coûts. Pour les auteurs, ce fardeau est évitable, à condition d’investir dans des politiques dont l’efficacité est connue.
8. Ce que disent les études sur les coûts, avec nuance
Une revue systématique publiée en 2023 dans BMC Health Services Research par Duijvestijn et ses collègues a réuni 25 études sur le lien entre inactivité et dépenses de santé. Elles montrent dans l’ensemble que l’inactivité est liée à des dépenses de santé plus élevées dans la population générale, à court terme.
Mais la revue apporte une nuance importante : à long terme, éviter des maladies allonge la vie, et donc les dépenses de santé des années gagnées. Une seule étude en tenait compte, et trouvait des dépenses nettes plus élevées. Aucune ne comptait le coût des blessures liées à l’activité. Les auteurs appellent à une définition plus large des coûts. Le premier argument pour l’activité physique reste donc la santé et la qualité de vie, plus que les économies.
9. Ce que l’inactivité fait au risque de décès
Selon la fiche de l’OMS, les personnes insuffisamment actives ont un risque de décès augmenté de 20 % à 30 % par rapport à celles qui sont suffisamment actives. Chez les adultes et les personnes âgées, l’activité régulière est associée à un risque plus faible de décès toutes causes et cardiovasculaire, d’hypertension, de certains cancers, de diabète de type 2 et de chutes, ainsi qu’à une meilleure santé mentale, cognitive, un meilleur sommeil et moins de masse grasse.
Chez les enfants et les adolescents, elle est associée à une meilleure condition physique, une meilleure santé cardiométabolique et osseuse, de meilleurs résultats cognitifs et une meilleure santé mentale. Chez les femmes enceintes et après l’accouchement, elle est associée à moins de prééclampsie, d’hypertension et de diabète gestationnels, et de dépression du post-partum, sans effet défavorable sur le poids de naissance.
10. Le renforcement musculaire, le repère que l’on oublie
Les chiffres d’inactivité de l’OMS ne portent que sur l’activité d’endurance. Or les recommandations de 2020 demandent aussi du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine. Une méta-analyse publiée en 2022 dans le British Journal of Sports Medicine par Momma et ses collègues, sur seize études de cohorte, associe ces activités, indépendamment de l’endurance, à un risque plus faible, de 10 à 17 %, de décès toutes causes, de maladies cardiovasculaires, de cancers et de diabète, avec un bénéfice maximal vers 30 à 60 minutes par semaine. Le cancer du poumon figurait aussi parmi les risques plus faibles.
En revanche, aucune association n’a été trouvée pour certains cancers, du côlon, du rein, de la vessie et du pancréas. Pour le diabète, la baisse du risque était forte jusqu’à 60 minutes par semaine. Pour les décès, les maladies cardiovasculaires et les cancers, la courbe avait une forme en J : les auteurs jugent incertain l’effet de volumes plus élevés.
11. Les deux ensemble : un gain plus grand
Une étude de cohorte publiée en 2020 dans le BMJ par Zhao et ses collègues a suivi 479 856 adultes américains pendant près de neuf ans. Par rapport à ceux qui n’atteignaient aucune recommandation, le risque de décès toutes causes était réduit de 11 % avec le renforcement recommandé, de 29 % avec l’endurance recommandée et de 40 % avec les deux. C’est une étude d’observation, mais elle va dans le sens des recommandations.
12. Un repère rarement atteint, et rarement mesuré
Une étude publiée en 2026 dans Preventive Medicine par Bennie et ses collègues, sur 35 633 adultes d’Australie-Méridionale de 18 à 64 ans interrogés de 2018 à 2024, trouve que 25,1 % atteignaient à la fois les repères d’endurance et de renforcement. Les auteurs soulignent que la surveillance de la santé mesure rarement le renforcement musculaire. Les chiffres d’inactivité les plus cités sous-estiment donc probablement l’écart entre la population et l’ensemble des recommandations.
13. Tenir dans la durée
Une étude publiée en 2026 dans l’International Journal of Epidemiology par Tarp et ses collègues a suivi 779 Australiennes de 47 à 52 ans au départ pendant plus de vingt ans. Le risque cumulé d’obésité sur vingt et un ans était de 9,9 % chez celles qui étaient restées dans les recommandations pendant dix-huit ans, contre 15,1 % chez celles qui ne les avaient jamais atteintes. Le risque était ainsi multiplié par 1,5 en l’absence d’activité suffisante, et chaque enquête supplémentaire sans atteindre les recommandations l’augmentait encore.
Les données venaient de dix vagues de l’étude longitudinale australienne sur la santé des femmes, de 1996 à 2022, analysées de façon à imiter un essai. Viser plus haut n’apportait pas de bénéfice supplémentaire : c’est la régularité qui comptait.
14. La sédentarité, un risque à part
La fiche de l’OMS rappelle aussi que la vie devient de plus en plus sédentaire, avec les transports motorisés et les écrans pour le travail, les études et les loisirs. Chez les adultes, un temps sédentaire élevé est associé à une mortalité toutes causes, cardiovasculaire et par cancer plus élevée, et à plus de maladies cardiovasculaires, de cancers et de diabète de type 2.
Chez les enfants et les adolescents, il est associé à plus de masse grasse, une moins bonne santé cardiométabolique et condition physique, et un sommeil plus court. Les recommandations de 2020 demandent donc à la fois d’être actif et de limiter le temps passé assis, en remplaçant une partie de ce temps par une activité, quelle qu’en soit l’intensité.
15. Une tendance qui peut s’inverser
L’inactivité n’est pas une fatalité. En Australie, une étude publiée en 2025 dans le Journal of Aging and Physical Activity par Halim et ses collègues, sur deux enquêtes de Nouvelle-Galles du Sud, montre que la part des 65 ans et plus atteignant les recommandations d’activité est passée de 37,8 % en 2016 à 51,3 % en 2021. Les progrès étaient toutefois plus marqués dans les zones les moins défavorisées : sans action ciblée, les écarts sociaux persistent.
16. Ce que l’OMS demande aux États
L’OMS a fixé un objectif mondial : réduire l’inactivité physique des adultes et des adolescents de 10 % en valeur relative d’ici 2025 et de 15 % d’ici 2030, par rapport à 2010. Son plan d’action mondial pour l’activité physique recommande des politiques qui facilitent la marche, le vélo et les transports non motorisés, et qui multiplient les occasions d’être actif à l’école, au travail, dans les structures d’accueil des enfants et dans les services de santé.
Selon la fiche, ces politiques demandent un effort coordonné de plusieurs ministères, santé, transports, éducation, emploi, sport et urbanisme, à tous les niveaux, avec les organisations non gouvernementales. Elles exigent aussi, écrit l’OMS, davantage d’engagements et d’investissements de la part des États. Le rapport mondial de 2022 sur l’activité physique est la première évaluation des progrès des pays dans l’application de ce plan, et appelle à faire de l’activité physique une priorité partagée par l’ensemble du gouvernement.
17. L’exemple de la Carélie du Nord
La Finlande est souvent citée en exemple. Une étude historique publiée en 2021 dans l’American Journal of Public Health par Jauho retrace le projet de Carélie du Nord, mené de 1972 à 1997, l’une des premières formulations de l’approche communautaire de prévention des maladies coronariennes.
Au lieu de cibler seulement les personnes à haut risque, le projet cherchait à changer la culture de toute une communauté locale, en s’appuyant sur les relations sociales pour éduquer le public et faire évoluer les normes de comportement. L’auteur note que le projet privilégiait ces relations sociales aux changements plus structurels de l’environnement. Les chiffres de baisse de la mortalité finlandaise qui circulent n’ont pas été lus par nous et ne sont pas repris ; l’enseignement retenu est celui de la méthode : agir sur la communauté, pas seulement sur l’individu.
18. La France
En France, l’étude publiée en 2022 dans l’International Journal of Environmental Research and Public Health par Verdot et ses collègues de Santé publique France, à partir de l’étude Esteban de 2014-2016, trouvait que 71 % des hommes et 53 % des femmes atteignaient les recommandations d’activité physique alors en vigueur. L’activité avait baissé chez les femmes depuis 2006-2007 et augmenté chez les hommes.
Surtout, 80 % des adultes déclaraient au moins trois heures d’écran par jour sur leur temps de loisir, en forte hausse. Chez les enfants, seuls 51 % des garçons et 33 % des filles atteignaient les recommandations, et l’activité baissait nettement après 10 ans. Les auteurs concluent à un manque d’activité physique, en particulier chez les femmes et les filles, et à une forte sédentarité.
19. Ce que recommande l’OMS
Les recommandations de l’OMS de 2020, présentées par Bull et ses collègues dans le British Journal of Sports Medicine, proposent aux adultes de 150 à 300 minutes par semaine d’activité modérée, ou de 75 à 150 minutes d’activité soutenue, et des activités de renforcement musculaire au moins deux jours par semaine. Pour les personnes âgées, elles ajoutent des activités variées associant équilibre et renforcement, pour prévenir les chutes.
Elles insistent sur le fait que toute activité vaut mieux que rien, et que commencer par de petites quantités, puis augmenter progressivement, est une bonne façon de faire. Pour une personne inactive, le premier objectif n’est donc pas d’atteindre d’emblée les 150 minutes, mais de bouger un peu plus qu’avant.
20. Ce que l’on peut retenir
Trois enseignements se dégagent. Le premier est que l’inactivité physique est un facteur de risque majeur : les estimations vont de 7 % à 9 % des décès dans le monde selon les méthodes, soit plusieurs millions de décès par an. Le deuxième est que la situation ne s’améliore pas : près d’un adulte sur trois et quatre adolescents sur cinq sont insuffisamment actifs, les femmes et les filles davantage, et l’objectif de 2030 ne sera pas atteint au rythme actuel. Le troisième est que l’inaction a un coût élevé, mais que le premier argument reste la santé : les études sur les économies à long terme sont plus nuancées qu’on ne le dit.
Pour une salle de sport, la leçon est d’accueillir en priorité les personnes inactives, de commencer petit et de progresser, de proposer aussi de quoi réduire le temps assis, et de ne promettre aucun résultat. Un club ouvert sous licence de marque peut y contribuer à son échelle, à côté des politiques publiques que l’OMS appelle de ses vœux.
FAQ — Inactivité physique : ce que disent l'OMS et les études
Sources
- Organisation mondiale de la santé. Global recommendations on physical activity for health. 2010, page de présentation lue le 29 octobre 2026. who.int/publications/i/item/9789241599979
- Organisation mondiale de la santé. Physical activity. fiche d’information, 26 juin 2024 (texte intégral). who.int/news-room/fact-sheets/detail/physical-activity
- Organisation mondiale de la santé. Global status report on physical activity 2022. page de présentation lue le 29 octobre 2026. who.int/publications/i/item/9789240059153
- Lee IM et coll. Effect of physical inactivity on major non-communicable diseases worldwide: an analysis of burden of disease and life expectancy. The Lancet, 2012 (résumé). doi.org/10.1016/S0140-6736(12)61031-9
- Katzmarzyk PT, Friedenreich C, Shiroma EJ, Lee IM. Physical inactivity and non-communicable disease burden in low-income, middle-income and high-income countries. British Journal of Sports Medicine, 2022 (résumé). doi.org/10.1136/bjsports-2020-103640
- Strain T et coll. National, regional, and global trends in insufficient physical activity among adults from 2000 to 2022: a pooled analysis of 507 population-based surveys with 5·7 million participants. The Lancet Global Health, 2024 (résumé). doi.org/10.1016/S2214-109X(24)00150-5
- Guthold R, Stevens GA, Riley LM, Bull FC. Global trends in insufficient physical activity among adolescents: a pooled analysis of 298 population-based surveys with 1·6 million participants. The Lancet Child & Adolescent Health, 2020 (résumé). doi.org/10.1016/S2352-4642(19)30323-2
- Ding D et coll. The economic burden of physical inactivity: a global analysis of major non-communicable diseases. The Lancet, 2016 (résumé). doi.org/10.1016/S0140-6736(16)30383-X
- Santos AC, Willumsen J, Meheus F, Ilbawi A, Bull FC. The cost of inaction on physical inactivity to public health-care systems: a population-attributable fraction analysis. The Lancet Global Health, 2023 (résumé). doi.org/10.1016/S2214-109X(22)00464-8
- Momma H, Kawakami R, Honda T, Sawada SS. Muscle-strengthening activities are associated with lower risk and mortality in major non-communicable diseases: a systematic review and meta-analysis of cohort studies. British Journal of Sports Medicine, 2022 (résumé). doi.org/10.1136/bjsports-2021-105061
- Zhao M, Veeranki SP, Magnussen CG, Xi B. Recommended physical activity and all cause and cause specific mortality in US adults: prospective cohort study. BMJ, 2020 (résumé). doi.org/10.1136/bmj.m2031
- Bennie JA et coll. The epidemiology of physical activity guideline adherence among 35,633 adults: Findings from the South Australian Population Health Survey. Preventive Medicine, 2026 (résumé). doi.org/10.1016/j.ypmed.2026.108587
- Tarp J et coll. Long-term physical activity and risk of obesity in Australian women using target-trial emulation: an OBCT study. International Journal of Epidemiology, 2026 (résumé). doi.org/10.1093/ije/dyag174
- Halim N et coll. Increasing Reported Physical Activity Among Australian Adults: Progress Toward a Healthy Older Age. Journal of Aging and Physical Activity, 2025 (résumé). doi.org/10.1123/japa.2023-0426
- Duijvestijn M, de Wit GA, van Gils PF, Wendel-Vos GCW. Impact of physical activity on healthcare costs: a systematic review. BMC Health Services Research, 2023 (résumé). doi.org/10.1186/s12913-023-09556-8
- Jauho M. The North Karelia Project (1972-1997) and the Origins of the Community Approach to Cardiovascular Disease Prevention. American Journal of Public Health, 2021 (résumé). doi.org/10.2105/ajph.2020.306016
- Verdot C et coll. Prevalence of Physical Activity and Sedentary Behaviors in the French Population: Results and Evolution between Two Cross-Sectional Population-Based Studies, 2006 and 2016. International Journal of Environmental Research and Public Health, 2022 (résumé). doi.org/10.3390/ijerph19042164
- Bull FC et coll. World Health Organization 2020 guidelines on physical activity and sedentary behaviour. British Journal of Sports Medicine, 2020 ; 54 : 1451-1462. doi.org/10.1136/bjsports-2020-102955
Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; la fiche d’information de l’OMS et ses lignes directrices de 2020, dans leur texte intégral ; les pages de présentation des publications de l’OMS, telles qu’elles sont en ligne.
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