Le marché fitness UK low cost premium community gyms — les trois modèles qui ont tout changé

Le marché fitness UK : low-cost, premium, community gyms — les trois modèles qui ont tout changé

Investigation · Royaume-Uni · Activité physique · Centres de loisirs · Prescription d’exercice · Ce que disent les sources

Le Royaume-Uni est souvent présenté comme le marché du fitness le plus avancé d’Europe, avec des chiffres de membres, de clubs et de chiffre d’affaires qui circulent d’article en article. Cet article ne les reprend pas : il s’appuie sur ce que publient le gouvernement britannique et son administration fiscale, et sur les études consacrées à la prescription d’exercice, pour comprendre comment l’activité physique s’organise outre-Manche entre salles privées, centres de loisirs publics et système de santé.

Série MAGICFIT Investigation · Mise à jour octobre 2026

Une précision de méthode. Nous ne citons que des sources que nous avons lues : la stratégie du gouvernement britannique pour le sport de 2023, les recommandations des médecins-chefs du Royaume-Uni, la notice de l’administration fiscale sur la TVA du sport, et les résumés publiés des études citées. Les taux de pénétration, les nombres de clubs et de membres, les chiffres d’affaires, les marges et les parts de marché des chaînes privées, qui viennent de rapports professionnels ou de sociétés que nous n’avons pas lus, ne sont pas repris.

Une précision de transparence. Magicfit est un réseau de clubs de sport en licence de marque. Cet article est une synthèse documentaire ; il ne promet aucun résultat, ni pour la santé d’une personne ni pour l’activité d’un club.

1. Ce que l’on sait, et ce que l’on ne sait pas

Le marché britannique du fitness fait l’objet de nombreux classements, publiés par des organisations professionnelles ou des cabinets d’études. Leurs chiffres changent selon la définition retenue : faut-il compter les centres de loisirs publics, les piscines, les studios spécialisés, les abonnements numériques ? Faut-il rapporter le nombre de membres à la population totale ou aux seuls adultes ? Sans avoir lu la méthode de chaque rapport, nous ne pouvons pas comparer ces chiffres entre eux, ni avec ceux de la France.

Ce que l’on peut lire, en revanche, ce sont les données publiques. En Angleterre, l’enquête Active Lives de Sport England mesure chaque année l’activité physique de la population. Le gouvernement en reprend les résultats dans sa stratégie de 2023, Get Active. Ces chiffres ne disent pas combien de personnes fréquentent une salle de sport, mais combien bougent assez pour leur santé : c’est la question qui intéresse un club de proximité.

2. Combien bougent les Anglais

Selon l’enquête Active Lives de 2021-2022, citée par la stratégie Get Active, 63,1 % des adultes anglais, soit 29,1 millions de personnes, étaient actifs : ils pratiquaient en moyenne au moins 150 minutes d’activité par semaine. 11,1 %, soit 5,1 millions, étaient « assez actifs », entre 30 et 149 minutes. Et 25,8 %, soit 11,9 millions d’adultes, étaient inactifs, avec moins de 30 minutes par semaine en moyenne.

Les écarts entre groupes sont nets. Les hommes étaient plus souvent actifs que les femmes, 66 % contre 61 %. Surtout, l’activité suivait le niveau social : 73 % des adultes des catégories les plus aisées (cadres et professions intellectuelles) étaient actifs, contre 62 % dans le groupe suivant et 53 % dans le dernier groupe du tableau publié ; le texte précise que les catégories les moins aisées sont les moins actives. L’activité baissait aussi avec l’âge : 70 % des 16-34 ans étaient actifs, 66 % des 35-54 ans, 62 % des 55-74 ans et seulement 41 % des 75 ans et plus. Le gouvernement relève aussi une activité plus faible chez les personnes de 75 ans et plus, les personnes handicapées, celles qui vivent avec une maladie de longue durée et certains groupes ethniques.

Chez les enfants et les jeunes, l’enquête de 2021-2022 comptait 47,2 % d’actifs, avec au moins 60 minutes par jour en moyenne, 22,7 % d’assez actifs et 30,1 % de moins actifs, soit 2,2 millions d’enfants qui bougeaient moins de 30 minutes par jour. Le gouvernement note que l’activité est revenue à son niveau d’avant la pandémie, mais que les écarts entre groupes ont continué de se creuser.

3. Les recommandations britanniques

Les médecins-chefs des quatre nations du Royaume-Uni publient des recommandations communes sur l’activité physique, publiées en 2019 et mises à jour en 2026. Leur message central tient en une formule : un peu, c’est bien ; davantage, c’est mieux. Les bénéfices pour la santé sont importants dès que l’on passe d’aucune activité à un peu d’activité, et ils augmentent rapidement jusqu’à environ 150 minutes par semaine, puis plus lentement.

Les adultes sont invités à viser au moins 150 minutes par semaine d’activité d’intensité modérée, comme la marche rapide ou le vélo, ou des durées plus courtes d’activité plus intense, et à entretenir leur force musculaire au moins deux fois par semaine. Le temps passé assis ou allongé doit être réduit, et les longues périodes d’inactivité coupées par au moins un peu d’activité légère. Les plus de 65 ans sont invités à bouger chaque jour, avec une attention particulière à l’équilibre et à la souplesse.

La mise à jour de 2026 insiste sur la force et l’équilibre tout au long de la vie, pour préserver l’autonomie en vieillissant. Elle cite en particulier les personnes récemment inactives, par exemple après une opération, et celles qui prennent un traitement de la famille des agonistes du GLP-1, qui doivent veiller à des activités qui entretiennent la force musculaire.

4. Une stratégie nationale avec des objectifs chiffrés

En août 2023, le gouvernement britannique a publié Get Active, sa stratégie pour l’avenir du sport et de l’activité physique, qui prend la suite de Sporting Future (2015). Son objectif principal est de compter, en Angleterre, 2,5 millions d’adultes et 1 million d’enfants actifs de plus d’ici 2030. Des objectifs plus fins visent les groupes les moins actifs : 1,4 million d’adultes actifs de plus dans les catégories les moins aisées, 1,5 million chez les 55 ans et plus, 1,25 million de femmes, 0,7 million de personnes handicapées.

La stratégie prévoit une approche commune à plusieurs ministères, avec des indicateurs et une instance conjointe du gouvernement et du secteur chargée d’en suivre les progrès, la National Physical Activity Taskforce. Elle demande que les financements publics soient davantage tournés vers les publics inactifs, et que chaque organisation puisse rendre compte de ce qu’elle fait pour eux.

Le texte s’adresse explicitement au secteur privé. Le gouvernement attend des acteurs publics et privés qu’ils travaillent ensemble à ces objectifs, il veut partager avec le secteur privé ses méthodes d’évaluation de l’impact, et il annonce un travail sur les mesures qui pourraient favoriser l’investissement et la croissance de ce secteur. Il affirme enfin que chaque livre dépensée pour le sport et l’activité physique rapporterait près de 4 livres en santé, en bien-être, en vie locale et en économie ; c’est l’estimation du gouvernement, dont nous n’avons pas lu la méthode.

5. Les centres de loisirs publics sous pression

À côté des salles privées, l’Angleterre compte un vaste réseau de centres de loisirs et de piscines appartenant aux collectivités, souvent gérés par des organismes sans but lucratif. La pandémie les a durement touchés. Selon Get Active, le gouvernement a consacré 100 millions de livres à un fonds de relance des centres de loisirs, le National Leisure Recovery Fund, en plus d’un plan de plus de 264 millions de livres pour plus de 1 685 organisations de 15 sports.

La stratégie annonce aussi un fonds de 63 millions de livres pour les piscines publiques, face à la hausse des prix de l’énergie. Elle précise que ce fonds n’est pas fait pour soutenir toutes les piscines, mais pour protéger celles qui offrent un service accessible et abordable là où il n’existe pas d’autre option comparable. Le gouvernement porte un jugement sévère sur une partie des équipements : trop d’entre eux, écrit-il, n’offrent pas un service durable et de qualité, certains font doublon avec ce que propose déjà le privé, et sont trop subventionnés et sous-utilisés.

Get Active relève enfin qu’environ un quart des personnes travaillant dans le secteur l’ont quitté pendant la pandémie, ce qui a créé une pénurie de maîtres-nageurs, de professeurs de natation et d’instructeurs de fitness. Le recrutement et la formation des encadrants sont un enjeu partagé par le public et le privé.

6. La TVA du sport : une exonération réservée aux organismes sans but lucratif

Le régime fiscal aide à comprendre la place des organismes sans but lucratif. Selon la notice VAT 701/45 de l’administration fiscale britannique, certaines prestations sportives sont exonérées de TVA lorsqu’elles sont fournies par un « eligible body », un organisme admissible. Depuis le 1er janvier 2000, cette exonération, auparavant ouverte à tous les organismes sans but lucratif, est réservée à ces organismes admissibles.

Pour l’être, un organisme doit ne pas poursuivre de but lucratif, prévoir dans ses statuts des restrictions à la distribution de ses bénéfices, et ne pas être soumis à une influence commerciale ni faire partie d’une entreprise commerciale plus large. L’exonération couvre les prestations étroitement liées et essentielles au sport : jouer, concourir, arbitrer, s’entraîner, utiliser les vestiaires, les douches et le matériel. Elle ne couvre pas, par exemple, l’entraînement par des professionnels qui ne sont pas eux-mêmes un organisme admissible.

En pratique, un exploitant commercial ne bénéficie donc pas de cette exonération. Nous ne donnons pas ici le taux qui s’applique alors à un abonnement, ni la façon dont les prix en tiennent compte : ce sont des questions à vérifier dans les textes britanniques en vigueur.

7. Le prix d’entrée et la façon de payer

Une étude publiée en 2019 dans Health Promotion International par Ward et ses collègues a interrogé 83 habitants de quatre collectivités du nord-ouest de l’Angleterre sur les tarifs des centres de loisirs. Le coût était un facteur clé de la pratique dans les quartiers à faibles revenus.

Mais les usagers ne se contentaient pas de dire si c’était abordable ou non : la plupart naviguaient entre les tarifs et les modes de paiement pour trouver celui qui leur convenait. Les formules prépayées, comme l’abonnement par prélèvement, encourageaient la pratique ; le paiement à chaque entrée réduisait la fréquence, tout en restant pratique pour un usage occasionnel ou pour ceux qui ne pouvaient pas payer d’avance. L’accès gratuit aidait les personnes qui ne pouvaient pas s’abonner à pratiquer régulièrement, et incitait des non-pratiquants à essayer. Les auteurs concluent que des politiques combinant accès gratuit et paiements souples ont le plus de chances de réduire les inégalités d’activité physique.

8. Rendre l’accès gratuit : une mesure coûteuse

Une modélisation publiée en 2019 dans BMC Health Services Research par Briggs et ses collègues a comparé deux mesures de santé publique en Angleterre. L’une consistait à étendre à tout le pays le dispositif Be Active de Birmingham, qui donne aux habitants un accès gratuit aux piscines et aux salles de sport sur certaines plages horaires.

Selon le modèle, cette extension coûterait, sur dix ans, environ 727 000 livres par année de vie gagnée en bonne santé, un coût très élevé au regard des seuils habituels. À l’inverse, la reformulation des aliments pour réduire le sel rapporterait 1,44 livre pour chaque livre dépensée. Les auteurs soulignent que ces estimations dépendent beaucoup de la portée du modèle et de ses hypothèses. Le résultat n’invalide pas l’accès gratuit ; il rappelle qu’une mesure d’accès doit être bien ciblée pour toucher ceux qui ne bougent pas.

9. La prescription d’exercice : un principe ancien au Royaume-Uni

Les « exercise referral schemes » existent depuis longtemps au Royaume-Uni : un professionnel de santé, souvent le médecin généraliste, adresse un patient peu actif à un organisme extérieur, souvent un centre de loisirs, qui lui propose un programme d’exercice encadré de quelques semaines. Ces programmes ont été largement développés, malgré des doutes sur leur capacité à changer durablement les habitudes, comme le rappelle l’évaluation publiée en 2015 dans Health Technology Assessment par Campbell et ses collègues.

La première question est celle de l’adhésion. Une revue de 20 études publiée en 2012 par Pavey et ses collègues trouvait que 66 % des personnes adressées commençaient le programme dans les études d’observation, et 81 % dans les essais contrôlés. Mais seules 49 % et 43 % le suivaient jusqu’au bout. Les femmes étaient plus nombreuses à commencer, mais moins nombreuses à continuer que les hommes ; les personnes âgées commençaient et continuaient plus souvent.

10. Des effets réels mais modestes

L’évaluation de Campbell et de ses collègues, qui réunit huit essais et 5 190 participants, trouve une proportion un peu plus élevée de personnes atteignant 90 à 150 minutes d’activité au moins modérée par semaine, six à douze mois après, chez celles qui ont suivi un programme que chez celles qui ont reçu les soins habituels : le risque relatif est de 1,12. Les personnes âgées et celles adressées pour des facteurs de risque cardiaque semblaient en tirer davantage. Les études qualitatives suggèrent que le soutien social, la possibilité de pratiquer avec d’autres, favorise l’adhésion.

Une analyse publiée en 2020 dans le Journal of Physical Activity and Health par Rowley et ses collègues porte sur 5 246 participants de 12 programmes en Angleterre, en Écosse et au pays de Galles, issus de la base nationale des prescriptions. L’activité déclarée augmentait en moyenne de 540 « minutes-MET » par semaine, grâce à plus d’activité modérée et intense et à moins de temps assis. Mais la plupart des participants étaient déjà « modérément actifs » au départ, et le restaient à la fin.

Une méta-analyse publiée en 2024 dans Preventive Medicine Reports par Inkpen et ses collègues apporte une mesure plus objective. Sur 29 articles et 6 326 patients, âgés en moyenne de 62 ans et en surpoids, adressés par un professionnel de soins primaires à un spécialiste qualifié de l’exercice, l’endurance cardiorespiratoire s’améliorait dans 20 études sur 29, avec un effet favorable par rapport aux groupes témoins.

11. Ce qui fait tenir les participants

Une revue de 24 études publiée en 2019 dans le Scandinavian Journal of Medicine and Science in Sports par Eynon et ses collègues a cherché les facteurs psychologiques et sociaux qui font tenir un programme. La motivation intrinsèque, le sentiment de répondre à ses besoins psychologiques, le soutien social et la confiance en sa capacité à pratiquer ressortent le plus. Des attentes plus modestes à l’entrée étaient aussi associées à une meilleure adhésion.

Pour les personnes adressées pour une raison de santé mentale, une revue publiée en 2022 dans BMC Public Health par Tomlinson-Perez et ses collègues relève un écart important entre les essais et la pratique courante : 86,8 % commençaient et 55,3 % continuaient dans les essais, contre 57,9 % et 37,2 % en pratique courante. Les programmes qui associaient entretiens en face à face et appels téléphoniques obtenaient les meilleurs taux.

Une étude du Northumberland, publiée en 2021 par Bell et ses collègues, a mesuré l’activité réellement pratiquée dans les centres de loisirs par les participants. Elle était en médiane de 57 minutes par semaine pendant le programme et de 68 minutes chez ceux qui l’avaient terminé, soit 38,0 % et 45,3 % des 150 minutes recommandées. Les auteurs suggèrent d’encourager aussi l’activité en dehors du centre.

12. Une efficacité économique incertaine

Une modélisation publiée en 2011 dans BMC Public Health par Anokye et ses collègues estimait le coût de ces programmes à 20 876 livres par année de vie gagnée en bonne santé chez des personnes sédentaires sans maladie diagnostiquée, avec des coûts plus faibles pour les personnes obèses, hypertendues ou déprimées. Les auteurs soulignaient que le résultat était très sensible à de petites variations d’efficacité et de coût.

L’évaluation de 2015 trouvait un gain de 0,003 année de vie en bonne santé pour un coût supplémentaire de 225 livres par personne. Une revue de quinze publications, parue en 2022 dans l’European Journal of Public Health par Werbrouck et ses collègues, conclut que les programmes sont jugés coût-efficaces dans la majorité des analyses, mais que ces résultats ne sont pas solides, faute de certitude sur leur efficacité et leur fréquentation.

13. Au-delà du sport sur ordonnance

Le gouvernement britannique explore d’autres formes de prescription. Selon Get Active, un essai de « prescription sociale » de 13,9 millions de livres, annoncé en août 2022 dans le cadre du plan vélo et marche pour l’Angleterre, finance des projets pilotes dans 11 collectivités : les médecins et d’autres professionnels de santé peuvent y prescrire la marche ou le vélo, avec des formations au vélo pour adultes, des prêts de vélos gratuits et des groupes de marche.

La stratégie cite aussi des centres de loisirs utilisés comme pôles de soins pour les troubles musculosquelettiques, et l’ambition de mieux relier les écoles, la vie locale et les systèmes de santé pour multiplier les occasions de bouger.

14. Ce que l’on peut retenir

Trois enseignements se dégagent des sources lues. Le premier est que le Royaume-Uni, ou plus exactement l’Angleterre, se fixe des objectifs publics d’activité physique, mesurés chaque année par une grande enquête, et attend du secteur privé qu’il y contribue. Un quart des adultes anglais restent inactifs, et l’écart entre les plus aisés et les moins aisés est important.

Le deuxième est que la prescription d’exercice, développée depuis longtemps outre-Manche, a des effets réels mais modestes, et que tout dépend de l’adhésion : beaucoup commencent, moins continuent, et le soutien social, l’encadrement en face à face et des attentes réalistes font la différence.

Le troisième est que le prix et la façon de payer comptent pour les publics les moins aisés, mais que la gratuité générale coûte cher pour un effet incertain. En France, le médecin peut prescrire une activité physique adaptée aux personnes atteintes d’une affection de longue durée ou d’une maladie chronique, à celles qui présentent des facteurs de risque et aux personnes en perte d’autonomie (code de la santé publique, article L1172-1). Pour un club ouvert sous licence de marque, la leçon britannique est d’accueillir, d’encadrer et de soutenir dans la durée, sans promettre de résultat.

Dans un tout autre contexte, notre article Égypte : obésité, diabète et activité physique montre ce que recouvrent l’obésité et l’activité physique en Égypte.

Réseau Magicfit · Licence de marque
Ouvrir un club Magicfit en licence de marque

10 clubs en France · Une zone exclusive · Aucune redevance en pourcentage du chiffre d’affaires.

Ouvrir un club Magicfit en licence de marque →

Vous envisagez d’ouvrir une salle de sport sous la marque Magicfit, en licence de marque ?

Recevoir le dossier de présentation →

FAQ — Activité physique et fitness au Royaume-Uni

Combien d'Anglais sont inactifs ?
Selon l’enquête Active Lives de 2021-2022, citée par la stratégie Get Active (2023), 25,8 % des adultes anglais, soit 11,9 millions de personnes, faisaient moins de 30 minutes d’activité par semaine en moyenne ; 63,1 % atteignaient au moins 150 minutes.
Quels objectifs le gouvernement britannique s'est-il fixés ?
La stratégie Get Active vise, en Angleterre, 2,5 millions d’adultes et 1 million d’enfants actifs de plus d’ici 2030, avec des objectifs particuliers pour les groupes les moins actifs : catégories les moins aisées, 55 ans et plus, femmes, personnes handicapées.
Les salles de sport britanniques paient-elles la TVA ?
Selon la notice VAT 701/45 de l’administration fiscale, l’exonération de TVA des prestations sportives est réservée aux « eligible bodies », des organismes sans but lucratif qui ne distribuent pas leurs bénéfices et ne sont pas sous influence commerciale. Un exploitant commercial n’en bénéficie pas.
Qu'est-ce qu'un « exercise referral scheme » ?
Un dispositif britannique par lequel un professionnel de santé adresse un patient peu actif à un organisme extérieur, souvent un centre de loisirs, pour un programme d’exercice encadré de quelques semaines.
La prescription d'exercice marche-t-elle ?
Ses effets sont réels mais modestes : un peu plus de participants atteignent 90 à 150 minutes d’activité par semaine à six-douze mois (risque relatif 1,12, Campbell et coll., 2015), et l’endurance s’améliore (Inkpen et coll., 2024). Environ la moitié des participants seulement vont au bout du programme.
L'accès gratuit aux salles publiques est-il rentable pour la santé publique ?
Une modélisation de 2019 estimait que l’extension à toute l’Angleterre de l’accès gratuit de Birmingham coûterait environ 727 000 livres par année de vie gagnée en bonne santé : un coût élevé, qui plaide pour des mesures ciblées.

Sources

  1. Department for Culture, Media and Sport (Royaume-Uni) Get Active: a strategy for the future of sport and physical activity. août 2023, lu le 29 octobre 2026 sur gov.uk. gov.uk/government/publications/get-active-a-strategy-for-the-future-of-sport-and-physical-activity
  2. Department of Health and Social Care (Royaume-Uni) UK Chief Medical Officers’ physical activity guidelines. publiées en 2019, mises à jour en 2026, lues le 29 octobre 2026 sur gov.uk. gov.uk/government/publications/physical-activity-guidelines-uk-chief-medical-officers-report
  3. HM Revenue & Customs Sport supplies that are VAT exempt (VAT Notice 701/45). lue le 29 octobre 2026 sur gov.uk. gov.uk/guidance/sport-supplies-that-are-vat-exempt-notice-70145
  4. Ward F et coll. Leisure centre entrance charges and physical activity participation in England. Health Promotion International, 2019 (résumé). doi.org/10.1093/heapro/dax095
  5. Briggs ADM et coll. Estimating the cost-effectiveness of salt reformulation and increasing access to leisure centres in England, with PRIMEtime CE model validation using the AdViSHE tool. BMC Health Services Research, 2019 (résumé). doi.org/10.1186/s12913-019-4292-x
  6. Pavey T et coll. Levels and predictors of exercise referral scheme uptake and adherence: a systematic review. Journal of Epidemiology and Community Health, 2012 (résumé). doi.org/10.1136/jech-2011-200354
  7. Campbell F et coll. A systematic review and economic evaluation of exercise referral schemes in primary care: a short report. Health Technology Assessment, 2015 (résumé). doi.org/10.3310/hta19600
  8. Rowley N et coll. Are Exercise Referral Schemes Associated With an Increase in Physical Activity? Observational Findings Using Individual Patient Data Meta-Analysis From the National Referral Database. Journal of Physical Activity and Health, 2020 (résumé). doi.org/10.1123/jpah.2019-0435
  9. Inkpen SJL et coll. Exercise referral schemes increase Patients’ cardiorespiratory Endurance: A systematic review and Meta-Analysis. Preventive Medicine Reports, 2024 (résumé). doi.org/10.1016/j.pmedr.2024.102844
  10. Eynon M et coll. Assessing the psychosocial factors associated with adherence to exercise referral schemes: A systematic review. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports, 2019 (résumé). doi.org/10.1111/sms.13403
  11. Tomlinson-Perez S et coll. Evaluation of the uptake, retention and effectiveness of exercise referral schemes for the management of mental health conditions in primary care: a systematic review. BMC Public Health, 2022 (résumé). doi.org/10.1186/s12889-022-12638-7
  12. Bell J et coll. Understanding Leisure Centre-Based Physical Activity after Physical Activity Referral: Evidence from Scheme Participants and Completers in Northumberland UK. International Journal of Environmental Research and Public Health, 2021 (résumé). doi.org/10.3390/ijerph18062957
  13. Anokye NK et coll. The cost-effectiveness of exercise referral schemes. BMC Public Health, 2011 (résumé). doi.org/10.1186/1471-2458-11-954
  14. Werbrouck A et coll. Cost-effectiveness of exercise referral schemes: a systematic review of health economic studies. European Journal of Public Health, 2022 (résumé). doi.org/10.1093/eurpub/ckab189
  15. Code de la santé publique article L1172-1. texte en vigueur lu le 29 octobre 2026 dans la compilation codes.droit.org ; seul Légifrance fait foi. codes.droit.org

Sources lues et vérifiées le 29 octobre 2026. Les études marquées « résumé » ont été lues dans leur résumé publié ; les publications de gov.uk et le texte de loi, dans leur texte intégral.

Pour aller plus loin sur magicfit.fr

Magicfit sur les portails de référence franchise

Partager cet article

Rédigé par

L'équipe Magicfit

Nos coachs diplômés d'État partagent leur expertise pour vous accompagner vers vos objectifs fitness. Nutrition, entraînement, lifestyle : découvrez tous nos conseils !

Prêt à passer à l'action ?

Rejoignez Magicfit et bénéficiez d'un accompagnement personnalisé avec nos coachs diplômés d'État.

Trouver un club

10 clubs Magicfit en France

Me géolocaliser

Trouver les clubs les plus proches

Voir tous les clubs

Liste complète avec carte interactive

ou rechercher

Géolocalisation impossible

Veuillez autoriser l'accès à votre position ou utilisez la recherche par ville.

3 clubs trouvés près de vous